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 Le royaume d'Hasdruba

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Le royaume d'Hasdruba   Sam 18 Avr 2015 - 11:03

Hasdruba


Physique du pays

Hasdruba est un pays à la géographie extrêmement contrastée, en raison de sa localisation. Bordé au nord par la Grande Forêt et au sud par le commencement du désert, le pays est donc, si on le traverse du nord au sud, très contrasté, puisqu’il passe d’immenses plaines débordantes de verdures avec de petites forêts à une région beaucoup plus sèche et aride, où le sable se mêle à la terre et où les rares arbres qui poussent sont généralement bas. Les oranges du duché des Tanemberg sont d’ailleurs réputées partout dans le monde. De même, Hasdruba est bordé à l’ouest par une région marécageuse qui fut choisie comme frontière historique. Seule frontière contestée, les plaines de l’est, qui marquent une frontière floue avec le tout jeune Royaume des Orcs.
L’intérieur du pays est à l’image de ces contrastes aux frontières. On y croise des régions montagneuses autant des plaines qui semblent s’étendre à l’infini, il est possible de franchir dix cours d’eau en un jour de voyage pour n’en trouver aucun le lendemain… Tel est Hasdruba.

L’histoire d’Hasdruba

Connu dans le monde entier, Hasdruba est un royaume rendu célèbre par sa noblesse, mais aussi par sa structure sociale si particulière, totalement unique au monde. Le royaume fut fondé il y a à présent deux millénaires par sept chevaliers qui avait été bannis des Cités-Etats. Ces sept chevaliers étaient les membres d’un ordre de chevalerie dont la fondation remonte à des temps bien plus anciens, et fut totalement oubliée par les Hommes. On sait cependant que les sept chevaliers de l’ordre étaient supposés incarner les vertus chevaleresques dictées à la fondation de ce qui était alors connu sous le nom de l’Ordre des Sept. Ainsi, l’un d’eux représentait la droiture. Ce chevalier s’appelait Wellan de Llent et menait les autres. Le deuxième représentait le courage. Il s’agissait de Friedriech von Tannemberg. Santo de Sirenia représentait la bienveillance. Jasson von Konniksee représentait la politesse. Bridgess von Gregory représentait la sincérité. Bergeau de Poitevin représentait l’honneur. Enfin, seul à ne pas avoir de titre de noblesse, Kafkon Samuel représentait la loyauté absolue.
Ces sept chevaliers, suivis dans leur exil par leurs familles et par ceux qui considéraient l’Ordre des Sept comme plus digne de confiance que les gouvernements des Cités Etats, arrivèrent sur un pays de plaines battues par les vents, bordé au nord par la Grande Forêt et des Montagnes, à l’est par des royaumes déjà fondés depuis longtemps, à l’ouest par des marécages, et au sud par le Désert. Voyant que cette terre était apte à héberger leurs suivants, les sept chevaliers décidèrent d’y établir le royaume d’Hasdruba. Il fut décidé que chaque chevalier règnerait sur une portion égale du territoire, qui furent appelés les duchés. Chacun des sept devint donc un Duc. Et Wellan de Llent devint le Roy d’Hasdruba, en plus d’être Duc du Duché de Llent. Puis le temps passa … Les sept premiers Ducs disparurent rapidement. Friedriech von Tannemberg en premier, après une chasse d’où il ne revint jamais. Welland, Santo, Jasson, Bridgess et Bergeau moururent tous dans leur lit, tandis que Kafkon Samuel disparut durant une nuit d’été. L’histoire d’Hasdruba pouvait alors commencer…
L’histoire d’Hasdruba fut marquée par les conflits entre Seigneurs, mais aussi par les guerres auxquelles le pays prit part. Tous ces évènements qui n’amenaient souvent à rien de plus qu’à une bataille remportée par les chevaliers sans que ceux-ci ne cherchent à étendre leur domaine prirent peu à peu l’apparence d’une vie normale. Lors des évènements qui eurent lieu il y a un tour, Hasdruba fut loin d’être épargné. Le duché des Tanemberg, ainsi que celui des Poitevin et des Konniksee fut réduit en cendres par les armées des elfes noirs. Si le duché des Poitevin et des Konniksee sont encore debout, celui des Tanemberg ne se remettra sans doute jamais de cette catastrophe. Aussi fût-il partagé, suite à la décision du Conseil des Ducs, en deux parts égales qui revinrent à Ulrick von Konniksee et Raoulet de Poitevin. Quand à Isabelle von Tanemberg, la duchesse régente, elle se retira dans un couvent au service d’Elye.
Mais un autre duché fut réduit en cendres. Il s’agit de celui des Sirenia, qui fut détruit par les orcs et annexé. Les chevaliers, qui devaient d’abord panser les plaies du royaume avant de songer à une reconquête, choisirent de laisser le duché aux mains des peaux-vertes, pour l’instant cependant. Il ne fait aucun doute que Philippe de Sirenia, l’actuel duc sans duché, comme il est appelé, n’attend que l’accord du Roy pour emmener tout ce qu’Hasdruba compte de chevaliers pour reprendre ce qui lui appartient de droit.

Le peuple d’Hasdruba

Bien que les hasdrubiens soient très différents les uns des autres, comme tous les humains d’ailleurs, on retrouve chez la plupart d’entre eux un trait commun, quasi national. En effet, ils vivent dans et pour l’instant présent, ce dont ils tirent une fierté certaine.
Cela ne veut pas dire que tous sont des hédonistes éhontés, faisant la fête nuit et jour, même si certains membres de la noblesse rentrent bien dans cette catégorie. En réalité, cela signifie qu’aux yeux d’un hasdrubien, ce qui compte est ce que vous faites maintenant, pas ce que vous pourrez ou ne pourrez pas faire plus tard. Un cordonnier hasdrubien consciencieux peut très bien passer la nuit à s’assurer que la paire de chaussures qu’il fabrique est aussi parfaite que possible. Les actes des Chevaliers hasdrubien sont toujours choisis avec soin, pour rester en accord avec l’honneur. Le paysan hasdrubien s’efforce de terminer ce qu’il a à faire pour la journée, plutôt que d’accumuler les soucis pour le lendemain.
Les hasdrubien ne se soucient pas des conséquences de leurs actes. Quand les retombées se présentent à eux, ils les gèrent dans le même esprit. Rares sont ceux qui perdent leur temps à se plaindre de l’injustice de l’existence. La plupart considèrent même avec dédain ceux qui prennent leurs dispositions pour affronter les années. Personne ne sait ce que l’avenir réserve, c’est pourquoi celui qui oublie de faire de son mieux aujourd’hui, afin de se préparer pour un lendemain qui peut ne jamais se présenter, ne cherche qu’un prétexte pour se défiler.
Cela ne signifie aucunement que les hasdrubiens ont l’habitude de dévorer toute leur récolte en l’espace d’un mois. Ils ne sont ni suicidaires ni stupides. D’un autre côté, il peut leur arriver de manger plus que nécessaire lors d’une fête, et bien moins par la suite, les réserves en ayant pris un coup. Peu d’hasdrubiens sont cependant prêts à réduire leur consommation en prévision d’un festin imminent.
D’une manière plus générale, on peut dire que les hasdrubien ne sont pas du genre à investir pour l’avenir. Les grandes demeures sont bâties pour être vues au plus vite, et non pour accroître la fortune de leur propriétaire. De même, les réformes sociales ne sont pas très populaires, car leurs bénéfices ne concernent que l’avenir et occultent ce qu’il est nécessaire de faire aujourd’hui. L’hasdrubien préfère nourrir l’affamé plutôt que de chercher à endiguer les causes de la famine une bonne fois pour toutes.
Cette attitude est soumise à de vives critiques, notamment de la part des citoyens des autres royaumes, qui voient là une certaine arriération. Par exemple, l’imprimerie a révolutionné le monde entier, alors que la plupart des livres sont toujours manuscrits en Hasdruba. En revanche, on ne peut nier que le fruit du travail des artisans hasdrubien est généralement supérieur à celui du reste du monde. Le forgeron hasdrubien vit pour concevoir les meilleures épées, et non pour en tirer le plus d’argent possible. L’aventurier est souvent la parfaite illustration de l’esprit hasdrubien. C’est pourquoi la nation produit bien plus de bourlingueurs que ce que l’on pourrait croire.

La société hasdrubienne est divisée entre la noblesse et la paysannerie. Cette distinction fait partie intégrante de la loi, qui accorde des droits très différents aux deux classes.
Tout hasdrubien naît dans une classe ou l’autre, et il est presque impossible d’en changer. Un noble est une personne capable de prouver que ses ancêtres des cinq générations passées sont issus de la noblesse. Tous les noms et toute la généalogie des membres de la noblesse étant répertoriés dans le Grand Nobiliaire, cela revient à montrer que tous les ancêtres y figurent. Tous les autres sont des paysans. C’est ainsi, notamment, que l’enfant d’un noble et d’une paysanne est un manant. Un paysan ne pouvant hériter d’un fief, les propriétaires terriens n’en épousent jamais. Il existe deux exceptions. Tout d’abord, les étrangers ne sont pas hasdrubiens et ne sont donc ni des nobles ni des paysans. Ceci s’applique également aux Nains, et aux halfelins qui évoluent dans le royaume. Ces personnes sont traitées avec le respect qui semble leur être dû, ce qui, dans la pratique, signifie qu’on les respecte à la mesure de leur tenue vestimentaire.
Les relations entre les nobles et les paysans influencent le moindre aspect de la société hasdrubienne. Le rapport de base est cependant très simple. Les paysans ne vivent que pour servir leur seigneur. Les nobles, de leur côté, sont censés les protéger et assurer la justice. Néanmoins, les seigneurs ont d’autres devoirs que de veiller sur leurs serfs, notamment envers leur propre seigneur, responsabilités qu’ils ont tendance à considérer comme plus importantes. La quasi-totalité des nobles voient les paysans comme des individus inférieurs. Les exceptions sont extrêmement rares.
En dehors de ce cadre, il est peu probable de rencontrer dans sa vie plus d’un hasdrubien exprimant de telles idées. Même dans ce cas, la noblesse en question ne considérera généralement comme égaux qu’une poignée de paysans. De nombreux serfs considèrent les nobles comme leurs supérieurs, mais les exceptions sont bien plus fréquentes dans ce sens. En effet, on trouve à travers tout le royaume des paysans qui voient les nobles comme des parasites de la société. Les nobles peuvent être privés de leur titre par ordre du Roy ou du conseil des Ducs réunis. Cela affecte alors tous leurs descendants, c’est pourquoi cette décision n’est jamais prise à la légère. Le Roy et le conseil peuvent également accorder le statut de noble à un paysan, mais dans ce cas, ils doivent le faire de concert.
Dans toute l’histoire d’Hasdruba, seuls trois paysans ont accédé à la noblesse. Les enfants d’un paysan anobli ne sont pas nobles eux-mêmes, car leurs grands-parents sont ou étaient eux-mêmes des paysans, du moins d’un côté. Ainsi, à moins que la descendance ait été elle-même anoblie conjointement par le Roy et le conseil, la lignée ne tardera pas à s’éteindre. Un anoblissement sur plusieurs générations ne s’est jamais présenté et toutes les lignées nobles remontent jusqu’à la fondation du royaume.
On attend de tous les nobles de sexe masculin qu’ils deviennent Chevaliers, ce qui est le plus souvent le cas. Les dames ne sont pas admises au sein de la chevalerie, et leur rôle se résume à tenir la demeure de leur époux et à faire partie des plus beaux meubles.
La séparation entre les hommes et les femmes est l’autre grande division de la société hasdrubienne, les deux sexes étant loin d’être considérés comme égaux. Les hommes sont tenus de se montrer courtois envers les femmes, en toute circonstance. Manquer de respect envers une représentante du beau sexe est un manquement grave à l’étiquette et les hommes qui s’en prennent violemment à une femme sont très sévèrement châtiés. Les hommes doivent se lever quand une femme pénètre dans la pièce et sont censés la laisser passer en premier, sauf pour monter un escalier, auquel cas, l’homme passe devant. Les femmes sont servies en premier et les appartements les plus confortables leur reviennent.
Bien entendu, ces exigences ne s’appliquent qu’au sein d’une même classe. Un noble n’est pas censé montrer un tel degré de courtoisie à une paysanne, même si certains le font et en tirent une certaine considération, du moins tant qu’ils n’en profitent pas bassement. En revanche, les femmes ne sont pas autorisées à être propriétaires, à voyager sans escorte masculine ou à pratiquer la plupart des métiers. Malgré l’apparat de la courtoisie, ce sont les hommes qui tiennent les rênes.
La plupart des femmes s’accommodent de ces contraintes et un nombre significatif d’entre elles pense même qu’elles sont justes. Mais d’autres décident de tenir une arme ou une échoppe. Pour cela, il leur faut se faire passer pour des hommes. Personne ne sait combien il existe de femmes ainsi déguisées de par Hasdruba, mais rien qu’au sein de la noblesse, on sait que chaque année au moins un Chevalier mort sur le champ de bataille se révèle être une femme.
Les aventurières et les commerçantes des pays étrangers risquent également de ne pas apprécier la manière dont elles sont traitées. Elles goûteront peut-être la courtoisie, mais verront vite que personne ne les prend au sérieux, partant du principe que ce sont les hommes du groupe qui mènent la barque. Certaines femmes qui se rendent régulièrement en Hasdruba préfèrent passer pour des hommes afin d’éviter ces désagréments.

« Tu ne combattras qu’au corps, et tu n’utiliseras aucune arme de jet.
Tu relèveras toujours un défi.
Tu ne tireras jamais l’épée contre un autre chevalier d’Hasdruba sauf lors d’un jugement ou d’un tournoi.
Tu ne te laisseras jamais capturer, et tu ne fuiras jamais devant l’ennemi.
Tu défendras le fief qui t’es confié, protègera les faibles et combattra pour la justice.
Tu combattras toujours les ennemis de l’ordre et de la vertu.
Tu feras toujours preuve d’honneur et de courtoisie.
»
=>Le code d’honneur des chevaliers d’Hasdruba.

La chevalerie d’Hasdruba est un système qui parait pour le moins incongru à tout étranger. Les chevaliers d’Hadruba sont les nobles de sexe masculin. Ils n’ont pas le choix de leur métier, et deviennent soit chevalier, soit prêtre. Une fois leur bure revêtue, les prêtres rejoignent leurs ordres respectifs et disparaissent de la noblesse du pays, même si on leur accordera le respect dû à leur rang.
Du côté des chevaliers, la situation est bien plus compliquée. Il devra être à la fois protecteur d’Hadruba mais également représentant du Roy parmi le bas peuple du pays.  Chaque chevalier, une fois adoubé, reçoit un fief dont il a la charge. Pour définir un fief, les lois d’Hasdruba se basent sur le nombre de paysans qui l’habitent. Ainsi, les plus petits fiefs ne peuvent pas compter moins de cent paysans. C’est un minima, et il n’y a pas de maxima à ce nombre. Les terres se transmettent de père en fils, tout comme les richesses. Les femmes n’ayant aucun droit, la fille d’un chevalier ne saurait hériter de ses terres, même si elle venait à être fille unique, auquel cas son mari héritera de la terre du beau-père en plus que de la main de sa fille. Si un père a plusieurs chevaliers parmi ses enfants, il donnera son fief à un seul d’entre eux, et les autres deviendront chevaliers au service du Roy, c’est-à-dire que dans la pratique, ils se mettront au service de leur frère aîné, vivront à son palais, lui serviront d’ambassadeurs ou de juges, et en tant de guerre, grossiront son armée. En revanche, ils seront également tenus d’entrer en guerre chaque fois que cela est possible à l’appel d’un seigneur. Leur errance au sein du royaume peut prendre fin s’ils épousent une fille dont la dot sera un fief. Il faut noter que le cinquième fils sera toujours chevalier au service d’Hadruba, par tradition.
Il est important de noter que si le seigneur mourant n’a pas de fils et que sa fille n’est pas encore mariée à sa mort –chose rare-, elle devient régente du fief jusqu’à prendre époux. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’elles restent célibataires très peu de temps.
La hiérarchie est très importante au sein même de la chevalerie d’Hasdruba. Les chevaliers sont liés les uns aux autres par des vœux : les serments d’allégeance. Un noble s’engage ainsi envers un noble qui lui est supérieur, lui promettant son aide militaire en retour de moyens de subsistance. Les nobles sont répartis en quatre classes, qui équivalent plus ou moins à des grades. Tous les chevaliers sont pris à un degré plus ou moins important dans cette hiérarchie, ce qui fait qu’en pratique, si un noble décide de partir en guerre et de convoquer tous ses vassaux, il aura vite fait de réunir des milliers de chevaliers.
Au sommet de la hiérarchie trône le Roy. Il est le souverain, ce qui signifie qu’il n’est soumis à aucune législation. Il peut édicter des lois à son gré, et tout ce qu’il fait est légal, par définition. Si le Roy était corrompu, Hasdruba devrait faire face à de sérieux soucis. Le pouvoir du Roy permet ainsi de contrôler les abus des nobles de moindre rang, y compris ceux qui tentent d’exploiter bassement la lettre de la loi au détriment de son esprit. Il est cependant à noter que la loi du royaume interdit certaines actions au roi. Les lois du royaumes furent décidées par Wellan de Llent lui-même. Elles consistent au respect du code de chevalerie en toute circonstance, et si le roi voulait modifier ce code, la hiérarchie, ou pire encore, transgresser les lois du royaume, le conseil des ducs serait apte à le déposer.
En dessous du Roy, on trouve les ducs. Le duc hasdrubien est investi d’un pouvoir royal au sein de son duché, mais il n’en reste pas moins un sujet du Roy. Cela signifie qu’un duc n’enfreint jamais la loi dans son propre duché, à moins de désobéir à un ordre du Roy en personne. Tous les Ducs se voient directement attribuer leurs terres par le Roy. En théorie, le Roy peut nommer autant de Ducs qu’il le souhaite, mais ce titre a peu de sens quand il n’est pas associé à des terres. Dans la pratique, seuls les dix grands fiefs qui étaient présents à la fondation même d’Hasdruba sont considérés comme assez importants pour être duchés.
Les barons sont des nobles à qui le Roy a personnellement attribué des terres, mais qui ne sont pas considérés comme ducs. Ils sont sujets de la loi et de l’autorité royales mais pas de celles des autres nobles, y compris des ducs. C’est ainsi que, légalement, une Baronnie est indépendante du duché dans lequel on la trouve. Ils sont un défi à l’autorité des ducs, c’est pourquoi ils sont dans les faits très peu nombreux en Hasdruba.
En dessous des barons, on trouve les seigneurs, qui sont des nobles ayant reçu des terres d’un suzerain autre que le Roy. Ils sont soumis à la loi royale, à la loi ducale du duché sur lequel s’étend leur terre et aux lois de leur supérieur direct. Même les vassaux d’un Baron sont soumis à la loi ducale, l’immunité baronniale n’étant pas transmise. Les seigneurs constituent l’écrasante majorité de la noblesse foncière d’Hasdruba.
La base de la hiérarchie aristocratique est constituée des chevaliers au service d’Hasdruba. Ceux-ci ne détiennent aucune terre et servent souvent leur suzerain en échange du gîte et du couvert. Il faut préciser que tous les hommes nobles sont également Chevaliers. Seuls les Chevaliers qui ne portent aucun autre titre sont considérés comme au bas de l’échelle.
Concernant le cas particulier des chevaliers errants, ils sont considérés comme des chevaliers sans aucun titre honorifique, c’est-à-dire inférieur même aux chevaliers au service d’Hasdruba.

« J’ordonne en toute équité l’exécution des cinq accusés, c’est tout ce qu’ils méritent. »
=> Un baron, rendant la justice.

La justice concernant les paysans est très simple : ils sont à la merci de leur seigneur. A la moindre infraction à une loi existante (ou pas) que le seigneur constatera, il sera libre de réunir un tribunal dont il sera l’unique juge, et décidera seul de la sanction à adopter.
Les chevaliers, contrairement aux paysans, ne sont soumis qu’à une seule loi, celle du Roy.
Les procès chevaleresques sont des événements complexes qui obéissent à des lois précises. L’assemblée doit être convoquée par le seigneur de l’accusé ou par un supérieur dans la hiérarchie féodale. C’est ainsi que le Roy peut décider un procès impliquant n’importe quel noble. Le procès doit être annoncé officiellement trois fois, sur plusieurs jours, pas plus tôt que deux semaines avant l’événement, ni plus tard que deux jours avant. Le seigneur qui convoque l’assemblée siège en tant que juge, et sept autres Chevaliers, d’un rang au moins égal à celui de l’accusé, constituent les jurés.
L’accusé doit se présenter devant la cour en personne, à moins de pouvoir justifier son absence. C’est au juge de décider si une telle excuse est valable. Le cas échéant, il dissout l’assemblée et ajourne la séance. Si l’excuse lui paraît insuffisante, le procès a lieu par contumace. S’il est présent, il assure sa défense, tandis que les accusateurs exposent leurs griefs. Le juge se penche alors sur l’affaire et la cour se réunit le lendemain matin pour entendre le verdict. Le seigneur responsable décide de la culpabilité ou de l’innocence, puis transmet sa sentence aux jurés. Si ceux-ci sont en désaccord avec un verdict rendant l’accusé coupable, ils peuvent alléger la sentence, mais ils n’ont pas le droit de l’acquitter.
La plupart des sentences sont symboliques, les nobles n’étant jamais soumis à l’emprisonnement ou au châtiment corporel. Les amendes sont possibles, mais très rares, la plupart prenant la forme d’un dédommagement. Ainsi, un chevalier qui a tué cinq serviteurs d’un autre noble en état d’ivresse pourra être tenu de financer la formation des remplaçants. Les sentences les plus courantes se traduisent par des excuses publiques, des services spécifiques en faveur de la victime, des restrictions imposées sur la conduite du coupable ou une quête visant à prouver son courage. Dans les cas extrêmes, la cour peut demander au Roy de priver le chevalier de ses fiefs, voire de ses titres de noblesse. Bien évidemment, des peines subsidiaires sont très souvent prononcées, impliquant souvent des règlements de compte entre familles via la voie judiciaire.
Il y a également le cas particulier de l’errance du chevalier. C’est une sentence souvent décidée sur les jeunes chevaliers, qui consiste à lui confier pour les cinq prochaines années une mission d’errance. Le chevalier doit renoncer à sa maison et sa famille pendant ces cinq années pour parcourir le monde et lui montrer la gloire d’Hasdruba. C’est ce qu’on appelle confier une quête d’errance au chevalier, plus souvent appelée une quête.
Les femmes bien nées sont également sujettes aux cours chevaleresques et peuvent recevoir les mêmes peines que les hommes. Une quête assignée à une femme est presque toujours synonyme de peine de mort, c’est pourquoi quelques dames sont devenues des hors-la-loi. Celles qui se font prendre alors qu’elles se faisaient passer pour des hommes sont généralement soumises à une quête. Ces femmes détenant des armes dont elles savent se servir, il leur arrive d’accomplir leur quête, mais elles subissent alors des procès à répétition, jusqu’à ce qu’elles daignent se conduire comme de dignes dames.


La religion en Hasdruba

Prarag est logiquement le dieu le plus vénéré par les chevaliers d’Hasdruba, et Elye par les paysans, mais tous les autres dieux sont vénérés à des degrés plus ou moins importants. Les cultes du mal sont bien entendu interdits, et si le culte de Mystin est toléré, la noblesse le voit d’un mauvais œil, car une avalanche de sort ne vaudra jamais une bonne vieille charge de cavalerie.
Cependant, et bien que Prarag soit le dieu de tous les chevaliers, ils sont autorisés à honorer d’autres dieux, tant que Prarag occupe une place des plus importantes dans leur cœur.

Puissance militaire

Quand un seigneur doit partir en guerre contre un ennemi, il fait alors appel à ses vassaux, ainsi qu’aux Chevaliers au service d’Hasdruba qui logent sous son toit. Ses vassaux font alors de même, c’est-à-dire qu’ils font eux-mêmes appel à leurs propres vassaux et aux chevaliers qui logent sous leur toit, et ainsi de suite. A l’armée qui se constituera ainsi s’ajouteront ensuite les chevaliers errants de passage, toujours à la recherche de gloire.
De telles armées n’ont pas aucune hiérarchie interne et n’ont jamais reçu de formation au combat en groupe, mais tous les chevaliers ayant reçu la même éducation en termes militaires, il en résulte un ensemble homogènes de guerrier qui savent tous ce qu’ils ont à faire sur le champ de bataille, c’est-à-dire charger l’ennemi en beuglant leurs cris de guerre. Ils ont cependant un semblant d’organisation : un chevalier ne charge jamais seul et loin du groupe, tous chargent en même temps, ce qui rend la charge des chevaliers d’Hasdruba dévastatrice, et fait de leur formation l’une des plus redoutées du monde.
La principale faiblesse de ce système apparaît surtout dans les longues campagnes. Seigneurs et Chevaliers doivent rejoindre leur fief pour le gouverner ou protéger directement les leurs, la plupart ne pouvant répondre à l’appel de la guerre pour une durée excédant quarante jours. Les choses sont bien entendu différentes si ce sont au départ les terres du seigneur en question qui subissent un assaut.
Quand un site important, tel qu’un col de montagne ou l’accès à une forteresse gobeline, a besoin d’être défendu, le Roy ou un duc accorde alors un fief local à un puissant guerrier qu’il nomme Marquis. Ce nouveau seigneur est ensuite responsable de la construction de fortifications, de la formation des troupes et de l’élimination de la menace. Cela fonctionne généralement bien à la première génération, mais ensuite, le premier héritier du marquis n’est pas toujours à la hauteur de la tâche. Certains vont même chercher l’aide d’aventuriers de basse extraction.
Hasdruba n’est pas un pays où règne la paix, même quand cessent les assauts des orques, gobelins et d’autres royaumes. Les batailles entre seigneurs perturbent aussi la nation.
Les nobles qui le désirent peuvent régler certains différends par les armes plutôt que de faire passer l’affaire devant un tribunal. Il n’est pas possible de déclarer la guerre à son supérieur féodal ou à quiconque ayant une autorité légale sur soi ; personnalités qui, de toute façon, constituent le plus souvent des adversaires trop forts.
Il existe trois motifs reconnus pour déclarer la guerre. Le premier consiste à tenter de reprendre des terres que l’adversaire s’est arrogées. Le second, à anéantir un traître notoire (si le suzerain de celui-ci est tenu de prendre les mesures qui s’imposent, tout chevalier est autorisé à le faire). Enfin, répondre à une offense faite à l’honneur de sa noble famille est une justification suffisante.
Servir les dieux du mal ou s’allier à un ennemi d’Hasdruba relève de la trahison et ce type d’accusation a servi de prétexte à plus d’une guerre. La spoliation de terres n’est pas un crime pour lequel il peut y avoir prescription et lorsqu’une guerre visant à la réparer est remportée, la victime peut tout à fait invoquer la spoliation à son tour et contre-attaquer après avoir réuni suffisamment d’alliés. Le dernier motif, l’offense à l’honneur de la famille, permet, par exemple, à un noble de déclarer la guerre pour avoir été placé inadéquatement lors d’un festin, ce qui est déjà arrivé. Parfois, de telles guerres dégénèrent en conflits de sang qui s’étendent sur des générations, les actes de chaque camp offrant à l’autre tous les prétextes pour continuer à se trucider.
Les plus nobles des seigneurs hasdrubiens ne recourent à ce droit que pour affronter des aristocrates qui sont des traîtres sans équivoque. Réunir les preuves qui peuvent les convaincre de la chose est souvent une mission d’aventurier. Les seigneurs les moins scrupuleux peuvent également donner du travail à des aventuriers quand un noble innocent a besoin d’aide pour assurer sa protection contre un voisin despotique.

Hasdruba et le reste du monde

Hasdruba semble ne pas agir comme une seule personne auprès du reste du monde. Si lorsque le Roy prend une décision, tous ses sujets l’appliquent, la situation est bien plus dure en cas de silence de celui-ci. Car une caravane marchande pourra être bien accueillie dans un fief et chassée manu militari dans l’autre. Ce qui fait que la plupart du temps, les autres royaumes évitent Hasdruba, et les hasdrubiens ne s’en portent pas plus mal, se contentant de vivre comme ils ont toujours vécu. A noter cependant que si Hasdruba entre en guerre par ordre du Roy, il ne fait pas bon d’être sur la trajectoire de la charge de ses chevaliers.
Actuellement, cependant, il y a une forte différence. Hasdruba est sur la liste des ennemis officiels des Cités-Etats qui cherchent à se venger, mais est également en conflit fermé (pour l’instant du moins), avec Oro. En effet, après la prise de pouvoir du roi Asarith Lune-Pâle, de nombreux nobles d’Oro ont trouvé refuge en Hasdruba. C’est là qu’ils ont trouvé Fael d’Alvestryn, épouse du chevalier Enguerrand d’Alvestryn, mais surtout princesse héritière d’Oro depuis que son frère est mort. En conséquence, Hasdruba, en refusant de chasser Enguerrand, et en acceptant de l’héberger ainsi que son épouse, défie ouvertement Oro qui réclame le retour de celle que le roi Asarith Lune-Pâle qualifie de menteuse éhontée qui doit être châtiée. De même, Hasdruba est en conflit ouvert avec les peaux-vertes du Royaume Orc. Les incidents de frontière avec ce dernier sont d’ailleurs nombreux.

Personnalités notables

Palménas de Llent, Roy d’Hasdruba


« Chevaliers ! Sejer nous a envoyé un marchand ! Le marchand a gravement insulté l’ensemble de notre royaume, en se prétendant plus riche que votre Roy lui-même, et en vous traitant de snobs prétentieux uniquement ici grâce à la réussite de votre père ! Sejer doit être châtié ! Ces fils de chiennes se croient meilleurs que nous, chevaliers d’Hasdruba ! C’est une insulte qui sera lavée dans le sang de leurs hommes, tandis que leurs maisons et leurs femmes seront nôtres ! J’aimerais vous souhaiter la bonne chance chevaliers, mais je ne vous ferais pas l’insulte de croire qu’il vous faut de la chance pour écraser cette vermine qui ne sait pas tenir correctement une arme ! Maintenant, à l’attaque ! »
Le sol trembla sous les sabots de milliers de chevaux qui s’élançaient. La chevalerie d’Hasdruba était ici. Les guerriers de Sejer, en face, étaient piteusement en ligne. Tous savaient que la charge serait dévastatrice. Ils avaient prévu les lances, pour tenter de l’arrêter, mais las ! Oro lui-même n’avait pu triompher des charges de cavalerie hasdrubiennes. Nul ne savait ce qui faisait la puissance de ces chevaliers, mais même le plus lourd des murs de piques semblait ne pas arrêter leur charge.
« Archers ! Tirez ! rugit-on dans le camp de Sejer. »
Aussitôt le ciel s’assombrit. Les guerriers de Sejer les plus proches purent entendre le bruit des cordes qui brutalement se détendaient, tandis que tous entendirent, pas dessous le martellement des chevaux au galop, le vrombissement de la pluie de flèches qui s’abattit sur les chevaliers.
Palménas regarda derrière lui rapidement. Si quelques selles avaient été vidées par les flèches, cela n’avait eu aucun impact sur la charge qu’il menait en ce moment même. Ce n’était pas étonnant. Les armures épaisses que les chevaliers portaient et les lourds caparaçons de leurs chevaux avaient justement été prévus pour avancer en riant sous les flèches. Et c’était ce qui se passait en ce moment-même. Il observa le bout de sa lance, qu’il n’avait pas encore abaissé. En haut, un foulard rouge. Sa douce mie, la reine, à laquelle il avait confié les rênes d’Hasdruba tandis que les chevaliers étaient occupés, lui avait confié ce dernier afin de l’assurer que ses pensées l’accompagneraient au combat. Il savait, sans avoir besoin de le regarder, que derrière lui, la plupart des chevaliers avaient semblable pièce de tissu accroché à leur lance. Parfois c’était un foulard, parfois un gant, les couleurs variaient. Les chevaliers eux-mêmes étaient un spectacle de couleur d’ailleurs, chacun ayant sa propre héraldique. Toutes les couleurs du monde se trouvaient dans son dos, et soudain, l’impact !
Palménas de Llent, Roy d’Hasdruba, avait abaissé sa lance, et pénétra sans peine les rangs des gueux qu’avait levés en hâte Sejer. Il empala un premier soldat sur sa lance, puis la lâcha, sachant qu’elle ne serait plus récupérable par la suite. Il tira ensuite son épée, puis frappa à  droite, à gauche, et devant. Les soldats ne tombaient pas que de sa main. Ceux qui se heurtaient au caparaçon du cheval lancé en pleine course chutaient sous la force de l’impact, puis finissaient irrémédiablement piétinés par les sabots de l’animal. Palménas n’était plus en tête à présent. A sa droite, son cousin, Guy de Loimbart, s’était enfoncé bien plus en avant, et là où il frappait, les chevaliers avaient presque percé la première ligne, pour s’attaquer aux archers disposés derrière. Puis ce fut la débâcle. Les troupes de Sejer se retournèrent, et se mirent à courir pour leurs vies. Du coin de l’œil, Palménas put voir le roi de Sejer fuir avec ses hommes.
« Le général ennemi n’est point homme pour abandonner ainsi ses hommes aux combat ! rugit-il. Capturons-le, et apprenons-lui le prix de la lâcheté ! »
Et il en fut ainsi. La charge avait rarement été aussi bonne dans toute l’histoire d’Hasdruba. Mais il fallait dire que les adversaires d’aujourd’hui étaient des humains, et pas même originaire du royaume de la chevalerie. Palménas savait que de tels guerriers étaient bien souvent beaucoup plus lâches, et beaucoup plus faibles, que les centaures venant des hauts plateaux, ou encore les orques et gobelins, ou même les hasdrubiens eux-mêmes.
Palménas de Llent est le Roy d’Hasdruba. Grand roi et puissant guerrier, ses sujets voient en lui un exemple de perfection et d’honneur chevaleresque. Combattant de talent, stratège sans égal, il n’a jamais connu la défaite. Les nobles comme les roturiers parlent de lui avec la même déférence.

Isabelle von Tanemberg


Lorsque son époux, le Duc von Tannemberg, mourut, Isabelle était enceinte. Le royaume entier était tourné vers ceci : si l’enfant était une fille, celui qui épouserait la veuve serait duc. S’il était un garçon, elle deviendrait duchesse régente du duché jusqu’à adoubement dudit garçon. Et ce fut un garçon. Isabelle von Tannemberg est une excellente régente, et une bonne mère. Son enfant, qui  a désormais huit ans, jouit de la meilleure éducation possible. Quant à sa mère, un autre épisode la rendit célèbre.
Les nations du désert se pressaient à la frontière d’Hasdruba, frontière où se trouve le duché régit par Isabelle. Les chevaliers du duché, levés, et sans maitre, se disputaient pour savoir qui prendraient le commandement, et la dispute créait une occasion d’attaquer pour les soldats du désert. C’est alors qu’Isabelle prit la parole : « Puisque je suis régente, et puisque je représente mon défunt époux, qu’ils luttent à bon droit et sans perdre leur honneur, ceux-là qui avaient prêté serment à mon époux, et qu’ils se rallient à mon étendard comme s’il était le sien ! » Isabelle von Tannemberg créa un dangereux précédent pour la place des femmes en Hasdruba, précédent qu’elle régla aussitôt en envoyant au couvent treize femmes qui voulaient être adoubées, suivant son exemple. Ainsi fût-il inscrit que seule une duchesse régente pouvaient prendre les armes.
Aujourd’hui cependant, le vent a tourné. L’enfant d’Isabelle von Tanemberg a disparu et est supposé mort depuis l’invasion des elfes noirs. Son duché n’existe plus. Elle a officiellement renoncé à son titre, mettant fin d’elle-même à sa lignée, pour se retirer dans un couvent au service d’Elye, loin au fin fond de la campagne hasdrubienne. Bien qu’elle soit encore connue parmi les hasdrubiens, elle ne s’est plus exprimée publiquement depuis son retrait.

Philippe de Sirenia


Couramment reconnu comme étant le meilleur stratège d’Hasdruba, devant même le Roy en personne, Philippe de Sirenia est désormais également le duc sans duché. C’est un homme déterminé, compétent à la guerre, mais un piètre percepteur d’impôts, et un juriste pitoyable. Les paysans de son duché passaient leur temps à se révolter, lui permettant sans cesse de montrer au monde la prouesse de ses chevaliers et la valeur de ses stratégies.
Mais aujourd’hui, avec la perte de son duché, pris par les peaux-vertes, Philippe de Sirenia n’aspire plus qu’à une chose. Repartir en guerre. C’est une source de conflits récurrente entre lui et le Roy Palménas de Llent, car ce dernier ne souhaite pas retourner dans une guerre aussi longue et pénible tout de suite. Beaucoup pensent qu’arrivera un jour où Philippe défiera ouvertement le Roy, mais cela n’est pas encore arrivé.

Ulrick von Konniksee


Surnommé « Le seigneur du marais », le duc Ulrick est un homme frustre, simple et rude. Marqué dans son enfance par une violente insurrection paysanne, il n’a aucune tolérance à l’égard de ses gueux et de ses inférieurs hiérarchique, et cherche à tout prix à les soumettre à son autorité. Le combat étant selon lui un excellent moyen de parvenir à ses fins. Il est l’un des ducs dont le duché a grandi depuis la guerre, et s’en frotte les mains encore aujourd’hui.

Otto von Gregory


Marqué par l’échec de la troisième croisade, Otto von Gregory était un duc qui avait appelé le Roy à la Croisade sur les Cités-Etats, chose dont il s’est réjoui. Durant la prise de la ville d’Aliboronz, il a dévoilé une certaine affection pour la violence qu’on ne lui connait pas, et soutient très fortement l’action de Philippe de Sirenia. Ayant une frontière avec les peaux-vertes dans son duché, il est très fréquemment en train de surveiller cette dernière, guettant la moindre occasion de se battre. De nombreuses rumeurs circulent à son sujet. Certains de ses vassaux s’inquiètent désormais qu’il n’ait détaché son regard de Prarag pour se tourner vers la fille de ce dernier.

Raoulet de Poitevin


Chose rare parmi la noblesse d’Hasdruba, Raoulet de Poitevin est convaincu que des réformes doivent être prises, notamment en ce qui concerne la place des gueux. Elevé avec des notions de médecine, Raoulet est au fait des problèmes de consanguinité qui peuvent frapper la chevalerie, qui se marie principalement en elle-même. Non pas donc selon lui que les femmes doivent avoir une meilleure place, mais il estime que les adoubements de gueux devraient être possibles. C’est donc un homme tolérant, sympathique et ouvert d’esprit qui sert de duc à un duché dont la taille a augmenté depuis la guerre, pour le plus grand bonheur des paysans dont il est devenu le Duc, et le plus grand malheur des chevaliers dont il est devenu le suzerain.

Calvin Samuel


Comme d’autres, Calvin est convaincu qu’il est temps de changer Hasdruba, et de l’étendre… Sur le territoire de la Grande Forêt. Il a déjà survécu à un affrontement avec la maitresse archère que les elfes appellent leur reine, il peut la vaincre, et il le sait. Homme belliqueux et déterminé, Calvin arrivera à ses fins, ce n’est qu’une question de temps. Il a une sainte haine des elfes sylvains et de tous les peuples de la Forêt, haine qui a été renforcée depuis qu’il apprit le destin du royaume de Sejer lorsque les elfes sylvains l’ont envahi. On dit qu’il traite avec la Ligue du Nord pour déclencher une guerre qui prendrait la forêt en tenaille, mais ce ne sont que des rumeurs.
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Le royaume d'Hasdruba
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