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 Bestiaire de Ryscior

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Dargor
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MessageSujet: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:11

Bien que Ryscior compte de nombreux animaux communs au monde réel, nous restons en présence d'un univers de fantasy. Aussi, fantasy oblige, c'est tout un bestiaire d'animaux monstrueux et/ou enchanteurs que l'on peut trouver dans les campagnes. Si vous trouvez qu'il en manque certains, n'hésitez pas à le faire remarquer dans le sujet de la foire aux questions (catégorie : Univers Résumé).
Sauf indication contraire, les créatures décrites peuvent se trouver n'importe où (dans la limite de la catégorie où elles sont classées ; ainsi, on ne trouvera pas de centaure dans le désert).
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Dargor
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:14

Dans les campagnes

Les minotaures

Attention : Bien que les minotaures se trouvent dans la section « Campagnes », on ne les trouve que dans le désert, c'est-à-dire dans les royaumes de Ram et Tahar, et à l'extrême limite au sud d'Hasdruba et du Royaume Halfelin, ou à l'ouest d'Oro. Ils peuvent aussi se rendre dans la Jungle ou les Montagnes Noires, mais là encore, c'est rare.


« Des aberrations à tête de taureau, voilà ce qu’ils sont ! Les prêtres d’Antescior prétendent qu’on devrait les étudier, analyser leur comportement… La seule analyse que ces créatures méritent, c’est l’analyse de leur cerveau par mon marteau ! Et ça commence par celui-là ! »
=> Les derniers mots d’un prêtre de Prarag.

Les minotaures sont parmi les êtres vivants les plus naturellement forts du monde. Lorsque l’un de ces hommes à tête de taureau, véritables montagnes de muscles, fait trois mètres de haut, et pèse seulement deux cent kilos, il est qualifié de frêle. La plupart d’entre eux atteignent les quatre mètres, et quelques exceptionnellement rares individus dépassent les cinq mètres. On ne cherche même plus à les peser dans cette situation. Et de toute façon, beaucoup de guerriers jugent cela inutile.
Les minotaures sont perpétuellement affamé de viande, et particulièrement de chair humaine. Il ne s'agit pas de la simple faim que peut éprouver un homme lorsqu'il est privé de nourriture, mais d'un désir intense de ressentir la joie impie qu'ils éprouvent lorsqu'ils dévorent la chair de leurs ennemis.
Les minotaures se regroupent en tribus dirigé par le plus fort du troupeau et mènent une existence nomade, allant sans cesse là ou leur faim les guidera. Lors de leurs rituels les plus affreux, les minotaures font des dizaines de sacrifices, ce qui les plonge dans un état de démence tel que seules les plus grandes quantités de sang pourront les apaiser. La couleur rouge suffit parfois à plonger un minotaure dans la frénésie la plus totale car elle lui rappelle ses sanglants festins.
Lorsqu'ils partent au combat, les minotaures s'équipent dans les piles d'armes et de pièces d'armures récupérées sur des cadavres d’humains, s'octroyant les instruments les plus meurtriers. Ces armes ont généralement été placées là en souvenir d'une victoire, leurs anciens propriétaires abattus sur quelque champ de bataille oublié. Parmi les lames rouillées, on peut parfois trouver les armes maniées par les soldats professionnels. En vérité, un minotaure est capable d'écarteler un destrier à mains nues, mais les armes dont il s'équipe le rendent encore plus dangereux, surtout quand on sait qu’une hache qu’un humain devrait manier à deux mains peut aisément être maniée d’une seule main par ces brutes.
Pour un minotaure, un champ de bataille est un lieu de débauche sanguinaire. L'odeur de la mort dans ses naseaux le plonge dans une fureur indescriptible et il hurle sa rage à un volume assourdissant. Sa charge à l'impact de la foudre : ses cornes empalent les premier ennemis qu'il rencontre, pus il déchaine sur les survivant une pluie de coups. Une fois ses victimes équarries, le minotaure soulage son appétit bestial en arrachant de ses griffes sales de grands quartiers de viande crue qu'il engloutira au milieu des combats.
Les minotaures peuvent se croiser dans le désert, les soldats des royaumes qui s’y trouvent sont donc des experts lorsqu’il s’agit d’affronter des minotaures, ce qui explique leur espérance de vie assez courte. Car même les ogres, pourtant les plus puissants éléments des royaumes humains, craignent d’affronter ces monstres.
Souvent, les minotaures mènent des armées d’orcs du désert. Car ils sont leurs plus précieux alliés, et les orcs respecteront toujours le plus fort.

Les géants



« Si nous le fuyons, il nous rattrapera. Si nous l’affrontons, il nous vaincra, car nos armes ne peuvent faire du mal à des créatures de cette taille-là. Si nous nous rendons, il nous exécutera. Que pouvons-nous faire face à une telle force de la nature ? »
=> Un prêtre de Prarag au sujet d’un géant.

Les Géants sont avant tout… géants. Ce sont des monstres aussi grands que grossiers, stupides, menaçant et malodorant, qui passent leur temps à errer en quête de chair fraîche et de boissons alcoolisées.
Souvent, ils font une dizaine de mètres de haut. Ils parcourent la campagne. Ce sont en effet des brutes nomades qui arpentent le monde en quête de batailles et de nourritures, l’un menant toujours à l’autre dans l’esprit de ces monstres sans cervelle.
Bien qu'ils soient rares, leurs pas peuvent les mener n'importe où, le temps de ravager quelques villages, puis ils poursuivent leur chemin. Un géant mène généralement une existence solitaire et semble se satisfaire de vivre au milieu des "gens de petite taille" pour qui ils servent parfois de mercenaires en échange d'un approvisionnement généreux en nourriture et en boisson. Entre leurs nombreux repas, les géants sont des soldats d'une effroyable efficacité… lorsqu'on leur a clairement indiqué où aller et quoi faire, évidement. Une massue de géant peu réduire une unité entière en bouillie, sans parler des ennemis assez malchanceux pour finir en casse-croûte de mi-combat.
Les géants se retrouvent souvent enrôlés dans une armée de peaux-vertes. Les tribus se battront pour accueillir un tel monstre qui constitue toujours un avantage de poids (et de taille) au combat. Pour eux, les géants sont des forces de la nature. Lorsqu'ils entrent en action, ils reçoivent immanquablement un tonnerre d'encouragements en provenance des orcs et des gobelins alentour. Peu de choses inspirent en effet autant les Peaux-Vertes que la vue d'un de ces monstres en train de démembrer des ennemis ou de les piétiner allègrement. De leur côté, les géants sont toujours heureux de se joindre à une bande de peaux-vertes pour pouvoir mettre la main sur des alcools forts et manger des gens, qu'ils aiment d'ailleurs écrabouiller dès que l'occasion se présente. Et puis personne ne semble se soucier d'un gobelin qui disparaît ici ou là, tant ce genre de choses est ordinaire quand on est un peau-verte.
Les géants faisant plusieurs fois la taille de n'importe qui d'autre, ils se croient donc tout naturellement plus important et plus fort. Les coupures et les coups infligés par l'ennemi ne sont qu'une nuisance, car les minus ne peuvent pas vraiment être dangereux, pas vrai ? Par conséquent, un géant prendra rarement la fuite et réagira à la débandade de ses alliés par un grand éclat de rire tout en pensant à toute cette succulente nourriture qu'il va pouvoir extorquer pour avoir sauvé la bataille. Ils n'attaquent d'ailleurs pas comme les autres créatures, ils sont bien trop grands et grincheux pour obéir aux ordres, et trop bêtes pour réfléchir à un plan. En fait, une fois au combat, même les géants ne savent pas trop ce qu'ils vont faire. Si c'est un adversaire de grande taille, il peut très bien se servir son énorme massue/os immense/tronc d'arbre (ou ses poings massifs s'il n'en a pas) pour l'abattre sur sa victime d'un seul coup titanesque, ou bien assener un coup de tête à son adversaire, qui se retrouvera sonné et avec un violent mal de crâne. Si leurs victimes sont plus petites, le géant pourrai balayer les rangs adverses avec sa massue, jetant de nombreux ennemis au sol, ou bien il peut décider de piétiner vigoureusement l'unité ennemie en sautant dessus à pieds joint et en gloussant bêtement (il y a toutefois de grandes chances qu'il trébuche et tombe en faisant cela), ou alors il peut choisir une victime et l'attraper de sa grosse main maladroite. Le géant peut la fourrer dans sa gibecière pour plus tard, avec ces autres prises : moutons, vaches, poulets, etc. Il peut aussi s'en servir comme projectile et la lancer contre un régiment ennemi. Il peut également la broyer ou s'en servir de casse-croûte (inutile d'entrer dans les détails). Toutefois, et quel que soit la taille de son adversaire, un Géant peut décider du hurler à tue-tête sur l'ennemi. Son manque d'hygiène dentaire et le volume sonore rendent l'expérience franchement désagréable.
Avec ces grandes jambes, un géant peut franchir sans s'arrêter des obstacles de taille normal, comme une rivière, des murs ou des haies, cependant ils sont peu habiles et rarement sobres, ainsi il est fréquent qu'ils trébuchent et qu'ils tombent, surtout après avoir pillé la brasserie locale ou après une bonne beuverie (chose courante dans les campement peaux-vertes). Un géant qui tombe n'est jamais une bonne nouvelle car quiconque se trouve en dessous risque fort d'être écrabouillé.

Les basilics


« Nous ne savons que très peu de choses sur les basilics, car en vérité, il s’agit là de la créature la plus dangereuse à observer du monde. Ce serpent monstrueux ne se contente pas de vous changer en pierre si vous l’observez dans les yeux, mais en plus son souffle est envenimé, et sa simple respiration est un danger mortel. Si cela ne lui suffit pas, il peut vous mordre, ce que vous tuera quasiment instantanément, ou chercher à vous broyer dans ses anneaux… Ses méthodes de mise à mort mises à part, nous ne savons donc rien de ces créatures. »
=> Un prêtre d’Antescior.

Bien que des monstres de petite taille comparés à tout ce qui peut courir la campagne de Ryscior, les basilics sont parmi les plus craints de tous les monstres.
Ces serpents font souvent un mètre de long, mais leur simple présence peut faire déserter des villages entiers en quelques heures. En effet, ce sont des êtres de plus dangereux. Il s’agit d’une espèce de serpent qui arriva dans le monde en même temps que les démons, et qui grâce à sa petite taille passa inaperçue de tous … jusqu’à un certain point.

Les araignées


« Beurk beurk beurk… Je préfèrerais affronter des milliers d’orques plutôt que de me retrouver de nouveau face à ces horreurs. Pouah, c’est un spectacle terrifiant et répugnant à la fois. »
=> Un prêtre de Lothÿe.

Par ce terme, on n’entend pas une simple araignée, pas même une araignée affreusement venimeuse de la jungle, mais une araignée de taille monstrueuse.
Ces araignées peuvent faire la taille d’un petit chien ou bien celle d’un cheval, selon les individus. Elles vivent en colonies dans les campagnes du monde entier. On repère souvent la présence d’une colonie de ces araignées par des disparitions répétées d’animaux dans les environs, et aussi par des traces de monstres à huit pattes dans les sentiers.
Les araignées ne sont pas spécialement dangereuses si on ne laisse pas prendre par surprise. Elles ont des mandibules impressionnantes certes aptes à broyer un homme en deux, mais leur arme la plus dangereuse réside dans leur dard, à l’arrière de leur abdomen. Ce dernier peut percer les plus épaisses armures, et est enduit d’un poison aux effets paralysants mortels. Car une fois sa proie paralysée, l’araignée peut la dévorer aisément.
Les toiles de ces araignées sont également affreusement dangereuses. Une fois prise dedans, la victime est condamnée à une mort certaine. Et seul le feu pour détruire ces toiles.

Les manticores


« Tandis que nos soldats marchaient, fiers de leur victoire sur les peaux-vertes, nous entendîmes un rire démoniaque qui jaillit de nulle part. Et la bête jaillit. Noire comme la nuit, elle riait, riait, et tuait, tuait, encore et toujours… »
=> Un capitaine humain.

Les manticores sont des créatures effrayantes ayant le corps d'un énorme lion, les ailes d'une monstrueuse chauve-souris et une queue en forme de gigantesque fouet barbelé, le tout couplé à une incroyable férocité et une violence prodigieuse, même pour des monstres, et elles attaquent à vue toutes les créatures qui peuvent constituer une menace ou une source de nourriture. Parfois, une hydre, un mutant, un géant ou tout autre importun de grosse taille pénètre sur le territoire d'une manticore, avec des conséquences cataclysmiques. Un tel duel est systématiquement à mort, et le fait que la manticore en sorte généralement vainqueur (à condition que son adversaire ne soit pas trop gros) témoigne de sa force et de son incroyable férocité. Ce sont des chasseresses implacables qui savourent la douleur et la souffrance de leurs proies. Strictement carnivores, elles préfèrent consommer leurs repas vivant, fondant depuis les cieux en poussant des cris horribles sur leur proie terrifiée avant de les tuer lentement.
Assez étrangement, on retrouve fréquemment cette bête malveillante dans l'héraldique du Monde. Cela ne veut pas dire que l'on rencontre souvent des manticores partout dans les royaumes, pas plus que leurs habitants en aient tué beaucoup. La multiplication des représentations du monstre sur les bannières et les boucliers indique simplement que les nobles souhaitent que leur nom soit associé aux prouesses et à la ténacité de la bête (bien que nombreux soient ceux à penser que ces mêmes nobles seraient les premiers à s'enfuir en hurlant de terreur s'ils en croisaient une).
La manticore est la créature que les elfes noirs respectent le plus au monde, car ils considèrent qu'elle est l'un des mille aspects d’Azma : la fureur de cette bête n'a d'égale que celle de la reine des massacres elle-même. Elles sont des montures très prisées par les chefs de guerre elfes noirs et les serviteurs d’Azma malgré - ou en raison - de leur agressivité. Des équipes de chasseurs aux intentions douteuses s'aventurent parfois dans les montagnes afin de capturer de jeunes manticores et les vendre dans les villes. La plupart de ces expéditions de reviennent jamais et sont victimes des éléments ou des créatures qu'elles tentent de capturer.
Si une manticore peut être entraînées pour servir de monture, elle restera toujours très dangereuse. Elle ignore souvent les ordres de son cavalier et le met parfois dans des situations risqués, mais les propriétaires de ces monstres - dont la cruauté sans borne rivalise avec celle de la manticore - considèrent cela comme un problème mineur comparé à la terreur et au respect qu'inspirent de telles créatures.

Les créatures mutantes


« Ces choses sont en vérité bien étranges. Ont-elles été créées par les dieux ? Non. Viennent-elles d’un autre plan ? Non plus. Comment apparaissent-elles ? Le mystère est entier. Tout ce que nous pouvons savoir, c’est qu’elles battent les campagnes, ravageant tout sur leur passage. Il est de notre devoir de les arrêter, quel qu’en soit le prix. »
=> Un chasseur de la Cité du Froid Saphir.

Les créatures mutantes sont des créatures manipulées par Nimen, la mère des maladies. Il s’agit à l’origine d’animaux, ou d’être bien plus intelligents, dont elle brise l’esprit, les plongeant dans une folie sanguinaire, et leur donnant une rage de tuer sans égale dans le monde, puis ensuite, elle brise leur corps, en essayant toutes ses nouvelles trouvailles sur ses victimes. Ainsi, ces créatures développent des maladies, et des mutations sur l’ensemble du corps. Relâchées dans le monde, elles ravagent tout sur leur passage. Essayer d’en décrire une est impossible. Toutes sont différentes, et aucune ne ressemble à quoi que ce soit de connu. Elles sont la preuve que Nimen a une imagination sans limite… Qu’il faudra borner d’autre façon.
Certaines créatures mutantes sont aussi créées au contact de résidus de magie démoniaques. Celles-ci sont les pires, car non seulement elles causent des ravages, mais en plus elles portent en elle la magie qui les a souillées, aidant à la répandre. Si une région a été infestée par une telle créature, un seul remède. Un groupe de prêtres, qui travaille durant plusieurs tours à la purifier à l'aide de leurs pouvoirs d'exorcistes.

Les lycans


« La transformation est amorcée
On entend alors ses os se briser
On voit sa peau se déchirer
Et son corps se fortifier

D’immenses crocs viennent parer
Sa gueule pleine de dents acérées
Des griffes tranchantes comme des épées
Viennent remplacer ses ongles usés

Il n’essaye même pas de lutter
Une fois sa fourrure déployée
Son âme a déjà basculé
Et la bête en lui s’est réveillée. »


=> Vieille chanson traditionnelle d’Oro parlant d’un homme devenu lycan.

Si les femmes sont transformées en vouivres par Cerumnos lorsqu’elles ont commis un crime particulièrement atroce à ses yeux, les hommes également ont droit à leur châtiment. Beaucoup tombent entre les griffes de créatures sauvages. Que ces créatures aient été guidées par Cerumnos lui-même ou par leur propre instinct de survie relève du débat théologie. Une chose est certaine, c’est que Cerumnos, lorsqu’il maudit un homme, en fait un lycan.
Si la vouivre se transforme en femme serpent au contact de l’eau douce, le lycan, pour sa part, est un homme qui se change en un loup monstrueux lorsque vient la pleine lune. Un loup, parce que la bête qui est en lui s’éveille. Seul un monstre commettrait un crime susceptible de lui attirer cette malédiction. D’aucuns disent que Cerumnos aurait demandé à Finil, déesse de la lune, de révéler ces bêtes telles qu’elles sont réellement.
Car si ce châtiment peut paraitre doux lorsqu’on le compare à la mort sous les griffes et les crocs d’un animal quelconque, il est vérité particulièrement affreux. Car sous sa forme de loup, le lycan ne maitrise aucun de ses actes. L’animal qui est lui s’adonne avec plaisir à une chasse sauvage et sanguinaire, toujours affamé mais jamais rassasié. Et il attaquera volontiers les humains. Car ces derniers, souvent proches du lycans, sont des cibles faciles pour lui. Très souvent, le premier repas de la bête est en fait sa propre famille.
Bien sûr, les lycans ont essayé de se contrôler, de lutter contre cette sauvagerie. Parfois avec l’aide d’un autre. Ils ont dû endurer échec sur échec. La seule solution pour un lycan de se contrôler et de s’isoler lorsque vient la pleine lune. Mais cette solution n’est pas très fiable, car sous sa forme de loup, il peut parfois couvrir d’immenses distances en une seule nuit.


Dernière édition par Dargor le Jeu 5 Nov 2015 - 8:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:23

Sous les bois, dans les forêts

Les centaures


« Les centaures ne manquent pas une occasion de montrer leur inclinaison pour la violence. Ce sont des êtres brutaux, qui souhaitent un retour à la nature de toutes les civilisations. Cependant, là où d’autres créatures aimant la nature se contentent de la protéger, eux veulent la destruction de la civilisation. Ce en quoi ils n’ont pas vraiment tort, ils se contentent d’appliquer le bon vieil adage qui dit que la meilleure des défenses reste l’attaque. »
=> Un prêtre d’Antescior, au sujet des centaures.

Ce sont des êtres au buste et à la tête d’humains, mais le reste de leurs corps est celui d’un cheval. Pour certains d’entre eux, ce ne sera pas un cheval mais un taureau. Enfin, certains témoignages évoquent des centaures au corps de cerf. Ils sont généralement fortement musclés. On voit aussi bien des centaures de sexe masculin que de sexe féminin. On peut les croiser dans les forêts les plus touffues, où ils vivent en petites tribus.
Ces tribus sont en réalité des familles, l’ainé étant le chef de famille, sans distinction de sexe. Bien souvent, une forêt qui abrite une famille de centaures en abritera une dizaine d’autres, car les jeunes mâles la quittent toujours une fois arrivés à l’âge adulte pour rejoindre une famille voisine. Or, les centaures étant traqués et tués en dehors des forêts, il est dangereux pour eux de s’aventurer seuls en dehors de ces dernières.
Mais les centaures ne font rien pour arranger ces relations avec les races qui vivent hors de la forêt. Maniant l’arc et la lance à la perfection, les centaures prônent un retour à la nature à tout prix, et ont une sainte haine des hommes et de toutes les races qui s’abritent dans des maisons, ou qui souillent la nature pour y établir leurs champs.
Habituellement, les centaures s’entendent plutôt bien avec leurs voisins, les elfes sylvains, et défendent la forêt ensembles, mais jamais on ne verra des elfes sortir avec eux lorsque les centaures se rassemblent pour un raid sur une communauté humaine.

Les dryades


« Tout en marchant par la forêt, le guerrier vit dame jolie. Nue et pleine de vie, cheveux blonds comme des blés les épis. L’inconscient la suivit. Jamais plus on ne le revit. »
=> Extrait de « Cinq guerrier imbéciles », chanson à boire.

Les dryades sont l’équivalent des nymphes et des sirènes. Se présentant sous la forme de charmantes jeunes femmes, elles séduisent aussi bien les hommes que les femmes et les entrainent au fond des forêts, à l’abri de tout regard. Une fois-là, la créature dévoilera sa véritable apparence, et sa peau douce et lisse se transformera en écorce craquelée.
Les dryades sont, à l’inverse des nymphes, laissées en paix. En effet, les quelques hommes capables de les traquer, c’est-à-dire les rôdeurs, les considèrent comme des êtres défenseurs de la forêt, c’est-à-dire des alliés plus que des ennemis. Et pourtant elles ne tuent pas que des ennemis de la forêt, ce qui tend à invalider l’argument des rôdeurs.
Les dryades ont opté pour la cohabitation avec les autres peuples de la forêt. Elles ne les aident pas spécialement, mais ne les agressent pas non plus. En retour, les peuples habitant dans les forêts laissent les dryades en paix et se contentent de vivre leur vie.

Les treants


« Aussi sur que j’vous voyons messire ! Quand j’avons planté not’ hache, un bel outil messire, en bon métal, aussi sur que j’vous voyons en c’moment, j’avons vu l’arbre qui s’mettait à bouger. L’a foncé d’sus tout vos bucherons messire. Je savons même pas comment j’avons survécu à ça. »
=> Un paysan.

Les treants furent créés à l’aube des temps par Elye, pour être le rempart ultime contre tous les ennemis de la forêt. Et c’est ce qu’ils sont. Lorsque tout a échoué, qu’ils n’ont plus d’autre solution, les peuples de la forêt se rendent au cœur de celle-ci, et par d’antiques mots, réveillent les treants.
Ces derniers peuvent s’être cachés sous l’apparence de n’importe quel arbre de la forêt, et peuvent parfois se réveiller sans avoir besoin d’être invoqués, souvent à causer d’une recrudescence d’activité à proximité de leur lieu de sommeil. Lorsqu’ils s’éveillent, ils doivent bien souvent faire face à des ennemis de la forêt, qu’ils éliminent sans pitié.
Car les treants ne sont pas de simples arbres. Lorsqu’ils se réveillent, leurs racines sortent de terre, et leurs servent de jambes pour se déplacer. Leurs branches se transforment en bras, et des coups qu’elles infligent, nul ne se relève. Enfin, un visage se dessine sur le tronc noueux de l’arbre. Visage capable aussi bien de parler toutes les langues du monde que de semer la terreur parmi les ennemis. Car les treants pensent. Ce sont des êtres d’une extrême intelligence, et ils connaissent la nature mieux que quiconque. Chacun d’entre eux est en communication permanente avec Elye, leur mère à tous, et si un treant donne un ordre, il revient aux serviteurs d’Elye de comprendre que leur déesse s’est exprimée par sa bouche.
Les treants, aujourd’hui, sont si rares qu’ils sont considérés comme légendaires. Tous les enfants du monde ont déjà entendu des histoires d’arbres qui bougent et qui parlent, mais seuls les peuples de la forêt savent qu’ils existent réellement. Même le clergé d’Elye ignore la vérité.

Les faunes


« Et il fit danser la demoiselle, il la fit danser avec sa musique enchanteresse, jusqu’à ce qu’elle en tombe d’épuisement. Mais là encore, elle souhaitait se relever et reprendre sa danse. Et le faune jouait encore et toujours. Si je n’étais pas intervenu, elle serait sans doute morte d’épuisement à force d’essayer de reprendre sa danse. »
=> Témoignage d’une prêtresse de Vamyse.
Les faunes, eux, furent créés par Cerumnos. Ils étaient sa cour. Ils étaient ses amis. Ensembles, tous dansaient à la lumière des étoiles. Puis vint la chute des Anciens, et les faunes et Cerumnos durent se séparer.
Les faunes se présentent souvent sous l’apparence d’humain jusqu’au bas du buste, où ils ont alors des jambes de chèvre. Mais certains d’entre eux revêtent des formes bien plus monstrueuses. On parle parfois de créatures gigantesques, qui égalent les géants en taille.
Mais là n’est pas la question. Les faunes sont des êtres joyeux, qui n’aiment rien tant que de jouer de la musique. Ils sifflent dans des flûtes de Pan, jouent des mélodies entrainantes, qui donnent envie de danser. Mais cependant, malheur à qui entend cette mélodie ! Il dansera jusqu’à en tomber d’épuisement. Et il essayera alors de se relever pour recommencer à danser, jusqu’à en mourir. Seule une résistance psychique sans égale permet de résister à l’appel des faunes, qui ne pensent pourtant pas à mal.
Les faunes géants, quant à eux, se sont érigés en défenseurs des forêts. Devant la dévastation de ces dernières par l’Homme, ils sont devenus amers, renfermés. Jamais ils ne pardonneront aux hommes la dévastation qu’ils ont causée. Lorsqu’ils les rencontrent en forêt, le sang coule. Ils sont des alliés fréquents des elfes sylvains et des centaures, et des arguments de poids sur le champ de bataille.

Les licornes


« Les humains les prennent pour un mythe. Dans leur orgueil, ils sont persuadés qu’elles n’ont jamais existé que dans l’imagination des poètes. Mais je vais vous dire la vérité, enfants. Ils les ont traquées comme ils traqueraient un vulgaire gibier. Les dernières sont dans nos forêts, pleines de vie, et nous faisons tout pour les empêcher de les quitter de crainte qu’elles ne retombent entre leurs mains. Hélas, elles s’aventurent encore et toujours dans les royaumes humains… »
=> Discours d’un précepteur elfe sylvain.

Les licornes sont la pureté même.
C’est tout ce qu’il y a à retenir dessus. Auparavant, elles étaient la monture favorite de divinités comme Elye ou les Dames des saisons.
Les licornes sont des chevaux, dotés d’une unique corne sur le front. Leur pelage est d’un blanc immaculé, et si on peut les voir galoper au loin par les nuits de pleine lune, en pleine campagne, en approcher une est illusoire. Elle se défendra farouchement, ou fuira à toute vitesse, plutôt que se laisser approcher par tout autre humain. Les légendes prétendent que les jeunes filles vierges peuvent les approcher, mais en vérité, seuls les elfes arrivent à leur parler sans se faire purement et simplement encorner.
Les cornes de licorne sont un artefact rare et recherché. Il n’y en a qu’une dizaine de par le monde, car les elfes sylvains ont détruit toutes les autres, et cherchent à détruire les restantes. Ils sont purement et simplement choqués que l’on puisse abattre un être aussi pur, quel qu’en soit le bénéfice. Mais cela ne change rien à la situation. Prises pour des mutants, les licornes sont souvent abattues soit par sport de la part de nobles imbéciles, soit par fourvoi de la part de paysans qui la croyaient maléfique. Aujourd’hui, les elfes sylvains font tout pour les empêcher de sortir des forêts, car ils savent bien le destin qui les attend si elles sortent. Mais ils ne peuvent les surveiller éternellement…
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:28

Par les lacs et les rivières

Les trolls


« Le troll fonça vers la bande de guerriers sans l’ombre d’une hésitation. Les malheureux agitèrent désespérément leurs armes en espérant repousser l’immonde créature. Plusieurs lames se plantèrent dans sa chair, mais les blessures cicatrisèrent presque immédiatement. Il ignora les efforts de ses adversaires et les mis en pièces à coups d’ergots, de crocs et de griffes. »
=> Extrait de « Comment combattre un troll », écrit par un prêtre de Prarag.

Les Trolls sont de grandes créatures hideuses, bestiales, très stupides et d'apparence vaguement humanoïde avec de longs membres désarticulés et une peau froide et humide. Ce cuir plein de verrue, gluant et parfois même écailleux peut être de n'importe quelle couleur en fonction du type de Troll qui peuvent être de différentes tailles et formes - on dit que les plus grands spécimens peuvent avaler un bœuf entier - et leur colère les rend proprement épouvantables. Ils rôdent dans le les rivières du continent entier et s'attaquent aux villages et hameaux isolés. Plus d'un villageois est revenu de la chasse pour trouver son hameau dévasté, un Troll mâchouillant sa famille au milieu des ruines.
Les Trolls ne sont pas très intelligents mais ils sont remarquablement forts, et malgré la maigreur de leurs membres, ils peuvent aisément déchirer un homme en deux à mains nues. Ils sont craints du fait de leur férocité stupide et de leur appétit aveugle. Ils peuvent manger n'importe quoi mais surtout tout ce qui passe à leur portée, et bien préfère la chair et les os, ils mangent du bois, des rochers et même des bouts de métal avec le même appétit. Il est dit qu'un Troll est la seule créature avec laquelle un Ogre peut se mesurer dans une compétition d'absorption de nourriture - et il est reconnu que ceux-ci n'ont aucune chance contre la digestion volcanique des Trolls. Leur estomac contient certains acides le plus puissant du monde, et ces sucs gastriques sont très prisé par les alchimistes et les sorciers. Occasionnellement, le peu de nourriture restée indigeste, comme l'or ou les gemmes, peut être trouvés dans le gésier d'un Troll bien que rares sont ceux qui prennent le risque de les récupérer.
L'autre caractéristique inhabituelle et peut-être mieux connue des Trolls est que leur chair peut se régénérer presque aussi vite qu'elle est endommagée. Si la main d'un Troll est tranchée, une autre poussera quasi immédiatement à partir du moignon. Il faut provoquer de très lourds dégâts à un Troll pour l'empêcher de se régénérer. La seule chose à laquelle les Trolls ne peuvent survivre est le feu : ils ne peuvent régénérer les blessures qui les ont brûlées, aussi le feu est-il le plus grand allié de ceux qui affrontent des Trolls. L'autre étant la stupidité confondante de ces créatures qui s'embrouillent très rapidement et ont souvent du mal à saisir les événements qui se passent autour d'eux. Les Trolls ont la curiosité intellectuelle d'une limace et sont tout à fait capable de s'arrêter au milieu de nul part au cœur d'une bataille après avoir été éblouis par une lumière ou avoir senti une drôle d'odeur et de se mettre à baver stupidement, tourner en ronds, se gratter le ventre, manger des cailloux et/ou ricaner d'un air idiot.
Enfin, les Trolls disposent d'une méthode d'attaque particulièrement déplaisante consistant à vomir le contenu de leur estomac sur leurs ennemis. Les sucs gastrique des Trolls étant extrêmement corrosifs, poisseux et semi-liquide, il pénètre facilement à travers l'armure et en dissout même des partie entières, sans parler du malheureux combattant qui se trouve en dessous.
Les Trolls sont instinctivement attirés par les Peaux-Vertes, peut-être parce qu'ils savent tout simplement que les chemins de ces derniers sont toujours pavés de cadavres (et donc de nourriture). La présence des Trolls est à son tour bien accueillie car se sont de formidables bêtes de guerre. Leurs longs bras musculeux sont terminés par des griffes effilées et certains utilisent occasionnellement des armes : celles-ci sont toujours grossières, consistant principalement en des troncs d'arbres, des gros os ou des grosse pierres portés comme des massues, bien qu'ils puissent aussi avoir de vrais armes, prises sur des Minotaures ou tout autre grosse créatures, quelquefois en les tenant même par la bonne extrémité.

Les vouivres


« La nature des vouivres reste encore à discuter. Sont-elles animales ou humaines ? Dans les deux cas, elles ont des caractéristiques des deux races. Cependant, je laisse ce débat aux théologiens. Qu’elles soient humaines ou animales, cela ne changera pas leur façon de mourir. »
=> Un rôdeur, au sujet des vouivres.

Les vouivres sont à l’origine des femmes, peu importe leur race d’appartenance. Elles peuvent êtres humaines, orques, naines, gobelins, halfelines, ou même elfiques, leur point commun est qu’elles ont gravement offensé Cerumnos, dieu de la nature, pour une raison ou une autre.
Celui-ci punit les fautives par le pire châtiment que ce dieu connaisse : les vouivres vont se transformer dès qu’elles entrent en contact avec l’eau douce des rivières en femmes moitié serpent, moitié leur race d’origine. Lorsqu’elles sont ainsi transformées, elles se contentent souvent de clapoter dans l’eau, mais si malheur à celui qui les surprend ainsi ! Car comme les sirènes, les vouivres ont une beauté fatale qui leur permet d’attirer une victime. Elles ne sont pas mauvaises, mais leur transformation les pousse à tuer leur victime pour ensuite la dévorer. Elles reprennent conscience de leurs actes après avoir quitté leur forme serpentine.
De nombreuses femmes ont ainsi été traumatisées par un meurtre qu’elles n’avaient pas voulu. Cerumnos lève rarement la punition, et les vouivres sont condamnées à le rester pour la fin de leurs jours, sauf si elles s’attirent son pardon, chose exceptionnelle. Elles pourraient rester éloignées des cours d’eau, mais une sorte de force irrésistible les pousse à s’y aventurer une fois par semaine, au détriment, bien souvent, de leur vie sociétale. C’est pourquoi les vouivres ont peu à peu tendance à s’isoler du reste des communautés, pour vivre dans la nature, sous leur forme serpentine.
La nature des vouivres est inconnue de tous. On sait vaguement qu’il s’agit de femmes se transformant, mais la superstition commune fait croire qu’elles maitrisent cette transformation ainsi que leurs actes une fois transformées, c’est pourquoi elles sont traquées comme des criminelles, notamment par les rôdeurs de Cerumnos, qui involontairement mettent souvent fin au châtiment que leur dieu avait décidé.

Les nagas


« Ne le tuez pas ! Il n’a rien fait de mal ! Pourquoi s’acharner sur un si grand artiste, tandis que des meurtriers courent les rues de vos villes ? Vous n’avez pas conscience de ce que vous allez faire ! Cette créature cherche simplement à embellir le monde ! »
=> Un prêtre de Filyon, au sujet d’un naga.

Les nagas sont des serpents de taille gigantesque, qui parlent et comprennent la langue de toutes les races au monde. On les trouve souvent dans les cours d’eau au cœur des forêts, mais on peut aussi les trouver en pleine campagne.
Tout comme les vouivres, les nagas sont avant tout les victimes de la croyance populaire. On croit qu’il faut les éliminer, car ils seraient naturellement mauvais, mais il n’en est rien.
Le cœur du problème est que les nagas sont des beaux parleurs. Mais pas le genre de beau parleur que connaissent les races civilisées. Non, les nagas sont des poètes sans égaux, qui n’aiment rien tant que de déclamer leur poésie, en vers ou en prose, au passant. Ce dernier est alors enchanté, et l’image de la perfection qu’il aura reçu à travers cette poésie le hantera jusqu’à la fin de ses jours, qui arrivera bien vite, car il sombrera dans une humeur bien sombre, car sachant ne jamais pouvoir atteindre la perfection qu’il a entendu. Ils finissent bien souvent suicidés.
Pour cela, les nagas sont considérés comme étant naturellement mauvais et cherchant à faire le mal autour d’eux, et ils sont invariablement traqués. Et le fait que la race soit arrivée en même temps que les différents fléaux ne joue pas en leur faveur. Filyon essaye de sauver cette race et de la protéger, mais la parole de ses prêtres est très peu écoutée.

Les nymphes


« J’ai vu, mon père… Une femme magnifique. »
=> Derniers mots d’un prince de Salicar avant qu’il ne parte pour la rivière, d’où il ne revint jamais.

Les nymphes sont les cousines des sirènes.
Sauf que là où les sirènes sont des femmes poissons, les nymphes sont de magnifiques jeunes femmes, vivant dans les cours d’eau et les marécages. Elles sont souvent surnommées les beautés fatales, car la différence avec les sirènes s’arrête là.
Pour le reste, elles agissent exactement comme leurs cousines des océans, attirant une victime par leur beauté et leur chant mélodieux, l’embrassant, puis pendant que leur victime se laisse aller au plaisir d’être dans les bras d’une nymphe, elles le mordent sauvagement, puis le dévorent sur place. Leurs proies préférées ne sont pas les hommes, mais les ménagères, jeunes de préférence qui vont nettoyer leur linge à la rivière, commettant l’imprudence de s’éloigner du groupe ou du lavoir. Les nymphes ne laissent aucune trace de leurs méfaits, car elles dissimulent ensuite par magie le cadavre, et replongent dans l’eau.
Certaines nymphes sont sédentaires, et hantent pendant des années entières le même cours d’eau, d’autres passent leur temps à changer de domicile, et sont nomades. Dans tous les cas, les rôdeurs de tous genres les traquent. Car si les nymphes sont des créatures appartenant aux Dames des saisons, ce dont personne ne doute, le respect pour la déesse rencontre ses limites quand certaines fois, ce sont des enfants qui disparaissent près des cours d’eau.

Les ondines


« Le fait est qu’elles sont bien différentes de leurs sœurs nymphes, contrairement à ce que prétendent les paysans. »
=> Un prêtre de Daudysse.

Combien d’humains, combien de nains, combien de halfelins, combien de créatures intelligentes et civilisées ont déjà, par erreur, tué une ondine ? Les malheureuses sont par trop souvent confondues avec leurs sœurs les nymphes.
A l’origine de cette confusion, le fait qu’ondines et nymphes appartiennent en fait à la même espèce. Les deux furent créées par Elye, qui en fit par la suite cadeau aux Dames des saisons, afin qu’elles soient leurs Dames de compagnies. Cela avait été une grande nouvelle pour tous, mais est arrivé l’invasion des démons. Lorsque celle-ci se termina, la moitié des Dames de Compagnies des quatre déesses des saisons avait changé. Elles qui étaient douces et généreuses étaient devenus sèches et cruelles. Elles devinrent les nymphes telles qu’on les connait aujourd’hui.
Les autres furent rebaptisées les ondines, et continuèrent à mener leur douce vie, par les cours d’eau, sans importuner personne. Mais c’était sous-estimer la stupidité des races soi-disant civilisées. Tous se mirent à confondre nymphes et ondines, et dans le doute, se mirent à préférer éliminer un danger potentiel plutôt que d’accorder à l’ondine le bénéfice du doute. De nombreuses ondines ont ainsi été tuées, prises pour une nymphe. Elles sont même plus nombreuses encore que les véritables nymphes qui ont été ainsi attrapées. Cependant, que les prêtres des Dames des saisons se rassurent, les demoiselles de compagnie de leurs divinités ne sont pas en voie d’extinction. Mystérieusement, il semble toujours y en avoir. Si seulement ce n’était pas le cas des nymphes, le monde s’en porterait mieux.
Les ondines sont des créatures aimables, qui si elles croisent une âme en détresse, lui feront un cadeau avant de la quitter mystérieusement.

Les hydres

« Lorsque la bête et ses six têtes jaillirent, les guerriers perdirent courage. »
=> Témoignage d’un capitaine des Cité-Etats.


Les hydres vivent dans les marécages les plus saumâtres. Ce sont d’abominables créatures à six têtes, des créatures carnivores. Ce sont des prédateurs naturels, de près de trois mètres de haut, qui dévorent tout ce qui passe à leur portée.
Les hydres sont des adversaires extrêmement difficiles à combattre, car tous comme les trolls, elles se régénèrent à une vitesse proprement ahurissante. En outre, si on décapite une de leurs têtes, c’est deux têtes qui repousseront quasi-instantanément à la place de la première. Quant à la sixième tête, elle est immortelle, et ne peut pas être tuée. En conséquence, peut-on tuer une hydre ? La réponse est non. Tout ce que l’on peut faire, c’est la piéger, l’immobiliser, jusqu’à ce qu’elle meure d’inanition sur place. Mais c’est là quelque chose d’incroyablement difficile à faire, et nécessite quasi-systématiquement un magicien.
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:33

Dans les cieux

Les griffons


« Il n’y a pas de plus noble créature dans le monde. Regardez-le, voyez la fierté dans son regard, la puissance de ses griffes, la noblesse de son maintien… Ils sont loyaux, féroces combattants, courageux, et tenaces. Ils sont les combattants ultimes de ce monde, et chaque soldat humain ou non devrait prendre exemple sur leur attitude au combat. »
=> Un chevalier d’Hasdruba.

Mi lion, mi aigle, tels sont les griffons.
Deux mètres au garrot pour les plus petits, trois pour les plus grands, ces créatures ne sont certes pas les plus imposantes du monde, mais font partie des plus connues, et des plus redoutées de tous.
Les griffons vivent en solitaires dans les montagnes, où on peut trouver leurs nids. Ils passent leur vie à chasser des proies qu’ils dévorent ensuite tranquillement, et à s’assurer que nul intrus ne pénètrera leur territoire de chasse. De temps en temps, il arrive qu’un intrus apparaisse et constitue aux yeux de la bête une menace. Cet intrus peut aussi bien être un autre griffon qu’une autre créature. L’affrontement est alors inévitable, car le griffon défend avec son bec, avec ses serres, avec ses griffes son territoire, jusqu’à la mort, même face à un ennemi qu’il savait bien trop puissant pour lui, comme un dragon.
Car le griffon est une machine à tuer redoutable. Ses serres et ses griffes n’ont pas à être présentés, et son bec est assez puissant pour trancher net un homme en deux. En outre, un griffon ne refusera jamais un défi, et luttera toujours. C’est important, car plus l’adversaire semble puissant au griffon, alors mieux ce dernier se battra.
Les griffons peuvent être domestiqués, mais il s’agit là d’une entreprise des plus périlleuses. Pour dresser un griffon, il convient de parvenir à lui monter sur le dos. La bête se lancera alors dans d’impressionnantes cascades aériennes loin au-dessus du vide, dans le but de désarçonner son cavalier. Si ce dernier tient le choc pendant un certain temps, alors le griffon se posera, signant par là sa défaite. C’est le seul moyen de dresser une de ces créatures, qui servira alors de monture, notamment au combat. Ils sont très prisés par les généraux, mais bien peu d’entre eux osent se livrer à cette épreuve, qui se solde dans la plupart des cas par la mort de celui qui essayait de dompter la bête. A la mort de son cavalier, le griffon s’envole afin de retrouver un territoire. On ne transmet pas un griffon.

Les pégases


« De très bonnes montures. Si vous n’avez pas les moyens de payer un griffon. »
=> Un capitaine.

Les pégases sont de simples chevaux ailés, mais à l’intelligence sans égale parmi les bêtes de guerre. Les pégases sont une monture très prisée par les officiers, car chevaucher un pégase assure le respect de l’armée, à un degré moindre que le griffon.
Si les pégases sont bien plus intelligents que de simples chevaux, ils peuvent parfaitement être dressés comme tels.
Obtenir un pégase est quelque chose de difficile. Ces bêtes vivent en groupe d’une vingtaine d’individus, dans les montagnes, et des chasseurs risquent régulièrement leur vie pour aller les capturer vivant. Ils sont revendus à prix d’or à des maitres d’écurie qui commencent alors un long dressage, pouvant durer parfois des années, à l’issue duquel l’animal est prêt à être remis à un prix très élevé à n’importe quel noble volontaire pour le chevaucher.

Les phénix


« Ces créatures ont sublimé le simple concept d’élémentalisme. Bien loin de se contenter de maitriser le feu, ils sont le feu, ni plus ni moins. Ils amènent aussi la destruction que la vie sur leur passage, tout comme notre dieu. Ils sont, plus que les prêtres, plus que les élémentaires, plus que moi-même, les véritables messagers de Lothÿe. »
=> Demoiselle Renrin, élue de Lothÿe.

Les élémentaires du feu maitrisent le feu, car Lothÿe leur a donné sa bénédiction. Et parmi les êtres vivant, seuls les phénix maitrisent mieux qu’eux le feu.
D’où viennent les phénix ? Nul ne le sait. Il est plus que probable qu’ils aient été créés par Lothÿe à l’aube des temps. Pourquoi les avoir créés ? Impossible à dire. De telles questions ont depuis longtemps été laissées de côté.
Les phénix sont des animaux extrêmement rares, et même les elfes s’estiment chanceux s’ils en voient un seul dans leur vie d’un millénaire entier. Ces créatures vont de par le monde, volant là où bon leur semble. Il s’agit d’oiseaux au plumage enflammé, mais qui pourtant ne se consume pas. Là où ils volent, des braises tombent du ciel dans leur sillage.
Un phénix peut être tué. Dans ce cas, il se consumera, et en quelques instants, il ne restera plus qu’un tas de cendres, là où se trouvait un oiseau d’un mètre d’envergure. Mais on verra alors émerger un poussin du tas de centres. Quoiqu’il arrive, le phénix renaitra toujours.
Aux yeux du monde entier, il s’agit d’un animal sacré. Certains le respectent car ils considèrent le feu comme l’outil destructeur par excellence, d’autres car ils honorent Lothÿe et en font son messager… Mais quoi qu’il arrive, tous se taisent quand passent un phénix, et le contemplent respectueusement, ébahis par sa grâce et sa majesté.

Les aigles géants


« Encore une espèce que les humains sous-estiment gravement… Les aigles géants ne sont pas que de simples aigles de grande taille, et encore moins de simples montures. Ils sont nos frères, et des gardiens de la forêt aussi sûrs que le sont les centaures. Ils sont nos espions quand des armées ennemies se déplacent, nos éclaireurs sur le champ de bataille. Lorsqu’ils fondent sur nos ennemis, leurs serres les mettent en pièce tandis que leur cavalier transperce de ses flèches ou de ses sorts les rares survivants… Les humains ont les griffons ou les pégases, nous avons mieux. »
=> Un elfe sylvain au sujet des aigles géants.

Comme leur nom l’indique, il s’agit d’aigles de taille si grande qu’ils peuvent sans peine porter un cavalier sur leur dos. Mais seuls les elfes auront cet insigne honneur, car les aigles géants sont des êtres fiers.
Ce sont en outre des êtres intelligents, car bien qu’ils ne parlent pas, ils sont capables de reconnaitre un danger, d’en prendre la mesure, et savent agir seuls ou en groupe et de façon stratégique s’il le faut.
L’humanité sait peu de choses au sujet de ces aigles, car ils sont jalousement protégés par les elfes sylvains. Et à raison, car les humains chassent ces créatures qui déciment leurs troupeaux, voire leurs villages dans les pires des cas.

Les dragons

«Quand les dieux ont créé les anciens, mon père était là pour assister à leurs travaux. Je suis venu du fond des âges, j'ai observé l'ascension et la chute de vos races moindres et de vos civilisations. J'ai anéanti des chevaliers et des cités, brûlé des champs entiers et mis des armées en déroute dans mes jeunes années. Je pourrais vous en dire beaucoup sur ce que vous avez oublié du monde et plus encore sur ce que vous n'avez jamais su, mais je ne pense pas que je le ferai. Vous et vos semblables n'avez d'autre utilité que de m'offrir un peu de distraction et quelques élégantes babioles, de temps en temps, pour orner mon repaire. Rien chez vous ne me parait vraiment digne d'intérêt.»
=> Brinrairdih, souvent appelé «La Tempête Rugissante»

Les dragons sont la première race que les dieux créèrent à l’aube des temps. Ils sont aussi la race la plus puissante de ce monde, depuis que les dieux choisirent de s’en exiler.
Il s’agit d’immenses reptiles ailés, et les prendre pour des imbéciles est certes la pire des erreurs, car en plus d’être puissants, les dragons sont d’une intelligence redoutable, et souvent d’une sagesse impressionnante, sagesse qui ne rencontre de limite que dans leur avarice. Ce sont des créatures aussi larges que hautes, mais également très longues. Les plus petits d’entre eux font une dizaine de mètres de large et de haut, pour une trentaine de mètres de long. Les plus grands d’entre eux font le double de cette taille.
En cas de combat, les dragons sont des machines non pas à tuer, mais à massacrer. Leur gueule leur permet de faire des morsures qui broient les plus épaisses des armures sans la moindre peine. Elles peuvent contenir des dizaines de personnes à la fois. Leurs pattes, munies de griffes perçant les plus lourdes des armures, sont assez musclées pour faire tomber les murs d’une citadelle. Si le dragon est encerclé, sa queue fait un mouvement de balayage qui fait voler tous les ennemis. Et ses ailes soulèvent un vent si fort qu’il contraint ses adversaires à reculer, quand elles ne broient pas leur crâne parce qu’ils étaient trop proches.
Mais les dragons disposent d’autres armes. Leur souffle enflammé est connu dans le monde entier. Tous les dragons n’ont pas de souffle enflammé cependant. S’ils ont tous un souffle dévastateur, pour certains il s’agit d’un souffle empoisonné, pour d’autres d’un souffle gelé, pour d’autres encore d’un jet d’acide… Mais le souffle enflammé reste à la fois le plus répandu et le plus connu des humains. Ces flammes sont d’une puissance telle que les élémentaires de feu eux-mêmes succombent face à elles. Enfin, les dragons sont tous de puissants magiciens, surpassant même les archimages elfiques.
Cette puissance fait que s’ils le voulaient, les dragons seraient les maitres du monde depuis bien longtemps, et nul ne remettrait ce titre en cause.
Heureusement, une telle domination n’intéresse pas ces bêtes. Il y a bien longtemps, ils se sont désintéressés des affaires des mortels. Car si les dragons peuvent être tués, ni le temps ni les maladies n’ont d’emprise sur eux. Dès lors, pourquoi s’intéressant d’une race qui naitra alors que l’on s’endort, verra son apogée alors que l’on rêve, et lorsqu’on se réveillera, disparaitra ?
Les dragons ont pour réputation de posséder d’immenses trésors au cœur de leurs grottes, réputation confirmée par tous les fous qui réussirent à pénétrer ces grottes et à en revenir. Car les dragons veillent jalousement sur ces trésors : la moindre disparition de la moindre pièce d’or déclenche leur fureur, et ils rasent alors des villes et des villages entiers pour rembourses la dette qui leur est due.
Bien qu’il y ait moins d’un millier de dragons dans le monde, très peu d’entre eux sont connus. Les noms les plus notables sont ceux de Brinrairdih la tempête rugissante, qui siège invaincu au sommet des Montagnes Noires, Kalgalanos le Noir, qui considère la Cité du Froid Saphir comme son trésor, et veille donc jalousement sur elle –il s’agit d’ailleurs de la plus efficace des défenses qu’une cité ait jamais connu-, pour des raisons connues de lui seul, Skaladrak l’Incarnadin, qui se trouve dans le désert, et qui anéantit un jour à lui seul une armée entière de minotaures, Skulex le Magnifique, une bête immense qui vit dans le royaume de Leses, et enfin Shruikan le resplendissant, un immense dragon doré vivant dans les terres des elfes noirs, sans que ces derniers ne cherchent à l’en chasser.
Car si des dragons ont déjà été tués, la mort de chacun d’entre eux impliqua des dizaines de milliers de combattants qui périrent pour abattre la bête.

Les Wyvernes


« T’as déjà vu un chat s’amuser avec une souris avant de la tuer ? Il ne la tue pas parce qu’il a faim, il fait ça pour le plaisir. Eh bien moi, j’ai déjà vu des wyvernes faire pareil avec des humains. »
=> Attribué à Turghat la Brute, un chef ogre.

Les wyvernes sont de petites créatures volantes atteignant généralement la taille d’un cheval. Elles vivent dans le sud-est du continent. On en trouve généralement pas plus au nord que les Cités-Etats, et pas à l’ouest non plus d’ailleurs. Il arrive de temps en temps que des individus égarés dépassent ces frontières, mais cela est plutôt rare. Elles se trouvent généralement par groupes d’une douzaine d’individus.
Les wyvernes sont des prédateurs que beaucoup assimilent à des reptiles ailés. Ce sont des prédateurs qui, malgré leur apparence frêle, sont capable d’une grande force. L’espèce date de la guerre contre les démons lors de la chute des Anciens. Elle avait à l’origine été créée pour lutter contre les petits démons volants qui pouvaient être une véritable épine dans le pied de leurs adversaires. Cette création magique des Anciens s’est par la suite échappée. Si personne, à part les elfes, ne se rappelle de cette histoire, tous en subissent aujourd’hui les conséquences.
Car parce que les wyvernes ont été voulues comme des armes de guerre, tout en elles a été pensé pour être dirigé vers le combat et le fait de tuer. Une wyverne qui en vol repère une proie l’attaquera en piqué telle un faucon. Elle cherchera à la mordre avec ses dents acérées, lui injectant son venin particulièrement dangereux. Si l’ennemi survit à cette première morsure, et si le venin tarde à le tuer, elle pourra utiliser les griffes qui garnissent le bout de ses ailes et de ses pattes, mais également encore et toujours ses crocs. Son but au combat est alors d’étriper son adversaire et de lui arracher les artères au cours d’une mêlée confuse et sanglante.
D’une intelligence redoutable, les wyverns font partie des animaux les plus malins de la création. Aucune méthode de traque ne marche jamais deux fois contre une même wyverne, et elles sont même capables de s’apprendre mutuellement les parades qu’elles trouvent. Traquer les wyvernes devient pour les habitants des Cités-Etats de l’Empire d’Ambre, premiers concernés par ce problème, tout un art particulièrement difficile à maîtriser. Et il faut pourtant le faire, car si un vol de wyverne venait à s’installer dans le coin d’un village, celui-ci verrait rapidement ses troupeaux de moutons fondre à vue d’œil, de même pour ses vaches. Et pire encore, un grand nombre d’humains viendraient à disparaitre assez rapidement.
Voilà pourquoi malgré leur dangerosité, les wyvernes sont aujourd’hui une espèce menacée, car faisant l’objet d’une traque systématique.


Dernière édition par Dargor le Mer 11 Nov 2015 - 12:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:34

Par les mers et les océans

Les sirènes


« Qu’importe ! Il sera dit que moi, Bornan, j’ai embrassé une sirène ! »
=> Derniers mots d’un marin de l’Ile Verte.

Les sirènes sont les plus fidèles servantes d’Ariel, ses demoiselles de compagnie. On peut potentiellement en croiser dans toutes les mers du monde, et elles sont d’ailleurs les créatures marines surnaturelles que l’on rencontre le plus souvent. Il s’agit de superbes femmes poisons à la beauté éclatante. Elles ont le buste, la tête et les bras de femmes humaines, mais en fait de jambe, une longue et puissante queue de poisson. Souvent, elles portent quelques bijoux sur elles.
Cependant, croiser une sirène est quelque chose de dangereux. Car ces créatures envoutantes ont pour coutume de dévorer les humains, ou humaines, qu’elles parviennent à séduire. Par un champ mélodieux, chanté par une voix magnifique, et par leur visage dont la beauté n’a plus à être présentée, elles attirent leurs futures victimes, femmes ou hommes d’ailleurs, à l’eau, pour leur donner le baiser de la sirène. Ce baiser accorde à la victime la faculté de respirer sous l’eau, tout comme les sirènes. Mais tandis que la victime se laisse doucement sombrer dans l’eau, la sirène se met à la dévorer toute vivante.
Les sirènes sont des solitaires, que l’on croise très rarement en groupe. Elles sont de faible constitution, et il est assez facile de les abattre. Cependant, seul un fou tenterait un tel crime, car si plusieurs insensés ont déjà tué des sirènes, alors les équipages rapportent que la colère d’Ariel à l’égard de ces derniers est sans nom. Et le dernier homme en date à avoir ainsi insulté la reine des mers a été aussitôt jeté dans l’océan par ses propres camarades de bord, qui savaient ce qui les attendait s’ils le gardaient un seul instant de plus à bord.

Les serpents de mer


« Capitaine, il y a une énorme forme sombre qui nage par tribord avant ! »
=> Les mots d’une vigie, juste avant l’attaque.

Les serpents de mer sont de gigantesques serpents qui, comme leur nom l’indique, vivent au fond des océans. Ils sont relativement rare, et peu agressifs, même si de nombreuses histoires courent sur la façon dont ils entourent de leurs anneaux les navires pour les broyer en resserrant brusquement leurs étreintes.
En vérité, les serpents de mer ne sont guère plus d’une centaine dans le monde, et font très rarement surface. Lorsque cela arrive, il va se contenter de barboter à la surface de l’eau, sans grande incidence. En vérité, ce sont des créatures d’une intelligence exceptionnelle. Après les sirènes, ils sont les plus intelligents des serviteurs d’Ariel, et presque aussi intelligents que des humains. Personne ne peut comprendre leur langage, mais ils en ont un, et peuvent chercher à entrer en contact avec des capitaines de navire parfois, même s’ils ne seront jamais compris.
Et pourtant, il arrive qu’ils attaquent des navires humains. C’est un fait, qui n’est pas contestable. Ce que les mortels ne savent pas, c’est les raisons qui les poussent à attaquer. Beaucoup pensent qu’ils se nourrissent de leurs victimes, et cela est vrai. Mais ce n’est pas la fin qui les pousse à attaquer. Ariel est joueuse, et souvent, les attaques des serpents de mer se font sur sa demande. Soi parce qu’un homme à bord du navire a gravement offensé la reine (par exemple en tuant une sirène, c’est déjà arrivé), soi tout simplement parce qu’Ariel souhaite rappeler son pouvoir aux mortels, car ces derniers l’oublient trop à son goût dès qu’ils mettent pied à terre. Et c’est pourquoi les serpents de mer font toujours attention de laisser au moins un survivant après leur attaque.
D’autres histoires racontent les aventures de marins secourus par les serpents de mer, qui les ramènent sur la berge, pour des raisons connues d’Ariel seule.

Les krakens


« Imagine que ton dernier souvenir soit le rugissement du kraken, et la puanteur fétide de mille cadavres en putréfactions. »
=> Un vieux loup de mer, au sujet des krakens.

Le kraken est une pieuvre de taille gigantesque. Ils sont à peu près aussi nombreux que les serpents de mer, et ont le même comportement.
Mais là où les serpents de mer ne sont pas par nature agressifs, et n’attaquent que sur ordre explicite d’Ariel, les krakens sont des créatures combattantes, qui se réveillent une fois tous les siècles environ. Et quand ils se réveillent, pendant quelques jours, alors malheur au navire qui passe à leur portée, car le kraken étant une créature combattante, il l’attaquera, et ce par pur sadisme. Et si le serpent de mer laisse toujours un survivant, le kraken est méticuleux : personne ne doit survivre. Lorsque les marins voient les eaux bouillonner autour de leur navire, c’est qu’un kraken s’apprête à faire surface, et il n’y a alors plus aucune échappatoire.
Ils sont d’ailleurs plusieurs fois entrés en rébellion contre Ariel, involontairement, en attaquant un navire qui avait pourtant les faveurs de la reine des mers. Bien entendu, ce n’est pas la faute de la bête, ni celle d’Ariel. Mais la reine va alors laisser faire la bête. Sauf si elle estime que ce navire ne mérite pas un tel sort. Dans cette hypothèse, exceptionnellement rare, Ariel enverra un serpent de mer secourir le navire, et lutter contre le kraken. Les marins rapporteront alors au port la rumeur d’un véritable combat de titans dans la mer, sans que personne ne comprenne ce qui s’est passé.
Les prêtresses d’Ariel elles-mêmes ne connaissent pas la véritable raison de ces luttes sans merci, et on en conclut donc qu’il s’agit d’une lutte de territoire entre les bêtes, ce qui fait doucement rire Ariel.

Les gueules des profondeurs


« Elles ne sont rien de plus qu’une légende. Quoi qu’en disent les prêtresses d’Ariel, jamais personne n’a vu une de ces créatures. »
=> Un prêtre d’Antescior.

Les gueules des profondeurs sont un mythe, affirme l’ensemble de l’humanité. Seules les prêtresses d’Ariel défendent leur existence.
D’après la légende, les gueules des profondeurs sont des êtres endormis au fin fond de l’océan, qui se réveillent de temps en temps. Ce n’est pas par humeur combative, ce n’est pas parce qu’Ariel leur ordonne, non, c’est la faim qui va le réveiller. Et pour se nourrir, la gueule des profondeurs prend une grande inspiration. Cette dernière réveiller un violent courant, qui est à l’origine de gigantesques tourbillons en surface, tourbillons que les mortels, qui ne comprennent pas le phénomène, nomment maëlstroms.
Les gueules des profondeurs sont des êtres passifs, ni bons ni mauvais. Dormir pendant des semaines, et manger une fois de temps en temps, telle est leur vie. Il y en a également une centaine dans le monde. Leur position est connue, même si les mortels ne connaissent pas la véritable nature des maëlstroms dont ils ont noté la position, ainsi que la fréquence de déclenchement. Ce qui fait que si on se trouve dans l’estomac d’une gueule, après avoir été pris un tourbillon, c’est tout simplement votre faute.


Dernière édition par Dargor le Mer 28 Oct 2015 - 22:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:40

Les créatures de la nuit

Les zombies


« Habitants des montagnes noires, nous sommes vos maitres. Vous pouvez choisir de nous servir dans la vie, auquel cas vous resterez tels que vous êtes, où dans la mort. Je vous encourage à jeter un œil à celui qui se tient à ma gauche pour constater quel destin serait-ce là. »
=> Vemund, une vampire.

Tout le monde sait que les morts devraient rester tranquillement couchés. Mais dans certaines régions du monde, les tombes des mortels sont souvent vides. Les zombies sont des horreurs titubantes assemblées en hordes méphitiques qui avancent sur l'ennemi d'un pas chancelant. Animés par la nécromancie, comme des marionnettes tirées par des fils invisibles, ils obéissent aveuglément à la volonté de leurs maîtres qui les mène à la bataille par milliers, les utilisant comme chair à canon pour épuiser les armées ennemies. Leurs nombre semble infini tandis qu'ils poussent inlassablement vers l'avant, ceux qui tombent étant sommés par les pouvoirs nécromantiques de retourner au combat, même en rampant, quelques instant après avoir été abattus. Piètres combattants, les zombies ne reculent jamais et finissent souvent par submerger leurs adversaires sous des flots ininterrompus de charogne.
Ces dépouilles ambulantes offrent un spectacle répugnant. Leurs corps écorchés, faisandés et rongés par les vers sont un défi à l'entendement. Leur peau couverte de moisissures pend en lambeau sur leurs muscles raides, révélant des cœurs qui ne battent plus et un réseau de veines dans lesquels un sang coagulé suinte horriblement. Des jambes brisées les poussent en avant par saccades et des doigts tordus s'agrippent à leurs victimes avec avidité. Une lueur hideuse brille dans leurs yeux sans vie, révélant la seule chose qui habite encore leur cervelle moisie : tuer tout ce qui vit. Il arrive que les zombies ne soient pas faits uniquement de restes humains, car lorsque les vampires sont en guerre et lèvent leurs armées, ils doivent souvent improviser des troupes. La traque d’animaux ou de créatures la jungle est une méthode très prisée, car permettant d’amener au combat des zombies plus exotiques et bien souvent plus terrifiants.
Si leur apparence est horrible, les zombies sont aussi lents et maladroits. Les milices locales et les bandes guerrières n'ont donc aucun mal à vaincre les solitaires et les groupes restreints. Qualifier de « combat » la manière dont les zombies attaquent serait donner davantage de crédit à ces créatures fétides qu'il ne leur est dû. Ces pantins putrides ne suivent aucune tactique, sinon leur désir insatiable de lacérer, de tuer et de dévorer les vivants. Toutefois, leur faiblesse au combat est largement compensée par leur nombre. Tout guerrier assez malheureux pour se laisser déborder par une horde de zombies se verra lentement écharper par une multitude de doigts griffus, sa chair arrachée à son corps dans un effroyable requiem de mastications sanguinolentes. Les plus chanceux meurent rapidement, les autres, ceux qui se font happer par la masse, subissent les affres d'une horrible agonie tandis que leurs entrailles servent de festin aux morts.
Les soldats ayant déjà affronté les Mort-Vivants, ou qui ont entendu les terrifiantes histoires racontées au coin du feu, connaissent les meilleures méthodes pour abattre les morts inapaisés. Un coup de marteau ou de hache sur le crâne aura raison d'un zombie sur-le-champ, lui trancher la tête étant un moyen encore plus sûr de s'en débarrasser. Mais des attaques aussi précises requièrent de la concentration, et l'on tombe rarement sur un zombie esseulé. En effet, ces cadavres se déplacent généralement par centaines, et face à de telles hordes, les bras fatiguent, les cœurs faiblissent et les lames se coincent dans la chair putride. Même les plus grands guerriers finissent par sentir sur leur peau le toucher moite des mains mortes.

Les goules


« Que dire… Comment le dire… Ces créatures sont humaines. C’est malheureux mais c’est indéniable. Mais ils ont eux-mêmes renoncé à leur propre humanité. Ceci dit, leurs premiers ancêtres ont payé le prix de cette folie qui anime encore leurs descendants. Ce ne sont plus que des animaux aujourd’hui. Et c’est mieux ainsi. Mais ils étaient bel et bien humains à l’origine. Tu te demandes sans doute si l’on peut croiser des goules naines, elfiques, ou d’autres races ? C’est théoriquement possible, mais jamais on a entendu parler d’une telle créature. »
=> Un prêtre d’Antescior, au sujet des goules.

Dans le monde de Ryscior, la faim est un problème récurrent. Il est donc arrivé que certains humains en viennent à dévorer la chair de leurs semblables pour éviter de ressentir plus encore cette faim. Mais cette folie sans nom est impardonnable. Quelle qu’en soit la raison, les dieux de bien comme de mal ont fixé une règle inaliénable : ceux qui mangent la chair de leurs pairs sont à jamais maudits, et eux ainsi que tous leurs descendants deviennent des goules.
Avant que de se manifester sur le plan mental, cette malédiction se manifeste sur le plan physique. Celui ou celle qui a mangé la chair de ses pairs voit sa peau pâlir et prendre une teinte verdâtre, ses cheveux s’assombrir et devenir noirs, les pupilles de ses yeux deviennent fendues et non plus rondes, tandis que leur iris devient doré. Puis ses os commencent à se déformer, il se tient de plus en plus vouté, marchant presque à quatre pattes au lieu de marcher sur ses pieds.
A ce moment-là, la future goule est mise à l’écart par ses pairs, qui se rendent bien compte que leur ami, ou un membre de leur famille, a un comportement anormal. Cependant, rares sont les humains à oser mettre à mort cette personne, espérant que ce n’est qu’une maladie de passage. Mais la mise à l’écart systématique appliquée ne fait qu’aggraver la folie naissante de la goule.
Car pire encore, l’esprit suit le même chemin que le corps, et se dégrade lentement. La goule se plonge peu à peu dans un état bestial et frénétique, son comportement s’approchant de plus en plus de celui d’un animal sauvage, avec une permanente et insatiable faim de chair humaine. Et plus la goule mange, plus sa folie grandit. Puis elle s’enfuit au loin quand ses pairs osent enfin essayer de la tuer. Mais il est alors déjà trop tard.
Les goules se regroupent instinctivement en groupes d’une trentaine à une cinquantaine d’individus, toujours dominés par le plus fort de la troupe. Elles se vêtissent de haillons arrachés à leurs victimes, plus par instinct que par réelle pudeur. Au combat, elles utilisent leurs dents acérées comme des armes, mais peuvent aussi porter dans leurs mains des petites armes volées à leurs victimes. Les goules sont malades, et leur morsure est donc empoisonnée, la plaie qu’elle inflige s’infectant rapidement et gravement. Une fois en groupes, elles peuvent se reproduire entre elles, ce qui explique le nombre important de goules parcourant le monde, que l’on peut croiser absolument partout.
Bien que les goules soient associées aux morts-vivants, elles restent en vie, et ne craignent donc ni les prêtres ni les lieux consacrés. On les trouve souvent aux alentours des champs de bataille, car elles savent qu’il y aura de la bonne chair à dévorer dans les environs. Les utiliser comme mercenaires est une idée qui ne viendrait à l’esprit de personne, car ce serait aux yeux des mortels tant qu’aux yeux des dieux s’associer à ces monstres, et donc partager leurs tares. Beaucoup craignent qu’une simple alliance avec ces créatures ne puisse transmettre leur malédiction.
Cependant, les goules peuvent venir au combat d’elles-mêmes, sans demander l’accord préalable des dirigeants d’armée. Bien souvent, il s’agit d’armées de vampires ou d’elfes noirs, car ces deux peuples sont les seuls à pratiquer la magie noire pour les uns, et la nécromancie pour les autres de façon affichée, et ces deux magies attirent les goules comme une lumière attire les papillons. Elles peuvent aussi se joindre à d’autres armées qui n’en ont pas tant demandé. Ceci dit, leur simple présence peut suffire à déclencher une mutinerie contre les officiers qui seront alors taxés d’être des adeptes de la magie noire.
Les tactiques de combat des goules dépendent directement de leur appétit du moment. Si elles n’ont pas trop faim, elles essayeront d’attaquer une proie facile et isolée, ou bien alors de trouver un champ de bataille avec des cadavres à dévorer. Mais si les goules sont affamées, alors une sorte de folie les prend et elles peuvent attaquer des proies bien plus importantes, qu’elles n’attaqueraient pas en temps normal, mettant en danger les villages des campagnes.

Les squelettes


« Ils sont l’élite de notre armée. Nous ne gagnons pas qu’avec les zombies et les goules, ce serait même difficile. Non, nous attendrissons la viande avec ces derniers… Puis arrivent nos véritables guerriers.
=> Vemund, une vampire.

Depuis des milliers d'années, de nombreuses armées se sont affrontées dans tout Ryscior. Il n'est pas une vallée, un champ ou une colline qui n'ait pas accueilli une bataille à un moment ou à un autre de l'histoire. À l'époque de la guerre entre elfes blancs et elfes noirs, mais aussi bien avant, ces conflits laissaient souvent des milliers de tombes anonymes. Certains n'ont même pas été enterrés et leurs ossements jonchent encore les lieux du carnage.
Pourtant, la mort est rarement synonyme de repos pour les guerriers de Ryscior. Sous la boue reposent les os de ces anciens et amers soldats. Tous ont subi les outrages du temps, et si ils ont vu leurs chair pourrir sur leurs os, ils sont encore vêtus de cuirasses rouillées, et leurs mains sans vie serrent des épées, des haches, des lances et des boucliers. Ces guerriers squelettes n'attendent plus que l'appel d'un nécromancien ou d'un Vampire pour se relever, reprendre les armes, et accomplir des actes d'une atrocité telle qu'aucun mortel n'oserait les entreprendre ! La nécromancie instillera un semblant de vie à ces os, et rendra une étincelle de conscience aux squelettes enserrés dans le sein sanglant de la terre depuis des siècles. Alors que les soldats victimes des massacres passés creusent pour atteindre la surface, leurs yeux luisent d'un pouvoir impie. Ils reforment silencieusement leurs rangs et attendent calmement les ordres de leurs nouveaux maîtres. Leurs bannières en lambeaux claquent dans la bise surnaturelle qui accompagne leur éveil. Les musiciens portent à leurs mâchoires privées de lèvres des trompes rouillées et entonnent une morne plainte spectrale.
À la différence des zombies, dont l'apparence reste assez proche de ce qu'ils étaient avant de mourir, les guerriers squelettes n'ont ni chair, ni organe, les charognards et le temps ne leur ayant laissé que les os, liés ensemble par le pouvoir de la nécromancie, qu'un coup bien placé peut dissiper. La décapitation ou la rupture de la colonne vertébrale suffit généralement à libérer du plan des mortels l'esprit d'un guerrier squelette, et le choc d'une arme contondante, comme un marteau ou une masse, peut littéralement pulvériser le Squelette. Mais ceux qui ont été abattus peuvent se relever : les arts nécromantiques sont capables de réunir les os éparpillés et de leur insuffler une nouvelle vigueur.
À l'inverse des revenants, les guerriers squelettes n'ont pas réellement de conscience et ne possèdent qu'une mémoire rudimentaire. Tout ce que ces soldats des temps anciens se rappellent de leur existence charnelle est de vagues échos des batailles de jadis. Ils ne ressentent que le besoin impérieux de se battre et d'obéir à leur maître. Ils ne disposent pas d'une véritable intelligence, mais leurs vieux os conservent quelques vestiges d'adresse. Poussé par la volonté immortelle des vampires et des nécromanciens, ces guerriers décharnés savent encore manier la lance et l'épée, et parer les coups de leurs bouclier. Le mortel qui s'oppose à un régiment de guerriers squelettes se trouve confronté à l'apparition terrifiante de rangs innombrables et déjà mort. Qui pourrait garder son sang-froid lorsque les soldats du passé, que rien ne semble pouvoir arrêter, se ruent sur lui ?

Les fantômes


« La créature a hanté le village pendant des années. J’ai fini par le chasser, mais il n’avait rien fait de réellement mauvais. Les villageois ont donc eu de la chance.»
=> Un prêtre de Canërgen.

Quand un mortel vient à mourir, son âme est recueillie par Canërgen. Cependant, il arrive rarement qu’elle parvienne à rester dans le monde matériel. Nul ne sait comment cela se peut, mais c’est un fait. Les fantômes sont parfois maléfiques, parfois bénéfiques. La plupart du temps, ils se contentent d’errer, âmes blafardes. On peut leur parler, ce n’est absolument pas un problème. Mais le fait que ce soient les âmes des morts et également qu’on ne puisse les voir que de nuit conduit à une certaine superstition à leur égard.
Ils sont unanimement considérés comme maléfiques, car étant des morts-vivants, et sont donc traqués pour être exorcisés, et renvoyés dans le domaine de Canërgen.
Le comportement des fantômes varie. Il n’y a pas d’espèce de fantôme à proprement parler, mais on peut les distinguer selon leur comportement.
La première race de fantômes, si l’on peut parler ainsi, est celle des martyrs. Sur les champs de bataille tombent des mortels par milliers. Avant que leur âme ne rejoigne Canërgen, une femme apparait sur le champ de bataille. Cette femme, qui est l’un des fantômes les plus connus, est appelée Elysande, la lumière des martyrs, et elle appelle les âmes des martyrs à leur cause de tous bords, qui ne souhaitent pas rejoindre Canërgen sur l’heure. Souvent, ce sont ainsi deux ou trois morts qui la rejoignent. Beaucoup d’enfants ayant perdus un parent au combat aiment à penser qu’ils ont suivi Elysande, mais en vérité, les véritables martyrs se comptent sur les doigts de la main. Elysande et ceux qui la suivent errent par le monde, une longue procession de guerriers morts depuis l’époque des Anciens. Ils ne dérangent personne, mais on essaye tout de même de les exorciser, ne serait-ce que pour donner le repos éternel à ces guerriers.
La deuxième race est celle des âmes en peine. Il s’agit de fantômes de personnes mortes et qui refusent la simple idée d’être morts. Ils continuent à vivre dans leurs lieux de résidence, en sachant qu’ils sont morts, mais essayent de se convaincre eux-mêmes qu’ils sont vivants. On les voit souvent errer dans les maisons où ils vivaient auparavant. Ils sont compliqués à exorciser pour les prêtres, car tenter de les envoyer chez Canërgen sans avoir au préalable assez discuté avec eux pour leur faire admettre leur décès est le meilleur moyen d’en faire un fantôme de la race suivante…
Les esprits frappeurs sont la première race de fantômes maléfiques. Ils n’ont pour d’autre objectif que de tourmenter les vivants quoiqu’il arrive, par tous les moyens possibles. Ce sont des esprits qui ont un territoire à eux, et qui ne tolèrent pas les intrus. On peut les trouver partout dans le monde, dans une maison comme dans un tombeau, et l’exorcisme est là par contre nécessaire ne serait-ce que pour préserver les habitants des environs, ou pour éviter le pire scénario imaginable : que les esprits frappeurs s’allient à d’autres morts-vivants, comme les vampires.
Les banshees sont les pires des fantômes maléfiques. Ce sont des fantômes de femmes arrachées à leurs corps fraichement tué par un nécromancien,  qui asservit alors la banshee pour en faire une arme vivante. En effet, les banshees sont réputées pour leur cri redoutable. Ce cri, par un phénomène magique que personne ne comprend, peut violemment blesser ceux qui l’entendent, voire les tuer dans un certain nombre de cas. Les banshees accompagnent toujours les créatures de la nuit qui partent en guerre, car elles sont considérées comme des champions parmi ces armées.

Les Liches


« Tu me demandes de parler des liches ? Et que veux-tu que je te dise sur elles ? J’ai vécu trois millénaires, je suis la plus ancienne vampire aujourd’hui en vie. Mais les liches ? Par les dieux, je ne sais rien sur elle. Tu sais pourquoi ? Parce que leur magie a été oubliée. Et tu sais pourquoi elle a été oubliée ? Parce qu’il fut un temps où les élus divins s’alliaient aux vampires… Nous avons détruit toute trace du rituel permettant à une personne de devenir liche, et tué la plupart d’entre elles… Toutes, je l’espère. »
=>Manuela Felicia, au sujet des liches.




De toutes les adeptes de la nécromancie et autres créatures morts-vivantes, les liches sont sans doute les moins connues, mais aussi les plus redoutées par ceux qui connaissent leur existence.
Qu’est-ce qu’une liche ? C’est un être qui a été capable de couper lui-même le lien qui unissait son âme à son corps, sans qu’Elis n’intervienne dans le processus. Mais plus encore, la liche a su fragmenter sa propre âme pour en enferme une partie dans son corps, et un autre dans un réceptacle qui sert à maintenir pour l’éternité son âme dans le plan matériel, empêchant des démons trop gourmands et autres créatures dangereuses pour une âme seule de la prendre en chasse si elle venait à s’égarer dans d’autres plans d’existence. L’autre partie de son âme, celle qui reste dans le corps, anime ce dernier, le faisant parler et se mouvoir comme s’il s’agissait d’un véritable être vivant.
Un véritable être vivant car en vérité, à l’instant où l’âme est fragmentée, le corps ne supporte jamais le choc et finit invariablement par mourir, dans une période suivant le rituel de fragmentation, période pouvant aller de quelques instants à un ou deux tours de la roue des saisons, selon les individus. Les liches actuellement « en vie » et qui se sont intéressées au phénomène n’ont jamais pu comprendre quels paramètres pouvaient bien influer sur la durée de survie du corps après le rituel.
Une fois le corps mort, qu’advient-il de ce dernier ? Il suit les phases de décomposition habituelles et inhérente à toute matière organique morte soumise aux lois de la nature. C’est-à-dire que là où les vampires conservent leur apparence d’avant, les liches perdent cette dernière, et voient peu à peu leurs corps se décrépir, se remplir d’asticots, pour finalement n’être qu’un squelette animé par la nécromancie, et l’esprit qui l’habite.
Les liches sont aujourd’hui incroyablement peu nombreuses dans le monde. Car si les dieux maudissent les vampires et envoient leurs âmes en enfer, les liches, elles, sont des mortels qui ont été capables de fragmenter leur âme. Et personne, non personne ne devrait être capable de faire cela. Cette aberration attire la haine des uns et la puissance requise pour un tel sortilège attire la jalousie et la haine des autres. Mais en outre, les liches font peur. Car si elles peuvent fragmenter leur propre âme, qu’en est-il de celle des autres ?
Voilà pourquoi les liches, aujourd’hui, ne sont plus qu’au nombre de deux. Les autres ont fait l’objet d’une extermination pure et simple. Car pour tuer une liche, il suffit en vérité de détruire le réceptacle de son âme (chose infiniment plus facile à dire qu’à faire). Ces liches répondent aux noms de Ravenna l’Eternelle et Bomendacir le Terrible.
Que sont devenues les autres liches ? Elles ont été définitivement renvoyées à la tombe ou bien leur enveloppe charnelle a été détruite. Si l’enveloppe charnelle d’une liche est détruite, cela ne la tue pas, car la partie enfermée dans le réceptacle survit. Mais alors, seule une personne douée en nécromancie sera apte à communiquer avec l’âme se trouvant dans le réceptacle. Et seules les liches savent comment offrir un nouveau corps à cette partie de l’âme, chose dont elles sont plutôt avares.
Aujourd’hui, tous croient les liches éteintes. Après tout, depuis trois millénaires, c’est-à-dire depuis la grande chasse, seules quelques rares personnes affirment en avoir croisé une. Et ces quelques personnes sont toujours des menteurs, ou des gens crédules.
Car les deux survivants ont bien compris qu’il était dans leur intérêt de se cacher pour ne reparaitre qu’au moment où elles pourraient être certaines de ne pas être attaquables.


Les Gwathuirin :


"De leurs noirs manteaux ils couvriront vos terres,
De leurs voix sans âme ils feront taire l'espoir,
Sous leurs couronnes de plombs ils domineront vos fiers,
et asserviront vos couards.
Qu'à leurs cris obéisse le sort
Et que se répande l'ivre course de la mort."

-Prophéties et Légendes Communes par Balthazar Silaskarus




Bien que très rarement aperçus, les Gwathuirin ou "Ombreux" sont un groupe de Spectres réapparus après le passage de l'Ost Noir et la rupture du scellement sur le portique de leur antique tombeau. Nul ne sait qui ils furent autrefois car jusqu'alors personne ne parvint à retrouver leur ancienne sépulture. Néanmoins, à en juger par le seul texte relatif à leur existence il s'agirait de Seigneurs d'un âge oublié aux pouvoirs aussi noirs que terribles.
Comme l'on ne sait presque rien à leur propos, les racontars des villages du Nord du Continent où ils furent aperçus font état d'une cohorte de noirs chevaliers tueurs d'enfants et briseurs d'âmes.
Les rares témoins de leurs passages sont pour leur part brisés irrémédiablement et incapable de raconter quoi que ce soit. Les autres survivants sont eux plongés dans un état de maladie profonde et sourd à tout traitement connu des hommes comme des Elfes du Continent.
Les symptômes de "la Morsure des Ombreux" sont simples et détaillés selon trois stades que tout bon médecin apprend très rapidement à reconnaître.

"Au stade premier, la victime est prise de violentes fièvres et son corps s'embrase comme un feu de paille sèche. Ses yeux se révulsent jusqu'à presque quitter leurs orbites et leurs gorges hurlent jusqu'à cracher du sang. Le pourtour de la plaie se couvre de veinules violacées et peu à peu le corps blêmit jusqu'à paraître aussi pâle que le linceul d'une morte. L'on considère communément que ce stade dure d'une à trois journées.
Au stade second, le corps se refroidi brutalement et tombe en état de profonde létargie. Trop épuisé pour offrir la moindre réaction, la victime semble néanmoins souffrir de violentes convulsions et de contractions musculaires de plus en plus fortes. Attacher le patient devient alors crucial, comme les convulsions risquent de rompre sa nuque ou de le jeter contre tout ce qui se trouve aux alentours. Il apparaît que dans la plupart des cas où la victime dépasse l'âge de l'enfant les contractions musculaires peuvent rompre la plupart des os du squelette entraînant parfois la mort. Bien que généralement mortel chez les personnes âgées et les nourrissons, ce stade peut s'étendre sur une dizaine de jours.
Le stade troisième, auquel l'on ne trouve jusqu'alors aucun traitement est lui fulgurant. La victime revient à elle, muette et aveugle. Il est considéré d'achever dès cet instant et dans les plus brefs délais toute personne arrivée à ce stade. Car alors ne tarde plus à apparaître des plaques de rougeurs partout sur la peau du sujet qui se met à perdre du sang par les orifices de son corps. Des études ont révélées que ce sang, sévèrement acide, ne devait en aucun cas être touché car il serait porteur des mêmes effets que la Morsure des Ombreux et qu'il témoigne du lent et inexorable rongement de toute l'organisme du patient. Une dissection opérée sur un corps vif à cet état a révélé que tout le système sanguin, chargé d'acide, attaquerait les chairs et les os de la victime jusqu'à la tuer de façon lente et douloureuse. Il est convenu que cette étape prend une heure à une journée, selon l'acidité du sang."


-Orodrin, Médecin de renom dans son étude Des ravages Indirects de l'Ost Noir.

Il est un stade, néanmoins que la médecine semble encore refuser de considérer. Car l'on dit dans les villages où les morts ne furent pas achevés avant terme d'un bon coup de lame dans le coeur que le défunt s'était relevé, parfaitement aveugle et sourds aux suppliques de ses proches. Quelques rares cas rapporteraient que la personne se serait attaqué au premier nourrisson sur son passage ou aurait tenté d'assassiner de parfaits innocents. Il n'aurait été en général pas difficile de maîtriser ces étranges morts vivants ce qui laissa à penser que leur force n'est limité que par celle de l'individu d'origine. Une autre histoire étaye cette théorie, comme elle racontait l'altercation entre l'un de ces Gwathuirin et une patrouille d'une dizaine de miliciens. L'on ne connait à ce jour aucun remède contre la Morsure des Ombreux. De surcroît, ne représentant pas encore un fléau majeur, elle n'est que peu étudiée par les érudis du Continent comme des îles alentours d'où elle est de toute façon tout à fait absente.
Autant dire que l'hospice locale reçu ce jour là quatre malade étranges et la morgue six cadavres en morceaux.
Il est donc à faire la distinction primordiale entre les simples Ombreux qui sont des pendant faibles des Gwathuirin et les Gwathuirin eux-mêmes, puissamment armés de lames antiques et maudites et de capacités de combat au corps à corps parfaitement surprenantes ! Il faut considérer le fait que jamais l'on n'en vit se battre à l'aide de magie ni avec une quelconque forme de familier.
A contrario, certains affirment en avoir déjà vu chevaucher des chevaux décharnés...
Ces spectres, allant et venant à travers la campagne ne semble pas montrer d'autres volonté que de tuer au hasard ce qui se trouve sur sa route sans pour autant rassembler une quelconque armée ou chercher une particulière richesse. Quoi qu'il en soit, la plupart de ceux qui ont survécu à une rencontre avec ces créatures s'accordent à dire qu'il n'est souhaitable à personne de croiser leur chemin...


Dernière édition le 07/06/2015 par Ithildin.
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:46

Les lézards géants de la jungle

Bien que peuplée, la Jungle est un endroit inconnu du commun des hommes. Même aux yeux des amazones et des elfes de la jungle, elle conserve une part de mystère et de danger. Mais toutefois, une espèce de créatures y vivant est réputée dans le monde entier, bien qu’en vérité, très peu de personnes ne l’aient vue, et encore moins y aient survécu, ce qui fait passer l’espèce au rang de légende… jusqu’à ce qu’elle fonde sur les imprudents qui l’ont trop approchée.
Les lézards géants de la jungle, car tel est leur nom, sont de très lointains cousins des dragons. C’est du moins ainsi qu’ils sont considérés, car la plupart des personnes ayant eu la malchance de les rencontrer mais la chance d’y survivre les décrivent comme des petits dragons qui ne cracheraient pas de feu et qui à priori ne parleraient pas. Du moins c’est ce que l’on pense.
De fait, l’une de ces espèces est bien un dragon. Il parait inconcevable que l’une de ces créatures ait établi domicile dans la jungle, et pourtant, deux véritables dragons y vivent. Leur souffle à tous deux est un souffle empoisonné et non pas enflammé, mais ils n’en demeurent pas moins de redoutables combattants, comme tous les représentants de leur espèce. Ils se plaisent dans la jungle, car son climat humide et chaud leur convient parfaitement. Tant les elfes que les amazones savent qu’ils se sont partagés la jungle en deux et qu’il est donc illusoire d’espérer ne pas pénétrer leurs territoires, vu qu’ils recouvrent l’ensemble de la région. Mais les dragons s’en sont accommodés, car ces mortels défendent la région à leur place, ce qui leur convient là encore parfaitement.
Mais la plupart d’entre elles sont bien loin d’avoir la puissance, l’intelligence et la splendeur de ces deux dragons. Il existe ainsi deux espèces de lézards géants. Les points communs entre ces deux espèces ? Tous sont carnivores, et aucun n’hésite à s’attaquer aux créatures civilisées.


La première espèce est de taille à peu près humaine. Comprendre que ces créatures font de un mètre cinquante à deux mètres au garrot. Ils se déplacent par groupes de cinq à six individus, et leur technique d’attaque est toujours la même : une proie isolée, affaiblie si possible. La technique d’attaque est simple : l’un d’eux fait mine d’attaquer la proie, pour capter son attention, tandis que les autres se camouflent dans les fourrés alentours. Et lorsque la victime est pleinement concentrée sur celui qui faisait diversion, alors surgissent les autres, qui si la victime a de la chance procèdent à une mise rapide, sinon, elle subira les affres d’une longue agonie tandis que les lézards la dévoreront vivante.



La deuxième espèce est la plus grosse de toutes les espèces de lézards, après les dragons. Proprement terrifiantes, ces créatures sont heureusement rares, car même les amazones et autres elfes de la jungle fuient à leur simple approche. Ce sont de gigantesques créatures, qui règnent en tyrans absolus sur toutes la jungle, et jamais, non jamais personne n’osa les défier.
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:47

Les Fées

Blanches Dames


Lorsque les dieux quittèrent Ryscior, ils ne le firent pas sans laisser de traces. A l’époque, la longue présence de chaque divinité et surtout de Mystin avait laissé des petits fragments de magie à l’état pur. Ces fragments erraient sous la forge de petits nuages de brume, et là où ils passaient, le cours des choses changeait. La magie divine qui leur était liée rendait la nature plus forte et soignait tous les maux des créatures vivantes.
Naraën, l’un des derniers à partir, comprit très vite ce qui allait se passer si ces fragments restaient dans le monde. Même s’il avait confiance en ses enfants, il ne doutait pas que, les choses n’étant plus les mêmes, beaucoup de toutes les races chercheraient à s’approprier lesdits fragments pour les contrôler. Alors, avant de partir, il prit une décision.
Traquant les ultimes traces de la magie divine les uns après les autres, il les rassembla en un lieu donné. Là, le créateur fit ce qu’il avait toujours su faire mieux que quiconque. Il donna une forme précise à cette brume qui avait envahi une vallée entière, il leur donna une âme et une conscience. Ce furent les fées.
Ici, des explications s’imposent. Lorsqu’un dieu être de nature magique s’incarne dans le plan matériel, sa simple présence cause des changements tout autour de lui. Plus l’être est puissant, plus les changements seront importants, et plus la distance affectée sera grande. C’est ainsi que les démons modifient tous la réalité lorsqu’ils s’incarnent, à un degré plus ou moins important. Il en va de même pour les dieux. Les fées sont issues de l’aura divine, puisque Naraën lui a fait prendre la forme de ces petites dames d’une dizaine de centimètres de haut. Elles sont habituellement totalement invisibles, afin de ne faire se voir que par de très rares élus, même parmi les elfes. On dit cependant que les rois et reines elfiques ont une cour de fées pour les accompagner.
Les fées sont en nombre limité dans le monde, car de par leur nature, elles ne peuvent se multiplier. Cependant, compensation légitime, il est impossible de les tuer.
Les fées sont des êtres joyeux et espiègles, qui aiment à faire des farces aux humains superstitieux, au risque d’être confondues avec des êtres plus maléfiques. Mais pour rien au monde une fée ne ferait du mal à qui que ce soit. Leur conscience leur a été donnée par Naraën, qui a plus encore que pour les elfes travaillé le fait que les fées seraient l’incarnation même de l’innocence, sans pour autant en être naïves. Elles sont d’une intelligence rare, et de précieuses conseillères qu’il convient d’écouter lorsqu’elles choisissent de se montrer pour aider quelqu’un pour une raison ou une autre.

Noires Dames


A toute chose, il faut son penchant.
C’est Simialle qui la première, n’aime pas les fées crées par Naraën. Avec leur insouciance et leur joie de vivre, leur innocence et leur incapacité à faire le mal, les fées incarnent tout ce que Simialle déteste. Les elfes blancs eux-mêmes sont plus fourbes qu’elles, et pourtant ils n’aiment pas comploter. Simialle se devait de remédier à la situation.
Elle trouva sa réponse à travers grâce aux démons. Ces derniers, tout comme les dieux, avaient laissé de nombreuses traces après leur grande invasion qui avait fait chuter les anciens. Sur l’Ile au Sud du continent, là où les créatures mutantes vivent par dizaines, là où les elfes noirs ont élu domicile, là où se trouve fermé le portail des démons, Simialle fit ce qu’avait fait des siècles plus tôt Naraën, et rassembla une quantité d’énergie démoniaque équivalente à celle qu’avait utilisé Naraën. Equivalente, car elle voulait créer des êtres semblables, aux pouvoirs identiques, et pas plus nombreux que les fées, afin de conserver un équilibre des choses qui lui convenait plus que tout. Une grande lutte entre innocence et fourberie. Voilà qui était pour le plus grand plaisir de Simialle.
En ces nouvelles fées, Simialle ne déversa pas d’amour, pas de compassion, mais une haine et une cruauté des plus raffinées, au point que la Reine des Araignées se demandait si elle n’avait pas créé des centaines de répliques d’elle-même. Puis elle lâcha les noires fées.
Ces fées sont identiques en apparence aux blanches fées, mais en esprit, elles sont radicalement opposées. Là où les blanches fées ont un humour espiègle, celui des noires fées est acide. Les blanches fées sont s’essayent à transmettre leur joie de vivre, les noires fées s’acharnent à transmettre l’ambition et l’insatisfaction. Et ainsi de suite.
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:49

Les démons


Les démons sont des créatures de cauchemar issues du plan des Abysses infernales. Ils sont si nombreux et si diversifiés qu’essayer d’établir un bestiaire complet de leur genre confine à la folie, car cela reviendrait à étudier leur comportement, quand eux-mêmes souhaitent que les mortels les suivent dans leur folie. Car les démons sont l’incarnation du mal.
Au fil des millénaires, de nombreux mages et scientifiques se sont attaqués à l’étude des démons, nommée la démonologie, afin d’apprendre comment combattre, voire comment bannir ces créatures. Jusqu’à maintenant, ils n’ont fait que découvrir une chose : tuer un démon ne met pas fin à ses jours, mais le renvoie dans les Abysses. Il est impossible de la tuer de façon définitive. Les quelques sorts d’exorcisme capables de réellement leur faire du mal les bannissent cependant pour un siècle, donnant un peu de répit à ceux qui combattent le démon. Car lorsqu’un démon est banni, quelle que soit la durée, alors il promet à tous de se venger de ceux qui lui ont fait subir ce sort. Et bien souvent, ceux qui tuent un démon en combat disparaissent quelques mois plus tard.

Les tactiques de combat des démons

Au combat les démons deviennent l'incarnation de la férocité. Ils attaquent toutes les créatures qu'ils rencontrent, y compris les autres démons, par pur plaisir du combat. Ils adorent terrifier leurs ennemis avant de les achever et dévorent souvent leurs victimes. Beaucoup peuvent générer des zones de ténèbres magiques, à tel point qu'ils emploient couramment cette tactique lorsqu'ils attaquent en groupe afin d'interdire toute visibilité à leurs adversaires.
Ceci mis à part, ces créatures attaquent avec tout ce qu’elles ont à leur disposition : griffes, crocs, tentacules… Toutes les armes sont bonnes, y compris de vraies armes que les humains pourraient manier. Mais bien fol est celui qui maniera l’arme d’un démon, car cette dernière en est elle-même un, et manipulera aisément son porteur mortel.
Ceci mis à part, tous les démons sans exception ont des pouvoirs magiques. En plus de sorts d’attaques classiques, ils disposent d’un impact psychologique, et font revivre leurs pires cauchemars à leurs adversaires, brisant leur moral et les poussant souvent à la folie.

Invoquer un démon

Il est tout à fait possible d’invoquer les démons, et de nombreux mortels s’essayent à cette expérience dans le but d’en tirer profit. Car si les démons sont des êtres monstrueux, ils sont aussi des êtres d’une grande générosité, qui jamais ne refusent un service à rendre, quel qu’il soit, sauf s’il implique de livrer combat dans les Abysses. Mais bien fols sont ceux qui ont recours aux services d’un démon cependant. Ces derniers ont un prix. Le mortel pourra ainsi être condamné à une éternité de servitude envers la bête qu’il a lui-même invoqué, ou pire encore. Et quoi qu’il arrive, Canërgen l’enverra dans les Abysses à sa mort.
Les invocateurs peuvent être motivés par toutes les raisons du monde, mais ces motivations les ont clairement poussés à la folie pour en arriver à de telles extrémités. Cependant, il convient de noter que les divinités du mal font parfois appel aux services de ces bêtes, lorsqu’elles en ressentent le besoin.
Invoquer un démon est sans doute le sort le plus simple du monde, et étonnamment, même les mortels n’ayant aucune notion de magie peuvent le faire, à l’aide des instructions adéquates. Il faut du sang humain ou de chèvre afin de tracer en cercle le nom du démon au sol, et la bête apparaitra dans le cercle si l’appel est assez puissant pour susciter son intention, ce qui est souvent le cas, non pas parce que les démons s’intéressent aux affaires des mortels, mais parce qu’ils aiment se rendre dans le monde matériel pour y semer la dévastation. Cependant, gare ! Il ne faut surtout pas invoquer un démon trop puissant, ou bien alors invoquer un démon pour une raison sans envergure. Car si la bête est plus puissante que celui qui l’a convoqué, alors elle n’hésitera pas à le tuer, et une fois qu’un démon a pris son incarnation dans le plan matériel, alors il peut convoquer les fiélons, c’est-à-dire des démons plus faibles que lui qui lui ont juré allégeance, ou des alliés aussi puissants ou plus puissants encore que lui. C’est ainsi que la moindre invocation de démon peut résulter à l’arrivée de non pas une, mais une armée entière de ces bêtes. Et les démons ravagent tout sur leur passage lorsqu’ils se réunissent par armées entières, jusqu’à rencontrer une armée capable de les arrêter, ou bien tout simplement parce que, de par leur nature, leur temps dans le monde des mortels est limité, aussi ne peuvent-ils pas y rester plus longtemps que deux petites semaines, et une fois que le premier démon invoqué et parti ou a été tué, alors tous disparaissent… Mais c’est assez de temps pour ravager des royaumes entiers.
Cela va de soi, le Roi et la Reine ne peuvent pas être invoqués. Ils sont beaucoup trop puissants.

Quelques espèces de démons bien connues

Tous les démons sont différents les uns des autres, et il est illusoire de penser croiser un jour deux démons strictement identiques. Pourtant, ceux qui ont eu la malchance de les observer au combat ont pu observer que certaines caractéristiques communes revenaient sur certains démons. Voici les trois grandes familles de démons dont on parle, car les prêtres de tous les dieux cherchent à limiter les recherches sur les démons d’une part, et quand bien même sont-elles menées, ils préfèrent prendre leur temps avant de prendre la moindre décision.

Les succubes et les incubes

Les incubes sont de sexe masculin et les succubes de sexe féminin.
Sans doute les plus connus des démons en raison de leurs pouvoirs qui font rêver aussi sûrement qu’ils terrifient. Car les succubes et les incubes sont des êtres séduisants. Trop séduisants. Dans un sens, ils se rapprochent des sirènes et des nymphes, à ceci près que leurs séduction est toute autre. Là où les créatures naturelles cherchent à séduire pour se nourrir, les succubes et les incubes, eux, cherchent à séduire pour ensuite pouvoir jouer, en un jeu cruel et sadique, avec leur victime, soumise à toutes leurs volontés, jusqu’à ce qu’ils la tuent sans lui demander son reste. Nul ne sait si la victime a le droit au repos éternel après avoir été possédée par une de ces créatures, mais une chose est connue : ceux et celles qui ont survécu à l’expérience trouvent le reste de leur vie bien fade.
Résister aux succubes et aux incubes reste cependant à la portée de beaucoup. Ce ne sont pas des démons des plus puissants, et une intense foi en une divinité ou une grande concentration suffisent souvent à leur résister.

L’épéiste infernal

Celui-ci constitue le démon que l’on croise le plus fréquemment sur les champs de bataille. Bien que dit épéiste, il peut manier n’importe quelle arme, allant de simples griffes et crocs à des armes beaucoup plus sophistiquées. Il privilégie souvent les armes de corps à corps, mais on en voit tout de même une quantité non négligeable manier des armes de tir.
L’épéiste démoniaque est, s’il on peut dire ainsi, le pèle mêle des démons. Sont jetés dans cette catégorie tous les démons que l’on a aperçu, quels que soient leurs pouvoirs ou leurs puissances, et qui ne rentre dans aucune des autres catégories.

Le héraut démoniaque

Ces démons sont extrêmement rares, et leur apparition est toujours mauvais signe, car ils mènent les armées démoniaques au combat. Ils se présentent sous l’apparence de géants à la peau rouge et à la tête de bœuf, dotés d’une puissante paire d’ailes de chauves-souris. Souvent, ils puent le souffre à des lieues à la ronde. Les plus puissants d’entre eux affectent la nature même des choses, et on a déjà vu le ciel prendre la couleur du sang à leur approche.
Un autre signe qui permet de savoir qu’il y en a un dans les parages est l’extraordinaire agressivité des bêtes comme celle des hommes. Car le héraut démoniaque est la soif de destruction qui s’incarne dans le monde réel, et autour de lui, son aura démoniaque poussent les autres à partager cette soif. De nombreux crimes sont donc commis en sa présence.
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MessageSujet: Re: Bestiaire de Ryscior   Jeu 29 Jan 2015 - 11:50

Les habitants de Teikoku

Les elfes blancs


« Votre monde a bien changé en si peu de temps. »
=>Un elfe blanc à un explorateur humain.

Depuis que Malene, leur reine, les emmena loin des rivages familiers aux races mortelles, nul n’a jamais eu de nouvelles des elfes blancs. Ils s’étaient en vérité réfugiés sur une île lointaine, que personne n’avait jamais trouvée. Jusqu’à maintenant. Leur île, Teikoku, est protégée par une barrière de tempêtes que seul le Seigneur Emeraude est capable de franchir sans l’accord des magiciens qui manipulent la barrière.
Sur cette île, à une journée de marche de la côte, se trouvent des montagnes, qui décrivent un cercle, avec en leur centre une vallée, la vallée interdite. C’est là que vivent les elfes blancs. Ils n’en sortent pas, et peu de gens peuvent y entrer sans leur accord.
Les elfes blancs partagent les principales caractéristiques physiques de leurs frères sylvains et noirs (grande taille, oreilles pointues, silhouettes fines), mais la ressemblance s’arrête là. Car les elfes noirs sont trop décadents, et les elfes sylvains ont trop communié avec la nature pour qu’aucune des deux races cousines de celle des elfes blancs n’égale leur superbe. Un continental, quelle que soit son espèce, qui croise un elfe blanc, même sans lui adresser la parole, aura de fortes chances à ne penser qu’à cela durant toute la journée qui suivra.
Les elfes blancs sont sveltes, mais il ne faut pas s’y fier. Même s’ils sont moins endurant que les nains ou les peaux-vertes, ils sont tout aussi endurants et forts que des humains, parfois même plus, en plus d’avoir la vitesse et l’agilité légendaire des elfes.
Les cités des elfes blancs sont des œuvres d’arts, mais aussi des endroits où tout est à sa place. L’ordre y règne en maitre, les rues en sont larges et baignées de lumière en plein jour, les pierres qui les composent sont blanches, les tuiles de leur toits bleues, et des splendides jardins entourent les maisons. La nuit, aucun éclairage d’origine mortelle ne vient troubler la douce lumière qu’apportent lune et étoiles.
Cet aspect artistique se retrouve dans tout le mode de vie des elfes blancs. Que ce soit leurs vêtements, leurs armes, les livres qu’ils écrivent, les bijoux qu’ils fabriquent, ou quoi que ce soit d’autre, tout est pensé, conçu, pour être un spectacle éblouissant. Les elfes blancs sont un peuples d’artistes avant tout, diraient certain.
Ce sens du détail poussé à l’extrême se traduit, dans leur mode de vie, par une patiente et une minutie à toute épreuve. Un elfe blanc peut passer des tours entiers sur une œuvre qu’un humain ferait en quelques jours, car il ne cherche pas à la produire en quantité, mais il cherche à lui donner une qualité invraisemblable. Un observateur extérieur pourrait avoir l’impression d’un peuple qui  vit au ralenti.
Cela ne veut pas dire pour autant que les elfes blancs soient des fêtards, ni des fainéants, ni des faibles vulnérables à la moindre attaque ! Les elfes blancs sont un peuple qui considère la sérénité et le calme comme les bases de la vie, aussi n’aiment-ils pas le bruit et encore moins faire la fête. Cependant, ils voient d’un mauvais œil le fainéantisme,  car l’esprit doit toujours être occupé afin de ne pas sombrer selon eux dans la folie. De plus, le perfectionnisme qui les caractérise est accompagné d’un profond amour de leur travail, quel qu’il soit.
Enfin, concernant leur faiblesse, elle n’est qu’une illusion. Si tous les elfes blancs, contrairement aux elfes noirs ou sylvains, n’apprennent pas l’usage des armes, ceux qui le font deviennent incontestablement les meilleurs guerriers au monde. Ils sont très peu nombreux, mais parce que leur perfectionnisme se retrouve également dans leur vision du combat, ils passent leur temps à s’entrainer et à travailler tous les cas de figure pouvant se présenter à eux. De même, aucun forgeron, même nain ou elfe noir, ne peut égaler en efficacité (ou en superbe !) les armes et armures qu’ils manient. Une armée d’elfes blancs, au combat, serait un spectacle terrifiant pour ses adversaires. Heureusement que cela n’est encore jamais arrivé depuis la découverte de Teikoku.

Les Teikokujin


« Nous sommes aussi humains que vous, quoi que vous puissiez en dire. »
=>Un marin teikokujin.

Si les elfes blancs vivent dans la vallée interdite, ils ne sont pas seuls pour autant sur leur île. Qui donc peuple cette large bande de terre qui sépare la mer des montagnes bordant la vallée ? Il s’agit des teikokujin. Ces derniers sont des humains qui à l’origine avaient suivi les elfes blancs dans leur exil, discrètement d’abord, puis s’étaient montrés lorsque Malene et les siens avaient débarqué.
Plutôt que de les chasser, Malene choisit de les accueillir, car l’île de Teikoku était à l’époque largement assez grande pour faire vivre les deux peuples. Puis, les temps passant, la répartition des territoires fit que les teikokujins obtinrent l’extérieur de l’île, tandis que les elfes blancs se contentaient de la vallée intérieure.
Le temps passant, les elfes blancs donnèrent aux teikokujins le rôle de gardiens de l’île, et modifièrent ensuite leur métabolisme. Les teikokujins sont ainsi en apparence de simples humains, même si beaucoup d’entre eux ont des traits plus gracieux que les continentaux,  mais au-delà des apparences, ils tiennent autant, si ce n’est plus, de l’elfe que de l’humain.
Même s’ils sont plus petits et plus costauds que les elfes, et qu’ils n’ont pas les oreilles pointues, les teikokujins restent forts comme des humains, tout en étant plus rapide et plus agiles que les continentaux. De même, là où les humains ne peuvent vivre que soixante tours, les teikokujins peuvent atteindre l’âge de cinq siècles.
Mais les changements qu’ils ont subits ne se limitent pas à ce seul physique. Sans être aussi perfectionnistes que les elfes blancs, ils sont un peuple patient et amateur d’art et d’ordre dans tous les domaines. En fait, ils pourraient être décrits comme des elfes blancs vivant à un rythme un peu plus humain. Cela se voit également quand on contemple leurs capacités magiques. Les teikokujins maitrisent ainsi la haute magie.
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