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 Le royaume de Nova

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Le royaume de Nova   Sam 18 Avr 2015 - 10:49

Nova

Physique du Pays

A l’ouest des Marches d’Acier, les Montagnes du Nord du Monde s’orientent brutalement vers le sud. Traversant le territoire des Marches dans le sens de la hauteur, telles une cascade de relief, elles inondent les territoires se trouvant immédiatement au sud, coinçant entre la Mer du Nord et de hautes montagnes un petit royaume. Ce petit royaume, c’est Nova. Difficilement accessible à cause des hautes montagnes qui le bordent, le royaume a longtemps été isolé, et en conséquence, ses habitants coupés du reste du monde, ce qui pour l’un des plus vieux royaumes humains du Vieux Monde explique bien pourquoi la société de ce dernier s’est-elle développée de façon si particulière.
Isolation culturelle du reste du monde, mais isolation culturelle entre les différentes zones administratives de Nova également. En effet, bien que le pays ait été unifié il y a peu, ses habitants ont longtemps vécus en communautés séparées, chacune installées dans un bras de mer s’enfonçant profondément dans les terres, jusqu’aux pieds des montagnes. C’est à cet endroit, dans les fjords, que se sont établis les villes et villages noviens, qui appellent encore aujourd’hui, malgré le baptême officiel de leur royaume, ce lieu le pays des fjords, profondes baies prises par la glace lorsque vient l’hiver. Et là encore, cette isolation forcée des villes et villages les uns par rapport aux autres, bien que moindre par rapport au reste du monde, a créé de nombreuses particularités culturelles.
Les habitants de Nova sont avant tout installés dans les fjords en grande partie parce que les montagnes qui recouvrent la majeure partie du territoire du pays sont réputées pour être inhospitalières, car trop hautes, et trop froides l’hiver. Si, proches des fjords, il subsiste quelques villages en montagne, en vérité, toute la moitié sud du royaume est occupée par le nord de la Grande Forêt.

Histoire du Pays

Le premier clan de l’histoire de Nova fut fondé il y a environ trois mille tours. A l’époque, ce n’était pas un clan à proprement parler, mais un groupe d’explorateurs venant des royaumes du sud qui cherchait à savoir si cette chaine de montagnes à laquelle se heurtaient toues les expéditions pouvait avoir une fin. S’ils parvinrent à trouver cette fin, en atteignant la mer, ils ne purent jamais trouver le chemin du retour, à cause des hivers qui suivirent. Pendant plusieurs tours, les montagnes furent impraticables, et tenter de les traverser, même après la fonte des glaces, devenait impossible.
Ces explorateurs durent donc faire avec leur mauvaise fortune, et s’installèrent dans ce pays qu’ils avaient découvert. Ils purent survivre, car leur expédition était venue en nombre. Outre des montagnards habitués à la vie sauvage, se trouvaient en effet des scientifiques, des prêtres, des nobles en quête de gloire… C’était une migration autant qu’une expédition, même s’il y avait eu pour tous un espoir de retour désormais éteint.

Si cette expédition ne fondait qu’un clan, ce dernier se divisa une première fois, puis les clans ainsi formés se divisèrent encore, et encore, à mesure que le temps passait. Mais les légendes noviennes s’arrêtent toutes sur les deux premiers clans. La façon dont ils se divisèrent était intéressant. L’un parti à l’ouest, l’autre à l’est, avec la promesse de se revoir un jour. A chaque nouveau fjord, les meneurs de ces clans voyaient certains de leurs camarades se décourager, et laissaient le clan continuer sans eux. C’est ainsi que les premiers clans furent fondés. Si bien qu’au final, le chef de l’ouest comme celui de l’est étaient seuls quand ils atteignirent ce qui serait plus tard les frontières est et ouest du royaume de Nova. Tous deux décidèrent de rester dans le dernier fjord, et dans leur solitude respective. Ces deux pères fondateurs du pays des fjords sont encore célébrés aujourd’hui. L’homme de l’ouest, l’homme au manteau rouge, et l’homme de l’est, l’homme au manteau bleu.
La légende raconte que ces deux hommes, dans leurs derniers fjords, trouvèrent des démons à la peau verte qui pourraient menacer leur nouveau pays, démons à la peau verte qu’ils auraient vaincus eux-mêmes avec leurs haches de guerre, Prarag en personne combattant à leurs côtés. La légende, toujours, raconte que le combat fut tel que Prarag dût faire appel aux âmes de deux femmes guerrières mortes depuis des temps immémoriaux en renfort. Par la suite, il les ressuscita afin que les deux hommes aient une épouse, une farouche guerrière qui affronterait à leurs côtés les démons à la peau verte. Ces deux femmes sont connues sous le nom des Valkyries. L’une d’elle, Nova, fut l’épouse de l’homme au manteau rouge, quand l’autre, Helga, fut celle de l’homme au manteau bleu.
S’il est difficile de séparer la réalité de la légende dans cette histoire, une chose est sûr. Aujourd’hui, dans tous les temples de Nova, on trouve des représentations de l’homme au manteau rouge, de l’homme au manteau bleu, et des deux valkyries, tous en armes et armures, prêts à défendre leurs terres. Les fjords où s’étaient, dit la légende, installés ces héros sont aujourd’hui peuplé de clans, qui se revendiquent comme les descendants directs de ces premiers couples.

Nova est un pays historiquement connu pour ses pillards, qui inspireront par la suite ceux des Îles de Jade. Il est vrai qu’après quelques siècles de vie entre eux dans les fjords, les noviens trouvèrent qu’il était bon de se lancer dans des raids sur les royaumes encore jeunes qui émergeaient tout au long des côtes du continent. Les raisons des premiers raids demeurent inconnues, mais les vieilles légendes parlent d’une famine qui aurait ravagé le pays des fjords suite à de mauvaises récoltes liées à des hivers rigoureux et des étés trop pluvieux. Selon la légende, l’homme au manteau bleu et l’homme au manteau rouge, accompagné des valkyries, seraient apparus en songe aux chefs de clans pour les pousser à prendre la mer et à nourrir leurs peuples en se servant sur les possessions des jeunes royaumes, ces derniers ne faisant que payer leurs conditions de vie plus clémentes.
C’est ainsi que les drakkars noviens, dont le modèle devait être repris bien longtemps plus tard par les Îles de Jade, prirent la mer. Il s’agissait de fins navires dotés d’une seule voile, avançant principalement à la force des rames maniées par les guerriers eux-mêmes, et portant en figure de proue une tête de dragon, supposée éloigner les démons des mers.


C’est ainsi que les noviens rétablirent, des siècles après l’avoir perdu, le contact avec le monde extérieur, de la façon la plus brutale possible, dans le sang. Car pendant les temps qui suivirent, le retour de l’été signifiait poru les royaumes côtiers le retour des raids des noviens. Et ces derniers ne se limitaient pas aux royaumes immédiatement voisins. Il y a neuf cent tours, certains firent le tour du continent pour tenter d’aller piller Euplemio, par le sud. De grands noms émergèrent parmi les noviens à cette période.
On parle ainsi encore aujourd’hui de noms comme celui de Ragnuf Olsulfson, qui découvrit un rivage où la plage ne terminait jamais, et où la chaleur était écrasante. C’est en ces lieux que son mur de bouclier tint contre la charge d’immenses bêtes à la peau grise, chevauchées par les guerriers de la cité qu’il mettait à sac. Thorstein Ragnulfson fut celui qui établit le contact avec les gens des Îles de Jade, quand il organisa le pillage de l’une d’entre elles, et que l’un de ses navires s’y échoua. Leif Osmondson alla encore plus loin, et fit la connaissance d’une cité de pillards nommée Port-Argenterie. La cité, trop bien défendue, ne fut pas mise à sac, mais les noviens savaient désormais qu’ils n’étaient pas les seuls ravageurs des mers. Hador Sigvardson trouva une forêt étrange peuplée de femmes guerrières, loin au sud. Le contact avec ces dernières fut particulièrement violent, et les deux camps cessèrent de combattre un matin, sans gloire, en ayant subi de lourdes pertes. Ils en conçurent un immense respect l’un pour l’autre, et les noviens ne doutent plus que les valkyries soient des amazones, puisque tel était le nom de ce peuple.
Il y eut aussi des malheureux, comme Snorre Vermudson le maudit, qui pour sa part débarqua sur une île où d’étranges êtres aux oreilles pointues massacrèrent son équipage, sauf un guerrier, qui sous la torture les mena au pays des fjords. Là-bas, ils attaquèrent le village d’où était parti l’expédition, et quand les renforts vinrent enfin, ils ne virent que hommes, femmes et enfants empalés sur des pieux, d’étranges symboles gravés au couteau sur leur peau. Aucun survivant.
Mais le plus important de ces noms, ce fut le premier, Ole Hagbardson, qui découvrit un peuple voisin, dans le royaume appelé « Les Marches ». La guerre entre eux et les noviens fut longue, et le terrible hiver du nord y mit fin. C’est à cette occasion que les noviens comprirent qu’ils avaient rencontré pour la première fois un peuple vivant dans de bien pires conditions que les leurs. Mais de ce peuple, ils apprirent des moyens encore inconnus de survivre aux rudes hivers. Par la suite, un pacte d’amitié éternelle fut donc passé entre les Seigneurs des Marches et ceux des Fjords, eux qui il y a quelques lunes encore s’étaient entretués, pacte qui dure encore aujourd’hui.

Récemment, la situation a cependant changé au Pays des Fjords. Les royaumes de Ryscior, désormais nombreux et puissants, lassés des raids incessants des noviens, avaient appris suite à des échanges avec les Marches où trouver le pays des Fjords. Les habitants des Marches firent savoir qu’ils soutiendraient les clans si guerre il devait y avoir, mais en même temps dirigèrent des messagers suppliant les chefs de clans de cesser leurs raids, car les Marches ne souhaitaient pas cette guerre. La plupart des chefs de clans rirent aux éclats en entendant cette suggestion, et le messager des Marches eut la tête et la barbe intégralement rasées avant d’être renvoyé chez lui. les chefs décidèrent de lui faire annoncer que si les Marches n’étaient pas prêtes à les soutenir dans la guerre, alors le pacte d’amitié éternelle n’était plus.
C’est un novien du nom de Caul Shiverson qui sauva la mise de son pays tout entier à l’occasion, en profitant au passage pour s’en établir roi. Il fit dire aux seigneurs des Marches, via le messager qu’il traita avec respect, que les clans étaient déchirés, et qu’il y aurait un conflit à coup sûr. Dans les faits, il n’en était rien. Caul lui-même était le chef d’un clan, le clan de l’ouest, celui qui était supposé descendre de l’homme au manteau rouge et de la valkyrie Nova. Il était le seul à approuver l’arrêt des raids, et savait que cela impliquait une guerre avec les autres clans, raison pour laquelle il demanda au messager d’appeler à des renforts. Et les seigneurs des Marches ne mirent pas longtemps à réfléchir avant de choisir, comprenant que cette situation leur permettait de ménager à la fois leur honneur et leurs intérêts économiques, le camp de Caul.
La guerre fut longue et sanglante, et elle faillit briser l’amitié entre les noviens et les habitants des Marches. Car si le clan de Caul Shiverson continuait à considérer avec bonté et amitié leurs alliés des Marches, les autres clans les considéraient désormais comme les pires des traitres, car ayant non seulement rompu le pacte d’amitié, mais attaqué leurs propres alliés. Mais Caul Shiverson était un homme raisonnable. Lorsqu’il soumettait un clan à l’aide de ses alliés, il maintenait le chef dudit clan à sa tête, lui demandant simplement de lui être soumis. Si le chef n’acceptait pas, son clan était purement et simplement anéanti. Ils furent nombreux à refuser, mais plus nombreux encore à reconnaitre qu’il était bon de sacrifier leur pouvoir personnel au profit de la survie de leur clan. Et leurs guerriers rejoignaient l’armée de Caul, si bien que celle-ci, loin de se réduire, grandissait au fur et à mesure des batailles.
La bataille finale se fit dans le fjord de l’est, opposant le clan de Caul à celui d’un homme nommé Haldor Holgerson, qui s’affirmait descendant de l’autre valkyrie et de l’homme au manteau bleu. Caul Shiverson commença la bataille par lui donner le choix habituel, mais Haldor refusa net, et lui affirma que « Même les aveugles et les boiteux te combattront ! ». Il s’agissait en fait d’un suicide symbolique. Avec ses deux centaines de guerriers, le clan d’Haldor ne put rien contre les milliers de soldats de Caul Shiverson. Car ce dernier avait plus de vingt mille soldats des clans, auxquels s’ajoutaient cinq milliers de soldats des Marches, qui ne participèrent même pas à la bataille, à la demande de Caul Shiverson, qui affirma que « Si l’unification du Pays des Fjords est faite par des étrangers, ma légitimité sera remise en cause. »
La question de renommer le pays fut complexe. Les autres chefs de clans n’en voyaient pas l’intérêt, mais Caul Shiverson, pour sa part, en tant que nouveau roi, y tenait absolument, afin de montrer que le territoire était unifié sous un seul nom, une seule bannière. Dans la légende, la valkyrie qui avait épousé l’homme au manteau rouge s’appelait Nova. Ce nom fut retenu pour le pays.
Récemment, lors de la guerre qui faillit opposer les Marches aux elfes sylvains, les noviens choisirent leur camp et rejoignirent la ligue du nord, fiers de s’allier au royaume d’Euplemio.

Le peuple de Nova

Les noviens sont un peuple à part au sein des peuples humains. Cet aspect ne se traduit pas seulement par des coutumes exceptionnelles, mais aussi par le fait qu’ayant vécu durant très longtemps entre eux, leur physique lui-même a évolué. Le novien sera ainsi généralement plus grand que l’humain normal, et aura une musculature plus développée. Il a la peau pâle, comme les hommes des Marches, tout en étant plus vigoureux que ces derniers. En général, ils ont les cheveux clairs, habituellement blonds ou roux, et parfois même blancs. Ils portent d’ailleurs tous les cheveux longs et les nattent en décorant parfois leur coiffure de plumes ou de perles. En guise d’armures, ils portent des fourrures et des peaux, bien que certains aient adopté la maille des lopettes de sudistes. En tant de paix, le novien s’habille d’épaisses fourrures pour faire face au climat froid de son pays, mais en cas de besoin, il a toujours en réserve des chemises bien plus légères aptes à être portées par tout autre temps.
Si le novien peut être jovial et enclin à chanter, à boire et à rire, il est généralement prompt à la colère, lent à pardonner, et restera toujours un adversaire implacable. Les noviens sont d’ailleurs des gens assoiffés de bataille et qui n’aiment rien de mieux qu’un bon combat, car leur société a longtemps été entièrement basée autour des combats qui avaient lieu quand les noviens partaient effectuer un raid. Ainsi, maintenant que Caul Shiverson a interdit les raids, ils passent leur temps à chasser, boire et se battre entre eux pour de faux. Des raids clandestins ont régulièrement toujours lieu, mais ils sont désormais bien moins nombreux qu’avant, et entrainent généralement bien moins de noviens, car ces derniers prennent le risque de voir des soldats et non leurs familles les attendre à leur retour.
Ainsi va la vie à Nova, rythmée par une politique divisée entre les fidèles des principes édictés par Caul Shiverson et ceux qui estiment que tout de même, c’était mieux avant (quand bien près de trente tours après Caul Shiverson, beaucoup d’entre eux n’aient jamais vécu la vie d’avant). Cette division entraine régulièrement des conflits, qui jamais ne mettent réellement à mal l’ordre qui règne dans le pays. Car si le novien n’est pas toujours d’accord avec son prochain, il le respectera toujours malgré tout (sauf si c’est une lopette de sudiste). A Nova, les gens des Marches disent d’ailleurs que cette situation déclenche des choses qui ne se passent nulle part ailleurs.

La religion à Nova

Bien que Nova ait sa propre culture, la religion qui y est dans les mœurs n’est pas unique. Tout d’abord, des dieux que l’on vénère partout dans le monde sont vénérés également à Nova, et en particulier Prarag, Ariel et Elye. A ces quatre dieux ont tendance à s’ajouter, même si cela est plus rare, Canërgen et Dwilin.
Prarag est assez logiquement massivement vénéré par les guerriers, ce qui veut dire le gros de la population novienne, qui lui dédient chacun de leurs combats. Ariel étant la déesse à vénérer dès qu’il faut prendre la mer, que ce soit pour pêcher ou pour la guerre, elle a logiquement une place de choix dans le panthéon novien. Elye enfin, procure la vie, et prend soin de la nature. Il est donc plus que logique que les gens de Nova lui vouent, comme le reste du monde avec eux, un culte exceptionnellement important. Les noviens la remercient notamment pour le pays des Fjords qu’elle leur a donné, convaincus par les légendes que leurs ancêtres y ont été guidés par le chant d’Elye, et par une colonne de nuages qu’elle avait faite apparaitre dans le ciel, les guidant à travers les montagnes qu’ils ne purent jamais refranchir sans son aide.
Enfin, les esprits des Marches trouvent un certain intérêt aux yeux des gens de Nova, qui les vénèrent également, parfois en remplacement des dieux, d’autres fois en messagers des dieux. Tout comme dans les Marches, les esprits peuvent posséder des rivières, des arbres, des rochers, des bras de mer… Mais dans tous les cas, ce culte n’est pas à négliger.
Il est à noter que les noviens ont la magie en horreur.

Puissance Militaire

Tous les noviens mâles sont formés à l’art de la guerre dès leur plus jeune âge et doivent rapidement devenir à même d’utiliser l’épée, la hache et le bouclier, car ils vivent une société brutale, où les seuls hommes qui seront respectés sont ceux qui sauront se battre sans jamais céder un pouce de terrain, épaulant leurs camarades dans un mur de boucliers inamovibles. Ils doivent savoir faire cela très tôt pour être respectés dès leur arrivée à l’âge adulte, ce qui explique que les noviens, quand ils partent en guerre, aient souvent des jeunes guerriers n’ayant pas plus de quatorze ou quinze tours avec eux, et d’un autre côté, doivent savoir le faire jusqu’au bout, ce qui explique que les noviens n’aient pas peur d’emmener avec eux des vieillards avec les doigts raides et les genoux tremblants. Ne pas emmener ces derniers confinerait d’ailleurs à l’insulte grave. Ce genre de cultures ont historiquement conduit le novien Kieran Readson, tout malade que ce vieillard était, à être emmené au combat sur un brancard porté sur leurs épaules par ses amis guerriers les plus proches. Il n’y survécut pas, mais cette mort honorable démontre bien toute l’ampleur du respect dû aux guerriers noviens.
La rudesse du climat et la vie sauvage de Nova signifie que ses guerriers sont habitués à endurer toutes sortes d’épreuves, et leur amour pour la bataille signifie qu’il n’y a que très peu de combattants inexpérimentés dans leur bande guerrière, malgré le jeune âge de certains.
Il est cependant à noter que bien qu’ils soient culturellement l’un des peuples les plus violents de Ryscior, les noviens ont aussi un certain sens de l’honneur, honneur qui s’obtient par le simple fait d’être guerrier. C’est une des raisons pour lesquelles les noviens méprisent les autres royaumes (ou le fait que ce soit des lopettes de sudistes), car ils les trouvent trop faibles ou malhonnêtes, et donc sans honneur. A l’exception notable des Marches et des gens d’Euplemio, qui ne sont pas des sudistes, et qui ont de l’honneur, ainsi que de ces légendaires femmes guerrières, de la forêt lointaine du sud, qui sont des combattantes respectées par les noviens. Ces forestières sont des sudistes, mais pas des lopettes pour autant.
L’armée novienne entretient une haine toute particulière à l’égard des elfes noirs, seuls ennemis à véritablement les avoir frappés sur leurs terres.

Régiment de renom : Les vierges de bataille noviennes


« Servi Rulfson. Regardez-la. Elle se bat avec une férocité incomparable, et tient le mur de boucliers aussi bien, voire mieux, que n’importe lequel d’entre nous. Vous pourrez chercher la peur dans ses yeux quand vient le combat, mais ce sera en vain. Elle est … un soldat parfait. »
=> Caul Shiverson, au sujet d’une vierge de bataille.

Bien que la mythologie novienne fasse explicitement référence aux valkyries, femmes guerrières, la plupart des femmes de Nova ont surtout pour rôle de s’occuper du foyer de leurs époux, de leur père ou de leur frère, selon qu’elles soient ou non mariées. Elles ne sont pas pour autant considérées comme de l’ameublement, un tel rôle étant considéré par la culture comme absolument vital et essentiel, et ce à tel point que beaucoup d’entre elles tirent une sorte de fierté de leur condition.
Il y a cependant un problème, c’est que les mêmes traditions ancestrales donnent à tout homme ou femme de Nova le droit d’éduquer un fils qui sera capable de tenir hache et bouclier et de rendre ses parents fiers au combat. Cela pose problème lorsqu’un couple, pour une raison ou une autre, ne parvient à avoir que des filles. La fille cadette, pour permettre à ses parents de presque éduquer un fils, devient alors une vierge de bataille.

Les vierges de batailles sont ainsi éduquées dès l’enfance par leurs parents comme si elles étaient des garçons. Peu d’entre elles se révoltent contre ce choix, car s’il est considéré comme vital de tenir le foyer pour une femme, le rôle d’une vierge de bataille est considéré comme honorable. Elles prennent en effet un nom masculin, marquant le symbolisme de leur rôle. Et elles ne sont pas source de fierté que pour leurs parents. On dit en effet régulièrement d’elles qu’elles sont les meilleures combattantes de Nova, ce qui en fait des femmes particulièrement fières.

Les vierges de batailles apprennent ainsi à se battre, mais des serments s’imposent à elles, des serments plutôt contraignants. Elles prêtent ce serment lorsqu’elles reçoivent les armes qui leur permettent officiellement de rejoindre les troupes de Nova.
Ce serment est prêté lors d’une cérémonie humble à laquelle seules sont présentes la future vierge de bataille ainsi qu’une autre ayant déjà prêté serment et le meilleur combattant du village. L’aspirante doit alors jurer de ne jamais connaître l’amour sous sa forme spirituelle comme charnelle, elle jure de tenir le rang comme n’importe quel homme le ferait, et elle jure de rendre ses parents comme son village fiers. Par la suite, elle embrasse le guerrier et la vierge qui se trouvent en face d’elle, seuls baisers sacrifiant pour elle toute une vie de romance, puis reçoit les armes qu’elle a choisies pour combattre.

Les vierges de batailles sont les noviennes qui se trouvent le plus régulièrement à l’extérieur du pays. Une partie de leur serment consiste en effet à rendre leur famille et leur village fiers, et dans ces temps de paix pour Nova, elles ne peuvent le rendre fier qu’en s’éloignant pour réaliser des prouesses dans la campagne. Voilà pourquoi depuis l’unification par Caul Shiverson, on constate un phénomène de voyage des vierges de batailles, qui cherchent les hauts-faits ailleurs qu’en Nova.

« Et donc, demanda l’homme, tu es une guerrière c’est ça ?
-Que cela rentre dans ton crâne une bonne fois pour toutes, oui. »

Servi Rulfson était lasse de ce jeu auquel se livraient les poivrots de cette ville maudite qu’on appelait Kelvin. N’avaient-ils jamais entendu parler des vierges de bataille ? Elle réalisait qu’elle n’aurait jamais dû descendre dans cette taverne. Ces ivrognes du sud n’avaient aucun rapport avec les véritables hommes et femmes qu’elle avait l’habitude de fréquenter en Nova.

« Ma foi, je comprends que t’aies réussi à te révolter ! lança l’un deux. Tu devais être lassée de baiser des hommes puant le poisson ! Tu nous as trouvé, rassure-toi ! »

Ivre mort, celui qui avait dit cela lui plaqua la main aux fesses. Lorsque la serveuse vint trouver la garde, elle leur supplia de se dépêcher avant que cette femme ne tire sa lame. Ils se précipitèrent. La novienne n’avait pas tiré sa lame. Et dans l’océan de corps gémissant et de tables renversées, il était difficile de l’accuser d’avoir seule réduit au silence toute une salle comble, remplie de marins pourtant costauds.


Nova et le reste du monde

Depuis que ses raids se sont faits exceptionnellement rares, Nova n’existe pour ainsi dire plus aux yeux de la plupart des royaumes de Ryscior. Les royaumes qui continuent à le considérer se comptent d’ailleurs sur les doigts de la main.
En tête de ces derniers se trouvent bien sûr les Marches d’Acier, qui se rappellent du pacte d’amitié éternelle qui les lie. Mais même là, la population novienne est divisée, comme évoqué plus haut, entre ceux qui sont fidèles à la mémoire de Caul Shiverson, et ceux qui le considèrent encore aujourd’hui comme un tyran. Cette situation, qui déclencher en Nova des choses qui ne se passent nulle part ailleurs, fait ainsi que ceux qui le considèrent comme un roi et un unificateur voient les gens des Marches comme des frères d’armes légitimes, tandis que ceux qui voient en lui un tyran ont tendance à considérer que leurs « frères » des Marches n’ont pas été fidèles à la parole donnée.
L’autre exception notable est bien sûr Euplemio, alliée de Nova. Traditionnellement séparés par les Marches d’Acier, les habitants de ces deux royaumes ne se rejoignent pas souvent par les terres, et encore moins par la mer, puisqu’il leur faudrait des lunes entières de voyage pour se réunir. Toutefois, les deux royaumes ayant accepté de rejoindre la Ligue du Nord, ils ont un certain respect l’un pour l’autre. Car les noviens ne sauraient s’allier à des lopettes.
Enfin, les noviens ont des contacts réguliers avec les Îles de Jade. Après tout, n’ont-ils pas contribué à développer la piraterie dans ces dernières ? Si la société novienne est bien plus brutale que celle des insulaires, il n’en demeure pas moins que nombreux sont les noviens à affirmer avoir de la famille dans les îles, même sans jamais aller la voir.

Pour le reste, c’est avant tout de savoir comment les noviens considèrent les royaumes qui ne les considèrent pas. Et souvent, les mots « lopettes de sudistes », empruntés au lexique des habitants des Marches d’Acier, revient. Seule exception, encore une fois, les amazones, et plus particulièrement Prébois. Après tout, les quelques rumeurs que les noviens ont de cette cité laissent penser qu’elle est en guerre avec les forestières du sud. Les noviens ne l’apprécient pas pour cette raison.
Mais ils ne doutent pas que les amazones remporteront cette guerre. Après tout, ce sont les seules guerrières du sud qui vaillent les guerriers noviens au combat.

Personnalités notables

Lars Thorsteinson, Roi de Nova


Après la mort de Ragnar Caulson, le fils de Caul Shiverson, et le premier n’ayant pas eu de fils, mais uniquement des filles, c’est l’époux de la fille aînée qui a été désigné roi de tous les noviens, en l’occurrence Lars Thorsteinson, qui a aujourd’hui trente tours.
Lars Thorsteinson est lui-même le petit fils de l’un des premiers lieutenants de Caul Shiverson. Les deux familles sont donc amies de longues dates, puisque les grands-pères étaient frères d’armes, et ont versé côte à côte le sang de leurs ennemis. Lars est né après la mort de son grand-père, mais a connu Caul, ce dernier ayant eu une longévité incroyable chez les noviens. De ces rencontres, il a gardé le souvenir d’un guerrier immense, mais fatigué par l’âge, et en a conclu que rien n’était éternel, et que rien ne devait l’être. Cela impliquait notamment Nova, et surtout la politique de Caul Shiverson.
Lars ayant été éduqué à la novienne, il n’est pas tout à fait d’accord avec l’interdiction des raids. S’il ne l’a pas levée, il ne sait pas vraiment s’il doit la faire respecter de façon stricte comme le fit Ragnar Caulson. Dans ce pays où il se passe des choses qu’il ne se passe nulle part ailleurs, Lras Thorsteinson est donc une sorte de roi parfait. Si son alignement l’envoie en effet partisan de Caul Shiverson et de ses principes, il n’hésitera pas à casser des figures dans le camp de ce dernier s’il entend parler de concepts comme « ces abrutis qui font des raids ». Il en cassera aussi dans le camp d’en face, cela va de soi.
Au final, il a même beaucoup de sympathie pour ceux qui pensent que l’interdiction doit être levée. Et s’il hésite toujours, c’est grâce à une personne en particulier.

Geertje Ragnardottir, Reine de Nova


Geertje Ragnardottir, comme son nom l’indique, est la fille aînée de Ragnar Caulson, et donc la petite-fille de Caul Shiverson. Plus âgée que son mari de deux tours, elle a donc un peu plus connu son grand-père par l’âge, mais aussi par le fait que ce soit son grand-père, et qu’elle l’ait donc beaucoup plus connu.
Geertje a longuement écouté les histoires que ce dernier racontait à sa petite-fille quand il la tenait sur ses genoux, et en a conclu pour sa part un immense respect pour son œuvre et le fait qu’il y ait un monde en dehors de Nova et du fjord de l’Homme au manteau rouge. C’est pourquoi elle s’est plongée dans la curiosité par rapport à ce monde. Bien aidée par la position géographique du fjord, elle a contacté aussi souvent que possible les gens des Marches pour avoir des livres sur le monde extérieur, s’éduquant dans cette société peu penchée sur les choses de la lettre de manière autodidacte comme une femme de lettre, mais aussi de chiffres.
De chiffres, car Geertje Ragnardottir ne voit pas pourquoi son royaume devrait se contenter de survivre quand d’autres prospèrent. Puisqu’ils ne font plus de raids, pourquoi les noviens ne pourraient-ils pas faire du commerce ? Mais quel commerce ? Les noviens n’ont pas grand-chose à vendre.
Surnommée « La reine d’or de Nova » en raison de la richesse qu’elle ramène au royaume en faisant cela, Geertje Ragnardottir a trouvé une solution, qui consiste à monnayer ce que les noviens savent faire le mieux : La guerre. C’est Geertje qui a poussé les vierges de bataille à quitter Nova, et à aller rendre leur pays fier d’elles. Elle leur a cependant bien précisé de faire monnayer leurs services, monnaie qu’elle leur recommande d’utiliser pour leurs faux frais de façon la plus sage possible, puisque quand une vierge revient au pays, elle lui prend une très forte quantité d’intérêts. Après tout, c’est parce que le pays l’a élevée qu’elle est devenue vierge de bataille, non ?
Curieusement ce raisonnement n’a pas choqué les noviens.

Thrurja Sadanson, Vierge de Bataille


Puisque les vierges de batailles ont été évoquées plus haut, il convient d’évoquer la plus douée d’entre elles pour la chose militaire, et parait-il le guerrier le plus doué de Nova un point c’est tout (cela est dur à confirmer, puisqu’après tout, elle n’a pas affronté tous les guerriers de Nova).
Depuis la mort de Hrist Ragnarson, fille cadette de Ragnar Caulson et petite sœur de Geertje, ce titre honorifique est revenu à Thrurja Sadanson. Mercenaire itinérante, cette dernière a été l’une des premières à prendre la route sur l’ordre de sa reine. Elle a visité de nombreux pays, combattu pour de nombreux employeurs, a réussi à se faire un nom connu dans toutes les régions qu’elle a traversées. Celui d’une sacrée guerrière.
Seule novienne actuellement en vie à avoir été trouver les femmes guerrières de la Jungle, loin au sud, c’est elle qui a ramené la nouvelle selon laquelle ces dernières sont assiégées par Prébois. Ceci est loin d’être son seul exploit, mais il faut laisser aux ménestrels, troubadours, et autres lettrés le soin de chercher à les recenser. La tâche est d’autant plus ardue qu’il semblerait que tant que Thrurja vivra, elle continuera à se battre. Après tout, n’est-elle pas une guerrière novienne ? La mort au combat, c’est la mort à laquelle elle aspire le plus.
Après avoir combattu sans grand succès pour les Cités-Etats lors de la grande guerre l’Est (il était exclu qu’elle combatte pour Oro ! Ce royaume de lopettes est défendu par des elfes noirs), Thrurja est partie pour Kelvin, où elle essaye de trouver un embarquement pour le Nouveau Monde. Il y a peut-être d’autres exploits à aller ajouter à sa légende, là-bas.

Jadeggstir Kelanzason


Dans ce petit pays du nord où il se passe des choses qu’il ne se passe nulle part ailleurs, Jadeggstir Kelanzason fait figure de meneur des contestataires. Il pense pour ainsi dire que les raids doivent reprendre, et c’est souvent lui qui organise les raids encore clandestins qui ont lieu.
Quand il a appris que c’était Lars Thorsteinson qui allait monter sur le trône, Jadeggstir en a conçu une grande joie. Après tout, ce petit gars était bon, puisqu’il pensait que la loi de Caul Shiverson devrait être abolie. Et quand il a entendu dire que c’était à cause d’une femme que l’intéressé hésitait trop longtemps à son goût pour rétablir l’autorisation d’aller effectuer des raids, Jadeggstir en a conçu une grande peine. Pour lui, cette nouvelle, c’est le début de la fin de Nova. Une femme qui a des vêtements cousus d’or ne devrait pas pouvoir, et ne devrait tout simplement pas, expliquer à un guerrier ce qu’il doit faire.
Jadeggstir respecte cependant trop l’autorité pour tenter quelque chose d’irréparable. Mais il vit à la cour de Lars, où il essaye régulièrement de l’influer dans ce qu’il estime être le bon sens. Souvent, les débats du conseil tournent d’ailleurs à l’affrontement verbal (parfois pas que, quand une gifle se perd) entre Geertje Ragnardottir et lui-même. Bien que tous dans ce conseil sachent d’ailleurs que Jadeggstir ne respecte pas la loi, personne ne songerait à l’arrêter, parce que Lars l’aime bien, et essaye de le ménager autant qu’il essaye de ménager sa femme.
D’ailleurs, si Lars et Jadeggstir sont officiellement en froid, dans les faits, ils s’apprécient trop mutuellement pour que l’un d’eux paye un jour ce froid.

Karnhakr Redoson


Surnommé « Le fou », Karnhakr Redoson est sûrement le guerrier de Nova qui regrette le plus l’époque où les noviens étaient redoutés dans le monde entier et où leurs voiles étaient synonymes de terreur absolue. C’est du moins ce qu’il proclame. Mais comment être nostalgique en ayant aucune idée de ce qui se passait vraiment à l’époque ? Il faut être un peu cinglé, voilà la réponse.
Et de fait, Karnhakr est cinglé. Son surnom n’est pas seulement lié à sa furie sanguinaire au combat, mais aussi énormément à ses actions qui n’ont que peu de chances. Si tout village a son idiot, lui, c’est celui du pays. Tout le monde a déjà entendu parler de lui, personne n’aime vraiment l’approcher, mais personne ne le déteste vraiment non plus. Il parait qu’il est devenu fou après s’être pris un arbre sur la tête quand il était gamin. Il parait. Il parait aussi qu’il a toujours été comme ça.
Sa dernière invention en date, c’est de suivre les vierges de bataille à l’étranger. Il pose à ces dernières pas mal de problèmes quand elles voyagent, puisque s’il est utile au combat, et qu’elles apprécient son renfort, il a tendance à être beaucoup trop agressif quand il n’y a pas lieu de l’être, ce qui vaut souvent aux fières guerrières des ennuis, ce qui déprécie la marchandise qu’elles représentent, et donc énerve un tantinet Geertje, qui ne peut hélas rien tenter, sachant qu’après tout, personne ne peut légiférer contre un fou. C’est pourquoi les vierges de bataille qui acceptent l’escorte de Karnhakr sont souvent celles qui désapprouvent la loi de Caul Shiverson. Elles l’acceptent juste pour provoquer sa petite-fille.
Est-il d’ailleurs besoin de préciser que Karnhakr est de tous les raids qui ont encore lieu ?
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