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 Le royaume d'Euplemio

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Le royaume d'Euplemio   Sam 18 Avr 2015 - 10:47

Euplemio

Physique du pays

Euplemio est un pays au relief pour le moins accidenté. La plus grande chaine de montagnes du monde, qui court depuis la mer intérieure, remonte l’intérieur de l’Empire d’Ambre, puis en ses sommets culminants va former le royaume des nains, redescend par la suite doucement vers la mer, en direction du nord, formant le royaume d’Euplemio. Quelques plaines se trouvent en bord de mer, mais globalement, le royaume est donc pris dans des montagnes qui montent toujours plus haut vers l’intérieur des terres. Les plus hauts sommets d’Euplemio culminent ainsi à plus de vingt-cinq mille pieds (Sept kilomètres !) au-dessus du niveau de la mer. La région constitue une barrière climatique naturelle d’une grande importance expliquant le climat doux qui règne au sud de ces montagnes, même loin au nord, mais également une barrière physique pratiquement infranchissable pour les voyageurs et envahisseurs (Euplemio a des frontières avec l’Empire d’Ambre et les Marches d’acier, notamment), les passes n’étant ouvertes que durant la moitié de chaque tour, et même pendant cette période, le voyage est physiquement exténuant.
Les habitants d’Euplemio eux-mêmes vivent loin des sommets déchiquetés des montagnes, même s’il arrive que certaines communautés vivent à des altitudes surprenantes. Tout simplement parce que, quand ils montent trop haut, l’air se raréfie, le froid devient maître des lieux, et nul ne peut survivre en se nourrissant exclusivement des neiges éternelles qui trônent au sommet des montagnes. C’est donc au fond des vallées que l’on trouve de quoi vivre pour les habitants d’Euplemio. Lesdites vallées se présentent souvent de la même façon. De grandes forêts de feuillus verts, avec un cours d’eau qui parcourt les lieux, disparaissant souvent dans des roches et réapparaissant au gré des changements du relief. En altitude, des lacs naturels ont été formés par les précipitations et sont gelés quand vient l’hiver. Ils sont alors entourés de conifères, plus aptes à supporter le froid des hautes montagnes. Des animaux de tous genre vivent dans ces bouleaux et ces sapins, assurant aux habitants d’Euplemio une faune comme une flore abondante. Quand un village euplemien, que ce soit dans une vallée ou sur un plateau est proche, il est aisément reconnaissable par le défrichement de la forêt, et toujours prêt d’un point d’eau, mais construit à bonne distance néanmoins. Car avec les pluies d’automne, les rivières et les lacs ont tendance à gonfler et à sortir de leurs lits.
L’hiver, tout ce paysage se recouvre d’un manteau blanc qui ne fond que tard dans le printemps, au-delà même de la légendaire fonte des glaces de l’hiver des Marches d’Acier. C’est alors une véritable renaissance pour les montagnards, qui célèbres avec plaisir leur nouvelle capacité à circuler entre les vallées, et les communautés. L’unité du royaume ne peut se ressentir que dans cette période. Car autrement, il s’agit plus d’un union de communautés éparpillées dans les montagnes…

L’histoire d’Euplemio

Euplemio ne fut un royaume uni que très récemment, et son territoire ne se colonisa pas en une seule fois. Tout au long des cinq derniers millénaires, la race humaine colonisait le continent dans son entier. Mais les montagnes d’Euplemio étaient si hautes, et leurs cols si difficiles à franchir, que la région ne fut explorée en sa majorité que très récemment, alors même qu’elle était l’une des régions les plus proches des Cités d’où partit l’expansion des Hommes. Et même si aujourd’hui, la plupart des euplémiens se targuent que le territoire soit désormais presque intégralement cartographiable (même si une telle entreprise représenterait à n’en pas douter l’œuvre de toute une vie), dans les faits, ils sont eux-mêmes conscients de la réalité : La montagne n’a pas encore livré tous ses secrets, et des vallées cachées, des passes, des cols et des plateaux restent encore à découvrir. Ils ne tirent aucune honte de cette absence de maîtrise de leur propre territoire, car c’est le côté mystique de ce dernier qui fait une part de leur amour pour lui, et qui est célébré dans leurs chansons, leurs contes et leurs croyances.

L’unification du royaume elle-même est située à environ deux ou trois siècles dans le passé. Les historiens peinent à s’accorder sur la date exacte de la chose, car il y a là un véritable débat entre ceux qui considèrent que cette expansion a commencé avec la découverte de l’or dans les montagnes euplémiennes, et ceux qui considèrent que le traité d’alliance des vallées qui intervint un siècle plus tard constitue le véritable acte fondateur du royaume.
Jusqu’à cette unification, chaque communauté était indépendante et vivait selon son désir et selon ses lois, se défendant seule contre les éventuelles menaces, ou alors avec l’aide de communautés voisines. Les contacts entre les communautés étaient plus fréquents que ce que les préjugés sur les euplemiens laissent penser (ce qui permit par la suite le grand conseil à l’origine du choix de Dane Beacher), mais il n’y avait pas d’unification autre que culturelle. Cela changea avec la découverte d’or dans les montagnes. Cela n’aurait jamais dû être vraiment connu du monde extérieur, si les nains n’avaient pas revendiqué le bénéfice de cet or, affirmant que les gisements qui se trouvaient en Euplemio étaient en fait des plongements des gisements déjà présents sur leur propre territoire. Chose que contestèrent les montagnards euplemiens. Aucun des deux camps ne souhaitant ravager les montagnes avec une guerre qui serait aussi longue que pénible pour tous, à cause de la difficulté de circulation des armées, surtout dans les très hautes montagnes qui formaient ce que les deux royaumes acceptaient comme étant la frontière naturelle, ils firent usage de la solution diplomatique. Les euplemiens durent alors se réunir pour la première fois, et les chefs de clans, les seigneurs des comtés, les rois, les ducs, les marquis, les dames, peu important leurs titres, car il y en avait pour tous les goûts, nommèrent Dane Beacher, chef du clan Beachen, pour négocier en leur nom avec les nains. Ils l’avaient choisi car il était charismatique, et lorsqu’il parlait, on l’écoutait. C’était l’essentiel. Certains historiens situent à ce choix l’unification du royaume euplemien.
Les négociations furent longues, et surtout, se déroulèrent au Royaume des Nains, où des envoyés d’autres royaumes, des marchands de passage, eurent vent de la nouvelle. Euplemio et les Nains négociaient de l’or dans les montagnes. Peu en importait le résultat ou le déroulé des négociations, quand ils rentrèrent chez eux, ces étrangers parlèrent de leur voyage à leurs proches et leurs amis. Ainsi la nouvelle de la découverte de montagnes d’or en Euplemio se répandit-elle dans le monde. Peu importait aux étrangers à qui appartenait cet or. Tout comme peu leur importait que le Conseil des Patres et Dane Beacher s’accordassent finalement sur un principe selon lequel la mine appartiendrait à celui qui avait le filon le plus proche de la surface (les nains acceptaient de renoncer à l’or d’Euplemio et étaient tranquilles : Il est absolument impossible de prouver qu’un filon euplemien provient d’une mine naine à des kilomètres de là).

La fièvre de l’or. Ce matériau précieux attire bien des personnes sur Ryscior. Hommes ou d’autres races. Ce serait un gâchis de le laisser aux euplemiens qui, ne commerçant pas avec l’extérieur, le garderaient pour eux, n’est-ce pas ? Pour la première fois en cinq mille tours d’histoire, Euplemio fut envahi par les étrangers venus faire fortune dans ces montagnes. La population d’Euplemio explosa littéralement au cours des deux derniers siècles, des étrangers par milliers venant s’installer, espérant faire fortune dans les montagnes. Des villes surgirent de nulle part, et dans bien des endroits, la loi euplemienne n’eut très vite plus court. Il fallait pour réguler la situation que toutes les communautés s’unissent. A nouveau, un Grand Conseil eut lieu. Et cette fois, les Beacher, à nouveau choisis, ne se contentèrent pas d’être de simples représentants. Ils devinrent rois. Et leur dynastie, dès son accession au pouvoir, dût gérer une crise. Celle de la nécessaire régulation de la situation. Puisqu’il était impossible d’empêcher les étrangers de venir, il fallait les empêcher de faire des ennuis et les contraindre à respecter la montagne.

Euplemio reste encore aujourd’hui une nation difficile à gouverner. Dès que l’on pense que les filons d’or en sont épuisés, on en découvre plus, et les colons continuent à arriver plus vite qu’ils ne partent. Mais toujours, les montagnes font régner leur loi. En hiver, qui y dure la moitié du tour, les passes sont bloquées. A l’automne, des inondations éloignent des rivières et des lacs, et il faut faire des stocks de nourriture pour la période qui s’annonce. Les colons doivent vite s’adapter. Et quoi de mieux pour cela que d’imiter les locaux, de s’intégrer à eux, pour finalement, à mesure que le temps passe… En faire partie ?
Il y a six tours, Euplemio rejoignit la fameuse Ligue du Nord. Ne se sentant pas de points communs avec le sud, et plus avec leurs voisins des Marches, ils choisirent en effet de les rejoindre dans leur coalition contre toute menace venant du sud. Car après tout, les gens d’Euplemio le savent mieux que quiconque. Les étrangers peuvent être envahissants. C’était du moins l’opinion d’Ertwig Beacher, l’actuel souverain d’Euplemio, et donc celle de tous les euplemiens, puisqu’il est sans doute le seul à se soucier de la politique extérieure du royaume.

Le peuple d’Euplemio

Marqué par cette très longue période d’isolation, qui court encore jusqu’à aujourd’hui, le peuple euplemien est constitué de gens qui ont appris à vivre par eux-mêmes, sans compter sur une aide extérieure. Ce qu’ils font, ils le font donc entre eux, et ne se soucient pas vraiment de ce qui arrive au reste du monde. Ils sont donc renfermés sur eux-mêmes, considérant par culture que les autres ne peuvent pas leur venir en aide, ont un respect immense pour le concept de famille avant celui de peuple, et le fait de savoir cacher ses émotions.

L’euplemien moyen voit donc le monde sous la forme de différents cercles, d’importance variable pour lui. Tout d’abord, il y a les royaumes de Ryscior eux-mêmes. Si le roi d’Euplemio et son entourage direct leur donnent une faible importance dans la mesure ces royaumes existent et qu’il est sage de prendre en compte leur avis, le citoyen euplemien lui-même ne voit pas quel genre de compte devrait-il rendre à des étrangers, et encore moins pourquoi devrait-il le faire. Ceux qui ont de la considération pour cette strate de la société sont donc l’exception plus que la règle. On parle alors des exceptionnellement rares marchands euplemiens, ou des guerriers qui doivent surveiller les étrangers qui circulent, auquel cas l’opinion qu’ils se font des royaumes a tendance à être mauvaise.
Vient ensuite le royaume, qui prend de plus en plus d’importance à mesure que le temps passe en Euplemio. L’euplemien qui vit au fond de sa vallée, qui est l’euplemien moyen, ne le voit cependant pas comme une véritable autorité, mais le perçoit comme une entité à laquelle il doit une protection toute relative. S’il doit être respecté, son autorité n’est cependant pas égale à celle d’un autre royaume, et les étrangers sont souvent choqués de voir le peu de cas que les euplemiens font de leur propre nation. Qui parmi les citoyens connait ne serait-ce que le nom du roi ? Une situation inimaginable dans les autres royaumes. Cet aspect décousu explique notamment le fait que dès que le souverain d’Euplemio prétend lever une armée, il faut dans les faits des lunes pour qu’il y parvienne, puisqu’il doit convoquer le cercle suivant.
Le cercle suivant est en effet celui du seigneur local, et on entre ici dans le domaine de ce que l’euplemien respecte profondément. Ce seigneur règne en général sur deux, peut-être trois ou quatre pour les plus puissants, vallées. Le titre de ce seigneur va varier selon la tradition locale. On croise ainsi en Euplemio plusieurs rois (même s’il n’y a en a qu’un seul de fait), un nombre incalculable de Duc, de Marquis, de Barons, de Dames… Autant de titres pour désigner une fonction systématiquement identique. Elle a été choisie lorsque le domaine a été défini. Cette fonction est celle de légiférer et de rendre la justice sur une série de vallées clairement identifiées, pouvant aller d’une seule, pour les plus petits, à six, pour le plus grand domaine du royaume. Seule exception, les Beacher, qui règnent sur toute la façade océanique d’Euplemio. A ce seigneur local, l’Euplemien moyen sait devoir d’une part ses lois (qui ne sont donc pas décidées à l’échelle du royaume), d’autre part la justice rendue. Il a donc un profond respect pour ce dernier.
Vient ensuite la vallée. Dans cette vallée, plusieurs villages, jamais plus de trois ou quatre. Et c’est ici que la situation se complique pour l’étranger. Si le reste était à peu près compréhensible, souvent, ils ne parviennent pas à suivre les explications de ce que les euplemiens considèrent comme parfaitement normal. Pour un euplemien, une famille est constituée d’un père, d’une mère, et de leurs enfants. Un euplemien père de famille appartiendra donc à deux familles à la fois. Celle de laquelle il est issu et celle qu’il a fondé (le mariage ne faisant pas rejoindre la famille du conjoint). Une maison euplemienne ne contient jamais qu’une seule famille, mais toujours plusieurs, donc dans les faits, plusieurs générations d’euplemiens, puisqu’ils ont tendance à installer la famille qu’ils fondent sous le toit de la famille d’origine de l’un des deux conjoints (ce choix étant laissé à leur discrétion). Ils vivent donc aussi souvent avec leurs frères, sœur, cousins, cousines, beau-frères, belles-sœurs, etc. Les plus petites bâtisses hébergent ainsi pas moins de trois ou quatre familles ! Les plus grosse peuvent monter jusqu’à une dizaine. Cinq de ces bâtisses forment un village, qui peut monter jusqu’à une dizaine desdites bâtisses, parfois plus. La plus grande ville d’Euplemio en compte quatorze. C’est le village des Beachen, et donc la capitale. Le village est dirigé par deux conseils, celui des hommes et celui des femmes. Tous les sept tours, ou en cas de décès du précédent, tous les conseils de la vallée s’unissent pour élire leur représentant auprès du seigneur qui règne sur leur région. Les deux conseils sont composés de tous les représentants adultes de leurs sexes respectifs dans le village. En termes de structure sociale, qu’est-ce que tout cela signifie ? Que chaque vallée a ses coutumes et façons de faire qui lui sont propres, que les habitants des villages de la vallée doivent respecter et que le seigneur qui règne sur ladite vallée en plus des autres doit prendre en compte en dictant ses lois et sa justice, et de même pour chaque strate supérieure. En outre, chaque village a sa propre façon de faire les coutumes, chaque bâtisse a sa propre façon d’interpréter la mise en place de ces coutumes, et chaque famille va interpréter à son tour cette interprétation ! Le cercle familial restant en effet le dernier refuge de l’euplemien. La famille, il n’y a rien de plus important à leurs yeux.
Au-dessus de tout cela se trouve bien sûr Elye, mais c’est un cas particulier.

Il est à noter que l’on pourrait croire qu’une telle situation mènerait à des guerres entre communautés, et qu’Euplemio serait un royaume marqué par de petites guerres civiles entre villages, vallées, et seigneurs locaux. Rien du tout. Si des conflits éclataient auparavant de temps à autre, depuis que les Beacher sont rois, ils ont mis un point d’honneur à ce que la paix règne en Euplemio. Des rivalités historiques et histoires d’habitants peu fiables dans certaines vallées existent donc un peu partout dans le royaume, à cause de ces vieux conflits. Mais le plus récent de tous datant à présent de presque un siècle, quelle vallée peut vraiment se déclarer sérieusement prête à faire à nouveau couler le sang ?

Culturellement, les autres royaumes de Ryscior disent des euplemiens qu’ils sont de véritables animaux des montagnes. Et beaucoup le seraient à moins, s’ils avaient leurs conditions de vie ! Un long hiver, semblable à celui des Marches, un automne pluvieux, un été sec… Rien de cela n’empêche la bonne vie du royaume de se dérouler. Le printemps et l’été sont ainsi des saisons joyeuses pour ce peuple. C’est à cette époque que la nature est à son meilleur, et donc que se situent toutes les fêtes. Et ces fêtes sont nombreuses et variées ! Danses, chants, spectacles rituels… La célébration la plus importante étant l’équinoxe d’automne. C’est à ce moment que, traditionnellement, les villages font le bilan du tour qui précède et se prépare aux longues saisons qui arrivent. Ce bilan se fait à tous les plans : On célèbre une deuxième fois les mariages, les naissances, on élit la reine de l’été en la personne de la jeune fille la plus belle de la vallée… Cette nuit-là, le vin coule à flots, et les danse continuent jusqu’à l’aube. Ultimes réjouissances avant des lunes difficiles. L’équinoxe de printemps est également très importante pour les euplemiens. Même s’il fait encore bien trop froid pour espérer organiser une grande fête au centre du village qui emmènerait jusqu’à l’aube, les euplemiens ont pour tradition de célébrer l’arrivée proche du dégel. Cette nuit-là, chaque euplemien allume une chandelle, qu’il place au centre d’une petite lanterne qu’il aura fabriquée durant l’hiver. L’aîné du village se lève, et entonne un chant joyeux. Peu à peu, par ordre décroissant d’âge, tout le village se joindra à lui, pour former des chœurs qui résonnent alors dans toutes les vallées.

Les étrangers qui viennent s’installer ont un statut particulier. Quand ils arrivent, ils n’ont ni vallée, ni seigneurs, ni familles… Ils s’installent donc dans des bâtisses en marge des villages, dont les habitants n’ont pas le droit d’entrer au conseil des hommes ou à celui des femmes, après tout ce sont des étrangers. Pour s’assurer qu’ils ne soient pas totalement délaissés, ils ont le droit d’élire eux-mêmes une femme et un homme qui iront tout de même présenter leurs revendications aux deux conseils. A mesure qu’ils s’intègrent à la population euplemienne, ils vont peu à peu entrer dans de nouveaux baraquements, ou construire les leurs. Et renoncer à l’or, adoptant un mode de vie nouveau. Peu d’entre eux posent problèmes. Car sinon, ils ne reçoivent pas l’aide des locaux, pour ainsi dire indispensables à la survie dans les montagnes. Et malheur à ceux qui attirent leur colère ! Il ne fait pas bon provoquer les montagnards d’Euplemio sur leur propre territoire.
Il y a tout de même un cas où les étrangers deviennent gênants, c’est lorsqu’ils fondent leurs propres villages. Dans ce cas, c’est les lois qu’ils choisissent qui s’imposent, et non les traditions euplemiennes. Dans ces villages où la seule loi devient très vite celle du plus fort, Euplemio peine à maintenir l’ordre. Et à l’inverse du royaume, plutôt serein, la violence et le banditisme vont très vite, dans les régions contenant de telles communautés, devenir monnaie courante. La fièvre de l’or attire toutes sortes d’individus…

La religion à Euplemio

« La voix des montagnes, de notre maison, de notre reine. »

A Euplemio, l’épouse du roi ne saurait avoir le titre de Reine. Il y a en effet déjà, comme le mentionne cette chanson connue dans tout le royaume, une Reine. Il s’agit d’Elye, déesse la plus vénérée par les euplemiens, et souveraine, selon eux, de la montagne dans laquelle ils vivent (d’où la chanson en question). Il faut dire que le culte d’Elye est logiquement le plus représenté dans cette région où la guerre est difficile à cause du trop long et rigoureux hiver et des trop hautes montagnes à franchir en été. Pas de commerce également, en Euplemio, ou si peu. Vamor ne pourrait certainement pas être honoré par ces gens qui ne font commerce que du strict minimum pour vivre. Et pourquoi Simialle sourirait-elle aux ambitieux des montagnes ? Souvent, ils n’arrivent pas à rêver sur plus de trois ou quatre vallées. Non, vraiment, c’est Elye, la déesse de la nature, qui est la plus vénérée de toutes les divinités par les euplemiens. Les autres dieux ont une petite place dans leur cœur, bien sûr. Mais elle est uniquement circonstancielle. L’euplemien moyen ne les prie que quand il a besoin d’eux, et encore, la plupart d’entre eux préfèrent malgré tout se tourner vers Elye quand vient le temps de la prière, même si ce n’est pas pour quelque chose de son domaine, ils savent au moins que elle les écoutera à n’en pas douter, elle qui, selon les légendes euplemiennes, marche dans les vallées les plus reculées, au milieu d’un carnaval d’animaux et de bêtes fantastiques, célébrant la nature, quand vient le printemps.
Et ceci, rien ne peut le changer. Même la découverte de l’or n’a pas, contrairement à ce qu’avaient cru les théologiens du continent, changé la donne. Si d’autres cultes ont tenté de s’implanter dans les montagnes avec l’arrivée des colons, elles sont restées très locales, coincées dans la vallée où elles se sont installées. Ou bien alors elles ont disparu, toujours absorbées par le culte, massif, voué à Elye. Même les euplemiens qui vivent dans la plaine qui fait face à la mer préfèrent vénérer Elye qu’Ariel. Sans doute est-ce là la raison pour laquelle malgré son front de mer étendu et ses réserves de bois abondantes, le royaume d’Euplemio n’a jamais eu de marine… La magie est tolérée en Euplemio, dès lors qu’elle est liée à la nature. Druidique ou shamaine, elle est donc acceptée. Elle devient mal vue quand elle change de domaine.

Puissance militaire

Loin d’être un royaume ayant des visées expansionnistes, Euplemio ne recherche la guerre avec personne. S’il doit la livrer, c’est qu’elle a été amenée à lui. Son armée n’est donc formée qu’à combattre d’éventuels brigands ou communautés étrangères rebelles installées ici à cause de leur propre fièvre de l’or, mais aussi de temps à autre des monstres ou des orcs qui viennent à s’égarer dans la région. Elle est donc très faible selon les critères des royaumes, et beaucoup de royaumes plus petits et bien moins peuplés sont dans les faits bien plus puissants. La principale arme d’Euplemio restant en effet la montagne dans laquelle vit son peuple, défense naturelle qu’aucun envahisseur ne pourrait prendre à la légère. Comme arme secondaire, ils ont aussi le fait d’avoir rejoint la Ligue du Nord. Leur alliance avec Nova et les Marches leur amène un poids supplémentaire aussi nouveau qu’inédit sur la scène diplomatique, même si la plupart des euplemiens ne s’en soucient pas réellement. En dehors de Beachen, la politique étrangère est bien souvent définie comme celle des vallées les plus proches.
S’il faut parler de structure pure, c’est ici que se trouve la raison majeure de l’absence de puissance d’Euplemio. Chaque seigneur local doit organiser la défense de son propre territoire, et doit faire comme il l’entend. Certains ont une garde personnelle qui patrouillent, d’autres une armée de métiers, d’autres demandent aux paysans d’apprendre à se défendre eux-mêmes… Si le roi d’Euplemio, Ertwig Beacher, peut théoriquement ordonner la levée des armées de son pays, dans les faits, il n’aura que des réponses éparses, selon que les seigneurs auxquels il fait appel ont des vrais soldats ou simplement des patrouilles paysannes. En outre, ce rassemblement sera très long, car les nouvelles voyagent lentement en Euplemio, et une fois l’armée assemblée, elle ne comptera presque que de l’infanterie. Il n’y a pas d’artillerie en Euplemio, et la cavalerie n’ayant que rarement l’occasion de s’y exprimer, elle y est rare. Et encore cette infanterie est-elle majoritairement composée d’archers et de piquiers, la plupart des soldats euplemiens s’armant avec leur matériel de chasse. Ceux qui n’ont ni pique ni arc portent généralement des haches de bucherons.
En outre, cette armée est d’autant plus faible que le gros de son travail, évoqué plus haut, est dans les faits effectué par un seul corps de cette dernière (il s’agit d’ailleurs du seul corps d’armée du royaume à proprement parler) : Les montagnards.

Régiment de renom : Les montagnards d’Euplemio


« La Cité entra un jour en guerre avec le royaume inférieur d’Euplemio. Bien qu’elle remportât cette guerre, car il était entendu que ces paysans ne faisaient pas le poids face à ses troupes citoyennes, elle dût subir de lourdes pertes. Leurs archers lui firent perdre des centaines d’hommes, que ce soit sous des pluies de flèches ou sous les tirs nourris de quelques tireurs embusqués. C’est parce que cette affaire marqua les esprits qu’à partir de cette époque, quand une épidémie éclatait dans les murs de la Cité, elle était représentée par les artistes locaux sous les traits de la déesse Nimen portant un arc. »
=> L’historien Aber Wrath, dans un traité sur l’histoire de la Cité-Etat d’Alénaraque.

Les Montagnards d’Euplemio, en tant que régiment et non que peuple (s’il est vraiment possible de parler d’un régiment dans leur cas), sont de rudes hommes et femmes qui vivent une vie plus ou moins sauvage dans les montagnes. Là où l’immense majorité de la population de ce royaume préfère une vie tranquille, dans la vallée où se trouve leur village, à cultiver leurs champs et élever leurs moutons, certains décident de se lancer à l’aventure sur la route pour des raisons qui leur sont propres. Les Montagnards d’Euplemio manient tous, en hommage au fondateur légendaire de leur ordre guerrier, l’arc long et une épée à deux mains.
Fondateur légendaire ? La légende raconte que le premier montagnard de l’histoire fut Dortan Giger, l’actuel élu de Cerumnos. S’il est vrai que l’intéressé confirme être originaire de ces montagnes, rien ne permet de prouver qu’il fut effectivement le premier montagnard. Rien ne permet cependant de prouver le contraire. La légende, toujours, raconte qu’il avait pris l’habitude d’aller et venir dans les montagnes à une époque où les incursions orcs étaient nombreuses et où les villages étaient mis en danger par ces troupes qui rôdaient. Une sorte d’éclaireur pour l’armée, en somme, disent les étrangers. Puis Dortan Giger partit vivre sa vie de rôdeur, et disparut de l’histoire du royaume, pour entrer dans la légende aux yeux du monde entier. Mais il avait fait des émules.

Depuis cette époque, en effet, des hommes et des femmes d’Euplemio prennent le même choix de vie que lui. Solitaires ou en groupes, ils refusent la sédentarisation du village et partent explorer la vaste chaîne de montagnes, d’abord sous la tutelle d’un montagnard qui les formera, puis seuls. Rapidement, Euplemio les utilisa pour entretenir les routes traversant le royaume, car sans eux, la nature aurait vite fait de reprendre ses droits et de les faire disparaitre. Ils sont aussi très appréciés pour traquer les bêtes sauvages que l’on peut trouver dans les montagnes ou les bandits qui y rôdent parfois. Les deux tiers d’entre eux deviennent, après quelques tours en tant que montagnards, rôdeurs de Cerumnos (la plupart des rôdeurs de Cerumnos sont d’ailleurs d’anciens montagnards euplemiens, le serpent se mordant ici la queue), et partent donc parcourir le vaste monde, quand d’autres finissent par trouver la sédentarisation qu’ils refusaient dans le passé. Ceux qui restent formeront les prochaines générations de montagnards.

Le montagnard d’Euplemio est un solide gaillard ou une solide gaillarde réputé(e) pour ses talents de pisteur/se, que peu dans l’humanité peuvent égaler, mais aussi pour son talent à l’arc. On dit que nul archer humain ne peut surpasser un montagnard d’Euplemio, et beaucoup avancent qu’ils n’auraient même pas à rougir de leur prestation s’ils devraient entrer en compétition avec les légendaires archers elfiques. En outre, le montagnard est fine lame, car il doit savoir se débrouiller avec sa lame si jamais il était à court de minutions. Et l’épée longue faisant partie de leur légende…En outre, parce qu’il connait toujours très bien son territoire, il y est, qu’il soit accompagné par certains de ses pairs ou isolé, un adversaire particulièrement dangereux. La guerre de l’hiver en est un excellent exemple.
Cette guerre eut lieu il y a près de quatre siècles de cela, quand le royaume aujourd’hui disparu (absorbé par la Grande Forêt) de Folmer avait tenté d’envahir Euplemio durant l’hiver. Envahir les montagnes pendant l’hiver, quelle idée saugrenue ! Le calcul était que les euplemiens eux-mêmes ne s’attendant pas à une telle prise de risques, ils ne seraient pas préparés et pris par surprise. Les généraux pensaient que le froid glacial des montagnes épargnerait leurs soldats, car les vents portant l’hiver des Marches, immédiatement au nord de Folmer, donnait à ce royaume un hiver particulièrement rigoureux, également. Cette partie de leur pensée fut exacte. La première, en revanche, ne le fut pas, car si les euplemiens furent effectivement pris au dépourvu, cela ne permit pas de les écraser. Au contraire, les montagnards d’Euplemio de l’époque se firent un malin plaisir de montrer leur pleine maîtrise de la montagne, même quand elle drape son manteau blanc. De nombreux exploits furent alors accomplis par ces hommes et ces femmes courageux, qui donnèrent lieu à de nombreuses chansons, encore chantées aujourd’hui. On parla ainsi de montagnards qui déclenchaient volontairement des avalanches, parfois au prix de leur vie, d’autres faisaient tomber la neige de tout un arbre sur un général ennemi de passage, certaine abimaient les glaces des rivières gelées… Lorsqu’ils devaient fuir, ils parvenaient parfois à escalader, avec des piolets et des cordes, des falaises prises dans la glace de l’hiver, et montaient loin en altitude, là où l’air se raréfiait et où l’ennemi ne pouvait plus les suivre. Combien de soldats de Folmer trouvèrent la mort dans le froid en voulant suivre un montagnard qui savait ce qu’il faisait ? Leurs cadavres gelés, préservés des ravages du temps par la glace, ornent encore certains pics. Cette guerre dite de l’hiver prit fin quand le légendaire Lauri Tantalas s’enterra lui-même dans la neige à proximité du camp ennemi, ne laissant qu’une ouverture suffisante pour bander son arc, viser, et abattre le roi folmerien de l’époque, mettant fin à la guerre. C’est à cette époque que la légende des Montagnards euplemiens dépassa les seules limites de leurs montagnes.
A l’image des guerriers elfes sylvains, auxquels ils sont souvent comparés, les montagnards euplemiens n’ont pas pour habitude de se ranger sous une bannière claquant au vent. Ils lui préfèrent des embuscades, que ce soit seuls ou en groupes, qui ont pour but d’éliminer une cible précise et de se replier aussitôt cette dernière neutralisée, ou bien alors s’ils voient qu’ils doivent absolument renoncer pour leur vie (les montagnards euplemiens n’ont pas de considération pour le sacrifice : après tout, quand on doit être préparé à agir seul, il ne sert à rien de donner sa vie, si ce n’est à donner la victoire à l’ennemi). Qu’on ne les taxe pas de lâcheté pour autant ! Quand les montagnards se font ainsi maltraiter, ils ont coutume de répondre en évoquant Sylvette Lunedor, qui se fit insulter de lâche par un orc lui disant que fuir ne servait à rien. Dans un éclat de rire, dit la légende, elle se retourna juste le temps de lui crier « Tu penses que je m’enfuis devant toi ? Apparemment, tu n’as jamais combattu de montagnards. ». Quelques heures plus tard, l’orc était mort, percé de flèches.

Les montagnards ne vivent pas en totale autarcie pour autant ! Ils descendent fréquemment dans les villages (ce qui explique que certains finissent par se sédentariser, en trouvant par exemple une famille à fonder), pour se ravitailler, ou dormir, chose luxueuse pour eux, dans un vrai lit. Ils dorment alors généralement à crédit dans une bâtisse. Ils rembourseront leur dette en accomplissant des travaux au service des villageois, que ce soit les aider aux champs, les débarrasser d’une bête, aider à creuser une tombe… Certains montagnards, pris au piège, ont d’ailleurs contracté de telles dettes qu’ils passent leur vie à la rembourser, car bien entendu, plus un montagnard reste (le temps de payer sa dette), plus celle-ci grandit (seule exception : Les montagnards qui viennent soigner une blessure ou une maladie dans un village sont hébergés aux frais de la maison).
Les montagnards ont en effet une tendance à la consommation assez fâcheuse pour leur propre bien. Bien qu’ils soient dans leur attitude globalement honorable une fois dans la campagne, en ville, la plupart d’entre eux sont des poivrots, hommes comme femmes indistinctement, et ils ont pour désagréable habitude de séduire les jeunes gens des villages dans lesquels ils descendent sans aucune pensée d’amour derrière, juste pour le plaisir. On aurait à moins de telles habitudes, si on vivait une vie entière de solitude ! C’est pour cela que ceux qui ne finissent pas par trouver une famille ou partir pour devenir ranger ont tendance à faire la joie des filles de la terre d’Euplemio.
En d’autres termes, bien que leur utilisé soit connue, reconnue, que leur légende soit très appréciée, et cela sans hypocrisie, par les euplemiens, leur descente au village n’est pas toujours bien vue. On dit généralement aux jeunes filles ou aux jeunes hommes dans le cas d’une montagnarde de se tenir éloignés d’eux. Ce qui n’empêche pas des drames d’éclater régulièrement, car les jeunes gens qui n’ont jamais connu autre chose que le fond de leur vallée sont toujours friands des histoires de ces vagabonds. Et ces derniers sont bien heureux de les raconter, non pas par vantardise, mais plutôt parce que c’est généralement ainsi qu’ils pourront trouver les futurs montagnards, dont l’âme est déjà prête à prendre la route.

« Deux, peut-être plus, dit le chef du village. »

Le montagnard jeta un regard noir à l’homme.

« Peut-être, ou sûrement ?
-Nous ne savons pas, répondit-il. Ils sont venus pendant la nuit, ont tué les chiens, et ont pris les moutons. Mais on pense qu’il y en avait plus de deux, parce que même si on en a vu que deux, ben… »

Le montagnard lui fit signe de se taire et examina le sol devant la bergerie. Rien ne permettait d’identifier le nombre d’assaillants tant il avait été retourné par les villageois depuis cette fameuse nuit.

« Je vais voir ce que je peux faire, grommela-t-il. »

Trouver la trace des bandits, une fois en montagne, fut chose facile. Dans la terre de l’été, ils ne prenaient pas la peine d’être discrets. Il examina longuement les différentes options qui s’offraient à lui.

« Tonnerre, murmura-t-il au bout d’une journée de traque, mais ils dirigent vers la vallée de la mort blanche ! »

Il se mit à courir. Dans cette vallée vivait un de ses amis, et un ami de tous les montagnards. On disait de cet homme qu’il était le seul chercheur d’or intègre de tout le royaume. Il trouva la vallée où il avait installé sa prospection sans peine, et se mit en route vers sa cabane, qui effectivement, faisait l’objet d’un siège par cinq bandits, vraisemblablement des étrangers. Il examina le terrain. Il y avait un rocher qui lui permettait d’être dans le dos des salopards et au-dessus d’eux en même temps. Le point de vue parfait, en somme. Il avait juste besoin de traverser un terrain à découvert pour cela. Heureusement, ce bon vieux Medet dût le voir, et comprendre son plan, car il se mit aussitôt à tirer à feu nourri sur les bandits, avec son propre arc, en cherchant plus à capter leur intention qu’à vraiment ls toucher. Les cinq salopards étrangers n’étant pas très malins, ils mordirent à l’hameçon. Et furent bien vite transformés en cinq cadavres de salopards.


Euplemio et le monde extérieur

Euplemio est un royaume isolé sur le plan physique, mais aussi, de façon traditionnelle, politique. Aucune caravane marchande ne l’a jamais traversé, et les souverains des royaumes les plus lointains comme Ram ou Kelvin ne savent sans doute même pas qu’il s’agit véritablement d’un royaume. C’est pourtant le cas. Mais c’est dire le manque de considération que la plupart des nations de Ryscior ont pour la région.
Les gens d’Euplemio eux-mêmes ont la réputation de ne pas aimer les étrangers. Il faut dire que la vision qu’ils en ont, le plus souvent, sont celles d’hommes orgueilleux qui viennent dans leur royaume pour faire fortune. Les gens de Ryscior, quand ils viennent à Euplemio, viennent avant tout pour leurs propres intérêts. Qui viendrait dans ces montagnes pour simplement les admirer ? Et quel intérêt y aurait-il à faire du commerce avec ces euplémiens qui ne possèdent pas grand-chose de valeur ?
Ertwig Beacher, le souverain d’Euplemio, travaille cependant à améliorer cette situation. Dans un monde où les royaumes sont de plus en plus grands et de plus en plus puissants, viendra un jour où les seules montagnes ne suffiront pas à repousser tous les adversaires. Les nouvelles qui lui parviennent lui ont donc fait craindre pour la sûreté de son royaume. Pour le préserver, il a offert aux Marches d’Acier et à Nova de rejoindre la fameuse ligue du nord, formant un trio de royaume s’étant mutuellement promis de s’entraider. Mais même au sein de cette ligue, Euplemio est le maillon faible. Il n’a que peu d’aide à proposer à ses deux alliés, et en cas de guerre, risque d’avoir grand besoin d’eux. Heureusement, ne peuvent-ils pas compter sur le côté loyal et plein de camaraderie des Marches et de Nova ?

Personnalités notables

Ertwig Beacher, souverain d’Euplemio


Ertwig Beacher, comme son nom l’indique, est le descendant direct de Dane Beacher, premier souverain du royaume d’Euplemio. Il règne sur la région appelée « Beachen », qui correspond en fait à l’intégralité du front de mer euplemien, ce qui en fait selon les critères du royaume une région immense à gouverner, et la plus peuplée. Ce fait s’alliant au charisme de son ancêtre, il était logique que la lignée des Beacher soit choisie pour une tâche des plus lourdes : Celles de représenter Euplemio auprès du monde entier. Car en fait de souverain, à cause de la structure sociétale du royaumme, Ertwig n’a en fait que très peu de pouvoir sur l’ensemble de son royaume. Tout ce qu’il peut faire est de le représenter dans le monde.
C’est donc lui qui a pris la décision de le faire rejoindre la Ligue du Nord. Sa décision fut motivée par sa peur de voir son royaume devoir jouer une place qui n’était pas la sienne sur l’échiquier de la diplomatie. Hors, Nova et les Marches d’Acier jouent peu ou prou le même rôle, pour autant qu’il le sache. C’est pourquoi il a souhaité se rapprocher d’eux. Et les deux royaumes ont apprécié la proposition, payant le roi d’Euplemio avec deux grandes lames, une pour lui et une pour le commandant de ses armées.
Ertwig Beacher a par la suite repris sa vie et a recommencé à diriger Beachen pour qu’Euplemio à proprement parler. Homme simple, cette vie et ces problèmes lui suffisent, d’autant plus qu’il s’en est déjà ajouté. En faisant venir une prêtresse d’Ariel (devenue son amante par la suite) à Euplemio pour tenter d’y implanter son culte, il regarde vers la mer, espérant y voir quelque chose capable de faire … Grandir son royaume. Si tant est qu’il en ait vraiment un.

Raclet Huelg


Ertwig Beacher n’ayant jamais eu de commandant pour les armées d’Euplemio, quand les Marches lui donnèrent une deuxième lame en lui disant que la deuxième serait pour ce dernier, dût en chercher un. C’est à peu près à la même époque que se déroula l’aventure de Raclet Huelg, un Montagnard, qui fit le tour du royaume. Une troupe d’étrangers, menée par le vampire Kafkon Samuel, avait capturé des enfants dans une vallée reculée. Raclet Huelg, aidé par une guerrière étrangère du nom de Hrist, était parvenu à s’infiltrer dans la mine où se trouvaient les vampires et à les vaincre, ressortant avec les enfants. Un tel exploit guerrier ne pouvait que retentir partout en Euplemio. Et ce jusqu’aux oreilles d’Ertwig Beacher, loin d’être sourd. Après s’être assuré que Raclet ne souhaitait pas quitter le royaume pour devenir un rôdeur, il lui offrit donc le poste de commandant des armées euplémiennes. Ce dernier accepta, même s’il ne savait pas vraiment ce dans quoi il s’engageait.
Libertin, penché sur la boisson, fanfaron, Ertwig Beacher est aux antipodes de tout ce qui se fait en matière de ministre de la guerre dans la plupart des royaumes. Son passé de Montagnard le rattrape en ce sens qu’il est très, trop individualiste pour être un véritable général. Mais il reste droit dans ses bêtes et essaye de faire son travail du mieux qu’il peut. Son travail ? Son projet phare serait de transmettre, chose jugée impossible par beaucoup, un état des lieux des forces armées présentes en Euplemio, afin qu’un éventuel futur vrai ministre de la guerre puisse s’appuyer dessus pour moderniser l’armée des montagnes. Après tout, c’est la volonté, a-t-il pu comprendre, de leurs alliés des Marches. Et si l’alliance ne tient qu’à ça, alors il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour satisfaire leurs alliés, qui leur donnent après tout leur protection sans confession.

Dinara Ershatev


Autre personnalité, autre montagnard célèbre. Ici une montagnarde, en la personne de Dinara Ershatev. Bien que ces derniers soient secrets, leurs mouvements sont suivis avec attention par les habitants d’Euplemio. Après tout, dans leur relation d’amour/méfiance avec leurs Montagnards, les Euplemiens sont attentifs parce qu’ils savent que des légendes peuvent sortir aussi sûrement que des drames de la vie de ces gens. Et pourquoi Dinara passionne-t-elle les langues des vallées ? C’est parce qu’elle est actuellement la favorite pour quitte Euplemio et partir vivre une vie de rôdeuse de Cerumnos dans le reste de Ryscior.
Elle a d’ailleurs déjà quitté à plusieurs reprises les montagnes, signe généralement annonciateur de la décision qu’elle n’a pas encore prise, mais prendra à n’en pas douter dans un avenir pas si lointain. La décision de partir en exil n’est jamais facile à prendre, mais au fond de son cœur, elle sait à n’en pas douter ce qu’elle doit faire. Dinara incarne ainsi à merveille l’aspect sauvage des montagnards, mais aussi l’aspect grâcieux de ces derniers. Tout ce paradoxe résume à merveille sa personnalité. Bourrue et inamicale aux premiers abords, sous ce déguisement se cache une femme d’une grande intelligence et d’une grande sensibilité, qui a rejoint cette vie d’une part parce qu’elle n’aime pas la foule des villages, mais aussi parce qu’elle aime la nature sauvage. C’est un profil bien connu des Montagnards, qui eux-mêmes, au sein de leur communauté dans la communauté euplemienne, savent quels sont les genres de montagnards plus susceptibles de devenir rôdeurs que les autres. Dinara tape en plein cœur de cette cible. Elle était comme prédestinée. Dortan Giger lui-même a d’ailleurs pris la parole à son sujet. Des mots simples, mais venant de lui, si puissants : « Elle fera une bonne rôdeuse, si elle le veut. ». Et ceux qui le connaissent sauront l’ampleur du compliment qu’il a délivré. Tout comme ils sauront que sa personnalité est très proche de celle de la jeune femme.

Medet Yerbolatev


Medet Yerbolatey n’est pas son véritable nom, car c’est un nom typiquement euplemien, et il ne peut cacher son origine oréenne. Mais c’est un patronyme qu’il s’est choisi pour mieux s’intégrer à la population locale, souhaitant montrer par ce changement sa volonté de ne pas poser de problèmes. Et de problèmes il ne pose pas, bien au contraire. Chercheur d’or, il s’est installé dans la Vallée de la Mort Blanche, jusqu’alors inhabitée, où il exploite sa concession sans déranger personne. Il en tire régulièrement des richesses, qu’il envoie à un cousin resté en Oro par des voies commerciales compliquées (l’or met parfois des tours à voyage de sa vallée à Beachen, puis de Beachen aux Marches, des Marches à l’Empire, et enfin de l’Empire à Oro).
Connu comme le seul chercheur d’or honnête d’Euplemio, Medet est amical avec ceux qui sont droits dans leurs bottes et hostiles envers ceux qu’il juge comme étant des lâches ou pire, des fainéants. Car s’il aime l’or plus que tout, Medet Yerbolatev n’est pas un avare ! Loin de là. C’est quelqu’un qui croit en la valeur du travail avant tout. L’or hante ses rêves, c’est vrai, il est le premier à l’admettre. Mais ce n’est pas tant l’or lui-même qui le hante, mais plutôt le fait de devoir creuser la terre, la tamiser, la nettoyer, pour trouver l’or. C’est aussi le fait de devoir dormir seul dans sa cabane dans sa vallée, illuminé par un ciel étoilé, à manger de simples haricots et de la viande séchée. En ce sens, il a une âme de Montagnard, dit-on de lui. Plus que de chercheur d’or.

Banu Ruslanov


Les personnalités eupliemennes, connues dans tout le royaume, sont avant tout les Montagnards et les Montagnardes. A part eux, il y a bien sûr les seigneurs locaux, mais Beacher mis à part, lesquels peuvent se vanter d’être connus et reconnus dans tout le royaume ? C’est là une autre part du paradoxe des montagnards d’Euplemio. Bien que le bas peuple se méfie d’eux, il est les honore en fait probablement plus que leurs seigneurs, et les écoute parfois plus que les prêtres quand ils ont des histoires intéressantes à raconter (mais il ne faut juste pas qu’il s’approche de jeunes gens influençables).
A ce petit jeu-là, une autre montagnarde connue dans tout le royaume, Banu Ruslanov. A l’inverse de Dinara Ershatev qui deviendra rôdeuse, ou de Raclet Huelg, retourné à la vie normale, Banu Ruslanov fait partie de la troisième catégorie de Montagnards, ceux qui le resteront toute leur vie et formeront les futures générations. Recrutée justement lors de la descente d’un montagnard dans son village, elle confirme la rumeur qui veut d’une part que c’est ainsi que ces solitaires recrutent leurs jeunes apprentis, et ensuite qu’il vaut mieux éloigner les jeunes filles ou parfois les jeunes hommes de ces solitaires ne reculant jamais devant rien pour créer des ennuis. A présent, c’est elle qui en cause, dit la rumeur publique.
Mais sa légende grandit par son surnom. Petite tante des Montagnards, c’est son nom. Elle est encore jeune, mais elle a déjà un très bon contact avec les apprentis, et est capable de recruter même des jeunes gens qui n’auraient jamais crus envisager un jour une telle vie. A n’en pas douter, cela est bon du point de vue des Montagnards. Par contre, du point de vue des honnêtes gens, ça n’est pas idéal.
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