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 Ile des elfes noirs

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Ile des elfes noirs   Sam 18 Avr 2015 - 11:22

L’Île Noire


Physique du pays

L’Ile Noire, bien que dite « Ile », est en fait un petit continent au sud du monstre qu’est le véritable continent où vivent les humains. Si les elfes noirs vivent sur ses rivages, peu d’entre eux pénètrent profondément à l’intérieur. Car c’est ici que, à la Chute des Anciens, les démons pénétrèrent pour la première fois. Le portail démoniaque qu’ils utilisèrent se trouve au centre de l’Ile, dans une immense plaine balayée par des vents portant des odeurs de souffre. Cette plaine est stérile. De la roche noire à perte de vue attend ceux qui s’y aventurent, paysage monochrome uniquement nuancé par des lacs de lave bouillonnant à l’air libre. Rien n’y vit, et les seuls êtres que l’on peut y rencontrer sont des démons, car en cette plaine, ils peuvent marcher librement sans avoir à être invoqués. Elle est leur domaine, et même les elfes noirs ne sont pas assez fous pour le leur discuter.
Cette plaine est entourée de très hautes montagnes où vivent des créatures mutantes en tous genres, des monstres tels que des Manticores et des Araignées géantes par centaines. C’est là qu’en effet, il y a la plus importante proportion de ces bêtes pour un territoire donné. Y vivent également quelques elfes noirs assez fous pour tenter d’aller habiter ces lieux inhospitaliers.
Au pied de ces montagnes s’étend une plaine qui peut être traversée en une journée par un marcheur, et qui mènent droit à la mer. C’est là le véritable royaume des elfes noirs, qui au final ne possèdent qu’un petit dixième de l’île qui est la leur. Ce royaume est constitué de champs et de forêts comme n’importe quel autre royaume, mais ses habitants ne sont cependant pas hospitaliers. Il est à noter que des meutes de chiens sauvages y vivent, meutes qui n’hésitent pas à attaquer tout être vivant qu’ils reconnaissent comme n’étant pas un elfe noir (ils ont appris à se méfier de ces derniers).

L’histoire des elfes noirs

L’histoire des elfes noirs est impossible à résumer. Intrigues politiques en tous genres et raids esclavagistes rythment leur vie, et les noms changent par trop fréquemment pour qu’un observateur extérieur puisse réellement le comprendre.
Ce qu’il est possible de raconter, c’est l’origine des elfes noirs. Après qu’Asarith ait compris qu’il ne pouvait pas gagner la guerre à cause de la construction des portails elfiques par ses cousins, il a emmené ses fidèles sur l’Ile Noire, au sud, arguant qu’ils étaient assez puissants pour vaincre les démons qui s’y trouvaient. De fait, les elfes noirs, sous ses ordres, chassèrent les démons du littoral, où ils installèrent leurs six villes. Asarith disparut peu après cela, laissant son fils Kelnozz sur le trône. Avec lui disparurent un cinquantaine de chevaliers, sorciers, assassins elfes noirs de tous les âges et des deux sexes, ainsi que sa femme, Dizzalyr, reine des elfes noirs. Il laissa cependant l’épée Perce-Cœur, qui peu à peu devint le symbole de la royauté. Les rois et reines elfes noirs n’eurent jamais de couronne sur la tête, mais tous avaient Perce-Cœur à la ceinture.
La suite, ce fut une succession de guerres civiles, de conflits politiques, et de raids sur le continent qui rythmèrent pendant des millénaires la vie de ce peuple cruel. Et chaque nouveau conflit les enfonçait toujours plus dans leur propre perversion, de sorte que les elfes noirs d’aujourd’hui sont plus violents, plus cruels, et plus fourbes que ne l’étaient leurs ancêtres d’autrefois.
Récemment, les elfes noirs, sous les ordres de leur reine Driruita, alliés à un ost démoniaque et aux nains des profondeurs entreprirent quelque chose qu’ils n’avaient encore jamais essayé. Un véritable retour sur le continent. A cette occasion, ils détruisirent Port-Argenterie, la Cité des Pirates, ainsi  que de nombreux royaumes humains. Finalement, leur invasion fut arrêtée par le retour d’Asarith. Ce dernier ordonna aux dirigeants de l’ost elfe noir de tourner les talons et de repartir sur leur île, arguant que le jour du triomphe des siens n’était pas encore venu. Sans tenir compte des protestations de Driruita qui souhaitait continuer l’attaquer, les elfes noirs suivirent les ordres d’Asarith et repartirent pour leur Ile.
Beaucoup d’elfes noirs considérant l’invasion comme un échec, leur colère s’est tournée vers la reine Driruita, qui n’a pas survécu plus de quelques jours au retour de son peuple sur leur île. Elle fut exécutée publiquement par Faren, l’un de ses anciens gardes du corps, qui prit un malin plaisir à l’écorcher vive après avoir passé plusieurs heures à la faire hurler de douleur. Son cadavre fut par la suite jeté aux chiens des plaines. Quelques heures plus tard, il n’en restait que des os impeccablement nettoyés.
Lui a alors succédé la reine Dhaulnyre. Et la routine des elfes noirs pouvait reprendre. S’est cependant posée la question de savoir ce que devenait Asarith. Les elfes noirs apprirent alors qu’il était, lui et les descendants des elfes qui étaient partis avec lui, à la tête d’un royaume humain appelé Oro. Ils envoyèrent une délégation le trouver, et Asarith répondit à celle-ci qu’il ne comptait pas revenir tout de suite. Les elfes noirs devaient continuer à vivre selon leurs traditions en attendant qu’il ne vienne les chercher lui-même. Quant à Cinder, l’ambassadrice à la tête de la délégation, elle ne revint jamais.

Le mode de vie des elfes noirs

La société des elfes noirs est une société très rigide. Les elfes noirs eux-mêmes sont des personnes énigmatiques et réservées, qui savent cacher toutes leurs émotions, quelles qu’elles soient. A l’ignorant, ils peuvent n’apparaitre que comme une race de tueurs sanguinaires, aussi prompts à massacrer des civils qu’à se tourner les uns contre les autres à la moindre occasion, mais cette vision est fausse. Il y a des complexités, des subtilités, et même une sorte d’honneur parmi eux. Il y a de riches traditions, une culture, un lien qui unit l’ensemble des elfes noirs autour d’une contradiction. Une société civilisée et raffinée à l’extrême qui est pourtant fondée sur la notion primitive du triomphe du plus apte.
La famille est ainsi au cœur de la société elfe noire. Le terme famille étant cependant très vaste. En effet, la famille regroupant toutes les personnes ayant des liens de sang et les conjoints et conjointes de ces dernières qui ont choisi de quitter leur famille d’origine pour intégrer celle de leur époux ou épouse, la famille selon les elfes noirs est un concept qui peut aller d’un seul individu qui a perdu tous les siens à plusieurs centaines d’elfes (résultat immédiat de la longévité des elfes : une femme elfe noire aura en moyenne sept à neuf enfants dans sa vie, ce qui permet à la famille de grandir malgré le taux de mortalité élevé). Il en résulte que les familles les plus grandes deviennent de vastes organisations.
A la tête de la famille se trouvera le chef de famille. Généralement, ce dernier est l’elfe noir le plus âgé de la famille, mais cela peut également, cas cependant rare, être un elfe noir plus déterminé, plus agile et plus jeune qui a arraché le contrôle à tous les autres candidats. Il est important de noter que comme dans chaque aspect de la société elfe noire, il n’y a aucune distinction de faite entre les sexes. Les familles de taille normales vivent toutes sous le même toit, et les familles les plus grandes peuvent loger dans plusieurs foyers.
Le but de chaque famille est d’arriver à la tête de la hiérarchie sociale elfe noire. Il ne s’agit donc pas de véritables familles fraternelles où les elfes rient entre frères et sœurs, mais plutôt d’organisations d’entraides basées sur les liens du sang. Les luttes de pouvoir internes aux familles pour avoir un maximum d’influence au sein même d’une famille sont donc monnaies courantes, et il n’est pas rare que le frère cherche à assassiner la sœur ou inversement. L’inceste est également chose considérée comme normale par les elfes noirs, même si la pratique reste rare. Le mariage incestueux, en revanche, demeure interdit.
Globalement, les enfants sont élevés par leur mère, car leur père n’est pas forcément connu, et de toute façon, il ne fait que très rarement partie de la famille, aussi n’a-t-il pas son mot à dire dans l’éducation de son enfant. De même, le mariage est une chose rare, car il implique que l’un des conjoints quitte sa famille pour partir vivre dans l’autre. Il y a donc deux types de mariages. Le premier, c’est celui qui scelle une alliance entre deux familles. Dans ce cas, il s’agit d’un double mariage où une famille donne son plus jeune fils à la plus jeune fille de l’autre famille, et inversement. Le deuxième mariage, c’est celui où un membre d’une famille cherche à en intégrer une autre, que ce soit pour fuir sa propre famille avec laquelle il s’est embrouillé ou pour intégrer une famille plus intéressante, car plus puissante (pratique plus courante). Dans tous les cas, les conjoints choisissent ensembles dans quelle famille iront-ils vivre. Généralement ce sera la famille la plus puissante. Dans tous les cas, le dénominateur commun est que l’amour est absent de ces mariages, et qu’une famille puissante qui accueille un membre d’une famille moins puissante ne verra le mariage d’un bon œil que si l’elfe noir qui les rejoint présente un réel intérêt en termes de politique.
Si sa famille est anéantie par un conflit avec une autre famille, l’elfe noir survivant n’aura d’autre choix que de se faire oublier. Il aura alors plusieurs options. Il pourra corrompre un membre d’une famille déjà existante pour l’intégrer par un mariage, il pourra fonder sa propre famille avec un autre elfe noir sans famille, ou incapable de s’élever dans la hiérarchie de la sienne, pratique encouragée car permettant à de nouvelles familles d’apparaitre régulièrement, ou rejoindre le clergé de Silir (pratique mal vue).
Une fois sa place dans la famille connue, un elfe noir doit connaitre sa place dans la société elfe noire. Généralement il pourra se référer à la place de sa famille, car les cas d’elfes noirs qui occupent un échelon différent de celui occupé par le reste de leur famille sont sommes-toutes rares. Et il n’y a de toute façon que six échelons dans la hiérarchie elfe noire.
Le plus haut est le roi ou la reine des elfes noirs, et il ne peut y en avoir qu’un seul. Actuellement, c’est la reine Dhaulnyre. Ce dernier est issu de la famille la plus puissante du moment. Le chef de famille ne vient pas siéger en personne, l’espérance de vie des rois et reines étant très courte (monter sur le trône et d’ailleurs source de conflits au sein de la famille, mais pour savoir qui n’y montera pas plutôt que de savoir qui y montera). Une fois au pouvoir, le roi ou la reine ne fera pas tant ce qu’il souhaite faire que ce que sa famille souhaite faire. La seule loi qui lui soit imposée étant de ne pas anéantir les familles ennemies de la sienne. Pour ce faire, il lui est donc interdit de lever les armées elfes noirs contre d’autres elfes noirs. Les rares cas de souverains ayant tenté de passer outre cette loi se sont finis de la façon la plus désagréable possible pour ce dernier.
L’échelon immédiatement inférieur est celui des échevins. Il n’y en a que six dans la société elfe noire, et ce sont les dirigeants des six villes. La reine est échevine de la capitale de droit, et c’est elle  qui désigne, chose rare parmi les elfes noirs, les échevins des cinq autres villes. Ils ont pour rôle de les diriger et d’y rendre un simulacre de justice. La justice elfe noire consistant à ce que, lorsqu’une personne commet un meurtre au vu et au su de tous, le mettre à mort s’il n’arrive pas à se défendre convenablement (chose rare). La société elfe noire est ainsi une société d’apparence. Le meurtre est autorisé, sauf en cas de flagrant délit, seule preuve valable lors d’un procès.
En-dessous des échevins viennent les elfes noirs de la noblesse. Un titre de noblesse pour un elfe noir s’obtient par le mariage avec un noble, dans ce cas le non-noble n’a pas de choix autre que de venir dans la famille du conjoint, ou bien par anoblissement de toute la famille, ce qui n’arrive que si la reine en décide ainsi. Pour la convaincre, il convient de la payer suffisamment ou que des membres de la famille se soient montrés d’une extrême valeur. Le seul avantage qu’il y a à être dans la noblesse est l’accès aux postes d’échevins ou de souverain. Rien de plus. Il est même tout à fait normal que des familles du commun soient plus puissantes que des familles nobles. Un elfe noir noble perd son titre si sa famille est anéantie.
L’échelon inférieur est celui des elfes noirs du commun, les plus nombreux. Ils passent leur temps à essayer de se démarquer pour que leur famille soit anoblie, ou à essayer d’attirer l’intention d’un noble célibataire ou veuf (ou de déclencher ledit veuvage, ça n’est pas ce qui ferait reculer un elfe noir) pour l’épouser. Il convient au passage de dire que l’homosexualité est tout à fait acceptée chez les elfes noirs, même si le mariage homosexuel reste interdit.
L’échelon inférieur est celui des corsaires et des chasseurs. Qu’ils soient nobles ou du commun, les elfes noirs âgés de cinquante à cent cinquante tours sont obligatoirement envoyés sur les arches noires qui sillonnent les mers ou dans les Montagnes à l’intérieur des terres. Ceux qui sillonnent les mers sont surnommés les corsaires, et ils ont pour but de faire des raids esclavagistes ou de couler les navires humains. Ceux qui sont à l’intérieur des terres sont les chasseurs. Ils ont pour but de capturer des chiens des plaines ou des bêtes des montagnes, que ce soit pour les dresser et en faire des machines de guerre ou pour en faire des animaux très appréciés dans les arènes, ou des animaux de compagnie dans le cas des chiens des plaines. Une fois cette période finie, l’elfe noir retrouvera sa position sociale normale. Il peut aussi choisir de rester corsaire ou chasseur toute sa vie, mais cela ne le privera pas de son titre d’elfe noir du commun ou de la noblesse. Certains ont d’ailleurs commencé leur ascension sociale par là.
Enfin, l’échelon le plus bas est celui des esclaves. La vie d’un esclave est généralement malheureuse et pénible, mais ce n’est rien comparé aux conditions de vie que subissent ceux qui sont capturés par les elfes noirs. Outre le fait qu’ils soient obligés de travailler dans la pluie, la neige et le froid simplement vêtus de haillons, ils font souvent l’objet des cruelles attentions de leurs maîtres qui savent comment les faire souffrir, et y prennent un plaisir sadique. La vie de leurs esclaves n’a qu’une valeur monétaire aux yeux des elfes noirs, et ils en tuent souvent un ou deux pour l’exemple. Une fois qu’ils ont été achetés, le torse de chaque esclave est marqué au fer rouge du nom de son propriétaire, et les maitres des bêtes, nom donné aux elfes noirs contremaitres, leurs apprennent rapidement quelles sont les règles qui vont régir leur vie.
Par exemple, il leur est interdit, sous peine de mort, de poser les yeux sur leurs maîtres, à moins que ceux-ci les y aient autorisés, et un certain nombre d’esclaves sont aveugles. En effet, ceux qui ont été affectés à des tâches pour lesquelles la vue n’est pas jugée nécessaire se la font brutalement retirer par leurs maîtres. Il leur est également interdit de parler entre eux lorsqu’ils travaillent, sauf si cela est justifié par la tâche à accomplir. Ceux qui désobéissent se font simplement couper la langue, pour ensuite s’étouffer dans leur propre sang. Leurs cous sont étranglés par des colliers reliés par des chaînes. Au moindre signe de lassitude, leurs dos sont meurtris par les coups de fouet et si l’un d’entre eux tombe d’épuisement, plutôt que d’ouvrir son collier pour le faire sortir du rang, les maitres des bêtes le décapitent sans autre forme de procès. Les révoltes d’esclaves sont rares et toujours cruellement réprimées. Et de toute façon, en raison de la brutalité des elfes noirs, seuls les approvisionnements récents peuvent encore avoir assez de volonté pour participer à une révolte.
Parmi les esclaves, il y a cependant plusieurs catégories. Les approvisionnements récents, les gladiateurs et les esclaves insulaires. Les premiers concernent tous les esclaves qui ont  été capturés sur le continent. Il n’y a rien à ajouter sur eux. Les esclaves insulaires sont les enfants des esclaves nés sur l’Ile Noire. Les esclaves, il faut bien le comprendre, permettent à la société elfe noire de fonctionner. Ce sont eux qui cultivent leurs champs, eux qui construisent leurs maisons, leurs navires… De manière générale, tout travail manuel autre que les arts guerriers est laissé aux esclaves. Au vu de la cruauté avec laquelle ils sont traités, les approvisionnements récents ne peuvent pas suffire à combler le taux de mortalité, malgré le travail des corsaires.
C’est pourquoi, contre toute surprise, des enfants naissent parmi  les esclaves. Comment parviennent-ils simplement à avoir des enfants dans ces conditions de vie ? C’est parce que les maitres des bêtes savent le point auquel sont nécessaires de tels enfants. Aussi, une fois le travail terminé, tous les esclaves sont logés ensembles, avec autorisation de parler, afin qu’ils puissent former une communauté. Et une esclave enceinte ou avec un enfant en bas-âge, si elle n’a pas d’arrêt de travail, se voit à tout le moins épargner le fouet et la décapitation, et est globalement mieux nourrie que les autres esclaves. De même, jusqu’à ses quinze tours, l’enfant est bien nourri et n’est pas exposé aux châtiments corporels, même s’il commence à travailler dès ses cinq tours.
Reste enfin le cas des gladiateurs. Les moins malheureux des esclaves. Les elfes noirs adorent les jeux de combat, et les combats de gladiateurs n’y font pas exception. Un elfe noir qui possède des esclaves peut décider d’en prendre un ou une et de l’armer et de l’entrainer pour en faire un gladiateur. Afin de préserver l’égalité de ses chances, le gladiateur commencera par combattre des gladiateurs débutant comme lui, et se hissera au fur et à mesure de ses victoires… Jusqu’à mourir, car les combats sont tous des duels à mort. Il arrive également que plusieurs gladiateurs soient envoyés dans l’arène, que ce soit pour un combat jusqu’au dernier survivant ou pour lutter contre des bêtes ramenés par les chasseurs, qu’il s’agisse de chiens des plaines ou de monstres plus terrifiants encore. Note intéressante, les amazones qui sont capturées sont toutes des gladiatrices, et les elfes noirs se les arrachent à prix d’or, car ils considèrent qu’elles font partie des meilleurs. En tous les cas, on dit des gladiateurs qu’ils sont les moins malheureux des esclaves, car ils ne peuvent être exposés à aucun châtiment corporel, mangent la même nourriture que les elfes noirs (concrètement, un elfe noir qui possède un gladiateur l’invite à manger avec lui, le gladiateur, assis par terre, mange alors les restes que ses maitres lui lancent), et au lieu de dormir dans une écurie avec les autres esclaves ont droit à une chambre à l’ameublement spartiate et toute petite, mais une véritable chambre rien que pour eux.

La religion chez les elfes noirs

Les elfes noirs sont un peuple qui ne se soucie guère de religion. Comme toute autre chose, elle leur sert surtout à maintenir l’illusion d’une société raffinée et structurée. Théoriquement, un elfe noir est libre d’être au service de la divinité qu’il souhaite, mais dans la pratique, un elfe noir qui se mettra au service d’un dieu autre que Filyon, Silir, Simialle, Ariel ou Azma sera au mieux regardé bizarrement, au pire la risée de ses congénères.
De même, le clergé chez les elfes noirs est assez restreint. On ne peut trouver chez eux que des prêtres d’Azma, Ariel, Silir ou Filyon, et ils sont très rares.
Les prêtresses d’Ariel embarquent systématiquement sur les navires corsaires, qui de toute façon ne partent jamais sans elles. Elles ont pour rôle de leur attirer les bonnes grâces de la Grande garce des profondeurs. Ce dont les elfes noirs pourraient en vérité se passer, après tout ils sont les meilleurs marins au monde.
Les représentants du clergé d’Azma sont déjà beaucoup plus rares. Ce sont d’ailleurs des fous que les elfes noirs gardent enfermés en permanence. En temps de guerre, ils les lâchent sur le champ de bataille pour y faire un carnage, mais en temps de paix, ils servent au mieux de gladiateurs d’élite pour affronter des créatures qu’on ne pourrait pas opposer à des gladiateurs normaux sous peine de tous les perdre à coup sûr sans même pouvoir apprécier le spectacle.
Les prêtres et prêtresses de Filyon sont plus rares encore. Leur rôle dans la société elfe noire est d’ailleurs un rôle d’ornement. Ils organisent les grandes fêtes que donnent parfois les familles pour faire étalage de leurs richesses et, le cas échéant, organisent les pièges durant ces fêtes. Ils sont également utilisés comme jouets sexuels. Souvent, au cours d’une fête quelconque, ils sont exposés sur des piédestaux dans la salle et qui veut d’eux se sert et les emmène dans une chambre.
Enfin, les plus rares sont les prêtres et prêtresses de Silir. Ceux-là sont les elfes noirs dont la famille a été anéantie et qui ont renoncé à l’ascension sociale. Les prêtres de Silir sont importants, ce sont les érudits et notaires elfes noirs. Ils se chargent d’organiser les mariages et les cérémonies funèbres, car même les elfes noirs enterrent leurs morts –sauf exceptions-, mais surtout ils se chargent d’observer le jeu politique, que ce soit au sein des familles ou entre différentes familles, et de consigner toutes les actions auxquelles ils peuvent assister. Ce qui fait qu’ils sont le seul moyen de dresser un tableau historique cohérent du peuple des elfes noirs. Mais c’est un secret qu’ils gardent jalousement.

Puissance militaire

Au combat, l’armée des elfes noirs est un spectacle terrifiant pour n’importe quel ennemi. Leurs guerriers se vêtissent d’armures noires auxquelles sont mêlées des tissus sombres, et leurs bannières sont également d’une couleur sombre. Ce peuple préférant combattre la nuit, il est logique qu’ils cherchent à se fondre dans le décor. En outre, la vision nocturne est pour eux un sens inné. Cependant, il ne faut pas croire que défier les elfes noirs de jour les mettra dans une position de faiblesse. S’ils préfèrent combattre la nuit, c’est uniquement parce qu’ils sont serviteurs de Silir et préfèrent donc les ténèbres. Mais le jour ne les désavantage en rien.
Les ost noirs sont composés de lanciers, d’arbalétriers, d’archers à cheval, de cavaliers lourds, de cavaliers chevauchant des pégases choisis pour leur robe noire, voire des manticores, mais aussi d’épéistes, de solides hallebardiers… Les elfes noirs savent manier toutes les armes. Car c’est là le premier apprentissage de l’enfant elfe noir. Apprendre à combattre. Ensuite, quand il commence à être en âge d’apprendre la politique, s’ajoutent les leçons de politique et de vie en société elfe noire. Mais l’apprentissage des armes lui occupe toujours quatre heures dans la journée, voire plus s’il se destine à une carrière complète de soldats. Puis, sa période en tant que corsaire ou chasseur achève de lui apprendre à manipuler les armes, mais aussi la politique. Ceux qui survivent à cette période sortent alors de pas moins de cent cinquante tours à avoir appris à combattre, et pourtant ils continuent à s’entrainer régulièrement. Telle est l’armée des elfes noirs.
Elle est également appuyée par des choses plus exotiques. Tout le monde connait la puissance des sorciers et sorcières qui manipulent sans se soucier des conséquences que cela pourrait apporter la magie noire, ou n’importe quelle autre magie qui leur permette d’attaquer l’ennemi aussi bien que de le faire souffrir, mais peu connaissent la ménagerie noire. Les chiens des plaines, ainsi que les autres créatures que les elfes noirs capturent dans les montagnes, leur servent ainsi de bêtes de guerre, qui une fois lâchés, font des carnages parmi les rangs ennemis. Et enfin, les prêtres d’Azma ont une réputation qui n’est plus à faire…
Au-delà de cela, cependant, les elfes noirs sont la première puissance navale au monde. Leurs navires ne sont sans doute pas les plus nombreux, et ne comptent guère qu’une cinquantaine de membres d’équipages. Ce sont des navires petits, et conçus pour une seule chose : la vitesse et les raids. On dit cependant qu’ils sont la première puissance navale du monde car s’il est vrai que leurs corsaires sont bien moins nombreux que les marines des autres royaumes, en revanche, ce qu’ils n’ont pas en nombre, et la poudre à canon qu’ils n’ont pas, ils compensent cela par la valeur de leurs combattants et les talents de leurs capitaines. L’histoire de ce navire corsaire elfe noir qui coula quatre galions sans qu’un seul elfe noir ne soit tué et laissa le cinquième s’échapper pour qu’il raconte ce qui s’était passé est connu de tous les marins du monde, et est également jugée parfaitement crédible.

Les elfes noirs et le reste du monde

Les elfes noirs ne voient dans le reste du monde que des royaumes inférieurs bons à fournir des esclaves.

Personnalités notables

La reine Dhaulnyre


Driruita ayant été, après sa défaite sur le continent, exécutée par Faren, une nouvelle dirigeante a pris sa place. Ironiquement, il s'agit de la petite fille de Cinder, l'une des principales alliées de l'ancienne reine, mais aussi la fille de Lyzma et d'Auxile, deux de ses principaux ennemis. Il s'agit de Dhaulnyre, une apprentie sorcière beaucoup trop jeune pour atteindre le trône habituellement, plus encore que celle qui l’a précédée. Dhaulnyre n'as en effet que cinquante et un tours, en faisant la plus jeune reine jamais choisi parmi les elfes – noirs ou pas. Mais son peuple n'est pas dupe, et tous savent qu'elle est la marionnette de quelqu'un. Cependant, personne n'as encore réussi à découvrir qui, bien que beaucoup de soupçon se porte sur différentes personnes influentes... En tant que reine, elle est également échevine de Saïrla, capitale de l’Ile Noire.

Ehnaït, échevin d’Arnatuil


Ehnaït est un elfe noir méprisé par tous, car en apparence très sentimental et très démonstratif – ce qui le rends, aux yeux de son peuple, niais. Cependant... Il n'est pas celui qu'on pourrait croire. C'est, au contraire, un manipulateur hors pairs, ce qu'il a réussi à cacher aux yeux de tous ceux qui habitent l'île, un exploit pour le moins... inhabituel. C'est lui qui manipule Dhaulnyre, et personne, absolument personne ne porte de soupçon sur lui – à part sa sœur Cinder, qui connait sa véritable identité, mais elle est partie de l'île il y a un tour et n'est jamais revenue.  Ehnaït est donc tranquille, caché derrière son masque d'imbécile qu'il s'applique à forger depuis son enfance, et tous ceux qui commencent à le soupçonner (car un elfe noir aussi stupide n'est pas censé survivre aussi longtemps) meurent dans d'étranges circonstances... Ehnaït est aujourd'hui, en plus d'être celui qui tire les ficelles du pouvoir, un puissant magicien noir de huit-cent-vingt-sept tours.

Faren, échevin de Felagun


Parmi les personnalités politiques importantes de l'île, se trouve également un guerrier très puissant appelé Faren. Il est considéré comme un des épéistes les plus puissant de l'île, voir le plus fort, et est réputé pour être extrêmement opportuniste. Se plaçant toujours du côté du plus fort, Faren suit le vent lorsque celui-ci tourne ; lui qui était un des plus anciens alliés de Driruita, et un de ses amants les plus fréquents, il l'as torturée lui-même en y prenant un plaisir évident. Car il est aussi connu que l'une des activités préférées du guerrier est de tuer et/ou d'entendre les cris d'agonie des sorcières noires. Tous ceux qui ont assisté à l'exécution de l'ancienne souveraine vous le diront ; ses cris étaient délicieux, et nul autre que Faren n'aurait pu lui tirer des bruits aussi raffinés.

Lokhir, échevin de Menrewen


Lokhir est le capitaine corsaire le plus réputé parmi les elfes noirs, car c'est le meilleur marin de l'île et un combattant qu'on dit presque à l'égal de Faren. Surnommé «Le Roi-corsaire», c'est également lui qui possède le plus grand navire. Son équipage est conséquent à sa réputation ; composée d'environ une soixantaine d'elfes, avec presque autant d'hommes que de femmes, sa force de frappe est assez puissante et sur l'océan elfe noir, c'est lui qui fait loi. Néanmoins, il est aussi connu pour la discipline très sévère qu'il impose à son équipage et les crises de colère qui le prenne lorsque l'un des membres ne le respecte pas.

Gerydra, échevin de Telemnar


Gerydra, premier échevin à avoir été nommée par Dhaulnyre, a reçu la cité de Mourn-Kar en tête. Elle était connue pour diriger une famille composée exclusivement de sorciers et de sorcières, choses rare parmi les elfes noirs. Déjà parce qu’une telle famille sera par définition peu nombreuse, et aussi parce qu’une spécialisation trop poussée les rendra forcément faibles. C’est pour compenser cette faiblesse que Dhaulnyre leur a donné la direction de Mourn-Kar. En effet, Gerydra en est d’ailleurs bien consciente, cette direction les protège contre une attaque venant de l’intérieur de leur cité. En outre, Gerydra est convaincue que c’est un sorcier ou une sorcière qui manipule Dhaulnyre. Et qui que ce soit cet elfe mystérieux, c’est par sa volonté qu’elle se retrouve ici. Et le poste d’échevin lui permettant de conseiller la reine, elle espère sincèrement trouver le sorcier ou la sorcière qui estime avoir un intérêt à ce qu’elle soit nommée à ce poste…

Gelbere, échevin d'Orodreth


Gelbere, pour sa part, est le plus ancien échevin actuellement en vie. Cependant, bien qu’il ait un millénaire de vie à présent, il parait anormalement jeune. Les elfes noirs paraissent vieux à cet âge, normalement, mais pas Gelbere, qui continue à aller régulièrement dans les plaines à l’extérieur de la Cité pour rejoindre les chasseurs et capturer des chiens des plaines, dont il a une meute entière qu’il fait fréquemment combattre face à des gladiateurs pour le simple plaisir de voir ces derniers se faire déchiqueter par les crocs et les griffes de ses bêtes. Il est connu pour cela d’ailleurs. Il n’aime rien tant que les jeux du cirque, qui sont organisés très fréquemment dans sa ville, qui est donc gourmande en esclaves.
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