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 Les peuples de la Jungle

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Les peuples de la Jungle   Sam 18 Avr 2015 - 11:19

La Jungle


Physique du pays

La Jungle est de très loin la région la plus hostile de tout le continent. Il s’agit d’une immense forêt primordiale dans laquelle il est extrêmement aisé d’attraper une maladie tropicale mortelle. Elle grouille de parasites et de carnivores monstrueux qui tuent et dévorent (pas forcément dans cet ordre) tous les êtres à sang chaud sur lesquels ils tombent. Même le climat est hostile à toute forme de vie non indigène, car des averses tropicales et des cyclones ravagent périodiquement la Jungle. Beaucoup d’étrangers y vont pour découvrir des trésors qui feront d’eux des hommes riches, mais en vérité, la vaste majorité d’entre eux n’y trouveront qu’une mort particulièrement atroce.
La totalité de ce territoire verdoyant sont couverts d’une forêt ancienne et si dense que sa voûte semble avoir éclipsé le ciel. Des arbres plus vieux que la race des Hommes y masquent le soleil, leurs larges troncs se fondant dans l’entrelacs des végétaux grimpants. On dit même que les créatures arboricoles pourraient traverser la Jungle sans  poser une seule fois les pattes au sol, simplement en sautant de branche en branche. L’air moite et extrêmement humide y est si étouffant que les êtres à sang chaud y sont des proies de choix pour les maladies. Des langues de brume épiasses flottent paresseusement au-dessus du sol parmi le tapis de broussailles, qu’aucun sentier ne traverse, car amazones et elfes de la Jungle n’ont pas besoin de chemins pour se déplacer à travers la végétation. Quant aux étrangers, il leur est pratiquement impossible de se frayer un chemin sans perdre rapidement le sens de l’orientation.
Cependant, peu d’explorateurs en puissance vivent assez longtemps pour désespérer de s’être perdus. La Jungle regorge d’un vaste nombre d’espèces, allant de la plus petite puce venimeuse aux célèbres lézards géants. La nuit résonne de longs rugissements hideux, le sol tremble sous le pas de ses habitants démesurés, rendant tout sommeil profond impossible. Mais ces lézards gigantesques sont loin d’être la seule menace. Lorsque s’éveillent ceux qui parviennent néanmoins à trouver le repos, souvent après s’être écroulés de fatigue, il n’est pas rare qu’un des leurs manque à l’appel, traîné dans le noir par un quelconque prédateur silencieux. L’atmosphère de l’aurore est pleine de nuages de tiques et de moustiques, préférables cependant aux insectes géants qui vrombissent dans le crépuscule.
Tout au long de leurs progressions, les explorateurs peuvent voir des animaux rôder autour d’eux, observant leurs proies. La chair tendre des voyageurs est une douceur peu coutumière pour ces bêtes affamées. Et si les légendes concernant les lézards géants sont nombreuses, certains explorateurs rapportent l’existence de créatures plus terribles encore, tels que des serpents qu’ils ont appelés les anacondas, des trolls plus agressifs encore que leurs congénères, parfois même des dragons…
Comme si toutes ces bêtes n’étaient pas assez dangereuses, une grande partie de la flore de la Jungle est carnivore. Certaines plantes capturent leurs proies à l’aide de vrilles tentaculaires. D’autres la recouvrent de sucs digestifs avant d’en imbiber les restes de leurs racines mouvantes. Il existe un champignon qui se reproduit en contaminant une créature de passage, dont le corps servira d’hôte aux spores libérées, qui le transformeront petit à petit en une répugnante parodie de mammifère et de champignon.
La forêt est infestée de bourbiers et de marécages où, entre deux poches de gaz toxiques pouvant faire suffoquer un créature en quelques secondes, un étranger peut s’enfoncer jusqu’au cou avant même qu’il ne réalise que le sol qu’il foule est différent. Dans cette vase puante serpentent des vers aveugles qui s’enfoncent sous la peau des hôtes infortunés et dans le sang desquels ils pondent leurs œufs, les condamnant à une lente agonie lorsque leurs larves se mettront à éclore pour les dévorer de l’intérieur, en plus des habituelles sangsues et autres insectes et serpents d’eau.
La plus minuscule araignée, le parasite le plus insidieux peut encore être détecté, mais un danger bien pire menace. Les effets toxiques des miasmes qui pullulent dans l’humus décomposé. Une paire de bottes, même de la meilleure facture, finira par laisser suinter un peu de cette boue écœurante, le pied sera alors nécrosé en quelques heures, et en quelques jours le voyageur sera vidé de son sang. les mille-pattes carnivores et les fourmis charognards qui grouillent en ces lieux réduiront vite le cadavre à l’état de squelette, puis le terreau acide aspirera lentement le moindre osselet.
Toutes sortes d’insectes viennent bourdonner autour des têtes de ceux qui pataugent dans les marais où la Jungle se fond avec les rives des fleuves et la côte. Au mieux, leur piqure ne provoque que des hallucinations légères, ou des infections qui rongent la chair dans le pire des cas. C’est ici l’habitat de sangsues longues comme le bras, dont la morsure indolore leur permet de se nourrir sans être découvertes jusqu’à ce que leur victime exsangue s’évanouisse et se noie. Ces infortunés font une proie facile pour le crocodile qui attend patiemment dans l’ombre et ne déchaîne sa colère que lorsqu’un étranger l’approche par inadvertance. Une goutte de sang suffit de plus à attirer des bancs de piranhas voraces dont la faim frénétique donne lieu de à de sinistres banquets aquatiques.

L’histoire de la Jungle

La Jungle est depuis près de deux millénaires l’objet de curiosités. De nombreux explorateurs ont essayé d’en percer les mystères, mais les conditions de vie en son sein son telles que cette exploration est lente. L’existence  des amazones fut soupçonnée dès les premières expéditions, mais ne fut prouvée qu’il y a un millénaire, et on ne soupçonne qu’elles sont toutes des femmes que depuis deux siècles.
Prébois, la seule ville humaine de la Jungle, se fut fondée il y a vingt-sept tours. Elle se trouve en lisière, au bord de la Mer Intérieure. Bien que ses murailles de bois la protègent de la plupart des prédateurs, les insectes et autres serpents parviennent toujours à s’introduire dans la ville et à y faire régulièrement des morts.
Concernant l’histoire des peuples de la Jungle en eux-mêmes, il faut savoir que s’ils sont, depuis un tour, deux, ils étaient pendant très longtemps trois. Amazones, elfes de la Jungle et lézards pensant se partageaient ce territoire. Mais les lézards pensants, victimes eux aussi des conditions de vie de la Jungle, et ce alors qu’ils étaient le peuple le plus adapté à la vie dans ce milieu, ont choisi de la quitter pour fonder leur royaume ailleurs.
Désormais, il n’y a plus que les amazones et les elfes de la Jungle, ainsi que les humains de Prébois.

Les peuples de la Jungle

Désormais, deux peuples et une colonie humaine indépendante vivent dans la Jungle. Il s’agit des elfes de la Jungle, des Amazones et des humains de Prébois.
Les étrangers qui vivent hors de la Jungle considèrent les amazones comme des animaux. Aussi, si elles sont capturées vivantes, elles seront enfermées dans des zoos ou bien alors étudiées sous tous les angles par des scientifiques. Elles n’ont pourtant rien d’animaux. Ce  sont au contraire des femmes humaines à la beauté sans égale parmi leurs congénères. De nombreuses questions subsistent à leur sujet, car les étrangers qui les approchent ne survivent pas plus de quelques instants. Quant aux amazones, elles se considèrent elles-mêmes comme les maitresses de la Jungle, car étant le seul peuple mortel à arriver à vivre, et ce malgré la terrible mortalité dont elles sont les victimes, car les pièges de la Jungle se referment fréquemment sur elles, même s’il est vrai qu’elles survivent bien plus aisément que les explorateurs étrangers.
Pour les amazones, la Jungle est divisée en territoires appartenant à des villages. Ces derniers sont généralement peuplés d’une dizaine à une vingtaine d’amazones. Bien que les conflits territoriaux ne veulent rien dire à leurs yeux, les conflits entre villages existent bel et bien, et peuvent éclater au sujet d’une proie traquée par les deux villages par exemple. Ces conflits se règlent systématiquement dans le sang, mais il s’agit alors toujours de duels rituels entre deux championnes désignées plutôt que de batailles. Le duel ne nécessite d’ailleurs pas de mise à mort, le premier sang suffit. Cette volonté d’éviter au maximum les bains de sang s’explique par les conditions de vie des amazones. Elles risquent déjà quotidiennement de mourir, elles n’ont donc pas en plus besoin de risquer de se faire tuer par d’autres amazones.
Bien que la Jungle soit immense, et somme toute peu peuplée au vu de sa superficie, les contacts entre amazones et elfes de la Jungle sont fréquents. Ces derniers sont capables de prodiges. Ils vivent un millénaire, sont bien plus agiles que les amazones, bien plus résistants qu’elles aux maladies, et évitent sans même y penser des pièges dans lesquels une amazone serait tombée à coup sûr malgré son expérience. A cela, il faut ajouter la puissance de leurs mages, qui impressionnent les amazones qui ne comptent aucune magicienne dans leur rang, car elles craignent la magie.
Aux yeux des amazones, les elfes de la Jungle sont donc des envoyés des dieux, et donc un peuple non mortel. Elles les respectent donc comme tels. Les elfes de la Jungle, traditionnellement, se sont accommodés de cette situation, et essayent de tenir au mieux leur rôle et de préserver le mode de vie des amazones. Et ce rôle présente de multiples facettes. Ils doivent remplir pour elles une fonction d’aide tout d’abord. Si les amazones sont des guerrières bien meilleures que le commun des humains, et d’excellentes tireuses à l’arc, elles se battent exclusivement avec des armes taillées dans le bois des arbres ou dans la pierre. Si ces armes sont efficaces face à de nombreuses créatures, il est dans les profondeurs de la Jungle des créatures écailleuses que seul le métal peut blesser. Voilà pourquoi, parmi les amazones, les meilleures guerrières se voient offrir une arme en métal par les elfes de la Jungle. De même, si les tribus amazones savent fabriquer des vêtements, il ne s’agit que de pagnes de feuilles qui s’abiment en quelques heures, et doivent donc être refaits chaque jour. Régulièrement, les tisserands elfiques fournissent donc des accoutrements dignes de ce nom aux amazones. Ces dernières considèrent cependant avec dédain les vêtements trop couvrants, à leurs yeux trop gênants à cause de l’humidité de la Jungle, et préfèrent rester à demi-nues, mais elles acceptent avec plaisir de tels présents.
Enfin, les elfes de la Jungle ont une ultime fonction. Les amazones en sont fières, mais les elfes sylvains, connaissant la notion de pudeur, évitent de l’évoquer. Les amazones n’ont aucun mâle parmi elles, il parait donc étrange qu’elles ne se soient pas encore éteintes. Le rôle de reproducteurs est tenu par les elfes sylvains. Les unions entre elfes et amazones sont toujours temporaires et cessent à la naissance de l’enfant. Durant sa grossesse, l’amazone enceinte est amenée à un mage elfe sylvain qui s’assurera, en modifiant son métabolisme, que l’enfant soit une fille, et qu’elle n’ait aucun pouvoir magique. Les amazones sont en vérité des semi-elfes. Elles peuvent donc vivre plusieurs siècles, si les conditions de vie de la Jungle ne mettent pas plus tôt fin à leurs jours.
Mais malgré cela, les amazones sont aujourd’hui menacées d’extinction. Les fréquentes excursions des humains qui apprennent toujours plus vite, toujours trop vite, à s’adapter à la vie dans la Jungle et capturent de plus en plus souvent des amazones, les excursions des elfes noirs qui cherchent à en faire des gladiatrices, les conditions de vie, font déjà des pertes dramatiques dans leurs rangs. Lorsqu’ils sont partis, les lézards pensants ont  livré une véritable bataille rangée face aux amazones. Si toutes n’étaient pas là, elles ne sont qu’une poignée à en être revenues, et perdre une centaine d’entre elles en quelques heures, pour les amazones, c’est être décimées. Mais il y a pire. Il y a peu de temps, des changements dans la société des elfes de la Jungle ont eu lieu. Et désormais, ces derniers refusent d’aider les amazones. Ils ne les fournissent plus en arme, plus en tissu, et ne les aident plus à avoir une descendance. Avec le génocide dont elles sont continuellement victimes et ce retrait des envoyés des dieux, les amazones sont condamnées à changer totalement de mode de vie ou à s’éteindre. Et il faut faire vite, car elles sont désormais à peine douze-mille, et il en meurt plus d’une centaine chaque tour, chiffre qui semble appelé à augmenter à mesure que le temps passe.

Concernant les habitants de Prébois, il est difficile de réellement parler de peuple en ce qui les concerne. Au nombre de dix mille, il s’agit d’un agglomérat d’aventuriers et de colons. Les aventuriers vont dans la Jungle, on les surnomme les chasseurs de cadavres. Car s’ils y recherchent des richesses ou des amazones à capturer, ils ramènent beaucoup plus souvent les cadavres de leurs compagnons d’aventure. Les colons, quant à eux, déboisent peu à peu les alentours de la ville, espérant en faire un terrain cultivable. Enfin, la ville contient des échoppes de mauvaise qualité et quelques tavernes, ainsi qu’un port. Elle ne vit que de la vente de ce qui est capturé ou cueilli dans la Jungle, ce qui explique que la ville soit ruinée et que la reine de Prébois n’arrive pas à maintenir l’ordre dans ses rues, car ne pouvant payer une milice efficace.
Prébois est donc également un repère de criminels et un lieu où règne l’anarchie, où les meurtres sont quotidiens. A cela, il faut ajouter une chose, c’est que c’est là que sont allés s’installer de nombreux capitaines pirates après la destruction de Port-Argenterie par les elfes noirs. Si par la suite, ils quittent la Mer Intérieure pour retourner se livrer à une piraterie sauvage dans les mers extérieures, grâce au canal des lézards, il n’en demeure pas moins que Prébois semble destinée à être la prochaine capitale de la piraterie.
La ville elle-même paraitrait misérable à n’importe qui. Ses maisons sont en bois et dévorées par l’humidité, de sorte qu’il faille régulièrement les rénover, son sol est gadoueux à un point tel qu’un humain s’y enfonce toujours jusqu’à la cheville, parfois jusqu’aux genoux, et les quelques planches jetées à terre en guise de pavés ne changent rien à cela. Les maisons sont dressées sur des pilotis pour éviter d’être bâties à même cette gadoue, et des escaliers permettent d’y monter. Mais sous elles, la Jungle reprend peu à peu ses droits, et bien que les habitants ne s’en rendent pas compte, les plantes recommencent à pousser sous leurs pieds.
Les relations entre les habitants de Prébois et les amazones, puisque les elfes de la Jungle ne se soucient que de ceux qui pénètrent trop dans leur domaine, sont clairement hostiles. La guerre est ouverte entre les habitants de Prébois, qui considèrent les amazones comme des animaux agressifs, et les amazones, qui les considèrent comme des envahisseurs. La plupart du temps, les belligérants sont tués au combat. Et pour qu’une amazone meure, c’est souvent presque une soixantaine d’habitants de Prébois qui trouvent la mort. Pour toutes ces raisons, quand une amazone vient à être capturée vivante, son sort n’est enviable par personne. Humiliée et tabassée en public, elle est marquée au fer rouge par la reine de Prébois et trainée dans toute la ville grâce à une laisse, sous les jets d’ordures et d’insultes. Beaucoup d’entre elles meurent durant ce processus, et les survivantes sont vendues à des marchands venant des autres royaumes. Les habitants de Prébois justifient cette pratique en disant que cette tradition leur permet de venger tous ceux qui meurent dans la Jungle. Il n(y a pas de dimension sexuelle dans cet évènement, car les amazones sont des animaux, les violer serait donc de la zoophilie.
Il est à noter que les habitants de Prébois ont une sainte haine de tout ce qui n’est pas humain. Les nains, halfelins, et autre espèces intelligentes qui viennent dans leur ville, même s’il ne s’agit que de sang-mêlé, y passent un séjour des plus mauvais. Toutes les portes leur sont fermées au nez, et un lynchage public a de fortes chances d’être organisé.

La religion dans la Jungle

Si Prébois vénère à peu près tous les dieux possibles, et n’a de toute façon aucun temple dans l’enceinte de ses murs, les dieux n’ont aucune emprise au sein de la Jungle. Si les amazones considèrent les elfes de la Jungle comme les envoyés des dieux, de façon assez paradoxale, elles ne vénèrent aucune divinité. Elles considèrent en effet que les dieux ne vivent plus sur le plan matériel et qu’il n’est donc pas nécessaire de s’incliner devant une quelconque représentation d’eux. Seuls leurs envoyés méritent un respect pour ainsi dire religieux.

Puissance militaire

Les peuples de la Jungle ne sont pas faits pour la guerre. Au final, la seule véritable défense des amazones est leur capacité de survie dans la Jungle et leur talent pour le combat individuel, mais lors d’une bataille rangée en terrain découvert, n’importe qui les vaincrait. Quant à Prébois, la ville n’a tout simplement pas d’armée.

La Jungle et le reste du monde

En dehors des rapports marchands de Prébois avec les autres villes du monde et du fait que les amazones ne laissent personne entrer vivant dans leur domaine, il n’y a rien à dire sur les rapports de la Jungle avec le reste du monde.

Personnalités notables

Akane Hime, reine de Prébois


Reine de Prébois, Akane Hime est également l’élue d’Edus. Ce qui explique la haine des habitants de sa ville envers les races non humaines. Elle en est devenue reine après avoir été chassée d’Oro à l’arrivée des elfes noirs, auxquels elle n’a échappé que par miracle. Elle a revendiqué la Jungle comme son royaume et Prébois comme la capitale. Personne ne lui conteste cette domination, aussi est-elle considérée comme une véritable reine. Mais elle peine à maintenir l’ordre dans les rues de sa ville. Car si elle essaye d’y rendre une justice équitable pour les humains du moins, elle n’a aucune milice pour intercepter les criminels, et ne peut compter que sur elle-même, tant la ville est ruinée.

Les Chasseurs de Vouivres

Les Chasseurs de Vouivre ne sont pas une personne, mais toute une compagnie de mercenaires. Après qu’Asarith ait pris le pouvoir et ait sommé les troupes de mercenaires de rejoindre son armée ou de quitter le pays, ils ont choisi l’exil. Leurs pas les ont menés dans la Jungle. Ils sont très connus pour y faire des expéditions fructueuses, car ne ramenant jamais de cadavres, chose unique. Leurs expéditions sont cependant exceptionnellement rares, et ils ne cherchent pas à prendre d’autres compagnons. Pour l’heure, ils semblent évident qu’eux-mêmes ne savent pas s’ils comptent rester ou partir.

Arsinoë, la Guerrière d’Argent


L’histoire d’Arsinoë est longue. Auparavant, quand les vampires descendaient des Montagnes Noires dans la Jungle, à la recherche de cadavres, il leur arrivait souvent de devoir affronter des amazones qui défendent leur territoire. Encore aujourd’hui, il en va de même pour les humains qui souhaitent abattre des arbres ou explorer les lieux, ou pour les elfes noirs en quête d’esclaves.
Normalement, ces amazones sont assez fortes pour repousser les intrus en dehors de la jungle. Par leur nombre, par leur organisation, elles ne parviennent que très rarement à les tuer tous, mais à les repousser, elles y arrivent bien plus souvent.
Cependant, il arrive parfois que les intrus rencontrent une amazone qui marche seule par la jungle. C’est quelque chose qu’ils ne cherchent pas à expliquer. Si les intrus ont de la chance, cette amazone mourra bien vite, ou sera capturée, et rejoindra les rangs de leurs serviteurs s’ils le désirent. S’ils n’ont pas de chance, alors ils auront croisé le chemin d’Asrinoë.
Asrinoë n’était qu’une enfant lorsque sa tribu fut attaquée par une troupe de vampires en maraude. Elle parvint à échapper au massacre qui s’ensuivit, car les amazones, prises au dépourvues, n’avaient rien pu faire face à la violence des créatures de la nuit. Nul ne sut jamais comment elle parvint à s’échapper, et encore moins comment fît-elle pour survivre jusqu’à l’âge adulte, seule dans la jungle. Si de nombreuses amazones, même adultes, s’étaient déjà retrouvées seules, aucune n’avait survécu bien longtemps. Les amazones, bien que reines de la jungle, ont en effet besoin les unes des autres pour survivre. Mais Arsinoë fit mentir cet état de fait, en survivant jusqu’à l’âge adulte les dieux seuls savent comment.
Sa première réapparition se fit lors d’une bataille entre amazones et vampires, comme il y en avait tant. Les amazones étaient en train de perdre cette bataille, et leur sang coulait à flots dans le marais dans lequel le combat avait lieu. La vampire riait en relevant leurs sœurs au fur et à mesure qu’elles tombaient et en les retournant contre les guerrières encore vivantes. Les elfes de la jungle auraient pu faire pencher la balance dans le sens inverse, mais il n’y en avait pas ce jour-là. Les amazones commencèrent alors à fuir, car plus importante encore que la défense du territoire, la survie occupe une place primordiale dans le cœur de ces femmes.
C’est lorsque la dernière d’entre elles quitta le champ de bataille qu’elle vit une amazone dont le visage lui était inconnu s’avancer au milieu du combat. Sans un mot, la nouvelle arrivante ignora les cris d’avertissements de ses sœurs, et se jeta directement au corps à corps avec la vampire, qui rit, car elle avait déjà tué bien des amazones ce jour-là. Mais elle ne rit pas longtemps, car très vite, la pointe aiguisée de la lance de l’inconnue lui transperçait le cou, lui arrachant la tête, mettant fin à son existence. La vampire, qui n’avait même pas eu le temps de réagir, mourut ainsi, avec son sourire hilare figé pour l’éternité.
La nouvelle venue portait des cheveux châtains attachés en queue de cheval par des bijoux d’or. Elle portait au niveau des bras et dans le haut du dos des tatouages figurant des symboles totalement inconnus aux amazones qui allaient à la rencontre de leur nouvelle sœur. Elle était vêtue d’une pièce de tissue masquant sa poitrine et entourant son bas-ventre. Lorsqu’elle se retourna, les amazones virent un visage surclassant en beauté tout ce qu’elles connaissaient. Des yeux bleus comme la mer ornaient un visage impeccablement lisse, aux formes délicates, à l’image du reste de son corps.
Elle se présenta comme s’appelant Arsinoë, et comme étant le cauchemar des ennemis des amazones. Elle leur raconta comment son village avait été totalement détruit par les vampires, et comment elle s’était échappée. Mais comment avait-elle survécu, d’où tenait-elle ces vêtements de soie cousus d’or, son talent martial, ou sa lourde lance qui, le découvrirent les amazones, avait une lame en argent, elle le garda secret. Ses sœurs en arrivèrent à la seule conclusion rationnelle selon elles : les envoyés des dieux, les elfes de la jungle, avaient recueillie l’enfant. Mais ils n’avaient pas fait ce qu’ils faisaient usuellement, à savoir la rendre à une tribu quelconque d’amazones, pour qu’elle soit éduquée comme telle. Ils l’avaient eux-mêmes éduquée, et formée au combat.
Arsinoë ne chercha pas à nier cette affirmation, pas plus qu’elle ne la confirma. Les elfes de la jungle, en revanche, nièrent avoir eu tout contact avec elle lorsqu’ils furent interrogés par les amazones. Et lorsque ces dernières se tournèrent pour trouver Arsinoë et la réinterroger, celle-ci avait disparu.
Depuis, les amazones parlent d’une mystérieuse guerrière qui court seule la jungle, survivant là où toutes mourraient. Cette guerrière, c’est Arsinoë. Elle croise souvent la route d’une autre tribu d’amazones, et dans ce cas, n’hésite pas à s’installer pendant quelques temps chez cette tribu. La durée de sa présence peut varier de plusieurs heures à plusieurs semaines. Il arriva déjà qu’elle passe plusieurs années parmi une tribu, car lorsqu’elle y arriva, elle avait un bébé avec elle, qu’elle présenta comme étant sa fille. Lorsque celle-ci put parler, Arsinoë reprit son chemin dans la jungle.
Il y a un tour, elle disparut sans laisser de traces. Ses sœurs furent inquiètes, car Arsinoë avait alors eu un deuxième enfant, et elle n’avait pas abandonné sa précédente ainsi. L’inquiétude grandit lorsqu’elles ont retrouvé sa lance, au beau milieu d’une clairière, comme si elle avait été abandonnée sur place, alors que les empreintes d’un lézard géant étaient visibles. La piste menant droit aux Montagnes Noires voisines, les amazones en conclurent que le lézard était mort et avait été relevé par les vampires, car aucun de ces animaux n’était jamais monté dans les Montagnes.
La vérité, c’est que alors qu’Arsinoë chassait seule, elle est arrivée au mauvais endroit au mauvais moment. Deux vampires, deux femmes, ramenaient un immense lézard qu’elles avaient zombifié vers les Montagnes. Arsinoë, en bonne amazone, leur tendit une embuscade. Mais son orgueil la perdit ce jour-là. Sa lance ne parvint qu’à érafler la joue d’une des deux femmes, à cause de la rapidité surnaturelle de cette dernière, tandis que l’autre saisissait l’amazone à la gorge, et lui plantait ses griffes dans la peau, prête à la lui arracher.
« Non, Arphénise, non… J’ai passé du temps parmi les amazones, dit la première femme, et je crois avoir entendu parler de celle-là… Arsinoë n’est-ce pas ? Elle pourra nous être utile, à l’avenir. »
Alors, l’autre femme marmonna quelques mots et une étrange torpeur saisit la guerrière, qui s’évanouit dans un gémissement, tombant mollement au sol, puis fut emmenée par les deux femmes vampires…
Elle fut secourue, après plusieurs mois dans les geôles des vampires, par sa fille, Céoda, ainsi qu’une elfe nommée Weiss. Mais à peine était-elle revenue dans la Jungle qu’elle participa à l’expédition catastrophique contre les hommes-lézards qui quittaient la Jungle. Durant ce combat, elle affronat le roi des lézards, qui d’un seul coup de mâchoires parvint à broyer son cou. La croyant morte, toutes les amazones encore en vie s’étaient enfuies.
La vérité cependant, c’était qu’Arsinoë n’était qu’agonisante. Et elle fut secourue par une de ses sœurs… Mais pas n’importe laquelle. Une guerrière nommée Raëva. Lorsque celle-ci, après l’avoir éloignée des lézards, la mordit au cou, Arsinoë, dans sa semi-conscience, se crut revenue parmi les vampires, car c’était des crocs de vampires qu’elle sentait. Mais elle était bien dans la Jungle. Et Raëva était une amazone autant qu’une vampire. Elle essaya de la convaincre qu’elle avait agi pour son bien et qu’il fallait s’opposer à ces faux envoyés des dieux qu’étaient les elfes, mais Arsinoë ne voulut rien entendre.
Aujourd’hui, une amazone vampire marche dans la Jungle, invisible. Ses sœurs la croient morte. Elle reste souvent quelques jours près des tribus pour s’abreuver de leur sang, avant de changer de territoire quand ces dernières se doutent de quelque chose. Arsinoë, la guerrière d’argent, plus grande ennemie des vampires, en est elle-même devenue une. Elle s’est cependant remise du choc, et traque partout Raëva, dans le but de la mettre elle-même à mort pour ce qu’elle lui a fait, et pour ce qu’elle essaye de faire aux envoyés des dieux.

Raëva, la Guerrière Vampire


Raëva est une amazone ancienne, de presque deux siècles à présent. Elle fut capturée, alors qu’elle n’était encore qu’une amazone, par Kafkon Samuel, qui vivait alors dans les Montagnes Noires, qui après l’avoir martyrisée et s’être nourrit sur elle pendant des tours et des tours, finit par la transformer et par la relâcher, par pur sadisme. Raëva, en regagnant la Jungle, songea de nombreuses fois à s’exposer au soleil au lieu de continuer à se cacher dans les nombreux recoins d’ombre que prodigue la forêt, mais peu à peu, alors qu’elle apprenait à se raisonner à et à « vivre » malgré sa malédiction, elle se rappela des conditions de vie des vampires dans les Montagnes Noires et de leurs serviteurs humains. Et tandis qu’elle marchait dans la Jungle, jour après jour, elle réalisa ce qui serait une évidence aux yeux de bien des mortels.
Les elfes de la Jungle trompaient les amazones depuis le début. Raëva ne se souciait pas de savoir que c’était, selon les elfes, pour préserver leur mode de vie. Tout ce qu’elle vit, à partir du moment où cette idée germa dans son esprit, c’était que les amazones n’étaient que des jouets pour les elfes de la Jungle.
Elle tenta à plusieurs reprises d’approcher ses anciennes sœurs pour les convaincre de la rejoindre dans le combat qu’elle comptait mener, mais toujours, ces dernières la rejetèrent, et l’attaquèrent, car elle n’était rien de plus qu’une immonde sangsue. Elle comprit alors que si mal il y avait, il devait être détruit à la racine.
Les elfes sylvains ne sont pour elle pas les bienvenus dans la Jungle. Ils n’ont fait que rendre les amazones dépendantes de leur présence. Elle se qualifie désormais elle-même de leur pire ennemie, et à plusieurs reprises, est déjà parvenue à en tuer quelques-uns. Mais ils sont toujours plus méfiants. Ils savent désormais clairement qu’un étrange guerrier rôde dans ces bois, un guerrier qui veut leur mort, pour une raison qu’ils ignorent.
Récemment, Raëva a tenté d’approcher une de ses sœurs en lui sauvant la vie, mais pour ce faire, elle dût la vampiriser contre son gré. Arsinoë. Elle avait entendu parler de cette dernière. Une héroïne parmi ses sœurs. Elle tenta de la convaincre de la justesse de sa cause, mais à son grand dam, cette dernière refusa de croire le moindre mot et s’enfuit à travers la Jungle. Raëva la regretta pendant quelques temps, puis se réattela à sa tâche longue et pénible, comprenant qu’elle serait pour toujours seule à essayer de l’accomplir.

Folhild la Chasseresse


Folhild naquit et fut élevé dans sa tribu comme toutes les autres amazones le sont. Sa destinée exceptionnelle ne devait se révéler que par la suite.
Folhild vécut ainsi pendant cinq longues décennies dans sa tribu, développant peu à peu des talents de chasseresse impressionnants, même selon les critères amazones. Elle devint ainsi une éclaireuse sans égale au cours des chasses de la tribu, capable de se déplacer aussi silencieusement qu’un spectre quel que soit le terrain qu’elle foulait. Elle passait d’ailleurs beaucoup de temps seule à parcourir la Jungle en tous sens, au point que les siennes se demandaient si elle n’était pas affectée par quelque folie, car personne n’aurait voulu rester ainsi seul dans la Jungle pendant parfois des journées entières, même parmi les Amazones.
Mais une nuit, tout changea.
Une étrange odeur, inconnue jusqu’alors, se répandit dans la Jungle aux alentours du village de sa tribu. Un phénomène que les Amazones n’avaient jamais rencontré ! Là, dans l’obscurité, quelque chose de surnaturel attendait. Quelque chose qui ne cessait de les observer et donc la puanteur était si forte que les Amazones en avait un gout infect dans la bouche. Des messages qui furent échangés dans les jours suivants avec les tribus voisines informèrent les Amazones qu’elles aussi avaient senti le danger, et qu’elles en avaient informé les envoyés des dieux. Toutefois, Folhild et les autres chasseresses restèrent en alerte en permanence, espérant découvrir la terrible créature qui s’était introduite sur leur territoire. Elle était là, les épiait, les suivait à la trace, mais toujours en demeurant invisible et hors de portée de leur flèches, suffisamment discrète pour que les Amazones doutent de leur sens.
Puis une nuit, alors que les chasseresses patrouillaient, la créature se montra. Une monstrueuse silhouette surgit de la pénombre peu avant le lever du jour, les crocs tranchant comme des épées, envoyant des coups de griffes sur les corps sans protection qui s’offraient à elle, les lacérant impitoyablement. Beaucoup de guerrières furent propulsées au loin, leur corps brisé par la force du monstre. Le corps de la bête était aussi grand qu’un arbre, un corps serpentin qui s’enroulait et se déroulait à une vitesse démoniaque. Et plus horrible encore, le monstre se servait de télépathie. C’était à peine si les Amazones distinguaient le monde réel qui les entourait de l’horreur qui envahissait leur esprit. Dans leur esprit apparaissaient la foudre et le feu ! Mais aussi l’étreinte fatale d’un lézard géant de la jungle et d’un démon monstrueux. Le combat que se livrèrent les deux bêtes aboutit à leur destruction à tous deux. Il y eut une fusion des corps, une communion des esprits entre les deux créatures ! Et la bête était ivre de joie à l’odeur du sang qu’elle versait. Les amazones qui étaient encore assez conscientes pour marcher durent fuir, abandonnant leurs sœurs aux mains du monstre.
C’est à moitié aveuglée par son propre sang et avec un mal de crâne sans égal que se réveilla Folhild le lendemain. Elle ignorait où elle se trouvait, car elle avait couru dans la première direction venue. Elle devina que ses sœurs survivantes avaient sans doute fait de même. Mais elle savait désormais une chose, et c’était que ce monstre était vivant, et que s’il attaquait de nouveau par surprise, il réitèrerait le massacre qu’il avait commis.
L’amazone savait le peu de chance qu’elle avait face au monstre, mais elle savait aussi que son devoir était de tout faire pour empêcher que de tels évènements se reproduisent. Alors, seule, elle s’élança sur la piste de la bête. Au bout de quelques minutes, elle retrouva la clairière où s’était déroulée l’attaque. Elle réalisa alors qu’elle n’était parvenue à s’enfuir que sur une vingtaine de mètres avant de s’évanouir. Des traces du combat, il y en avait par dizaines. Mais des corps de ses sœurs, il n’y avait nulle trace. Le monstre devait tout avoir emmené, et elle repéra bien vite sa piste. Ce fut sa plus longue chasse, chasse ou elle devina bien vite que la proie avait conscience d’être chassée, et jouait avec elle, non pas par crainte, mais tout simplement parce que cette situation l’amusait. Cette créature avait une conscience, et ne se battait pas uniquement pour se nourrir. Elle rencontra au cours de sa traque un autre groupe de chasseresses, d’une autre tribu, auxquelles elle raconta ce qu’il s’était passé. Accompagnée de son nouveau groupe, elle reprit la route. En chemin, les amazones furent rejointes par des elfes de la Jungle, dont un magicien. Car ces derniers savaient que la bête maitrisait la magie, et qu’il faudrait l’empêcher d’en faire usage.
Finalement, après plusieurs jours de traque, le monstre cessa de se cacher. L’attaque fut tout aussi brutale que la précédente, et les elfes comme les amazones furent pris totalement au dépourvu par la violence de cette dernière. Mais Folhild avait bien retenu la leçon de la dernière fois, et faisant fi des images qui s’imposaient violement à elle, elle saisit sa lance, et chargea le monstre. Elle parvint à la planter profondément dans ce qu’elle supposait être sa poitrine avant de sentir des griffes puissante lacérer violement son dos. Elle s’effondra sur place, attendant la mort.
Qui ne vint pas.
Elle se réveilla dans sa hutte, entourée de sa tribu. Ce qu’on lui raconta, elle n’y crut pas elle-même. Le coup qu’elle avait porté au monstre ne lui avait pas été fatal, mais l’avait suffisamment blessé pour le contraindre à battre en retraite physiquement, mais aussi et surtout mentalement. Les elfes de la jungle avaient aussitôt repris leurs esprits, et sans attendre que les Amazones fassent de même, avaient saisi l’occasion de frapper le monstre affaibli, et l’avaient tué. Mais ils étaient formels, tout le mérite de la victoire revenait à Folhild.
C’est ainsi que Folhild devint célèbre à travers toute la jungle. Et cent ans plus tard, elle porte encore sur son dos d’impressionnantes cicatrices, infligées par la bête. Elle n’appartient désormais à aucune tribu. Elle est nomade, et vit seule, marchant à travers la Jungle comme Arsinoë, avec qui elle a déjà combattu contre les Vampires. Elle chevauche une impressionnante panthère noire, qu’elle a elle-même capturé et domestiquée. Elle a déjà eu une fille, mais a préféré confier son éducation à une tribu que de s’en charger elle-même. Aujourd’hui, elle rôde près des Montagnes Noires. L’intensification récente des raids vampires l’a poussée, comme elle avait poussé Arsinoë, à se préparer à une éventuelle attaque ici même.
Mais une autre menace fit se déplacer Folhild. Elle entendit dire parmi ses sœurs que les lézards presque intelligents se rassemblaient en grand nombre, au nord-ouest de la Jungle. Elle partit là-bas, espérant convaincre les tribus de frapper avant qu’il ne soit trop tard. C’est ainsi que c’est elle qui organisa l’expédition désastreuse contre les lézards pensants. C’est à elle que la mort d’Arsinoë fut reprochée, la mort qui avait porté un coup dur au moral de toutes les amazones de la Jungle. Folhild tenta bien entendu de défendre sa cause, mais parmi les amazones, le ressentiment était trop grand.
Fohild s’exila donc de la Jungle pendant quelques temps, puis en revint. Elle avait été changée, car elle avait vu les cités humaines. Elle fut la première amazone a réellement s’intéresser à la culture étrangère, et à réellement chercher à les comprendre. Et ce qu’elle avait vu ne lui avait pas plu du tout. A l’instar de Raëva, mais sans jamais la croiser, elle entra en révolte contre les elfes de la Jungle. Mais parce qu’elle n’avait pas les capacités de la vampire, elle fut très vite arrêtée. Aujourd’hui, elle est retenue prisonnière au fin fond d’une prison bâtie spécialement pour elle, car les elfes de la Jungle ne souhaitent pas la mettre à mort. Mais en revanche, elle doit être mise à l’écart, car si ses idées se répandaient, on pourrait frôler la guerre au sein de la Jungle, guerre dont les deux races ne se remettraient sans doute jamais.

Maya, la défenseuse de la lisière


A l’instar d’Arsinoë, Maya est une amazone qui a un profond respect pour les envoyés des dieux. Elle a d’ailleurs lutté un jour à leurs côtés contre les envahisseurs étrangers, et c’est là-bas qu’elle rencontra l’envoyé des dieux qui lui donna une fille.
Mais ceci est anecdotique. Ce qui rendit célèbre Maya parmi les amazones, c’est plutôt la façon dont elle se mit à lutter avec acharnement contre les étrangers qui construisaient une cité qui la rendirent célèbre. Cet acharnement et cette ténacité ont une cause. C’est parce qu’à l’endroit où se dresse aujourd’hui Prébois se dressait il y a peu le village de Maya. Et toutes les amazones qui y vivaient sont aujourd’hui mortes ou dans des zoos sur le continent, bien que Maya ignore ce que sont devenues les disparues.
Il en découle que Maya considère que Prébois est son domaine. Dans les arbres qui bordent la lisière proche de Prébois rôde une amazone, cela, les habitants de la ville le savent. Mais celle-ci, ils n’ont jamais réussi à la capturer, ni à la tuer. Et elle attaque souvent les expéditions sur le départ, à tel point qu’on la considère presque comme une étape. Car pour douée qu’elle soit, elle ne peut jamais détruire une expédition entière. Son visage est célèbre dans Prébois. Si bien que la fois où elle tenta d’infiltrer la ville pour tuer la monstrueuse femme qui était à  sa tête failli se solder par une catastrophe pour elle.
De temps à autre, elle retourne trouver ses sœurs pour leur parler des allers et venues et de ces montagnes de tissus et de bois que les étrangers appellent navires, elle leur parle des nouveaux arrivants, des faiblesses de Prébois. Elle a d’ailleurs déjà proposé un assaut frontal. Mais les amazones ne sont pas habituées à un combat de siège, et l’assaut tourna à la catastrophe totale.
Maya a désormais appris de ses échecs, et est allée trouver les envoyés des dieux. Ceux-ci, pensait-elle, pourraient l’aider à préparer une bataille contre une ville. Ce fut le cas au début, puis ils la chassèrent sans ménagement. Qu’à cela ne tienne, elle savait qu’ils étaient les envoyés des dieux, leur action était donc juste. Cela voulait simplement dire que les dieux estimaient qu’elle devait se débrouiller par elle-même. Alors, elle retourna surveiller la ville. Et elle guette toujours, patiente…
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