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 Le sultanat de Ram

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Le sultanat de Ram   Sam 18 Avr 2015 - 11:16

Ram


Physique du pays

Ram est un immense empire, connu sous le nom du Sultanat de Ram, qui se trouve partout au sud du désert de Tahar et à l’ouest de la Jungle. Sur cette portion du continent, seules les Montagnes Noires échappent à sa juridiction. Bien que le climat de la région soit sec et chaud, les vents soufflant de l’ouest amènent leur lot de précipitations sous la forme de nuages noirs qui finissent par disparaitre en se heurtant aux Montagnes Noires ou à force de laisser tomber la pluie avant l’arrivée dans le désert. Ces pluies alimentent maints ruisseaux qui, durant l’hiver tout au moins, se rassemblent en larges rivières coulant vers l’ouest. Ainsi, dans ces contrées arides, les oueds ou rivières apportent l’eau indispensable aux villes et villages. On note aussi de nombreuses oasis dans les régions désertiques proches de Tahar.
Ram est donc une région chaude, sèche, où l’eau et les zones réellement fertiles sont rares. Beaucoup de terres sont désertiques ou des steppes presque entièrement dénuées d’arbres et nécessitent une irrigation très soignée pour produire des récoltes. Cependant, les zones côtières du sultanat sont prospères et fertiles, et comprennent beaucoup de grandes cités abritant sa vaste flotte marchande. A l’intérieur du royaume, la terre devient plus sèche et moins productive. Elle est traversée par des caravanes d’elfes du désert nomades. Auparavant, ces derniers étaient des pillards ennemis des humains, mais suite à un traité de paix, ils ont plutôt tendance à commercer avec leurs anciens ennemis. Mais il y a toujours des nomades plus dangereux dans le désert. Ce sont les orcs rouges et les minotaures, qui tout comme à Tahar sont parmi les plus grandes menaces pour le voyageur.

L’histoire de Ram

Ram fut fondé par les mêmes nomades qui fondèrent Tahar il y a bien longtemps. La sédentarisation des tribus qui vivaient sur le territoire qui allait devenir celui de Ram fut cependant bien plus rapide que celle de leurs voisins du nord, car si Tahar n’est qu’une immense mer de sable, Ram contient bien des régions fertiles. Voilà pourquoi les habitants de Ram purent prendre le luxe de s’établir en cités bien plus importantes, fondant même des royaumes. Le commerce fluvial se développa très rapidement, car les peuples sédentarisés n’aimaient pas s’engager dans les régions plus chaudes ou stériles. De même, c’est à cette époque que se mit en place un cabotage côtier qui ferait plus tard de Ram le royaume qui aurait le commerce maritime le plus développé au monde.
Ram, à l’époque, était divisé en une quinzaine de sultanats, qui s’ils partageaient tous une culture commune, étaient indépendants les uns des autres. Et les sultans, équivalant des rois pour les pays du nord, se livraient au jeu de la politique comme n’importe qui d’autre.
Mais comme partout dans le monde, les guerres qui eurent lieu il y a un tour changèrent la donne. Car Ram fut sans doute la région qui paya le plus lourd tribut. En effet, c’est ce royaume qui était en première ligne quand les elfes noirs attaquèrent. Les humains, mal préparés à une telle invasion et à la puissance de l’ost noir, plièrent, et l’un après l’autre, les sultanats se rompirent et disparurent. Mais il en est un qui, s’il plia, ne se rompit pas. C’était le sultanat de Ram, qui avait deux avantages pour lui. Etant parcouru par pas moins de quatre fleuves important, il était extrêmement fertile et donc peuplé, et son armée était à la hauteur de cette densité de population. D’autant plus que le sultan, Qassim Amar, était un vieux loup qui n’avait pas l’intention de céder du terrain, ni de donner de faux espoirs aux milliers de réfugiés qui affluaient dans son sultanat. Et qui plus était, les flots de réfugiés en question auraient à terme fini par répandre la misère chez lui, ce qui était hors de question.
Il prit donc la tête de son armée, et contre toute attente, fut rejoint par les elfes du désert, menés par leur reine Turaën de la Mer de Sable. Lesdits elfes du désert avaient fait, entre les humains et les elfes noirs, un choix. Ce fut à l’époque qu’un pacte d’amitié fut scellé entre les deux peuples. Mais plus encore, les elfes du désert montrèrent à Qassim que le meilleur moyen de lutter contre les elfes noirs consistait en une guérilla. Les troupes de l’alliance étaient habituées à vivre et à se battre dans ces régions chaudes, pas les elfes noirs. L’objectif était donc de les harceler en laissant le soleil faire le reste. Bien que l’alliance ait subi de lourdes pertes en procédant ainsi, il sembla que la stratégie avait porté ses fruits, car un beau jour, les elfes noirs firent purement et simplement demi-tour.
A l’époque, Qassim Amar saisit l’occasion en or qui ne se représenterait jamais, et parce qu’il avait lui, avec l’aide de ses alliés elfes du désert, triomphé des elfes noirs, il réclama la souveraineté de l’intégralité de la région des sultanats. Ce putsch d’ampleur incomparable fut mal vu par les survivants de la noblesse des autres sultanats, mais personne n’osa vraiment s’opposer à Qassim Anar, qui avait, par sa victoire et par le fait qu’il ait protégé tous les sultanats en plus du sien, une certaine légitimité à se proclamer sultan de toute la région.
Il en profita même pour annexer Port-Argenterie. La cité des pirates, qui avait en effet été réduite en cendres par les elfes noirs, commençait à se reconstruire l’air de rien, en profitant de leur repli. Qassim Anar ne pouvait pas laisser passer une telle occasion de se débarrasser ce qui aurait pu devenir, à terme, une sévère épine dans son pied. Il leva à nouveau son armée, et alla s’emparer de la petite ville qui se reconstruisait encore. Ce n’était pas la première fois que Port-Argenterie était mise à sac. Elle l’avait déjà été trois fois au cours de son histoire, mais à chaque fois, elle était restée indépendante et capitale de la piraterie. Mais cette fois-ci, la différence fut que les envahisseurs restèrent. Port-Argenterie fut reconstruite, mais elle n’était plus  la cité des pirates.
Le plus difficile fut au final la reconstruction des sultanats ravagés par les elfes noirs. Il fallut convaincre les réfugiés de retourner sur ces terres, et leur prouver qu’elles étaient sans danger dorénavant, alors même que bon nombre d’entre eux quittèrent les cités de Ram, prospères, pour retrouver leurs anciennes maisons qui avaient été incendiées. Au final, les populations durent subir un déplacement forcé qui déclencha de nombreuses émeutes. Mais cette rancœur retomba une fois que les maisons incendiées furent reconstruites, et que la routine du quotidien reprit sa place. Il faudrait du temps pour remplir les maisons dont le propriétaire n’avait pas pu revenir ou n’avait jamais réussi à fuir, mais Qassim Anar est désormais certain que son peuple saura prendre ce temps.

Le peuple de Ram

Les habitants de Ram voyagent et commercent énormément mais ne sont pas aussi aventureux que les habitants d’autres royaumes, car ils n’envisagent pas de s’établir hors de leur terre natale. Leur richesse vient essentiellement du commerce qu’ils mènent à la fois partout dans le monde, mais aussi du commerce intérieur qui en soit permettrait à lui seul au royaume de survivre économiquement parlant.
Il s’agit d’un peuple de grands marins qui depuis des siècles pêchent dans les mers bordant leurs terres et s’en servent comme voie de commerce. Ils commercent énormément avec Kelvin au nord, Salicar et les Marches d’Acier, mais également avec l’Empire d’Ambre. Pour leur part, les autres peuples maintiennent des comptoirs commerciaux dans les villes ramiennes de Copher et Lashiek depuis des temps immémoriaux.
Le port aux épices de Copher possède depuis peu un quartier marchand oréen séparé de la haute cité par un mur. Il existe aussi des enclaves de marchands d'autres nationalités, comme la rue des Cent Nains, connue pour ses échoppes de forgerons, d'armuriers et de fabricants de perruques.
La portion la plus densément peuplée de Ram se trouve être la côte de ce dernier. Cette région compte cinq grandes cités : Lashiek, Copher, Martek, Alkhala, mais aussi et surtout Vindex, la plus grande de toutes et aussi la capitale. Chacune d’elles est entourée de terres qui forment des principautés soumises au sultan dirigées par un calife.
A l’intérieur des terres, dès qu’on s’éloigne des fleuves, l’aridité commence à se faire sentir. On n’y trouve aucune grande cité et seuls des nomades ou des communautés mystiques recluses y vivent. Au point le plus reculé de Ram, au pied des Montagnes Noires, se trouve le Palais du Calife Sorcier. On dit dans toute l'Arabie qu'il y a peu de choses sur l'art de la sorcellerie qu'il ne sache pas, et qu'il est spécialisé dans tout ce qui touche les malédictions. Les régions frontalières avec Tahar abritent quelques rares oasis fournissant de l’eau aux tribus d’elfes du désert nomades.
Ram est un centre de commerce réputé, que ce soit pour d'étranges épices, pour des objets magiques insolites, pour les femmes ou pour l'esclavage, ce qui fait que ce pays a beaucoup à offrir aux commerçants et aux voyageurs. Cependant, c'est également un endroit dangereux, bien connu pour ses sévères sanctions pénales qui semblent se concentrer principalement sur la suppression des parties du corps incriminées.
Ram est composée de nombreux califats théocratiques unis par un pouvoir central unique : celui du Sultan. Tout comme le reste du continent, Ram comporte plusieurs groupes ethniques et un grand nombre d'états soumis au sultan dont les relations entre eux (et avec les royaumes voisins) sont parfois hostiles. Cette organisation du territoire en état soumis au Sultan (Qassim Anar) a été voulue par ce dernier, bien conscient qu’il ne peut pas espérer que toutes les régions appliquent sa loi à la lettre, le sultanat étant beaucoup trop immense.
Le peuple de Ram est également un peuple très sobre et propre. L’hygiène a une place importante dans leur vie quotidienne, dès lors que leurs ressources en eau le leur permettent, mais ils surtout ils ne boivent que très rarement de l’alcool, et les plaisirs de la chair doivent rester pour eux dans le stricte cadre de l’intimité familiale. Leurs tavernes sont appelées des fumoirs à narguilé ou des bains publics, où l’on cherche à se détendre paisiblement.
Il est à noter que Ram est, avec Hasdruba, sans doute l’endroit où être une femme est le moins agréable. Les notions de pudeur et d’éthique du royaume en poussent les habitants à considérer que les hommes peuvent prendre plusieurs femmes, mais que les femmes ne peuvent pas avoir plusieurs époux, mais aussi que les femmes doivent rester au foyer et lorsqu’elles sont en public, se dissimuler sous des voiles de tissu. Bien sûr, il y a des compensations. Un crime commis envers une femme est considéré comme plus grave que le crime équivalant commis envers un homme, et la loi précise qu’elles doivent toujours être traitées avec galanterie et bonté. Il y a également des exceptions. De nombreuses danseuses, dans les salons à narguilé ou parfois même dans les rues, sont légèrement vêtues, et cela ne semble gêner personne.

La religion à Ram

Ram est une société théocratique. Cela ne veut pas dire qu’il y a une religion d’Etat, loin de là, mais que la religion est au cœur de la société. La façon dont il se plie aux dogmes du culte qu’il a embrassé est souvent un critère de jugement d’une personne. S’il se contente de prier de temps à autre, alors il ne peut s’agir que d’une personne malhonnête et peu recommandable. S’il embrasse pleinement sa foi et cherche à l’appliquer en toutes circonstances, alors on dira de lui qu’il est forcément un homme honnête.
Après, il est vrai que certaines religions sont plus appréciées que les autres. De manière générale, celui qui vénère des dieux comme Nerel, Nimen, Silir, Simialle, Mystin ou Azma risque d’être très mal vu. Quand il n’est pas susceptible de poursuites judiciaires pures et simples (dans le cas d’un serviteur de Nimen ou d’Azma).
Concernant le rejet de la religion de Mystin, il se fait plutôt au niveau du bas-peuple, qui craint la magie. Les vizirs, des sorciers engagés par les califes et par le sultan, sont à l’inverse très appréciés de ces derniers, en tant que conseillers.

Puissance militaire

Ram a été affaibli par la récente guerre contre les elfes noirs, mais la réputation de son armée en a été grandie. Partout dans le monde, on parle désormais des soldats de Ram comme de ceux qui ont vaincu les elfes noirs. Cette armée est-elle à la hauteur de sa réputation ?
Il faut dire qu’il s’agit d’une armée de métier très compétente. Les soldats passent, selon le corps de l’armée qu’ils souhaitent intégrer, entre un et cinq tours d’entrainement avant de pouvoir l’intégrer. Et seules les plus méritantes des recrues potentielles sont retenues. Les autres sont renvoyés aux champs. Habituellement, cette armée fait régner l’ordre en ville. Si elle doit s’absenter pour partir à la guerre, elle est remplacée par les milices civiles, c’est-à-dire des volontaires prêts à assurer la sécurité en attendant que les soldats reviennent.
Les premiers soldats sont les soldats issus des milices, ceux qui prennent un tour à être formés. Leur nom est trompeur, car ils ne sont pas des miliciens, mais des soldats de métier. Le premier corps est celui ces milices de javeliniers. Ces derniers sont équipés d’une armure de cuir, d’un bouclier triangulais et de deux javelots, ainsi que d’une vouge. Ils sont toujours en première ligne. Viennent ensuite les milices urbaines, des soldats portant la même armure et le même bouclier, mais équipés d’un glaive, chargés de prendre l’ennemi à revers. Pour le bombarder de leurs carreaux alors qu’ils approchent, on trouve les milices d’arbalétriers, qui portent la traditionnelle armure en cuir et une arbalète.
Peu nombreux, mais ô combien dévastateurs, le régiment d’élite des naffatuns sont des alchimistes formés pour la guerre. Ces derniers portent, en plus de leur armure de cuir, de petits pots en céramique, contenant un liquide fabriqué par les alchimistes de Ram, le naphta. Avant de lancer ce pot, ils y plongent une ficelle à laquelle ils mettent le feu. Le naphta, enflammé, fait exploser le pot de céramique lorsque ce dernier impacte violemment un objet. En l’occurrence, la cible du naffatun, qui a jeté avec force son pot sur son adversaire. L’explosion projette alors des débris enflammés à une vitesse assez grande pour percer toutes les armures, fauchant parfois jusqu’à une dizaine de soldats d’un seul coup. Lorsque les soldats ennemis sont en formation serrée, alors une dizaine de naffatuns suffisent à faire un carnage.
Vient ensuite la cavalerie de Ram. On trouve les archers de cavalerie, le corps des lanciers, et la garde du sultan. N’importe qui peut intégrer ces corps, à l’exception de la garde, à condition d’être capable de supporter le coût financier de l’entretien d’un cheval. Les archers de cavalerie, comme leur nom l’indique, sont des archers à cheval, qui portent l’armure de toute l’armée et s’ils n’ont plus de munitions, sortent des massues en fer hérissées de piques pour charger. Les lanciers, pour leur part, sont assimilables aux chevaliers des royaumes du nord, à ceci près qu’il s’agit d’un métier que n’importe qui peut pratiquer. Ils portent une armure de cuir plus épaisse que la moyenne.
La garde du sultan, régiment unique dans tout Ram, a la particularité d’être une récompense. Seuls les soldats ayant réalisé des exploits particulièrement impressionnants peuvent prétendre en faire partie. Il s’agit de la garde personnelle de Qassim Anar. Il est rare de les trouver en régiments entiers, car généralement, ils forment plutôt l’état-major. On ne les trouve en régiment que lorsque le sultan se déplace en personne. Ils ont la particularité d’être vêtus d’armures de fer contrairement aux autres soldats de Ram. Mais pas des armures lourdes comme celles de chevaliers d’Hasdruba. Sous le soleil du désert, de telles armures seraient impossible à porter. Il s’agit plutôt d’armures de mailles légères fabriquées dans les Marches d’Acier.
A tous ces régiments doivent être ajoutés les alliés elfes du désert, qui n’interviennent dans un combat que s’ils le souhaitent, mais qui sont malgré tout des alliés de Ram.
Finalement, par nécessité, Ram entretient une marine guerrière qui parcourt ses côtes afin d’essayer d’attraper les très nombreux contrebandiers, mais également de chasser les pirates qui perturberaient le commerce auquel se livre le royaume.

Ram et le reste du monde

Comme il a déjà été dit, Ram est un royaume extrêmement commerçant. On dit que là-bas, tout s’achète et tout se vend, et que rien n’y est introuvable. Ram est un royaume connu pour ses épices très convoitées par la noblesse des autres nations, mais aussi pour la soie que l’on y vend, pour l’ivoire, pour les mines d’or qui se trouvent à l’intérieur des terres, on trouve également du marbre et des diamants… Si Ram n’a pas été gâté pour ce qui est des ressources vitales, c’est en revanche un royaume qui semble avoir été béni par Filyon et Vamor puisque la plupart des produits considérés comme des produits de luxe par les autres nations y sont trouvables. Bien évidement il ne suffit pas de se baisser pour les ramasser, mais ces produits y sont plus aisés à trouver qu’ailleurs.
L’autre avantage de Ram est une plante unique au monde que l’on peut y trouver. Une fois mise dans une grande pipe à eau que tout membre de la noblesse des autres pays  chercher à posséder, appelé le narguilé, et mélangé avec des essences de fruits et parfois du charbon, si l’on fait chauffer l’engin, il dégage une fumée agréable qu’apprécient particulièrement habitants de Ram, et qui constituée dans le reste du monde comme un luxe réservé à la noblesse.

Personnalités notables

Qassim Anar, sultan de Ram


Opportuniste, Qassim Anar n’était qu’un sultan parmi d’autres jusqu’à récemment. Puis il est devenu le seul à pouvoir revendiquer le titre de sultan. C’est là le premier point pour lequel l’histoire le retiendra certainement. Elle le retiendra également comme étant un brillant commandant d’armée, et un sultan hors pair. Après tout, il a vaincu les elfes et unifié Ram.
La vérité c’est qu’il n’a en fait rien d’exceptionnel. Il n’est pas un mauvais dirigeant, et s’il dispose des conditions qui lui conviennent, il peut mener une armée à la victoire, mais il n’est clairement à la hauteur de ce que sera sa légende. A titre d’exemple, sans les conseils avisés de la reine Tuären de la Mer de Sable, il n’aurait jamais pu avoir un tel succès face aux elfes noirs.
Attention, il ne faut pas pour autant croire qu’il soit inapte à gouverner. Globalement, il a même fait montre d’une assez grande ingéniosité lorsqu’il s’est agi de reconstruire Ram, et il reste un bon guerrier, mais il n’a rien d’exceptionnel pour autant. Qassim Anar lui-même sait qu’il n’est pas à la hauteur de la légende à laquelle il a donné vie, et pourtant, ce vieil homme de cinquante tours ne cherche pas à l’empêcher de se développer. Savoir que Ram a été fondé par une légende donnera une plus grande légitimité à régner pour ses descendants.

Dalya Anar, princesse héritière de Ram


Fille unique du sultan, Dalya Anar est la princesse héritière du trône de Ram. Il est assez contrariant pour ce dernier qu’avec les cinquante-huit femmes qu’il a, il n’ait eu qu’un seul enfant, et une fille qui plus est. Donc une fille inapte à hériter du trône. La rumeur publique laisse d’ailleurs clairement entendre que Dalya ne serait pas la fille du sultan, et même si Qassim lui-même sait que c’est sans nul doute possible la vérité, aider à la propagation de cette rumeur est un crime qui peut coûter la langue à celui qui en parle. Car sinon, cela remettrait en cause sa lignée.
Car si Dalya est inapte à hériter du trône, l’époux qu’elle prendra, lui, héritera de la totalité de Tahar. Après un mariage arrangé qui échoua avec le prince Gingens Tucil de Tanequil, la main de la princesse est très convoitée. D’autant plus que les eunuques qui surveillent le harem du sultan sont unanimes : le visage que cette jeune fille de seize tours dissimule sous les voiles qu’elle porte en public vaut tout l’or du monde.
Dalya elle-même est une future reine attentionnée. Lors de la guerre contre les elfes noirs, c’est elle qui se chargea de l’accueil des réfugiés à Vindex, la capitale, s’assurant qu’ils étaient tous logés sous des tentes, que les familles ne soient pas séparées, ne manquent de rien, et que la sécurité règne dans le camp de réfugiés. Comme pour son père, il ne fait nul doute que la légende amplifiera son travail, mais le fait est qu’elle a gagné le respect des réfugiés, puis celui des habitants de la ville elle-même, respect qui s’est peu à peu répandu à travers tout Ram, dont le peuple aime désormais sa princesse.
Il n’en demeure pas moins que les prétendants défilent devant sa porte. Son père le sultan a cependant chargé ses gardes personnels de s’assurer qu’aucun d’entre eux ne soit pas membre d’un haut lignage, il n’a pas envie de voir un misérable lui succéder.
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