AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Ordres Guerriers et Régiments de Renom

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:03

Les ordres guerriers et régiments de renom


Qu'est-ce qui se cache sous cette appellation barbare ?
Ryscior est un pays régulièrement déchiré par les guerres, les conflits internes, les attaques de bêtes monstrueuses, de forces démoniaques... Le danger y existe pour ainsi dire partout.
Si ce danger ne se concrétise dans les faits que rarement pour le rysciorien moyen, il est très connu. Et très connus sont donc ceux qui luttent pour la survie du royaume. Voilà pourquoi chaque royaume de Ryscior a ses régiments de légendes, ses ordres guerriers à nul autre semblables, ceux qui inspirent crainte et respect dans le cœur des habitants de leur royaume.

Si la liste qui va suivre est bien sûr non exhaustive, pour chaque royaume, vos serviteurs admins se sont attachés à créer un régiment particulier. Ce régiment, ou cet ordre guerrier, selon, est connu dans tout le royaume, et bien souvent de part le monde entier, pour sa valeur.

Appréciez.

Détail pratique : Ces régiments sont ouverts aux joueurs à condition d'en parler aux administrateurs lors de la création de la fiche personnage. IDEM POUR LES PNJ liés.
En outre, certains royaumes n'ont pas encore de régiments. Ne vous en faites pas, c'est pas un oubli. Tout viendra en son heure.


Dernière édition par Dargor le Jeu 29 Sep 2016 - 21:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:05

Dvors des Marches d’Acier


« Et moi, je vous dis que n’importe lequel de mes gars est tout aussi capable de t’enfoncer sa flèche dans l’œil que de te fendre le crâne avec sa hache. Et c’est ce qui va t’arriver si tu continues à m’énerver, sudiste parvenu. »
=> Boris Egvena, actuel maître des Dvors.

Lorsqu’on évoque l’armée des Marches d’Acier, on pense très souvent à d’épaisses armures. Les soldats des Marches n’aiment en effet rien tant que de s’enfermer dans des armures les plus lourdes possibles, quitte à avoir une faiblesse évidente en termes de capacité de mouvements. Mais toujours est-il que de l’infanterie à la cavalerie en passant par les archers, tous dans les Marches ont cette volonté, que ce soit par tradition ou par besoin d’être protégé, d’être lourdement protégés.
Lorsqu’on évoque la culture des Marches d’Acier, on pense inévitablement au culte des esprits. Les païens des Marches ne vénèrent pas les dieux comme le fait le reste du monde, mais y préfèrent de petits esprits imaginaires ou non qui règlent tous les problèmes. Dans les Marches, chaque ruisseau, chaque colline, chaque arbre a son esprit qu’il faut respecter. Les seules divinités qui y ont court sont Ariel, considérée comme l’esprit de la Mer par le peuple des Marches, et Prarag, vénéré seulement pas une centaine de personnes.

Dans une nation qui à chaque tour se retrouve à devoir repousser les assauts d’importantes troupes d’orcs, il est étonnant que Prarag ne soit pas plus implanté. C’est que les prêtres de Prarag vivant dans les Marches n’ont pas pour objectif de répandre leur religion. Ce sont les Dvors. Ce groupe de prêtres a désormais près de quatre siècles d’existence. Il avait été créé par un prêtre de Prarag qui effectivement venait convertir la population à l’origine, et comme de nombreux prêtres avant lui et après lui, avait échoué à faire renoncé les hommes des Marches à leurs traditions païennes. Mais il était resté, par amour de ce peuple combatif. Et si les gens des Marches n’aiment pas les gens du Sud, ils savent respecter les guerriers quand ils en admirent des vrais. C’est ainsi que naquit le régiment des Dvors.

Les Dvors sont donc des prêtres de Prarag, qui combattent toujours aux côtés de l’armée des Marches. Par tradition, ils ont donc adopté ces armures lourdes qui ont fait la réputation de l’armée des Marches. Mais ils n’en sont pas devenus pour autant une cavalerie de choc. Fidèles à la tradition du fondateur de leur ordre, ils ont préféré garder l’arme que lui-même leur apprit à manier, à savoir l’arc. Des archers à cheval, tout en étant de la cavalerie lourde. Le mélange est redoutable, car ces archers à cheval, une fois qu’ils ont fini de harceler l’ennemi de leurs flèches, chose qu’ils font très bien, peuvent sortir de lourdes haches et venir combattre directement dans la mêlée. Et si l’on pourrait croire que leur lenteur les affecte, c’est un piège. Car ils sont aussi bons combattants qu’ils sont archers, et ce n’est pas peu dire.

Les Dvors sont désormais le régiment le plus respecté de l’armée des Marches. Tous les régiments de cette dernière portent un nom, car les hommes des Marches sont fiers et veulent représenter quelque chose. Et tous peuvent chanter les exploits accomplis par leur régiment, que ce soit avec eux ou avant qu’ils ne l’intègrent. Habituellement, une certaine rivalité set en place, chacun cherchant à grossir ses exploits ou à minimiser ceux des autres. Ainsi, s’il faut les croire, tous les régiments d’arbalétriers peuvent atteindre l’œil d’un orc dans la brume, ou bien chaque régiment d’épéiste s’est trouvé seul sur la plaine face à une charge d’orcs sur leurs sangliers, et aucun n’a jamais cédé. Des choses normales, en somme. Et souvent, les hommes de ces régiments rient eux-mêmes de leurs propres exagérations.
Mais tout le monde se tait, et personne ne rit, quand un Dvor prend la parole pour raconter une histoire. Ce sont les meilleurs guerriers des Marches, et aussi les plus respectés par tous.

Les orcs enfonçaient, lentement mais sûrement, les lignes des Marches. Ce printemps, ils avaient espoir d’arriver à piller l’une de leurs villes, et pas seulement quelques villages ! Les maudites peaux roses humaines reculaient, et leurs soldats fuyaient. Gorzagh, le chef orc, sur son sanglier, armé de son gourdin, broyait personnellement quelques crânes. Que cela était bon, d’être retenu comme l’un des chefs qui aurait pillé une cité entière !
Au loin, derrière, il entendit des chevaux. Il se retourna, et grogna. Encore ces maudits archers à cheval. Qu’ils aillent aux enfers ! Bientôt, ils n’auraient plus de munitions, et ils ne pourraient rien faire contre la défaite de ses ennemis ! Il observa sa horde. Bien qu’il ait gagné, elle était très diminuée. Mais il savait qu’il n’y aurait pas d’autres vagues d’humains, c’était fini. Toute l’armée humaine était morte ou en fuite, sauf ces insignifiants archers à cheval.
Il ne pouvait pas les attraper, il avait déjà essayé. Ses orcs étaient trop lents. Mais ces archers ne pouvaient rien faire, se dit-il.
C’était ce qu’il pensait, jusqu’à ce qu’effectivement, les dvors n’aient plus de munitions. Alors ils sortirent leurs haches. Et très rapidement, Gorzagh réalisa son erreur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:06

Montagnards d’Euplemio


« La Cité entra un jour en guerre avec le royaume inférieur d’Euplemio. Bien qu’elle remportât cette guerre, car il était entendu que ces paysans ne faisaient pas le poids face à ses troupes citoyennes, elle dût subir de lourdes pertes. Leurs archers lui firent perdre des centaines d’hommes, que ce soit sous des pluies de flèches ou sous les tirs de quelques tireurs embusqués. C’est parce que cette affaire marqua à l’époque les esprits qu’à partir de cette époque, quand une épidémie éclatait dans les murs de la Cité, elle était représentée par les artistes locaux sous les traits de la déesse Nimen portant un arc. »
=> L’historien Aber Wrath, dans un traité sur l’histoire de la Cité-Etat de Dwifgorn.

Les Montagnards d’Euplemio sont de rudes hommes et femmes qui vivent une vie plus ou moins sauvage dans le royaume du même nom. Là où l’immense majorité de la population de ce royaume préfère une vie tranquille, dans la vallée où se trouve leur village, à cultiver leurs champs et à élever leurs moutons, certains décident de se lancer à l’aventure sur la route pour des raisons qui leur sont propres. Les montagnards d’Euplemio manient tous l’arc long, et généralement une autre arme de leur choix.
La légende raconte que le premier montagnard de l’histoire, au sens où cela est entendu aujourd’hui, fut Dortan Giger, l’actuel élu de Cerumnos. S’il est vrai que l’élu confirme être originaire d’Euplemio, rien ne permet de prouver qu’il fut effectivement le premier montagnard. Rien ne permet cependant de prouver le contraire. La légende, toujours, raconte qu’il avait pris l’habitude d’aller et venir dans les montagnes à une époque où les incursions orcs étaient nombreuses et où les villages étaient mis en danger par ces troupes qui rôdaient. Une sorte d’éclaireur pour l’armée, en somme, disent les étrangers. Puis Dortan Giger partit vivre sa vie de rôdeur, et il disparut de l’histoire du royaume, pour entrer dans la légende aux yeux du monde entier.
Mais il avait fait des émules.

Depuis, des hommes et des femmes d’Euplemio prennent le même choix de vie que lui. Solitaires ou en groupes, ils refusent la sédentarisation du village et partent explorer les vallées alentour. Rapidement, ils furent utilisés pour entretenir les routes qui traversaient le royaume, car sans eux, la nature aurait vite fait de reprendre ses droits et de les faire disparaitre. Ils sont aussi très appréciés pour traquer les bêtes sauvages que l’on peut trouver dans les montagnes ou les bandits qui peuvent y rôder. Une proportion non négligeable d’entre eux devient d’ailleurs par la suite des rôdeurs de Cerumnos, quand les autres vivent une vie de vagabonds.
Le montagnard d’Euplemio est un gaillard ou une gaillarde réputé pour ses talents de pisteur, que peu dans l’humanité peuvent égaler, mais aussi pour son talent à l’arc. On dit que nul archer humain ne peut surpasser un montagnard d’Euplemio, et beaucoup avancent qu’ils pourraient même concurrencer les légendaires archers elfiques. En outre, parce qu’il connait très bien son territoire, il y est, qu’il soit accompagné par certains de ses pairs ou isolé, un adversaire particulièrement dangereux. La guerre de l’hiver en est un excellent exemple.
Cette guerre avait eu lieu il y avait quatre siècles de cela. Le royaume de Folmer, à la suite d’un différend avec les montagnes, avaient tenté de l’envahir en plein cœur de l’hiver. Envahir une région montagneuse en hiver, en voilà une idée saugrenue ! C’était le calcul du roi de l’époque. Il pensait qu’ainsi, il prendrait par surprise les euplemiens, qui ne s’attendraient pas à ce que quelqu’un vienne les défier en plein hiver. Il pensait en outre que ses soldats étant habitués à un hiver froid, car le vend des Marches d’Acier soufflait également sur ses terres, ils seraient capables de supporter l’hiver de la montagne. La deuxième partie de sa pensée fut exacte. La première fut inexacte. Elle ne fut pas fausse, car il prit les euplemiens totalement au dépourvu, mais inexacte, car elle ne lui permis par de les écraser. Au contraire, les montagnards d’Euplemio de l’époque se firent un plaisir de montrer leur pleine maîtrise de la montagne, même quand elle drape son manteau blanc. De nombreux exploits furent accomplis par ces hommes et ces femmes courageux, qui donnèrent lieu à de nombreuses chansons. On parla ainsi de montagnards qui déclenchaient volontairement des avalanches, parfois au prix de leur vie, faisaient tomber la neige de tout un arbre sur un général ennemi, on parlait de ceux qui abimaient la glace d’une rivière que l’ennemi devait traverser. Celui que l’histoire retint sans nul doute le mieux fut toutefois le légendaire Lauri, qui s’enterra lui-même dans la neige à proximité du camp ennemi, ne laissant qu’une ouverture suffisante pour bander son arc et viser, et parvint à abattre le roi folmerien de l’époque, mettant fin à la guerre.
Lorsqu’ils combattent, les montagnards n’ont en effet pas pour habitude de se ranger sous une bannière qui claque au vent. Ils lui préfèrent des embuscades, que ce soit seuls ou en groupes, qui ont pour but d’éliminer une cible précise et de se replier aussitôt cette dernière neutralisée, ou bien alors s’ils voient qu’ils doivent absolument renoncer pour leurs vies. Qu’on ne les taxe pas de lâcheté pour autant ! Une montagnarde qui se repliait ainsi, du nom de Sylvette, se fit ainsi faire remarquer par un orc que fuir ne lui servait à rien. Dans un éclat de rire, elle se retourna, juste le temps de lui crier « Tu penses que je m’enfuis devant toi ? Apparemment, tu n’as jamais combattu de montagnards. »

Lorsqu’ils descendent dans un village, ce qui arrive tout à fait fréquemment, malgré leur vie de solitaire, les montagnards dorment généralement à crédit à l’auberge locale. Ils rembourseront leur dette en accomplissant des travaux au service des villageois, que ce soit les aider un peu aux champs, les débarrasser d’une bête, parfois creuser une tombe… Certains montagnards, pris au piège, ont d’ailleurs contracté de telles dettes qu’ils passèrent leur vie à la rembourser, car bien entendu, plus un montagnard reste (le temps de payer sa dette), plus la dette grandit.
Les montagnards ont en effet une tendance à la consommation assez fâcheuse pour leur propre bien. Ce sont notamment généralement des poivrots, hommes comme femmes indistinctement, et ils ont pour désagréable habitude de séduire les jeunes gens des villages dans lesquels ils descendent sans aucune pensée d’amour derrière, juste pour le plaisir. En d’autres termes, bien que leur utilité soit connue et reconnue, et que leur légende soit très appréciée, ils sont assez mal vus quand ils descendent. On dit généralement aux jeunes filles, ou aux jeunes hommes dans le cas d’une montagnarde qui descend, de bien se tenir éloigné(e)s d’eux. Ce qui n’empêche pas des drames d’éclater régulièrement, car les jeunes gens qui n’ont jamais connu autre chose que le fond de leur vallée sont toujours friands des histoires de ces vagabonds, qui trouvent parfois dans leur auditoire un montagnard dans l’âme, prêt à être formé à la rude vie de solitaire.

La situation a quelque peu évolué depuis la découverte de l’or dans les montagnes. Les montagnards sont devenus les garants de la sûreté du royaume, car avec l’affluence d’étrangers souhaitant faire fortune, il devient difficile, pour ne pas dire impossible, de maintenir le calme partout. C’est pourquoi Raclet Huelg, l’un d’eux, est entré au service du roi en personne. Les montagnards ont affaire à une vague de banditisme sans précédent dans le royaume, et régulièrement doivent protéger les villes d’attaques de groupes de vagabonds. Vagabonds qui sont souvent menés par d’autres montagnards. La situation est donc pour l’instant des plus instables, et la violence, quotidienne.

« Deux, peut-être plus, dit le chef du village. »

Le montagnard jeta un regard noir à l’homme.

« Peut-être, ou sûrement ?
-Nous ne savons pas, répondit-il. Ils sont venus pendant la nuit, ont tué les chiens, et ont pris les moutons. Mais on pense qu’il y en avait plus de deux, parce que même si on n’en a vu que deux, ben… »

Le montagnard lui fit signe de se taire, et examina le sol devant l’étable. Rien ne permettait d’identifier le nombre d’assaillant tant il avait été retourné par les villageois depuis cette fameuse nuit.

« Je vais voir ce que je peux faire, grommela-t-il. »

Trouver la trace des bandits, une fois en montagne, fut chose facile. Dans la terre de l’été, ils ne prenaient pas la peine d’être discrets. Il examina longuement les différentes options qui s’offraient à lui.

« Tonnerre, murmura-t-il au bout d’une journée de traque, mais ils se dirigent vers la vallée de la mort blanche ! »

Il se mit à courir. Dans cette vallée vivait un de ses amis, et un ami de tous les montagnards. On disait de cet homme qu’il était le seul chercheur d’or intègre de tout le royaume. Il trouva la vallée où il avait installé sa prospection sans peine, et se mit en route vers sa cabane, qui effectivement, faisait l’objet d’un siège par cinq bandits. Il examina le terrain. Il y avait un rocher qui lui permettrait d’être dans le dos des salopards et au-dessus d’eux en même temps. Le point de vue parfait en somme. Il avait juste besoin de traverser un terrain à découvert pour cela. Heureusement, ce bon vieux Scrooge dût le voir, et comprendre son plan, car il se mit aussitôt à tirer à feu nourri sur les bandits, avec son propre arc, en cherchant plus à capter leur attention qu’à réellement les toucher. Les cinq salopards n’étant pas très malins, ils mordirent à l’hameçon. Et furent bien vite transformés en cinq cadavres de salopards.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:08

Vierges de Bataille de Nova


« Servi Rulfson. Regardez-la. Elle se bat avec une férocité incomparable, et tient le mur de boucliers aussi bien, voire mieux, que n’importe lequel d’entre nous. Vous pourrez chercher la peur dans ses yeux quand vient le combat, mais ce sera en vain. Elle est … un soldat parfait. »
=> Lars Thorsteinson, au sujet d’une vierge de bataille.

Bien que la mythologie novienne fasse explicitement référence aux valkyries, femmes guerrières, la plupart des femmes de Nova ont surtout pour rôle de s’occuper du foyer de leurs époux, de leur père ou de leur frère, selon qu’elles soient ou non mariées. Elles ne sont pas pour autant considérées comme de l’ameublement, un tel rôle étant considéré  par la culture comme absolument vital et essentiel, et ce à tel point que beaucoup d’entre elles tirent une sorte de fierté de leur condition.
Il y a cependant un problème, c’est que les mêmes traditions ancestrales donnent à tout homme ou femme de Nova le droit d’éduquer un fils qui sera capable de tenir hache et bouclier et de rendre ses parents fiers au combat. Cela pose problème lorsqu’un couple, pour une raison ou une autre, ne parvient à avoir que des filles. La fille cadette, pour permettre à ses parents de presque éduquer un fils, devient alors une vierge de bataille.

Les vierges de batailles sont ainsi éduquées dès l’enfance par leurs parents comme si elles étaient des garçons. Peu d’entre elles se révoltent contre ce choix, car s’il est considéré comme vital de tenir le foyer pour une femme, le rôle d’une vierge de bataille est considéré comme honorable. Elles prennent en effet un nom masculin, marquant le symbolisme de leur rôle. Et elles ne sont pas source de fierté que pour leurs parents. On dit en effet régulièrement d’elles qu’elles sont les meilleures combattantes de Nova, ce qui en fait des femmes particulièrement fières.

Les vierges de batailles apprennent ainsi à se battre, mais des serments s’imposent à elles, des serments plutôt contraignants. Elles prêtent ce serment lorsqu’elles reçoivent les armes qui leur permettent officiellement de rejoindre les troupes de Nova.
Ce serment est prêté lors d’une cérémonie humble à laquelle seules sont présentes la future vierge de bataille ainsi qu’une autre ayant déjà prêté serment et le meilleur combattant du village. L’aspirante doit alors jurer de ne jamais connaître l’amour sous sa forme spirituelle comme charnelle, elle jure de tenir le rang comme n’importe quel homme le ferait, et elle jure de rendre ses parents comme son village fiers. Par la suite, elle embrasse le guerrier et la vierge qui se trouvent en face d’elle, seuls baisers sacrifiant pour elle toute une vie de romance, puis reçoit les armes qu’elle a choisies pour combattre.

Les vierges de batailles sont les noviennes qui se trouvent le plus régulièrement à l’extérieur du pays. Une partie de leur serment consiste en effet à rendre leur village fier, et dans ces temps de paix pour Nova, elles ne peuvent le rendre fier qu’en s’éloignant pour réaliser des prouesses dans la campagne. Voilà pourquoi depuis l’unification par Caul Shiverson, on constate un phénomène de voyage des vierges de batailles, qui cherchent les hauts-faits ailleurs qu’en Nova. Elles y reviennent cependant de plus en plus, car le règne à venir de Lars Côte-de-Fer annonce pour elles le retour des combats auprès de leurs frères noviens.

« Et donc, demanda l’homme, tu es une guerrière c’est ça ?
-Que cela rentre dans ton crâne une bonne fois pour toutes, oui. »

Servi Rulfson était lasse de ce jeu auquel se livraient les poivrots de cette ville maudite qu’on appelait Kelvin. N’avaient-ils jamais entendu parler des vierges de bataille ? Elle réalisait qu’elle n’aurait jamais dû descendre dans cette taverne. Ces ivrognes du sud n’avaient aucun rapport avec les véritables hommes et femmes qu’elle avait l’habitude de fréquenter en Nova.

« Ma foi, je comprends que t’aies réussi à te révolter ! lança l’un deux. Tu devais être lassée de baiser des hommes puant le poisson ! Tu nous as trouvé, rassure-toi ! »

Ivre mort, celui qui avait dit cela lui plaqua la main aux fesses. Lorsque la serveuse vint trouver la garde, elle leur supplia de se dépêcher avant que cette femme ne tire sa lame. Ils se précipitèrent. La novienne n’avait pas tiré sa lame. Et dans l’océan de corps gémissant et de tables renversées, il était difficile de l’accuser d’avoir seule réduit au silence toute une salle comble, remplie de marins pourtant costauds.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:09

Bucherons des Iles de Jade


« J’ai servi la déesse mère durant toute ma vie. Quand les pirates m’enlevèrent, je lui suis restée aveuglément fidèle. Et c’est ce qui a fait de moi son élue à l’époque. Mais ce respect, cet amour que j’ai pour elle, quand je contemple la dévotion totale de ces hommes envers les druides qu’ils servent, me semblent bien faibles. »
=> La druidesse Tavish au sujet des Bucherons.

Les insulaires des Iles de Jade sont un peuple autosuffisant, pour la plupart de hardis marins, de braves fermiers ou de féroces guerriers. Ils habitent des Iles battues par les vents et totalement isolées par l’océan. Ces îles longuement coupées du monde ont longtemps été en conflit les unes avec les autres, de sorte que chaque île a son propre régiment de renom, qu’ils appellent les gardes : garde rouge, noire, verte, etc.
Mais tous les insulaires se retrouvent dans le culte de la Déesse Mère, peu importe leur chauvinisme. Dominée par les druides, cette religion unit l’ensemble de l’archipel, expliquant la domination de ces étranges hommes et femmes quelle que soit l’île sur laquelle ils se trouvent. On dit que sur Valaam, druides et druidesses rencontrent la Déesse Mère, ce qui explique l’impossibilité pour les insulaires normaux d’y poser les pieds.

Cependant, certains hommes des Iles de Jade ont toujours souhaité faire autre chose que de simplement respecter les druides. Ils voulaient participer au culte de la déesse d’une façon plus active. Cela fut rendu possible il y a trois siècles, lorsqu’une expédition pirate venant de la lointaine Port-Argenterie frappa l’archipel. A l’époque, un druide nommé Caledor se trouvait dans un camp de bucherons de l’Ile de Bay. Ledit camp, isolé et vulnérable, fut la cible d’un groupe de pirates. Voyant le druide menacé, les bucherons s’emparèrent de leurs haches. Caledor aurait probablement péri sans l’intervention de ces braves insulaires qui parvinrent après un combat aussi rapide que violent à disperser les pirates avant de les achever de leurs haches.
Après avoir vaincu les pirates, les bucherons emmenèrent le druide en sécurité. Puis Caledor alla sur Valaam retrouver ses frères et sœurs. De nombreux druides et druidesses avaient durant ce raid trouvé la mort ou été enlevés. Caledor soumit donc une proposition à ses frères, qui après maintes discussions fut acceptée. Les druides se rendirent donc auprès des bucherons de Bay, leur offrant de devenir leurs gardes du corps. Ainsi fut fondé à Bay le premier régiment de Bucherons, choisis pour leur férocité et leur courage au combat, eux qui n’étaient que de simples paysans.
Aujourd’hui, le régiment a bien changé. Si le nom de Bucherons est resté, tous les druides n’en prennent pas à leur service, et ils ne peuvent jamais avoir plus d’un Bucheron pour les accompagner. Telle est la règle. Les Bucherons sont toujours des hommes volontaires, qui se rendent auprès de druides pour affirmer qu’ils souhaitent prendre la hache. La seule condition est qu’ils sachent manier à la perfection leur arme qui normalement leur sert à couper le bois. Désormais, elle servira à trancher la chair. Si cette condition est remplie, ils peuvent à tout moment être appelés par un druide ou par une druidesse pour lui servir de garde du corps. Ils prêtent alors serment de protéger le druide en toutes circonstances et de lui servir de champion le cas échéant.
Les Bucherons sont équipés de ces grandes haches, qui au fil du temps se sont de plus en plus éloignées des haches de bucherons pour devenir de vraies haches de batailles, souvent finement décorées. Pour le reste, ils vont la plupart du temps torse nu, par tradition, mais portent un kilt ou des braies. La plupart d’entre eux portent une épaisse barbe et arborent des tatouages. Tous sont particulièrement musclés, afin de mieux manier cette hache.

Certaines rumeurs courent quant au fait que ces splendides colosses accompagnent souvent de ravissantes druidesses partout (sauf sur Valaam, ou nul Bucheron n’a le droit d’aller), alors même que lesdites druidesses ont prêté serment de chasteté, tout comme les druides. Ces rumeurs sont vivement démenties par tous. Bucherons comme druides et druidesses, que ces derniers et dernières aient choisi ou non d’avoir un Bucheron pour les accompagner. Certains avancent pour preuve le fait que l’on voie plus souvent des Bucherons accompagner des druides que des druidesses. Mais hélas, comme à chaque fois qu’un homme suit partout une femme, les mauvaises langues trouvent à médire sans savoir de quoi elles parlent. Et si cette rumeur opère une véritable résurgence depuis quelques temps, on observe que ce sont surtout les étrangers de passage qui la colportent, et non les insulaires eux-mêmes. Quoi de plus normal ? Cette rumeur est d’un irrespect total pour les serviteurs de la Déesse Mère, et donc indirectement la Déesse elle-même.

« C’est l’œuvre des démons, sans nul doute, murmura le vieux druide… »

Derrière lui, Chanka ne dit rien. On leur avait signalé d’étranges choses dans ce bois au nord de Tanequil. La nuit, on y voyait briller d’étranges lueurs, et des rires en parvenaient. Ils s’étaient rendus dans le bois pour l’inspecter, et y avaient trouvé des arbres à nuls autres semblables. Chanka était effrayé. Les arbres avaient développé une écorce rose vif, et à certains endroits, celle-ci ressemblait à s’y méprendre avec de la chair.

« La Déesse enseigne, reprit le vieux druide, que les démons altèrent la nature. »

Le vieux druide savait que cet enseignement lui avait été prodigué par les elfes de Valaam. Mais il garda le secret, comme toujours. Il fallait le garder, pour le plus grand bien de l’archipel.

« Je pense pouvoir soigner ce bois, mais il me faudra plusieurs heures, dit le druide, sortant ses ossements. »

Il commença à murmure, et une lueur verte apparut dans ses mains. Chanka dût ainsi attendre des heures que son maître invoque sa formule. La nuit tomba, et une lueur rouge sang envahit tout le bois. Le Bucheron prit peur. Il entendit des rires moqueurs autour de lui, et voyait des silhouettes cornues bouger sous les arbres. Il se mit à trembler, et bien qu’ayant sa hache en main, à transpirer. Le druide, perdu dans sa transe, ne se rendait compte de rien. Chanka serra si fort le manche de son arme que les jointures de ses mains blanchirent. Les démons approchèrent. A sa grande honte, Chanka sentit son kilt devenir humide. Puis trois bêtes monstrueuses chargèrent. Tout son esprit lui cria de fuir, et il commença à se retourner. Mais une seule petite voix lui rappela une chose. Il avait juré de protéger un druide. Il était jeune, car le vieux druide avait déjà eu à son service un Bucheron qui avait depuis dût se retirer à cause de l’âge. Il était temps de prouver qu’il méritait sa hache. Il se retourna. Il en devait pas laisser un envoyé de la Déesse Mère mourir ! Soudain, toute peur disparut. Et il chargea.

Le lendemain, lorsqu’il parla de ses craintes au druide, ce dernier sourit.

« Ce n’est pas ton devoir envers moi qui nous a tous deux sauvés, dit-il. C’est ta foi en la Déesse Mère. N’oublie jamais que les démons ont le pouvoir de saper ta volonté et te rendre fou. Ta foi en la déesse doit être ton bouclier. Et ta volonté de la satisfaire doit alors guider ta hache. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:10

Cavalerie Spectrale de Salicar


« Craignez-moi… Car je viens vous chercher ! »
=> Scipio Ban, chef des cavalier spectres.

Les origines de la cavalerie spectrale de Salicar sont nimbées de mystère. Ils sont apparus il y a moins d’un tour, suite à une fête donnée à l’occasion de l’équinoxe de printemps par la reine Ravenna l’Eternelle. On dit qu’elle organisa cette nuit-là une chasse, et qu’elle y convia une cinquantaines de hobereaux proches. De cette chasse on ne vit jamais de trace, tant des cavaliers que de leurs montures. En revanche, lorsqu’elle sortit du bois, Ravenna l’Eternelle était accompagnée d’une de cavaliers spectraux égale en nombre aux cavaliers entrés avec elle. Et ces cavaliers, pour soumis à la volonté de la reine qu’ils soient, répondaient aux noms des hommes et des femmes disparus.
Quoi qu’il se soit passé dans ces bois, personne n’a envie de le savoir.

Leur maître parle de temps à autre, pour transmettre des instructions ou maudire un ennemi notamment, ce qui suggère une certaine intelligence de leur part. Ils répondent également à des noms précis. Mais malgré cela, ils servent aveuglément Ravenna l’Eternelle, et semblent incapables de remettre en cause son autorité. Comme s’ils étaient une extension de sa volonté, comme s’ils entendaient sa voix en permanence, et la suivaient toujours…

Sur leur monture immatérielle, ces cavaliers spectraux peuvent franchir rivières et montagnes à grand train jamais être ralentis. Leur nature immatérielle leur permet de traverser les murs les plus épais dans un rire moqueur, sans rencontrer la moindre résistance. Ils avancent sans laisser la moindre trace sur le sol, et seules les trainées de cadavres qu’ils laissent dans leur sillage attestent que ces apparitions nimbées de flammes n’étaient pas le fruit d’une imagination malsaine, bien qu’une suie sulfureuse balise parfois les murs ayant servi à leur numéro de passe-muraille.

Les cavaliers spectraux, s’ils partagent de nombreuses similitudes avec les spectres communs, ne sont pas liés à des lieux de mort ou de souffrance, et peuvent chevaucher là où le souhaite leur maitresse, Ravenna l’Eternelle. Leurs armes en forme de faux peuvent évidemment frapper les autres êtres immatériels, mais puisqu’elles le sont elles-mêmes, les armures, fussent-elles naines ou recouvertes d’écailles de dragon, n’offrent aucune protection contre ces lames.
Ces sont d’ailleurs ces mêmes armes qui leur ont valu le surnom de « Faucheurs montés », car on dit qu’ils moissonnent les âmes des vivants comme un fermier fauche ses champs de blé.
Les flammes surnaturelles qui les entourent brûlent d’un feu glacé. S’il ne présente en vérité aucun danger, sa morsure froide provoque aisément la panique chez l’ennemi. Mais peu importe sa peur, car à l’instant où on ressent le froid de ces flammes, la faux n’est pas loin.

La simple vision de cette troupe lancée au galop, faux spectrales brandies et un feu surnaturel s’échappant de leur corps suffit à terrifier les guerriers les plus endurcis. La foi en une cause juste permet alors de faire tenir les rangs, jusqu’à ce que le terrifiant impact de leur charge n’ait lieu.
Car la foi est sans doute la meilleure arme qui permette de lutter contre ces monstruosités. Les sorts d’exorcisme des prêtres permettent de les blesser, mais ne les dissipent pas aisément, car la puissance de Ravenna en personne les maintient en place. On ne fait pas tomber aisément un cavalier spectral.

La dernière résistance de Salicar. Un simple village, défendu par une poignée d’hommes et de femmes libres. Deux nobles seulement pour mener cette centaine de braves gars qui devaient bien être les seuls du royaume à avoir refusé la domination des morts-vivants.
Lorsqu’on avait découvert que des morts-vivants fréquentaient souvent Iassi, capitale du royaume, le village avait cru à une erreur. Puis, quand il fut confirmé que le roi et la reine avaient sans aucun doute été corrompus par ces bêtes, pour être changés en morts-vivants à leur tour, des révoltes avaient éclaté en Salicar. Révoltes qui ne menèrent jamais à rien, la plupart des paysans voyant même plutôt d’un bon œil le fait que les souverains soient en vérité immortels. Ca éviterait une guerre de succession. Seuls quelques villages résistèrent.
Et celui-là en était un. Les défenseurs avaient entendu dire que cette nuit, leur sort ferait un exemple pour tout le royaume. Leurs boucliers de bois étaient dressés, et ils avaient placé des piques dans le sol. Ils avaient entendu parler d’armées de zombies accompagnant les habituelles troupes humaines. Bien qu’ils ne sachent pas combattre ces choses, ils étaient déterminés à donner tout ce qu’ils avaient.

Une femme apparu. Elle était seule. L’un des nobles reconnut en elle la reine Ravenna l’Eternelle. Il l’appela.

« Etes-vous venue nous offrir une dernière chance de reddition, ma reine ?
-Vous connaissez déjà la réponse, dit-elle en faisant mine de soupirer. Je n’ai que faire de votre misérable petite ville, et j’ai de nouveaux serviteurs à faire combattre… »

Les cavaliers spectraux apparurent alors à l’horizon, chargeant depuis une distance folle. Ils auraient dû s’épuiser avant d’arriver. Mais ils n’étaient pas des cavaliers normaux. Il y avait une petite chapelle dans ce village, dédiée à Finil. Un vieux prêtre bedonnant y vivait. Il avait promis de bénir le combat. Lorsqu’il se trouva devant les cadavres de ceux avec qui il avait vécu et qu’il avait soignés, il vomit. Autour de lui, les cavaliers se rassemblèrent. Le vieux prêtre se demanda s’il pourrait en exorciser un avant de mourir. Il tenta.

« Essaye encore, dit la voix de la reine. »

Il tenta, encore et encore. Rien n’y fit.

« Maintenant, dit cette voix qui lui était insupportable, va. Tu es le dernier après tout, et je veux que tous sachent ce qui s’est passé ici… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:11

Les Danseurs de Guerre de la Grande Forêt


« C’était à rien n’y comprendre monseigneur. L’attaque a commencé par une pluie de flèches venant des arbres. Avant même que nous ne comprenions qu’on nous tirait dessus, beaucoup d’entre nous étaient morts. Ceux qui ont tentés d’attaquer les archers à couverts se sont heurtés à des êtres monstrueux, semblables à des arbres mouvants… Puis ensuite leurs guerriers sont sortis de leur couvert. Et c’est à ce moment seulement que le massacre a commencé. »
=> Capitaine Gorlois de Salicar.

Les Danseurs de Guerre de la Grande Forêt parcourent cette dernière en troupes très soudées qui s’aventurent sur des sentiers secrets que peu connaissent ou osent emprunter. S’ils sont les bienvenus dans les demeures elfiques, les autres elfes sylvains les perçoivent comme des individus sauvages et imprévisibles. Ce en quoi ils n’ont pas tout à fait tort, car si les Danseurs de Guerre observent les traditions sylvestres, leur attitude correspond effectivement à cette vision des choses. Les Danseurs sortent des frondaisons quand bon leur semble et peuvent disparaitre en pleine nuit s’ils le souhaitent. Ils ne se joignent aux autres elfes que s’ils en ont envie, et ne leur portent assistance que lorsque cela correspond à leur bon plaisir.
Les Danseurs de Guerre accompagnent les autres elfes dans leurs réjouissances musicales et accomplissent à l’occasion des fêtes des rituels de danse. Complexes, leurs chorégraphies retracent la mythologie ou l’histoire des elfes sylvains. Elles sont souvent accompagnées de chants. Cette forme de conte prévaut sur l’écrit pour chez les elfes sylvains.

Pour un Danseur de Guerre, même les autres elfes semblent se mouvoir lentement. Quant au reste du monde, ils le voient bouger péniblement, comme s’il avait en permanence des fers. Cela parce que chacun des gestes d’un Danseur se doit d’être d’une fluidité parfaite. Chaque mouvement se fond inconsciemment dans le suivant, si bien que le moindre d’entre eux évoque l’amorce d’une nouvelle danse.
Dédaignant le port de l’armure, ils s’ornent la peau de motifs torsadés et teignent leurs cheveux de couleurs vives. Ils incarnent ainsi les rôles de figures mythiques et de guerriers féroces, adoptant leur allure et leur style de combat, afin de rendre un hommage silencieux à celui ou celle qui a inspiré leur danse.
Les Danseurs de Guerre sont de sublimes guerriers, et deviennent redoutables lorsqu’ils entament une danse de guerre, car c’est à ce moment qu’ils donnent la pleine mesure de leur talent. Nul besoin pour eux de battre le rythme ni de suivre un ordre particulier : ils exécutent instinctivement les mouvements qui complètent la chorégraphie de mort de la troupe.  Ils bondissent et virevoltent tout en délivrant une pluie de coups sur leurs adversaires et sont à même d’éviter les traits des archers d’une pirouette spectaculaire. Ils encerclent leurs proies tout en dansant au son d’une musique qu’eux seuls entendent, esquivent esthétiquement les attaques pataudes de leurs adversaires et les foudroient d’un coup imparable. Ils apparaissent ainsi comme des démons de la Grande Forêt, des êtres insaisissables qui ne peuvent être vaincus ni par la lame, ni par la magie, ni par la volonté.

Les bucherons jetaient des regards angoissés autour d’eux. Leur village avait besoin de bois pour passer supplémentaire pour passer l’hiver, aussi n’avaient-ils pas eu d’autre choix que de se rendre dans cette forêt que l’on disait hantée par des démons. Voilà pourquoi en cet instant, ils abattaient un arbre en faisant chantant et en souriant, comme toujours, mais ces chants sonnaient faux, les sourires étaient crispés, et les regards se concentraient sur les profondeurs des bois plutôt que sur l’arbre qu’ils attaquaient. Plus loin dans le champ se trouvaient six soldats, prêtés par le seigneur le plus proche. Mais cela ne rassurait pas du tout les malheureux.
Ils entendirent deux vois dans les bois. Plusieurs masculines, sans doute, et une de femme. Prudents, ils commencèrent à reculer. Deux flèches surgirent, et cueillirent deux d’entre eux en plein cœur. Les autres commencèrent à courir. Courir vers la lisière. Vers la liberté et la vie. Du moins l’espéraient-ils. Car à cet instant jaillirent des arbres des silhouettes, trop rapides pour que les bucherons aient le temps de voir s’il s’agissait bien d’être vivants et non de fantômes.
Les corps se mirent à rouler. Les bucherons haletaient. L’ennemi était partout. Un des bucherons observa, tout en fuyant. Dans la plaine, les mêmes silhouettes attaquaient les soldats. En se concentrant un peu, il parvint à établir qu’il s’agissait de grandes personnes fines et musclées à la fois, aux longs cheveux. Vêtus d’un simple pagne, ils exposaient leurs corps couverts de tatouages sans craindre les coups ennemis. Car ces derniers n’avaient pas le temps de riposter.
L’une de ces silhouettes lui fondit dessus. Par réflexe, il roula au sol pour échapper à sa lame. Mais il n’était pas visé. Son frère, derrière lui, s’effondra sur place, la gorge grande ouverte. En sanglotant, l’homme se releva, mais son corps refusa de courir. Il était le seul survivant. Les silhouettes continuaient à danser, et l’une d’elle s’approcha pour lui donner le coup de grâce… Puis immobilisa sa lame alors qu’elle caressait sa gorge. C’était une femme.

« Notre danse est finie. Tu vis, humain. Raconte à tous que les danseurs des ombres protègent ce lieu.
-Oui madame, dit l’homme en pleurant, et en sentant que ses entrailles s’étaient lâchées. »

Puis il vit un archer devant lui. Son arc était bandé, et le visait. Il était dissimulé derrière un masque.

« La danseuse des ombres a dit que je vivais ! dit-il en pleurant plus fort encore.
-Elle l’a dit. Moi pas. »

La flèche partit. Tandis qu’il tombait, ressentant un immense choc contre sa poitrine, l’humain put entendre l’archer faire le reproche à la danseuse de l’avoir épargné, et la danseuse de répondre que la danse était terminée… Oui, tout était terminé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:13

Berserks Orcs


« Suivr’ Arkit, Skar et Snik. Allé trouvé la guerre. Tué tout s’ki pass’ a porté. Lé vieilles méthod’cé lé meilleur’. »
=> Sacerdoce d’un Berserk Orc (traduction au mieux).

En des âges reculés, tous les orcs étaient plus ou moins sauvages, et avaient pour habitude de combattre sous l’emprise de champignons qui les empêchait de ressentir la douleur. Ces brutes primitives, qui introduisirent sur Ryscior la notion de guerre, vivaient en nomade et usaient d’armes rudimentaires pour traquer leurs proies ou affronter les Anciens. Tuer une bête monstrueuse ou affronter un ost d’Anciens avec de simples massues n’était pas chose facile, mais de tels défis procuraient à ces guerriers bas-du-front une immense satisfaction, et leur mode de vie se résumait à cela : combattre des ennemis pour ensuite les manger.
Lorsque vint l’invasion des démons et que ces tribus durent, pour leur propre survie, s’allier aux Anciens, ils convoitèrent rapidement les armures et les armes en métal de leurs camarades, qui durent se résoudre à les équiper. Certaines tribus, toutefois, évitaient ces machins brillants, leur préférant les armes traditionnelles faites d’os, de bois et de pierre. Malgré tout, quand la guerre fut terminée, les orcs avaient appris à travailler le métal, ce qui leur permettait désormais de fabriquer leurs propres armes, accentuant le fossé entre le plus grand nombre d’orcs et ceux qui restaient réfractaires à ce type de progrès.

Traversant les âges, les berserks orcs ont choisi de conserver leur mode de vie archaïque et se moquent des « innovations » comme les armes de métal, les armures et les bottes. Ils en utilisent à l’occasion, quand ils peuvent en voler comme butin, mais, sur le fond, ils restent fidèles à leurs antiques traditions. Ils se servent toujours d’armes en os ou en pierre, se promènent généralement à demi-nus (parfois pire) et chantent des louanges barbares à leurs dieux dans des festins au cours desquels ils boivent des litres d’alcool et se battent entre eux sous les yeux attentifs de leurs idoles grossières. La simple notion de langage les dérangeant, car ils veulent revenir aux fondamentaux du passé, ils s’expriment dans leur propre langue, primitive au possible. Ainsi, le seul mot contenu par leur langue est le mot « Raaaaaaah », le sens du mot dépendant du volume et de la détermination avec laquelle il est prononcé. Lorsqu’ils s’avèrent incapables d’exprimer leur pensée, ils recourent à des gesticulations primaires ou même à des dessins simplistes tracés dans le sol.

Physiquement, les berserks orcs ne sont pas différents de leurs congénères, mis à part leurs tatouages et leurs peintures de guerre, mais ils vivent entre eux dans leurs tribus et ils ont des méthodes de combat qui les rendent facilement reconnaissables. Les tribus de berserks orcs suivent toutes sortes de rituels obscurs, et leurs nombreux shamans apposent des marquages tribaux sur les guerriers rassemblés pour le combat, comme des peintures de guerre, des gris-gris ou des tatouages. Les berserks orcs croient avec une force qui laisse sans voix les plus dévoués des religieux que ces signes des faveurs de leurs dieux les protègent des coups d’épées et des flèches adverses.
Certaines tribus, comme les Mass’ d’Os se peignent des motifs sur le corps tandis que d’autres utilisent des glyphes, comme celui en forme d’éclair porté par la tribu des Ooogah Ooogah. Les vêtements des berserks orcs (quand ils en portent) sont en peau de bêtes, ce qui ajoute à leur apparence fruste. Les Mattrak’ d’Ivoir’  (l’étude scientifique de ces noms fut faite avec la collaboration d’orcs « civilisés » qui acceptèrent de parler au scientifique humain fou connu sous le nom de Markus Rion de la Cité-Etat de Karak-Tur) affectionnent les peaux de loups, tandis que les Pô d’Serpents sont célèbres pour les peaux de reptiles dont ils se parent.

Les berserks orcs sont primitifs – même selon les critères orcs – par leur aspect insolite, leurs superstitions et leurs pratiques, et ils chantent au rythme de leurs tambours pour entrer dans une frénésie meurtrière avant la bataille. En outre, une autre phase importante de leur préparation au combat est la consommation de « champignons sacrés » distribués par leurs shamans (qui en font également un festin), qui disent-ils les mettent en transe pour la bataille. Les quelques scientifiques qui ont pu approcher ces fameux champignons les ont identifié comme des drogues qui anesthésient la douleur, ce qui contribue sans doute fortement aux croyances des berserks orcs.
De tels usages sont dépassés pour les autres orcs qui ont la dent dure contre ceux qui n’ont qu’un pagne pour seul vêtement (et encore), et les berserks orcs sont souvent objets de railleries, mais tous reconnaissent la férocité de ces guerriers frénétiques, c’est pourquoi ils gagnent le droit de se livrer à leurs étranges rituels, y compris l’embarrassante « danse du vol de la chauve-souris ». Ce sont de farouches combattants, qui hurlent lorsqu’ils attaquent, invoquant leurs dieux pour les aider à briser les rangs de leurs ennemis. Une fois au corps à corps, ils tabassent leurs ennemis à grands coups de massue et de haches de pierre, ou bien ils les embrochent sur les pointes en silex de leurs lances, voire de leurs flèches pour ceux qui savent se servir d’un arc. De temps en temps, ils utilisent des armes en fer, mais uniquement si elles sont issues du pillage.

Avec des comportements aussi caricaturaux, il est normal que les humains qui n’ont jamais croisé d’orc de leur vie prennent le cas des berserks orcs pour une généralité concernant ces derniers. Théorie vivement démentie par ceux qui s’y connaissent.
Les berserks orcs, bien qu’ils soient acceptés parmi les autres peaux-vertes ou peaux-rouges en raison de leurs talents martiaux, vivent généralement en tribus. Ils peuvent alors jouer du tambour et agiter leurs osselets à loisir. Leurs terrains de chasse sont généralement situés dans les régions les plus sévèrement contrôlées par les orcs. Quelques tribus sont cependant célèbres parmi les humains. La tribu d’Premier’Ord’, célèbre pour ses boucliers fabriqués à partir de coquilles de bénitiers, sévit sur les côtes sur de Ram. Les Mass’ d’Os et leurs rivaux, les Pô d’Serpents, sont les deux principales tribus du Royaume Orc. D’autres, comme les Ooogah Ooogah, vivent en nomades guidés par leurs shamans sur les chemins sinueux désignés par les voix des dieux dans leurs têtes. Du moins, c’est ce qu’ils prétendent.

Les gobelins détalaient, et ceux qui ne courraient pas se faisaient tailler en pièces par les troupes du sultan sur place. Les hommes jubilaient. Ce soir, ils fêteraient leur victoire ! Il y avait bien un groupe d’orc qui fonçait depuis les lignes peaux-rouges, sans doute arrivé en retard, mais la vue de la panique de la horde de gobelins allait les faire reculer, comme c’était souvent le cas.

L’orc qui menait la charge, pourtant, ne ralentit pas.

« Cé k’dé Minus ! bleugla-t-il en désignant les gobelins. »

Ses troupes se précipitèrent à l’assaut, dans la joie et la bonne humeur habituelle des tribus de berserks orcs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:14

Hussards nains


« Un ours et un nain ? Déjà que séparément c’est pas drôle, j’ai vraiment pas envie de connaître leur numéro de siamois. »
=> Raclet Huelg, montagnard d’Euplemio, au sujet des hussards nains.

Les Hussards nains sont les yeux et les oreilles des cités naines. Ils patrouillent en dehors de ces dernières, et passent souvent de longues périodes dans les montagnes sauvages du Royaume Nain ou les royaumes voisins afin de traquer les bêtes dangereuses et de surveiller d’éventuels mouvements ennemis. Ils explorent les vallées cachées, escaladent les flancs des montagnes pour permettre l’établissement de nouvelles routes, et certains d’entre eux explorent les profondeurs de la terre.  Souvent, ils chassent et abattent les monstres isolés et les petites bandes de peaux-vertes ou d’humains qui semblent vouloir envahir leur royaume. Cependant, lorsqu’ils sont confrontés à de plus grosses créatures ou à des armées, ils se contentent d’avertir les avant-postes les plus proches, qui organisent une levée.
Bien que les Cités naines soient reconnaissantes envers les Hussards pour les services qu’ils rendent, cela ne signifie pas qu’ils soient universellement respectés. En effet, les hussards sont souvent des nomades qui voyagent en permanence. Après des tours et des tours passés dans les étendues sauvages, loin des sentiers battus, leur apparence devient inévitablement celle d’un déguenillé. Certains nains n’hésitent pas à penser qu’ils sont tombés en disgrâce et cherchent désespérément à regagner l’estime de leur race. Il arrive que ce soit le cas, mais le plus souvent, les Hussards sont simplement des esprits indépendants formant de petits noyaux familiaux plus à l’aise dans les alpages que dans les tunnels d’une cité. Ils dorment à la belle étoile, et changent régulièrement leur campement de place. Il n’est donc pas étonnant que les autres nains les considèrent comme bizarres, et trouvent qu’il est peu malsain de respirer autant d’air pur et de passer autant de temps sous la lumière du soleil.

Pour survivre dans les montagnes sans pouvoir compter sur la proximité permanente d’une cité, les hussards du royaume des nains ont pris une étrange habitude, celle de dresser des ours. Cet animal est de loin le plus important aux yeux des hussards. Etant un animal qui apprécie la montagne, il est le symbole de leur terre. Son image est d’ailleurs récurrente dans l’héraldique commune des nains. Aux yeux des hussards, il partage leur vie et leurs luttes. Quand l’hiver est rude, lui aussi est affamé. Quand le printemps revient, lui aussi vient à la rivière pour se nourrir. Lorsque vient l’été, il chasse, et chasse comme le ferait un nain. La seule différence étant que l’ours chasse le nain, là où les nains n’imaginent pas livrer la chasse à un ours. Les hussards nains connaissent deux espèces d’ours.
L’ours brun, bien qu’il soit relativement imposant lorsqu’il se dresse et qu’il soit capable de broyer un nain d’un coup de patte, est de loin le moins dangereux. On peut l’apercevoir seulement au dégel, au printemps et en été. Il hiberne en hiver. Il se nourrit principalement de petits animaux comme des castors ou des chevreuils blessés ou malades, et il ne chassera le nain (ou l’humain, ou l’orc, ou le gobelin…) que s’il est affamé. Il représente néanmoins une menace mortelle pour ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus.
L’ours des cavernes, plus rare, est plus grand, plus fort et a une fourrure tachetée de gris. Ce sont des carnivores violents qui ont un sens exacerbé de la notion de territoire. Du reste, de nombreux adages nains font allusion à son mauvais caractère et à son tempérament destructeur. Il hiberne sur une période plus courte que ses cousins bruns, marque son territoire en griffant violement les pins des montagnes à mi-altitude où il réside habituellement. Les plus gros ours de cette race déracinent même parfois les arbres et il est peu prudent de s’attarder lorsqu’on se trouve à proximité d’un tel site.
Les nains savent que dans les Montagnes du Nord du Monde, au-delà des Marches d’Acier, vit le gigantesque ours des glaces, qui parfois descend dans les Marches. Cet animal dispose d’une fourrure blanche épaisse qui le rend très endurant. C’est un mangeur d’hommes qui sent ses proies à des kilomètres. Mais il est trop loin pour que les hussards nains s’intéressent à son dressage. Bien qu’ils soient conscients qu’en dompter un serait un acte de légende, leur côté pragmatique les pousse à combattre aux côtés de ceux qu’ils croisent dans leurs montagnes.
Toujours est-il que les hussards nains ne voient pas dans les ours une menace, mais plutôt des frères. Ils partagent leurs peines, leurs joies et leur mode de vie. Voilà pourquoi il est leur animal emblématique. Et voilà pourquoi les hussards nains sont légendaires, car un nain ne peut devenir hussard que lorsqu’il a seul été dressé un ours, qu’il soit brun ou des cavernes, peu importe. Le processus est difficile et dangereux, car ces bêtes ne se laissent pas facilement approcher. Ils n’attaquent pas systématiquement le nain à leur recherche, mais se défendront toujours au bout d’un moment où un autre.
Beaucoup de simples d’esprits pensent que les hussards nains dressent leurs ours par la violence, il n’en est rien. En vérité, le terme dressage est inapproprié. On pourrait plutôt parler de cohabitation, ou d’entraide. Le nain habitue l’ours à sa présence en l’aidant à chasser et à se nourrir. Par la suite, l’ours étant un animal intelligent, et que les hussards nains affirment très affectueux et attachant, il va rendre la pareille au nain, petit à petit. Ce processus peut prendre quelques tours, mais le lien ainsi créé sera indestructible. Preuve en est faite lorsque le nain parvient à seller l’ours et à lui faire porter un semblant d’armure afin de le protéger. Même si certains hussards refusent de monter leur compagnon et ne font que marcher à son côté au combat.
Où un tel duo est d’ailleurs redoutable.

Lorsque vient l’hiver, aucun hussard nain ne peut empêcher son compagnon d’hiberner. Certains hussards vont faire un semblant d’hibernation avec lui, tâchant tant bien que mal de survivre dans la grotte choisie par leur ami, mais d’autres iront continuer leur travail de patrouille en solitaire, ou s’abriter dans les cités naines pour l’hiver, en profitant pour entretenir leurs armes et l’armure de leur ours, ainsi que pour prendre des nouvelles du vaste monde.
Ils en profitent également pour raconter leurs faits d’armes. Mais l’aura de mystère et de sauvagerie qui les entoure leur nuit, de sorte qu’ils sont souvent passés sous silence par les autres nains, qui ne leur accordent que peu de respect et de remerciements.
Quand l’ours d’un hussard vient à mourir, il est rare que ce dernier prenne un nouveau compagnon. Cela aura plutôt tendance à signifier la fin de sa carrière ou qu’il va désormais parcourir le continent entier en solitaire.
Pour des raisons évidentes, bien qu’ils aient gardé un grand respect pour Morin, père de tous les nains, les hussards ont pris pour habitude de prier Cerumnos, dieu des animaux.

« Et c’est ainsi que mon Brugi est mort, dit le nain. En affrontant le centaure Cenar. »

Le nain baissa la tête et adressa une prière à Cerumnos, le remerciant des tours qu’il avait pu passer en compagnie de son ami ours.

« Alors c’était un ours de guerre ? demanda l’un des miliciens humains, aux côtés du nain.
-Je suppose qu’on peut dire ça, oui, dit le nain. J’ai été son frère d’armes au combat, et je suis un guerrier, après tout.
-Bon. Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas. Vous, les hussards nains, dressez des ours pour vous aider au combat, jusque-là je comprends. »

Le nain écouta patiemment le milicien humain avant de répondre.

« Ouais, on peut voir les choses comme ça. C’est plus un lien d’amitié qui se crée qu’un lien de dresseur à dresser, mais c’est une vision des choses.
-Bon, dit le milicien, jusqu’ici c’est clair. Mais quand votre ours meurt, pourquoi vous en prenez pas un nouveau ? Après tout vous êtes comme les montreurs d’ours humains, c’est juste un animal qui vous sert d’outil de travail, non ? »

Le nain leva un sourcil et se tourna lentement vers le milicien.

« Bon écoute, je suis venu ici pour aider, donc je vais pas te faire l’insulte de te tailler en pièces pour avoir dit ça. Cela dit je vais te donner un conseil. La prochaine fois que tu croises un hussard nain, si tu tiens à la vie, ne t’avise pas de répéter ça. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:15

Assassins de Guerre Halfelins


« Mon capitaine ? Mon capitaine ils attaquent ! Nous avons besoin de vous ! Où êtes-vous ? »
=> Un soldat de Salicar.

Le royaume des halfelins est le plus jeune au monde, et à peine né, il se trouve déjà menacé en sa plus grande frontière, la frontière nord, dominée par Salicar et les morts-vivants. Les halfelins, malgré leur petite taille, ne sont pas de mauvais guerriers. Toutefois, ils n’aiment pas les affrontements sanglants. Les champs de bataille ne sont pas faits pour eux. On dit souvent d’eux, de par le monde, qu’ils sont lâches. Ce n’est pas de la peur qui les tient éloignés des combats, juste du dégoût. Aussi n’y prennent-ils part qu’en cas d’obligation.
C’est pour éviter de tels combats, ou les rendre plus aisés, que les assassins de guerre halfelins existent. Ils sont au total une petite centaine, des halfelins qui, formés à l’assassinat durant leur vie dans les royaumes humains, ont mis leurs sinistres talents au service de cette cause. Leur rôle au combat est d’infiltrer les lignes ennemies par tous les moyens possibles, et d’éliminer de préférence avant la bataille les officiers ennemis les plus hauts gradés. Parfois, ils peuvent aussi aller se charger d’éliminer les servants d’une pièce d’artillerie ennuyeuse, même si l’artillerie est plutôt rare en Salicar. Enfin, une de leurs techniques consiste à poser des pièges sur le parcours de leurs ennemis. Ils peuvent donc, selon les cas, gagner une bataille à eux seuls ou se contenter d’être des épines dans le pied des salicariens.
Pour l’instant, leurs talents n’ont jamais été mis à l’épreuve des morts-vivants, réservés par les morts pour une offensive de grande ampleur, à n’en pas douter, car tous les conflits ayant eu lieu jusqu’à maintenant ont opposé de petites troupes de halfelins à de petites troupes d’humains.

Gorlois, le capitaine de Salicar, était épuisé. Il avait fait marcher ses hommes toute la journée, suivant les ordres qu’il avait reçu d’aller tester la résistance en un point précis de la frontière avec les moins que des hommes, les courts sur pattes, ou les halfelins. Il avait fait monter sa tente en premier, mais alors qu’il s’apprêtait à se servir du vin, il avait été appelé par un soldat. Il avait dû laisser sa coupe pleine et la remettre à plus tard, pour régler certaines affaires qui lui avaient prises des heures. Epuisé, il n’avait plus qu’une envie, et c’était d’aller dormir.
Il souleva la toile qui lui permettrait d’entrer sous sa tente et la parcourut du regard. Un lit, sa table avec la coupe de vin, une halfeline qui rebouchait une fiole, son râtelier d’armes, tout était à sa …

« Je ne suis qu’une pauvre idiote, songea la halfeline en retirant le poignard qu’elle avait lancé par pur instinct vers le cœur du capitaine, qui n’avait pas eu le temps d’appeler à l’aide. Je suis plus prudente que ça d’habitude, cette erreur aurait pu me couter la vie… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:16

Oliphants de Tahar


« Une force de la nature. Une force de la nature je vous le dis ! J’ai vu des minotaures fuir devant son assaut ! »
=> Hascien Nascon, chevalier errant de retour en Hasdruba, contant l’histoire des Oliphants. Il était le premier chevalier d’Hasdruba à en avoir vu.

Tahar est un immense royaume sec et désertique. La majorité du pays est enterrée sous les sables du désert. Chose paradoxale, la plupart des grandes cités semblent s’y complaire, alors que deux grands fleuves amènent des traces de fertilité dans les vallées qui composent leurs lits. Cette fertilité ne s’éloigne jamais du fleuve, bien sûr, mais elle suffit à nourrir une faune et une flore éclatante telle qu’on en trouve nulle part ailleurs. Et c’est sur les rives de ces deux fleuves, et tout autour de l’œil d’Ondée, que l’on peut trouver les bêtes fantastiques que sont les Oliphants de Tahar.
Animaux par nature pacifiques, ces gigantesques pachydermes gris sont aisément domesticables et aident grandement les cités tahariennes de petite taille qui vivent sur les rives de ces fleuves dans leurs tâches quotidiennes. Toutefois, les tahariens, qui subissent régulièrement les assauts des orcs du désert, ont également pu noter que ces bêtes, lorsqu’elles défendent leurs petits, sont terrifiantes au combat, et que rien ne peut résister à leur charge. C’est pourquoi certains d’entre eux, repérés dès leur plus jeune âge comme étant joueurs et combatifs, sont non pas dressés pour les travaux du quotidien, mais pour le combat.

Seules les cités vivant sur les rives des fleuves peuvent se vanter de posséder des Oliphants, qu’ils soient équipés pour la guerre ou non. Lorsqu’ils le sont, ils sont dirigés par un homme, le mahout. Ce dernier a accompagné l’oliphant depuis sa naissance, afin de tisser avec l’animal un lien à toute épreuve. Le but de la manœuvre est de pouvoir le diriger et le rassurer en situation de combat, où l’animal peut vite prendre peur et devenir incontrôlable. Le mahout est assis derrière l’imposante tête de l’oliphant, d’où il le diriger à l’aide d’un bâton. Au combat, il fait foncer la bête dans les rangs ennemis, semant la panique et le chaos sur son passage, tandis que les soldats adversaires, pourtant souvent des orcs, sont renversés par le piétinement de l’oliphant. Les animaux les plus gros peuvent porter plusieurs archers sur leur dos. Ils deviennent alors de redoutables plateformes de tir, qui sont aussi dévastatrices à distance qu’au corps à corps.

Les démons regardèrent derrière eux, localisant rapidement la source du bruit à l’aide de leurs sens magiques. Leur mission ? Aller dans la ville mortelle de Kelvin. Mais ce petit groupe s’était détaché du reste de l’armée, comme de nombreux autres. Tous préféraient trop dévaster sur leur passage. Le prince démon qui menait l’assaut ne serait pas content, c’était vrai, car ces groupes de démons, loin de lui, étaient condamnés à s’évaporer au bout d’un moment, trop instables pour rester incarnés. Mais peu leur importait. Ils semaient les graines de la corruption, qui pousseraient à n’en pas douter de la plus belle des façons.
Le bruit ? Une troupe humaine en approche, ils le savaient. Ils ricanèrent. Les épéistes démoniaques étaient largement supérieurs aux mortels du pays des sables qu’ils avaient déjà croisés. C’était sans compter le gigantesque animal blanc qui arriva, et qui aussitôt les chargea. Malgré leurs pouvoirs, les épéistes démoniaques n’étaient que des démons mineurs, pas de taille à faire face à une machine de guerre vivante. Ils tuèrent des humains à pieds. Mais l’animal gris les renvoya bien vite dans les enfers, où leurs maîtres les attendaient, pour recevoir leurs explications concernant leur révolte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:17

Chasseurs Ogres


« S’il a l’air de pouvoir se battre à mains nues avec une meute de loups en colère, c’est un chasseur. Tu l’sais aussi parce qu’il porte leur fourrure après les avoir béquetés. »
=> Attribué à Zorghat le Roteur, chef ogre.

Les chasseurs sont les plus indépendants et massifs de leur race, des vagabonds ascétiques pour qui parcourir toute la steppe pour traquer une quelconque bête massive est une promenade de santé. Un ogre devient un chasseur lorsqu’il cède à sa soif des grands espaces et quitte temporairement sa tribu, en dehors du contexte habituel de mercenariat. Ce sont des guerriers farouchement indépendants  et des trappeurs inégalés dans leur espèce. Privés de la protection et de la franche camaraderie de la tribu, ils doivent en effet apprendre à traquer et tuer, sans eux-mêmes devenir la proie d’une bête féroce.
En l’honneur du premier d’entre eux, selon la tradition, Zul’Jin le Rouge, ils traquent les wyvernes pour tenter de les dresser et d’en faire leurs familiers comme lui-même l’a fait, s’il faut en croire sa légende. La majorité des chasseurs débutants meurent dans le processus, car il implique d’aller seul capturer une wyverne, et donc de souvent devoir en combattre plusieurs à la fois. Seuls les plus puissants et les plus malins (ou les plus chanceux, dans certains cas) parviennent à survivre et à arriver à cette fin. Au bout d’un moment, un chasseur sera ainsi accompagné d’une ou deux wyvernes, parfois trois pour les plus glorieux d’entre eux. Jamais plus, car si la légende de Zul’Jin raconte qu’il en dompta le chiffre de vingt-sept, les chasseurs ogres apprennent vite qu’une seule wyverne est déjà particulièrement difficile à dresser.

L’activité de dressage d’une wyverne, en admettant que le chasseur ait réussi à la capturer, est une activité particulièrement dangereuse, comme en témoigne les innombrables cicatrices que ces guerriers arborent fréquemment, et qui font également leur fierté. Heureusement pour eux, une wyverne, une fois dressée, ne se révoltera jamais contre son maître et lui sera toujours loyale, obéissant à chacun de ses ordres. S’il vient à mourir, c’est cependant sans aucun remord qu’elle laissera là le cadavre et retournera à la vie sauvage. Les ogres pensent qu’elles considèrent le chasseur qui les a dressées comme une sorte de chef de meute. Et la raison pour laquelle un ogre n’a jamais beaucoup de wyvernes à ses côtés est que même les plus expérimentés finissent par se faire tuer s’ils insistent trop.

Quand ils ne sont pas occupés à traquer des wyvernes, les chasseurs parcourent le monde entier, en quête d’abominations à tuer, ou de grandes chasses à livrer, quelle qu’en soit la cible. De nombreux humains, voyant ces aventuriers accompagnés de wyvernes, ont en conséquence essayés eux-mêmes d’en dresser. Malheur à eux, car dresser une wyverne est une épreuve de force et de combat particulièrement éprouvante. Contrairement au griffon, la bête ne cèdera en effet pas pour un homme qu’elle juge digne, mais pour un homme qu’elle juge plus fort qu’elle. Beaucoup d’ogres expliquent ainsi aux humains qu’ils ont dû lutter pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, avec acharnement, pour arriver  ce résultat.
Même s’ils se sont exilés, les chasseurs retournent régulièrement dans les camps ogres, les bras chargés de gibier, pour les jours sacrés de festin. Certains reviennent auprès de leur tribu d’origine, tandis que d’autres errent à travers le Royaume. Les chasseurs sont des visiteurs appréciés, non seulement pour leurs prises, mais aussi pour leurs récits de traque. Leur allure menaçante, avec leurs balafres et leurs trophées de chasse, aide aussi à gagner le respect des tribus du coin. Il ne faut cependant jamais longtemps pour que le Chasseur ressente de nouveau l’appel des étendues sauvages.

Lorsque les tribus ogres partent en guerre, il est fréquent de voir des chasseurs se joindre à eux pour les accompagner. Les wyvernes qu’ils amènent alors sur le champ de bataille ont vite fait de devenir un cauchemar pour l’ennemi. Sans compter le chasseur lui-même, qui fait partie des meilleurs guerriers ogres.

Le soleil se couchait sur le désert. Mais cela importait peu au sultan, qui continua son discours devant l’ogre.

« Ecoute-moi bien, Brugi le Gros, puisque tel est ton nom. Je me fiche bien du fait que tu sois ici pour une traque. Tout ce que je sais, c’est que les troupeaux de chèvres fondent depuis ton arrivée. Je suis pour laisser les paysans régler ce genre de problèmes quand une ou deux bêtes disparaissent, mais là c’est plusieurs troupeaux qui ont disparu depuis quelques semaines. »

L’ogre hocha la tête, prenant un air bête.

« Puisque la milice n’a trouvé aucun voleur de chèvres, et pour cause, on aurait trouvé un troupeau énorme avec lui, nous en concluons qu’elles ont été tuées. Il parait qu’un ogre peut faire d’une seule chèvre un seul repas.
-C’est vrai, dit Brugi.
-Alors tu t’avoues coupable de tes crimes ! Gardes, saisissez-le ! »

Sa masse ensanglantée, Brugi remontait plus tard une colinne proche. A mesure qu’il s’approchait d’un bosquet au sommet de ladite colline, il entendit de plus en plus distinctement des bruits de mastication.

« Tu vois ma belle, dit-il en arrivant devant sa wyverne en train de dévorer une chèvre, même quand tu te caches, les humains ne t’aiment pas on dirait. Faut qu’on s’en aille d’ici, ils vont appeler des proches du sultan à coup sûr, ça va être pénible. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:18

Mages de Bataille de l’Empire d’Ambre


« Pourquoi nous battons-nous ? Pourquoi les feuilles tombent-elles des arbres ? Pourquoi l’hiver succède-t-il à l’automne ? L’Empire est. Nous sommes la plus puissante nation du monde, car la déesse Mystin a voulu nous bénir par une incomparable maitrise de la magie. Nulle nation ne peut se vanter d’avoir été bénie par une divinité. Les dieux Lothÿe et Ohiel nous ont envoyé leurs élues respectives pour nous porter assistance. Pourquoi nous battons-nous ? Car il est dans l’ordre naturel des choses, celui voulu par les dieux eux-mêmes, que l’Empire d’Ambre règne. »
=> Ereleis Bowcer, reine magicienne de l’Empire d’Ambre.

L’Empire d’Ambre a la réputation d’être une nation où la magie tient une place importante. Et il est vrai que les impériaux ayant compris il y a des siècles à quel point cette dernière pouvait être une arme précieuse, le culte de Mystin et des magiciens y est répandu comme nulle part ailleurs. Il est donc logique que c’est là que se trouve la seule université de magie du continent.
Là-bas sont formés ceux qui sont sans doute les meilleurs mages humains du monde. Car le contexte de l’université, où nul superstitieux ne vient les persécuter, et où ils peuvent apprendre dans le calme malgré la pression exercée par les professeurs qui souhaitent les pousser à l’excellence, les apprentis magiciens peuvent bénéficier d’un enseignement d’une qualité incomparable.
L’Empire d’Ambre accueillant des étudiants de tout le continent, la magie n’est cependant pas la seule matière dispensée par l’université. Les rois mages se sont en effet immédiatement rendu compte de l’utilité de ce système. Eux qui souhaitaient, à l’époque de la fondation de l’université, asseoir leur autorité encore particulièrement fragile et contestée jusque dans leur propre capitale, se sont lancés dans une vague de propagande. Cette dernière a bien sûr touché la population, mais surtout l’université elle-même, où un bon tiers des cours sont depuis lors consacrés à l’histoire de l’Empire vu sous un angle le plus positif possible, ainsi qu’à des leçons de choses qui n’ont d’autre objectif que d’amener l’étudiant à être convaincu que l’Empire a une légitimité pratiquement divine.

Cette technique a deux objectifs. Le premier est d’assurer la loyauté des mages qui sortent diplômés, le second est de s’assurer que lesdits mages participent à cette propagande tant à l’intérieur des frontières de l’Empire qu’à son extérieur. Sur le plan interne, ce fut d’une réussite totale, qui en une génération calma la plupart des révoltes. Les autres royaumes accueillirent cependant moins bien ces croyances des magiciens, par méfiance envers la magie comme envers l’Empire lui-même. Toujours est-il que le mal était fait, et que les étudiants qui ressortent depuis lors diplômés de l’université sont de véritables admirateurs de l’Empire et de son actuelle reine magicienne, Ereleis Bowcer.

Parmi ces diplômés, certains peuvent choisir de poursuivre leurs études pour apprendre à devenir des mages de bataille de l’Empire. S’ils ont obtenu des résultats excellents, les professeurs peuvent accepter cette demande. Peu importe la magie qu’ils manient, les étudiants seront alors soumis à trois matières. La première sera l’apprentissage de l’utilisation militaire que l’on peut faire des sorts. La seconde sera l’apprentissage des bases de la stratégie guerrière, afin d’éviter le cas ridicule où un mage ruinerait la stratégie décidée par un général par un sort malheureux mais qui partait d’une bonne intention. La troisième sera enfin de la propagande, plus que jamais, en faveur de l’Empire.

Les mages qui sortent ainsi diplômés sont les plus respectés. Redoutables au champ de bataille, la magie qu’ils manipulent leur permet d’être particulièrement utiles aux yeux des généraux. Les mages bleus peuvent mouiller la poudre des ennemis, les mages rouges peuvent mettre le feu à une partie du champ de bataille, les mages dorés peuvent rendre tranchante les armes les moins bien forgées, etc., etc.
En plus de cela, ces mages ont tant eu le crâne bourré par la propagande impériale qu’ils sont des serviteurs véritablement aveugles de la volonté de leur reine, voyant en elle l’autorité divine. Ils respectent moins son époux, car celui-ci ne maitrise pas la magie, mais obéissent à ses ordres, car il est le roi mage de l’Empire d’Ambre après tout. Quand ils ne sont pas mobilisés pour le front, ces mages peu nombreux parcourent les terres de l’Empire. Bons orateurs, ils captivent les foules avec leurs histoires, qui toujours tournent autour de grandes victoires des armées impériales.

Les orcs faisaient déjà la fête, car en ce jour, une grande victoire les attendait. Les pitoyables soldats humains avaient faibli. Leur ligne avait cédé. La prochaine charge la briserait certainement. Alors, impatients d’aller à la curée, ils s’élancèrent, inconscients des pans de brume qui commençaient  à s’élever. Lorsque celle-ci s’épaissit soudain, ils réalisèrent qu’ils allaient livrer un combat où ils ne voyaient pas même leurs mains. Cela était mauvais. Les humains ne voyaient pas plus qu’eux, mais ils formaient une ligne compacte de piques et de boucliers. Puis ils entendirent une sorte de rugissement bestial. Et l’impact de la charge eut lieu. Non celle des orcs. Mais celle d’humains qui les égalaient en force et en férocité, comme pris par une transe.
Les humains firent une grande fête ce soir-là. Et les héros célébrés par les chansons qu’ils improvisèrent furent un magicien gris, et un shaman.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:22

Chasseresses de Démons de Ram


« Elles ont jurés de servir Ram, son sultan, son peuple, et de toujours le protéger des démons, de leurs alliés et de leurs serviteurs. Je ne peux rien dire de plus sur elles. »
=> Qassim Anar, sultan de Ram, au sujet des chasseresses de démons.

Quand un sultan de Ram, ou maintenant le sultan de Ram, constate qu’il a engendré un enfant hors des liens du mariage ou que l’une de ses épouses a engendré un enfant qui n’est pas de lui, il convient d’appliquer la loi.
Dans le cas où il a été conçu par le sultan qui aurait eu une relation avec une femme qui n’est pas l’une de ses épouses, et si c’est un garçon, l’enfant aura des chances d’être élevé selon les critères de la noblesse, pourvu que sa mère ne soit pas une misérable mendiante. Il aura alors la chance de devenir un érudit, ou un grand guerrier. S’il s’agit d’un garçon engendré par l’une des épouses du sultan mais non par le sultan lui-même, il sera alors vraisemblablement (et sa mère aussi) vendu comme esclave.
Le cas où il s’agit d’une fille change toute la donne. Elle sera alors donnée à l’ordre des chasseresses de démons de Ram. La seule exception possible pour le sultan étant de reconnaître la fille comme sienne si cela devait le priver d’héritier légitime en la personne du futur époux de l’enfant (c’est le cas pour Dalya Anar, actuelle princesse de Ram).
Suite à l’unification de Ram, vu qu’il n’y a plus qu’un seul sultan, ce système a été étendu à l’ensemble des différents califes pour ne pas menacer l’ordre d’extinction faute de membres potentielles.

Les chasseresses de démons de Ram sont donc les bâtardes du sultan et des califes. Elles sont arrachées à leurs mères dès la naissance et on commence alors à cet instant à les élever pour être des combattantes (spécialisées dans la dague et dans le cimeterre). L’entrainement pour devenir une chasseresse de démon est si exigeant que la plupart d’entre elles ne vont même pas y survivre. Mais celles qui vivront seront à coup sûr acceptées dans l’ordre. A l’âge de dix-huit tours, en effet, elles doivent passer une série de tests impliquant leur érudition, leur talent pour le combat ainsi que la force de leur volonté. L’échec à un seul de ces tests n’est pas seulement puni de refus d’entrée dans l’ordre, mais de mise à mort pure et simple.

Une fois entrées dans l’ordre, quelles sont les tâches des chasseresses de démons ? Leur serment est court. Une dizaine de phrases tout au plus qui impliquent de toujours être fidèles à fidèles à Canërgen, divinité vénérée par l’ordre (même si les sœurs ne sont pas des prêtresses), et surtout de protéger Ram contre les démons, leurs serviteurs et leurs alliés. Ces ennemis regroupent en fait, outre les démons eux-mêmes, ceux qui bien sûr les vénèrent, mais aussi ceux qui vénèrent Nimen ou Azma, ainsi que tous ceux qui ont de près ou de loin un lien avec la nécromancie, ce qui bien sûr implique toutes les créatures mort-vivantes. Cette liste est laissée à a libre interprétation de chaque chasseresse, qui peut donc accuser quiconque lui semble y correspondre. Ayant une forte aversion pour la magie, elles ont souvent tendance à inclure les sorciers de tous genres dans leurs proies potentielles.

Guerrières d’élites, elles sont théoriquement tout à fait libres de leurs mouvements et de leurs décisions quant à leur longue traque. Certaines passent ainsi toute leur vie à pourchasser une proie en particulier, d’autres à poursuivre toute leur vie à travers tout Ram chaque membre d’un culte donné, d’autres enfin varient leurs proies. Si quelqu’un leur signale quelque chose d’étrange, elles acceptent toujours d’aller vérifier, et ne terminent cette mission que lorsqu’elles sont certaines que toute menace est effectivement écartée.
C’est tout ce que la population de Ram sait d’eux. Mis à part le fait qu’elles soient bâtardes du sultan et des califes et qu’elles pourchassent les démons, rien n’est su sur ces femmes mystérieuses avant le début de leur vie publique. Il est dit que seul le sultan lui-même est apte à connaître tous leurs secrets. Car elles préfèreraient mourir que de les dévoiler. Si elles acceptent bien volontiers de faire équipe, ceux qui se sont essayés à les séduire se sont toujours heurtés à des murs de glace. D’aucuns pensent donc qu’il doit y avoir un serment là-dessous, mais là encore, elles n’en disent rien. Et ceux qui ont pris l’habitude de faire équipes avec ces femmes disent plutôt qu’il s’agit d’une dévotion totale à leur devoir qui fait qu’elles n’envisagent même pas une relation qui dépasserait le stade de la camaraderie ou de l’entraide.

Seules femmes de Ram autorisées à porter des armes, elles imposent le respect à l’ensemble de la population, qui sait bien qu’il s’agit sans doute des meilleures guerrières du sultanat. Information invérifiable vu qu’elles lèvent les yeux au ciel chaque fois que quelqu’un prétend mesurer ses talents aux leurs. A tout le moins peut-on être certains qu’elles font partie des meilleurs. En outre, on les craint, car on sait que n’importe quelle chasseresse peut vous tomber dessus n’importe quand si elle acquiert la conviction que vous êtes un allié des forces démoniaques. Et là, il n’y a plus d’échappatoire.
Les chasseresses sont en effet, dans leur domaine, à la fois enquêtrices, accusatrices, jury, juge et bourreau. Si elles obtiennent effectivement la conviction que la personne qu’elles soupçonnaient est bien un allié des forces démoniaques, ou plutôt quand elles obtiennent cette conviction, la sentence est la mort. Par la lame s’il s’agit d’un nécromancien ou mort-vivant, par le feu s’il s’agit d’un serviteur des démons.

La plupart d’entre elles travaillent seules, parfois sous couverture mais le plus souvent ouvertement, leurs voiles et turbans bleus déclenchant la peur dans le cœur des gens et la confusion dans leur tête. Elles peuvent réquisitionner la milice locale ou la garde, les prêtres, et tous les citoyens à l’esprit qu’elles jugent sain pour les aider à accomplir leurs devoirs. Si elles demandent à quelqu’un de lui porter assistance, il n’a pas le droit de refuser.
La plupart du temps, elles travaillent en marge de la loi, parce qu’elles savent qu’elles ne pourront jamais arrêter leur gibier et le présenter devant la justice (allez présenter un démon devant la justice, vous), ou parce que quand elles le peuvent, elles estiment le plus souvent que la justice commune est trop bonne pour la racaille qu’elles traquent. Attention cependant, si une chasseresse commence à voir des signes démoniaques partout, elle sera pourchassée par les autres chasseresses et traitée comme une servante des démons. Elles doivent toujours fonder leurs accusations sur des critères les plus objectifs possibles (même si bien sûr, on leur passe bien souvent les quelques bavures qu’elles peuvent faire, de toute façon il est rare que leurs méthodes soient vérifiées).
Certaines femmes de Ram se prétendent chasseresses. Elles peuvent parfois se rendre dans des communautés isolées, provoquer une hystérie collective contre un innocent, le faire brûler, confisquer ses biens et s’enfuir avant que le crime ne soit découvert. Ou elles peuvent être tout à fait droites d’esprit et vouloir aider les vraies chasseresses à leur échelle. Dans les deux cas, elles encourent la mort par la lame si elles se font prendre.
Aucune sœur n’usera jamais de magie profane dans l’accomplissement de son devoir. On leur enseigne en effet que la magie est une force des démons et que l’utiliser contre la chose qui l’a créée serait comme combattre un incendie en l’aspergeant d’huile. C’est en grande partie pour cette raison que la plupart d’entre elles pensent que tous les magiciens sont des serviteurs des démons, et que les vizirs admis dans les cours de la noblesse ont juste réussi à rouler les seigneurs en leur faisant croire que leurs pratiques impies sont inoffensives. Dès lors, les vizirs sont comme des funambules sur un fil. A la première erreur, à la moindre faille dans leurs raisonnements, ils peuvent être sûrs qu’une sœur qui guettait une occasion de l’accuser bondira pour le faire chuter.

Pour ce qui est de leurs tactiques de travail, les chasseresses peuvent chasser seules ou en groupe et sans faire de remous une proie, puis la tuer dans un combat d’une violence généralement inouïe. Leurs lames sont souvent en argent, et toujours bénies par des prêtres afin d’être aptes à blesser des êtres démoniaques. Mais il leur arrive parfois, ou souvent pour certaines d’entre elles, d’utiliser les ressources disponibles d’une communauté et de s’entourer des soldats et de la milice locale pour les aider si le péril qu’elles affrontent est selon elle trop grand (que ce soit pour une seule chasseresse ou un groupe d’entre elles), quel qu’il soit. Si elles ne trouvent pas de gardes compétents sur place, elles n’hésiteront pas à utiliser les paysans.
Concernant ces activités publiques, elles sont rares et n’interviennent généralement que vers la fin de leur enquête, si une telle enquête est nécessaire (pas besoin d’enquêter pendant des lunes pour déterminer qu’un chien à trois têtes est de nature démoniaque par exemple). Elles n’attaquent pas une proie si elles n’ont pas tous les faits en main. Aussi, à moins que la menace ne soit évidente, elles rôderont plutôt dans la communauté à l’affût des comportements suspects ou des indices. Pendant ce temps, elles formeront un groupe d’assistants, des gens du cru qui connaissent les membres de la communauté et ce qu’il s’y passe. Avec leur aide, elles pourront juger de la pureté et des habitants en les ayant à portée de main. Souvent, quand elles identifient un suspect, elles font mine de se lier d’amitié avec lui pour mieux l’avoir à l’œil.
Une fois la corruption dénoncée, si elle l’estime nécessaire, la chasseresse réquisitionne le reste des habitants en se servant de leurs peurs pour capturer les ennemis qu’elle a débusqué. Une fois capturés, si elle l’estime utile, elle les interroge, n’hésitant pas un seul instant à user de torture pour démêler les informations dont elles ont besoin et débusquer un éventuel complice. Les captifs qui ne meurent pas durant l’interrogatoire sont purifiés par la lame ou le feu, et quiconque les a assistés est confié à la justice locale, avec ordre de les exécuter en place publique (si possible avec un mode d’exécution lent et douloureux) pour dissuader qui que ce soit de venir en aide aux serviteurs des démons.

Quand l’armée se lance dans une bataille, il arrive que des chasseresses viennent en petit groupe s’y mêler. Ce fut notamment le cas dans la guerre contre les elfes noirs, où presque tout l’ordre abandonna ses enquêtes pour aller combattre lesdits elfes noirs. L’ordre paya un lourd tribut durant la guerre, mais les exploits des chasseresses l’en firent sortir plus respecté (et craint) que jamais.

Rima Asrar se dirigea vers la porte du palais. Il était petit. Lorsqu’ils virent sa tenue bleue, les gardes la laissèrent entrer. Elle ne prit même pas la peine de sourire. Il était normal qu’ils montrent ce respect à une chasseresse de démons. Dans ce palais, il y avait un cheik, ainsi que ses femmes et ses enfants. Elle regarda le colosse derrière elle. Un certain Hassoun Amara, connu dans la milice urbaine locale.

« Je ne vois vraiment pas pourquoi on doit aller dormir là madame la chasseresse, dit-il. Le cheik est bon, mais on le …
-C’est moi qui décide. Et j’ai décidé de passer ma nuit dans son palais, et que tu viendrais également dormir dans ce bâtiment. Maintenant silence. »

L’hospitalité lui fut bien entendu accordée. Il n’aurait jamais été question de la refuser. On la fit venir dans la salle à manger, où le dîner était déjà en train d’être servi. Quatre femmes et douze enfants. Ce cheik ne devait pas s’ennuyer. Cependant il était vieux. Rima nota le nombre de gardes dans la pièce. Dix eunuques. Et cinq serviteurs armés malgré leur attitude détendue. Au regard de sa taille, autant dire que cet endroit se préparait à un siège. Hassoun alla prendre place contre un mur, tandis qu’elle s’assit à table.
La conversation fut ennuyeuse, mais dura toute la soirée. Puis finalement, elle aborda le sujet qui l’avait fait venir ici. De la façon la plus brutale possible, cela ferait son effet.

« Hassoun, dit-elle. Sors s’il te plait. Va faire un tour dans le jardin, dis-moi si tu vois quoi que ce soit d’étrange.
-Madame, dit le cheik en voyant le soldat sortir, une telle méfiance est inutile ici…
-On m’a dit, le coupa Rima, que d’étranges sons sortaient parfois de vos cave. Puis-je aller vérifier cela ?
-Il n’y a rien dans ma cave que du…
-Dans ce cas vous n’avez aucune crainte à avoir, n’est-ce pas ? »

Le silence s’était fait autour d’eux. Elle entendit un bruit dans son dos. Elle se retourna. Une des « femmes » du sultan avait sorti un poignard. Elle en fut quitte pour une dague dans la gorge.
Alors l’enfer se déchaina.

Lorsqu’il la vit sortir d’un palais en flammes, couverte de sang qui n’était pas le siens des pieds à la tête, Hassoun recula devant l’apparition.

« Madame… commença-t-il.
-J’ai aussi tué les enfants, dit-elle. Il ne faudrait pas qu’ils viennent poursuivre les activités de son père. Mais tu sais ce qu’on m’a dit sur toi ? Pas ici, dans ta caserne.
-Je ne sais pas, tenta Hassoun.
-On m’a dit que le cheik t’avait fait venir de nulle part, il y a quelques temps. Très précisément le lendemain de cette mystérieuse nuit… »

Le démon qu’elle avait devant elle se savait de toute façon démasqué depuis le début. Il avait juste besoin de quelques secondes pour que son arme, qu’il n’avait alors pas sur lui, réponde à son appel.

Lorsqu’elle quitta la ville trois lunes plus tard, Rima laissait derrière elle pas moins de quarante-sept cadavres. Ce culte était grand et avait profondément infecté l’endroit. Mais surtout, des membres lui avaient échappé et étaient partis ailleurs. Qu’importe. Elle les retrouverait. Dût-elle y passer toute sa vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:23

Foreuses des Nains des Profondeurs


« Les humains sont faibles, et insignifiants ! Nous les nains des profondeurs sommes intelligents et forts. Et c’est pour ça que contrairement à eux, nous avons créé les foreuses, les mangeuses de terre. »
=> L’ingénieur nain des profondeurs Karak.

Toutes les branches de la maitrise de la mécanique et de la vapeur des nains des profondeurs ne relèvent pas de l’art de la guerre (même si au final elles finissent toujours par trouver une utilité guerrière). La foreuse minière, parfois surnommée la mangeuse de terre, est une de leurs plus récentes et brillantes inventions.
Les ingénieurs avaient tout d’abord installé une énorme foreuse à vapeur sur un affût métallique en forme de tube modifié. Elle avait été forgée dans le meilleur acier et sa machine à vapeur occupait presque tout le volume de l’engin. Son efficacité était limitée, mais elle allait leur inspirer bien des améliorations. La machine à vapeur fut tout d’abord redessinée pour permettre une plus grande vitesse de rotation de la foreuse. Celle-ci s’émoussait alors beaucoup trop vite et dût être renforcée. A cette fin, les ingénieurs cajolèrent les artisans joailliers pour obtenir des fragments de diamants qu’ils allaient fixer sur les angles d’attaque de la foreuse. Ils travaillèrent ensuite à protéger les opérateurs de la machine, puis le support roulant fut modifié afin de recevoir une seconde machine à vapeur destinée à la propulsion de l’ensemble.
La foreuse est un engin à vapeur à six roues, blindé à l’avant et sur les côtés afin de protéger la machine et ses opérateurs des projections de débris. A l’avant du véhicule, une dalle de quartz parfaitement polie permet à l’opérateur de voir la tête de la foreuse et la roche à défoncer. La tête est forgée dans le meilleur acier et sertie de diamants. Elle est actionnée par une des deux machines à vapeur, tandis que l’autre fait tourner les roues de l’engin. La foreuse consomme une énorme quantité de carburant et n’est utilisée que pour les roches les plus dures (comme le granit) ou quand un tunnel doit être réalisé très rapidement.

Les généraux nains des profondeurs ont rapidement saisi l’intérêt militaire d’une telle machinerie. Voilà pourquoi, bien qu’elle soit habituellement utilisée dans des mines, elle est également utilisée, en temps de guerre, pour infiltrer des unités derrière les lignes ennemies. Nul rempart, nulle forteresse ne met à l’abri des nains des profondeurs, qui affirment même que l’océan lui-même n’est plus un obstacle pour eux. Il ne l’a d’ailleurs jamais été, car ils connaissent les chemins secrets des profondeurs du monde, et les tunnels qui permettent d’émerger partout à la surface. Mais là n’est pas la question. La foreuse permet une attaque rapide et surprenante, c’est tout ce qu’ils en attendent. Son seul inconvénient étant le raffut qu’elle fait et les tremblements du sol qui préviennent les ennemis quelques minutes à l’avance de son arrivée, et de l’arrivée des guerriers qui va suivre.

Robin surveillait la forêt au loin, par-dessus les murs du fort. Cet endroit lui faisait froid dans le dos. Quand les vampires dominaient les montagnes, on disait que ce fort contenait des orgies de sang où les humains mourraient souvent, vidés de leur fluide vital par les morts. Et il travaillait à rétablir  cette époque ! Mais d’un autre côté, il ne voulait pas servir les terrifiants nains qui étaient venus depuis quelques temps. Il n’avait pas peur de la mort, mais de ce que les nains pouvaient lui faire subir, ça si !
C’est à cet instant qu’il entendit des tremblements. Il descendit du mur. C’était le sol qui tremblait. Cela arrivait de temps à autre dans ces montagnes volcaniques, pas de quoi s’effrayer. C’est alors qu’il vit une immense pointe émerger du sol dans un bruit de tonnerre. Il se rappela alors ce qu’on disait, sur ces taupes des nains, qui annonçaient toujours l’arrivée d’une armée !

« Réveillez-vous ! hurla-t-il en allant sonner la cloche d’alarme du fort. »

Les nains commençaient à émerger de la poussière soulevée par la machine.

« Pour l’amour de la Dame ! Réveillez-vous ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:24

Mages Guerrières Amazones


« Il nous arrive de temps en temps de croiser des amazones dans la Jungle, cela est vrai. Quand nous les voyons du temps, nous les fuyons, car c’est leur territoire, ou elles nous fuient, car notre convoi est trop important. La plupart du temps bien sûr, nous ne remarquons même pas leur présence. Il m’est arrivé à une occasion de croiser une d’entre elles… Elle semblait parler aux animaux. Nous ne sommes que deux à être revenus, et je ne vais pas mentir, celle-là m’a fait mouiller mes chausses. »
=> Un explorateur de la Jungle du nom de Pablo.

Cela fait bien longtemps que le monde connait l’existence des amazones, et peu de temps que les mages maitrisant l’art shamanique ont réalisé que cette magie semble attirée par ces femmes. Ils ne l’ont pas révélé à qui que ce soit, d’une part parce que ça ne regarde personne d’autre qu’eux, d’autre part parce qu’il y a de fortes chances que cela confirme aux yeux des peuples civilisés la théorie selon laquelle elles sont des animaux à l’apparence de femmes. Non pas que les magiciens shamaniques soient assoiffés de justice, loin de là, il s’agit juste du fait qu’étant eux-mêmes un peu sauvages, ils voient d’un mauvais œil le fait d’enfermer des animaux dans des zoos, ou de se livrer à leur chasse. Après tout, ils ne font qu’un avec la nature, n’est-ce pas ?

Et de fait, si les vents shamaniques sont attirés par les amazones, elles ne sont pas pour autant toutes magiciennes. Peut-être cela contribue-t-il à leur sauvagerie, peut-être pas. Les vraies magiciennes sont en vérité plutôt rares parmi elles, mais quand elles émergent, il s’agit toujours de magiciennes naturelles maitrisant aisément la magie shamanique, et nulle autre. Ces magiciennes se révèlent généralement dès leur petite enfance. Les animaux de la Jungle pénétrant en effet fréquemment au cœur des villages amazones, il leur est aisé (à condition de ne pas être dangereux) d’entrer en contact avec les enfants de ces dernières. Et les amazones savent bien vite s’apercevoir quand l’une d’elle semble aisément communiquer avec ces petites bêtes.
Généralement, l’amazone qui se révèlera magicienne quittera assez rapidement son village. Si leurs magiciennes vivent en solitaire, les amazones savent cependant où les trouver. Aussi leur confient-elles (à regret) les enfants magiques. Car les amazones craignent la magie et considère qu’une enfant qui n’apprend pas à maitriser ses pouvoirs attirera le malheur sur son village (ce que en quoi elles font preuve d’une infinie sagesse).

Une fois confiée à celle qui sera sa tutrice, l’enfant magique va apprendre à survivre dans la Jungle, se battre à la lance, comme toute amazone, mais aussi et surtout à maitriser les pouvoirs qui ont été reconnus. Il est possible que les amazones se soient trompées et que l’enfant n’ait pas de vrais pouvoirs, mais même dans ce cas elle ne quittera sa tutrice que lorsque celle-ci la déclarera prête à vivre sa vie au cœur de la Jungle et à utiliser sa magie.
La nouvelle mage guerrière amazone ira alors se trouver un coin de Jungle pour y vivre toute son existence seule, ou bien pourra choisir de vivre en nomade. Si elle opte pour la première solution, elle devra avertir de son choix les villages proches, pour qu’ils sachent où la trouver s’il advenait qu’une autre amazone vienne à maitriser la magie.

Les mages guerrières amazones vivent ainsi toute une vie de solitude. Ce destin pourrait apparaitre triste, mais il ne faut pas oublier qu’elles maitrisent la magie shamanique, et donc sont capables de communiquer avec les animaux. Dès lors, cette vie est-elle vraiment solitaire ? En effet, la plupart d’entre elles auront de nombreux familiers tout au long de leur vie.
Mages donc, mais aussi guerrières. En effet, poussées par la nécessité de chasser les envahisseurs qui se sont installés dans la Jungle, mais aussi de lutter contre les lézards avant leur exode, ces amazones ont dû apprendre à se battre autrement qu’en faisant appel à leurs pouvoirs. Il est rare que de véritables mages guerriers existent dans le monde, aussi ce statut est-il unique. Mais la survie impose ses nécessités, et les amazones ne s’encombrent pas des chichis que font les mages des races civilisées. Il est vrai que c’est aux dépens de leur propre puissance, mais ce n’est pas le genre d’arguments qu’elles seront aptes à comprendre. Ce modèle leur permet de vivre, et c’est tout ce qui compte.

Au combat, une mage guerrière amazone seule est en soit un adversaire redoutable. Maitrisant la magie shamanique, elle est en effet plus forte que la plupart des hommes. Vivant presque pour de vrai comme un simple animal, elle est extrêmement sauvage, plus encore que ne le sont ses sœurs. Et surtout, en tant que shaman, elle sera fréquemment accompagnée d’animaux plus féroces les uns que les autres qui lutteront à ses côtés. Les plus puissantes d’entre elles parviennent à se métamorphoser, mais cela est rare.
Il arrive qu’elles accompagnent des amazones au combat. Dans cette situation, les explorateurs de la Jungle ont tendance à très vite regretter leur choix de vie.

Lentement, le convoi avançait. Une dizaine d’humains au total. Cela faisait plusieurs jours qu’ils avançaient dans la Jungle. Que cherchaient-ils ? Eux-mêmes n’avaient pas de but précis. Ils exploraient la Jungle en quête d’une quelconque richesse. Comme tout le monde. Mais comme tout le monde, ils savaient qu’ils avaient de fortes chances de n’en ramener que les cadavres de leurs camarades, s’ils pouvaient les ramener. S’ils rentraient. Mais ceux qui avaient trouvé des trésors étaient devenus si riches !
Puis ils sortirent des arbres, d’abord les serpents, ensuite les araignées. Les animaux étaient nombreux dans la Jungle, mais cette fois, ils étaient très agressifs. Un humain s’enfuit devant la vision de ses camarades qui l’un après l’autre se faisaient mordre par ces créatures venimeuses. Tous s’éparpillèrent ensuite, fuyant ce nid abominable.
Celui qui le premier avait fui entendit des pas derrière lui. Quelque chose de rapide approchait. Puis une masse de fourrure noire bondit des frondaisons et lui atterrit sur le dos. Il sentit des crocs sur sa gorge.
Dans ses derniers instants, l’intrus vit quelqu’un caresser l’animal qui s’éloignait lentement… Une femme ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:27

Dresseurs hommes-lézards




« Quand j’ai entendu parler des lézards pensants pour la première fois, c’était un jour où j’étais allé dans un village d’amazones, avec des elfes de la Jungle. J’ai eu la curiosité à l’époque d’aller trouver lesdits lézards. J’étais sur mes gardes, mais à force de patience et d’abnégation, j’ai réussi à entrer en contact avec eux. Je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils disaient, et je crois qu’eux ne comprenaient rien à mon discours, mais nous avons partagé un repas. J’ai toujours pensé qu’ils avaient des affinités avec leurs congénères moins évolués. Le destin ne m’a-t-il pas donné raison ? »
=> Dortan Giger, au sujet des dresseurs hommes-lézards.

L’élevage et l’agriculture sont deux choses absolument inenvisageables dans la Jungle. Ceux qui s’y sont essayés, majoritairement des humains de Prébois, y ont bien vite renoncé. En guise de preuve du fait que ce soit inenvisageable, ils invoquent désormais les lézards pensants. Ces derniers, en arrivant et en fondant leur royaume, n’ont en effet mis en place aucune culture d’une quelconque nature, y préférant chasse, pêche et cueillette. Au contact des peuples humains, ils ont appris la valeur des champs, mais ont encore beaucoup à apprendre sur les méthodes permettant une production agricole apte à nourrir tout un peuple. Il en va de même pour l’élevage.

Mais pas pour le dressage. Les hommes-lézards, pour se défendre des monstres gigantesques qui rodent dans la Jungle et pourrait décimer tout un village, ou pour intimider des amazones trop aventureuses, ont appris à dresser certains lézards qui courraient dans les alentours de la Jungle. Si la plupart d’entre elles y ont été laissées, deux espèces de lézards les ont accompagnés dans leur exode. Lesdites espèces vivent encore à l’état sauvage. Mais on en trouve désormais des dressées par les lézards pensants, vivant dans leur royaume, en tant que bêtes de guerre.

Les lézards dragons sont de grands prédateurs amphibiens qui vivent dans les marais et à l’embouchure des fleuves de la Jungle. Leur corps est fin et puissant, leurs pattes terminées par des griffes effilées leur permettant d’atteindre une grande vitesse sur la terre ferme, et leur queue longue et puissante les rend tout aussi véloces dans l’eau. A l’état sauvage, pour chasser, ils se mettent en embuscade, bondissant soudainement sur leur proie depuis les fourrés ou les eaux stagnantes et crachent un puissant venin sur leurs proies qui peuvent être de natures diverses. Ledit venin s’enflamme au contact de l’air et va ensuite coller à la victime, comme une sorte de substance gluante et enflammée à la fois. N’importe quel animal leur convient comme proie. Ils sont en effet animés d’un appétit carnassier et sont à même de tuer de leurs crocs acérés des proies bien plus grosses qu’eux. La collerette et la grande crête dorsale de ces bêtes leur permettent d’évacuer la chaleur générée par leur métabolisme, notamment que celle-ci augmente brusquement lorsqu’il crache son venin, qui sans cela aurait raison de ces lézards à sang froid.

Les dragons d’airain sont de grosses créatures recouvertes d’épines osseuses à l’aspect menaçant. Il s’agit d’une protection naturelle servant à dissuader les prédateurs, car même les plus gros carnivores de la Jungle hésitent avant de s’en prendre à un dragon d’airain.
Les dragons d’airain sont répandus en bord de mer, la plus grosse population vivant dans la Baie d’Ebène. C’est dans ces eaux stagnantes que les dragons d’airain trouvent profusion de leurs proies favorites, car ils se nourrissent principalement des énormes animaux amphibies qui rôdent dans ces eaux. Les dragons d’airain n’étant pas de bons nageurs, ils ont dû développer une technique de chasse unique afin de tuer ces proies souvent rapides et agiles quand attaquées dans leur élément. Ils se mettent à portée en progressant silencieusement dans les fourrés, ou en marchand au fond de l’eau, remontant de temps à autre par bonds pour respirer, mais ne laissant alors jamais plus que leurs yeux et leurs narines passer la surface recouverte d’algues et de nénuphars géants. Dans les deux cas, ses mouvements sont lents et il n’hésite pas à s’immobiliser pendant plusieurs minutes s’il a peur d’avoir alerté sa proie. Lorsqu’il est à portée, il bondit, et serre sa proie dans ses mâchoires avant de la tirer sur le rivage, où il aura tôt fait de la mettre en charpie quelle que soit sa taille. N’importe quel animal fait l’affaire, et des marins qui ont dû faire escale sur la côte de la Jungle pour aller boucaner un peu avant de se ravitailler rapportent les avoir vus attaquer des proies faisant souvent la taille d’un poney. Les dragons d’airain ont également à ces occasions pu gouter à la chair humaine.

Il est très difficile de dompter et de contrôler un lézard dragon ou un dragon d’airain en raison de la férocité de ces animaux. Malgré cela, les lézards pensant en capturaient parfois, du temps où ils étaient dans la Jungle, afin de chasser les intrus et les bêtes de la Jungle de leurs villages. Aujourd’hui, ils ne le font plus, même s’ils se déclarent prêts à y retourner s’ils perdaient les bêtes emmenées avec eux. Au combat, un trio de lézards sont chargés d’aiguillonner la bête vers l’ennemi, la piquant de leurs épieux pour la faire enrager et la pousser à attaquer la cible. Il s’agit d’une opération toutefois extrêmement risquée, aussi peu de lézards pensants s’y risquent. Car savoir le point auquel on peut faire enrager un animal au point de le pousser à attaquer une cible désignée sans risquer de se faire dévorer ou incinérer sur place n’est connu que de ceux qui ont observé longuement ces bêtes. Les lézards pensants sont d’ailleurs persuadés qu’un lien se crée entre les trios de dresseurs et la bête qu’ils dirigeant.
Généralement, dans la Jungle, les meutes de lézards dragons avaient tendance à être positionnées en embuscade sur le chemin de la troupe ennemie. Les dresseurs hommes-lézards essayaient de les retenir de charger, mais cela était une tâche plutôt compliquée, étant donné que les lézards dragons ont tendance à vouloir se ruer sur les adversaires qu’ils considèrent comme des proies. Tout l’art des dresseurs consiste alors à faire utiliser à l’animal ses flammes avant qu’il ne charge pour le mettre en pièce avec ses griffes.
Les dragons d’airain, pour leur part, sont utilisés comme des animaux de choc. Ils sont dirigés vers les lignes adverses sans aucun souci de subtilité, et avancent généralement en ligne droite. Dans la Jungle, ces bêtes servaient à disperser un groupe d’ennemis trop compacts. Une fois que le dragon d’airain aura compris quelle est la proie qu’on lui destine, il deviendra totalement impossible pour ses dresseurs de le retenir, car l’instinct de l’animal prendra alors le dessus, et il comprendra que l’heure du repas est venue pour lui.
Dans les deux cas, il est difficile pour les dresseurs d’empêcher leur animal de prétendre dévorer sa proie s’il devait y avoir d’autres ennemis. Les amazones, dans la Jungle, avaient compris que si une de leurs sœurs tombait sous les crocs et griffes de ces monstres, mieux valait la laisser se faire dévorer que de risquer d’énerver la bête et de la pousser à continuer le combat malgré le repas qu’elle avait à ses pieds. Les peuples du continent n’ont pour l’instant pas appris cette technique, car ne les ayant jamais affrontés au combat.

Les deux espèces animales sont amphibies et peuvent rester des heures dans l’eau. Si les dragons d’airain ne savent que marcher au fond de l’eau, les lézards dragons, eux, sont d’excellents nageurs, tout comme les lézards pensants eux-mêmes. Cela permet toutefois aux dresseurs et à leurs bêtes de traverser les marais, les rivières, les fleuves, les petits bras de mer, et les lacs généralement aussi rapidement que s’ils se déplaçaient sur la terre ferme. Ils sont alors en outre difficilement repérables, car ils peuvent se dissimuler dans l’eau en ne laissant rien dépasser, ou alors une toute petite partie de leur tête s’ils ont besoin de respirer.

Les amazones marchaient prudemment. Elles seraient leurs lances dans leurs mains. Non loin, elles le savaient, une troupe de ces lézards bipèdes avait établi son village. A peine à quelques minutes de marche du leur. C’était beaucoup trop proche. Que ces bêtes aient su ou non que les amazones vivaient déjà là importait peu. Le territoire ainsi occupé ne pouvait pas être partagé entre ces deux races ennemies. L’une d’elles devaient partir ou mourir. Les amazones avaient appris l’existence du village en croisant des cueilleurs hommes-lézards. Ceux-là ne s’éloignaient jamais de leurs maisons. Et elles l’avaient effectivement trouvé non loin desdits cueilleurs. Elles s’étaient rapidement assemblées, sachant que si ces lézards savaient eux aussi qu’elles étaient là, il ne faisait nul doute qu’ils préparaient leur attaque.
Elles frapperaient les premières.

Lorsqu’elles approchèrent du village, elles observèrent un grand silence, avançant avec précaution dans les fourrés. Mieux valait profiter de la surprise après tout. C’est ce silence qui leur fit réaliser ce qui n’allait pas. La Jungle elle-même était silencieuse. Alors il apparut. Un lézard aux pattes bleues et au dos orange hérissé de pics devant elles. Mené par trois lézards bipèdes, il avançait, semblant pour l’instant ne pas comprendre ce qu’il se passait. Puis il remarqua les amazones. Alors, il commença à marcher d’un pas plus rapide et beaucoup moins pesant vers la troupe.
Les amazones avaient déjà vu une de ces bêtes. Elles savaient qu’il était illusoire de se placer sur sa charge, car elles ne l’arrêteraient certainement pas. C’est alors qu’un cri terrifiant jaillit des fourrés. Elles entendirent des claquements de langues frustrés des lézards bipèdes, mais cela ne leur importait pas. Un lézard dragon venait de jaillir d’un fourré derrière elles. Avant qu’elles n’aient fini de se retourner, il avait déjà craché ses flammes sur l’une de leurs sœurs.
Elles s’enfuirent, comprenant leur erreur. Elles avaient relâché leur vigilance concernant les dangers de la Jungle. Parties avec l’esprit bien trop occupé par la pensée du combat contre les lézards bipèdes à venir, elles n’avaient pas fait attention aux prédateurs qui pouvaient roder autour d’elles. Et maintenant, une de leurs sœurs en payait le prix, tandis que le lézard dragon en faisait son festin. Puis l’une d’elles s’arrêta. Le dragon d’airain continuait sa course. Il avait remarqué que son repas l’attendait, et il ne comptait pas le manquer lui aussi. Il allait rattraper la plus lente de toutes, et la dévorer.
L’amazone se savait malade. Toutes ses sœurs la savaient malade. Dans la Jungle, celui qui est le plus faible doit être sacrifié pour que les plus aptes à survivre s’en sortent, cela était ainsi. Elle lâcha son inutile lance, et debout, attendit que le lézard d’airain, dont a course désormais effrénée faisait trembler le sol, arrive sur elle et la déchire de ses crocs. Elle n’attendit pas longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:31

Tristelames Elfes Noirs


« Ceux qui sont appelés à combattre directement pour le compte du Trône Noir auront peut-être la chance de se voir accompagner par un contingent de sa garde, les Tristelames. Ces soldats proviennent de notre capitale, et sont nos guerriers les plus redoutés. Merveilleusement cruels et efficaces au combat, les Tristelames sont la terreur de nos ennemis. Gardez-vous cependant de leur faire totalement confiance car ils n’ont juré loyauté qu’au Trône Noir, peu importe son occupant, et s’ils jugent que vous êtes en faute, vous devrez alors en répondre devant eux. Une telle éventualité  est à éviter si vous tenez à la vie. »
=> Discours d’un précepteur elfe noir à ses élèves.

Les elfes noirs sont des êtres mégalomanes et égoïstes qui cherchent toujours à accéder au pouvoir, même s’ils doivent pour cela piétiner les cadavres de leurs rivaux. Ce mode de vie est la source d’une instabilité gouvernementale constante. Mais malgré cela, il faut bien s’assurer que l’autorité du roi puisse être respectée, sans quoi le mode de vie elfe noir s’effondrerait sur lui-même. C’est pourquoi les souverains de ce peuple pervers, s’ils ne peuvent faire confiance à aucun de leurs semblables (à part peut-être leurs familles, et encore), peuvent s’appuyer sur les Tristelames. Ces derniers ont pour tâche sacrée de leur servir de garde personnelle et d’appliquer l’impitoyable volonté du roi sur le champ de bataille. Ils doivent bien entendu prouver leur dévotion avant d’être admis au sein de l’ordre. Mais cette dévotion au trône noir est inébranlable, peu importe qui siège dessus.

Les Tristelames sont recrutés parmi les enfants des familles nobles, et sont enlevés à leurs parents dès la naissance. De facto orphelins, ils n’ont ainsi plus de liens familiaux pour les distraire. Instruits dans la citadelle abritant leur ordre, non loin de la capitale, ils apprennent les talents martiaux nécessaires pour devenir l’élite de l’Ile Noire, les enfants de la haine et de la guerre élevés dans la bataille et dans le sang. Dès qu’ils en sont capables, les novices sont jetés les uns contre les autres dans des combats à mort, si bien que seuls les plus forts, les plus rapides et les plus impitoyables survivent. Au cours de leur croissance, ceux qui font preuve d’une férocité et d’une ruse particulière sont généreusement récompensés par leurs maîtres. La violence qui rythme leur vie a beau se limiter à la simple cour d’entrainement, le reste de la vie quotidienne consistant surtout en l’apprentissage d’une discipline de fer, chaque génération de futurs Tristelames perd en réalité les deux tiers de son effectif avant que celui-ci n’arrive à l’âge adulte.
Lorsque les aspirants atteignent l’âge de devenir de véritables Tristelames, soit très précisément cent tours, ils sont amenés devant le Trône Noir, vidé de son occupant pour l’occasion, et s’agenouiller devant lui pour jurer un serment de dévotion indéfectible. C’est ce serment qui alimente les feux de la haine et du mépris qui brûlent au fond du cœur de chacun d’entre eux, car aucun guerrier ne peut être supérieur à ceux qui se sont agenouillés devant le Trône Noir, c’est pourquoi ils sont psychologiquement incapables de croire que quiconque puisse les vaincre.

Guerrier d’élite absolue, même selon les critères elfes noirs, au combat, un Tristelame considère généralement que la meilleure défense est l’attaque, et il sera toujours en première ligne pour mener la charge. Leur mission est simple : trouver l’ennemi et le tuer. Cette vie de lutte constante depuis la petite enfance fait que ces Elfes Noirs souffrent de gros problèmes mentaux. Si les elfes noirs sont par nature antipathiques, les Tristelames en particuliers détestent tout le monde, tout le temps et pour toujours, et ils prennent un grief personnel contre tout ennemi qui ose avoir l’audace de ne pas mourir au premier coup de leur épée et de résister à leurs assauts brutaux. Ces guerriers d’élite ne laissent pas pour autant cette haine les consumer. A la place, ils l’embrassent et la moulent pour en faire une arme mortelle. Ils concentrent leur rage contre leurs adversaires, de façon à déchaîner des coups de plus en plus puissants, et à ne jamais faiblir. Ainsi, si les Tristelames ne sont pas invincibles, jamais l’un d’eux ne sera aussi dangereux que s’il est blessé ou dominé. Car ces circonstances les poussent à se dépasser.
Les Tristelames portent des armures lourdes finement décorées afin qu’ils puissent savourer le bruit des coups futiles qui résonnent contre l’acier des nains des profondeurs. Traditionnellement, ils manient épée et bouclier.

Chose rare, en matière de hiérarchie, les Tristelames sont tout à fait neutres. Leur loyauté va au Trône Noir, et ils ne trahiront pas celui ou celle qui se trouve dessus. Ils sont en effet les garants du fait que la société elfe noire ne s’effondre pas. Malgré leur haine et leur orgueil, ils sont donc capables de tous se traiter mutuellement sur un pied d’égalité, ce qui explique l’absence de maître pour la garde.
Il n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire de l’Ile que la garde ferme les yeux sur une révolte contre le souverain, ou plutôt la souveraine, la reine désormais haïe Driruita. Celle-ci s’était en effet méfiée des Tristelames, qu’elle considérait comme peu fiables, et les avait désavoués pour recruter sa propre garde personnelle. Les Tristelames, conscients qu’ils ne pouvaient se révolter contre celle qui occupait le Trône Noir, avait encaissé l’insulte. Mais ils eurent leur vengeance. Quand les elfes noirs en révolte vinrent trouver la reine Driruita, elle les appela à l’aide, voyant que sa propre garde l’avait trahie. Ils se mirent de la cire dans les oreilles pour ne pas entendre ses appels. Quand ils virent que les révoltés la saisissaient, ils se retournèrent, pour ne pas voir la scène. Que pouvaient-ils faire pour aider le Trône Noir ? Ils ne voyaient ni n’entendaient les violences que subissaient son occupante. Après le couronnement de la reine Dhaulnyre, cependant, ils vinrent la trouver. L’intégralité du corps d’élite entra dans la salle, en chassant sans ménagement les elfes noirs présents, sauf la reine. Nul ne sut ce qu’ils lui dirent ce jour-là. Mais après quelques minutes, la reine, blême, sortit de la salle du Trône, et déclara qu’il n’y aurait sous son règne aucune autre escorte pour la royauté que celle des Tristelames.

La cité humaine d’Eure leur faisait face. Un petit contingent d’elfes noirs l’observait, sachant que les humains ignoraient tout de leur présence dans ce bois.

« Nous pourrions prendre la ville, tenta l’un d’eux. Si nous infiltrions la ville et tuions les gardes, nul doute que nous pourrons par la suite aisément profiter de la panique pour ouvrir les portes à l’armée.
-Elle arrive quand ?
-Demain. »

Un silence se fit.

« C’est trop tôt, dit la sorcière du groupe. Même si ce ne sont que des humains, nous n’avons que quelques heures. Infiltrer la ville serait faisable, je suppose. Elle est bâtie sur une rivière, et je peux me charger d’enfoncer les grilles qui empêchent de passer par là, avec un petit sort. Mais après, il faudrait vaincre à nous six la garnison… Tu parlais d’un bon plan quand tu m’avais convaincu de venir, Din.
-Il n’a pas tort, intervint une voix. »

Les elfes nois se retournèrent. Le sixième membre du groupe. Un tristelame, qui les avait suivis sans rien dire après avoir écouté leur conversation.

« Que veux-tu dire ? demanda la sorcière, qui répondait au nom de May.
-Je veux dire qu’il a eu raison de nous avoir fait venir. Ces trois-là ne serviront à rien. Lui-non plus à vrai dire. Mais toi, tu peux me faire entrer dans le palais. Et me laisser faire ce à quoi je suis meilleur que tous ici.
-Et c’est ? demanda Din, agacé.
-Tuer. Sorcière, dit-il en mettant son casque, fais-moi entrer dans ce palais, et tu verras que je connais mon travail. »

Le lendemain, quand l’Ost Noir arriva, les portes de la cité étaient ouvertes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
avatar

Messages : 997
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 22
Localisation : N'importe où, mais avec mon ordi.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Jeu 29 Sep 2016 - 21:33

Canons à Répétition Feu d’Enfer des Cités-Etats


« Il n’existe aucun problème qui ne puisse être réglé par ces canons. »
=> Artilleur Usa Javath de la Cité-Etat Lokavelle.

Le monde le connait sous le nom de Canon à Répétition Feu d’Enfer des Cités-Etats, ou plus sobrement Feu d’Enfer. Les ingénieurs et leurs assistants artilleurs qui le manipulent l’appellent de son véritable nom, à savoir le Macroprojecteur de Plomb Pernicieux à Haute Vélocité de Renarcat Broreth. Réputé sur tout le continent, il est la plus sinistre arme à poudre noire jamais inventée. Sa puissance de feu dévastatrice peut anéantir un régiment entier en une seule salve tonitruante.

Cette invention terrifiante a valu à Renarcat Broreth la réputation d’un monstre parmi les ennemis des Cités. C’est en partie cela qui lui a valu de se répandre parmi les Cités-Etats en un temps record. Ses neufs fûts séparés sont répartis sur trois châssis, eux-mêmes fixés sur un support pivotant, ce qui permet au Feu d’Enfer d’effectuer plusieurs tirs en une seule salve de mitraille dévastatrice, qui si elle n’est d’aucune utilisé contre un mur, est tout à fait capable de faire disparaitre le plus coriace des régiments en un clin d’œil sous une véritable tempête de plomb mortelle. Sa seule faiblesse semble être sa portée faible par rapport aux pièces d’artillerie plus conventionnelles, ainsi que le temps particulièrement important nécessaire pour le recharger. Mais il ne faut pas croire que ces faiblesses rendent le Feu d’Enfer peu utile. Car chacun de ses tirs prouve le contraire.

Le seul véritable problème, c’est que ces mécanismes sont loin d’être fiables, aussi les enrayements et les incidents de tirs sont nombreux. De plus, ils explosent régulièrement. C’est pourquoi les artilleurs qui opèrent sur ces machines ont en général déjà réglé leurs oraisons aux prêtres de Canërgen. Depuis la mort de Renarcat Broreth lors de la mise à feu d’un exemplaire « fiable », les ingénieurs les plus expérimentés ont tendance à observer sa mise à feu d’assez loin.

Chaque Canon à Répétition Géant nécessite au total quatre servants. Trois d’entre eux sont de simples artilleurs qui ont eu l’honneur (ou la malchance, selon les points de vue) de servir sur ces magnifiques pièces. Le quatrième est un ingénieur de métier réquisitionné pour aider à le faire fonctionner de façon un peu moins risquée. Cela, en plus des difficultés de fabrication, explique le faible nombre de ces pièces. Cinq Cités-Etats existent aujourd’hui. Quatre d’entre elles ont trois de ces pièces, sauf Harmad, qui grâce à son monopole sur les usines d’artillerie, est la seule à pouvoir en entretenir en permanence six.

Ces canons existent depuis cinquante-sept tours à présent. Lors de la conquête des Cités par Oro et l’Empire d’Ambre, plusieurs d’entre eux auraient dû tomber entre les mains de l’envahisseur, mais les dirigeants des Cités restantes se sont assurés, grâce à leurs saboteurs, que personne ne puisse jamais retourner la plus grande arme des Cités contre elles.

Les hommes des Cités étaient peu nombreux, et fatigués par la longue bataille. En face d’eux, les peaux-vertes savaient leurs adversaires vaincus. Une dernière vague, et c’en serait fini de cette troupe des hommes. Alors, ils s’élancèrent.

« Combien de salves, maître ingénieur ? demanda le capitaine des Cités.
-Encore quelques-unes, répondit l’intéressé. Si vous tenez, nous pourrons toutes les leur envoyer ! »

Le capitaine motiva ses troupes, fit lever haut l’étendard du bataillon. De leur train d’artillerie, il ne restait rien, si ce n’était le canon et l’étrange machine de ce maître Broreth. Il l’entendit ordonner de faire feu dans son dos. Puis une grande explosion retentit derrière, causant une certaine confusion dans les rangs des hommes qui attendaient la charge des peaux-vertes. Il se retourna, et le désespoir le prit. Leur unique canon restant venait d’exploser en tirant. Maître Broreth se dirigea vers sa machine. Le capitaine, pour sa part, ordonna à ses troupes de tenir la ligne coute que coute, priant intérieurement Prarag pour que ses hommes trouvent le courage de ne pas dérouter.
Puis il entendit à nouveau l’ingénieur ordonner de faire feu. Alors, ce fut comme si toute une batterie de canons avaient tiré en même temps. En face de lui, les toute la vague de peaux-vertes s’effondra. Ceux qui survécurent prirent aussitôt la fuite. Il se retourna à nouveau. La machine de Maître Broreth avait tiré pour la première fois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ryscior.forumactif.org
Ithildin
La Loi et l'Ordre
avatar

Messages : 85
Date d'inscription : 02/06/2015
Age : 19
Localisation : Toujours sur le pont.

MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   Dim 2 Oct 2016 - 21:39

L'Académie Navale de Kelvin :


Bien que difficilement considérable comme un véritable corps d'armée à part entière, l'Académie Navale est pourtant en un pays où la navigation est élevée au rang d'art une forme de source d'excellence absolue.
Etablie dans un fortin austère sur les hauteurs de Kelvin, elle balaye l'horizon du regard avec assurance. L'assurance que les quelques dix Officiers en sortant diplômés chaque tour seraient capable d'exploiter le meilleur de leurs équipages et de faire briller haut les couleurs de Kelvin aux quatre coins du monde.
On sait peu de choses des méthodes de recrutement de l'Académie. On sait seulement que très peu des dizaines d'enfants enrôlés ressortent de l'école munis de leur précieux sésame, au terme d'une complète décennie d'éducation aux métiers de la mer. Car pour une école d'officier, l'Académie a la particularité de confier ses élèves à des professeurs provenant de tous horizons. Charpentiers comme artilleurs ou encore gabiers et, évidemment, Capitaines. Cette éducation, particulièrement éprouvante a deux buts définis :
-Séparer le grain de l'ivrais. Un mauvais enseigne ne sera pas capable de se plier aux tâches les plus ingrates à bord d'un vaisseau de ligne. Ceux là connaissent des sorts différents, selon leurs dispositions à servir Kelvin et son Duc.
-Permettre aux meilleurs des Enseignes de se poser les bonnes questions lors de manoeuvres, théoriques comme pratique. Des questions comme le temps nécessaire à un marin en forme pour monter tous les haubans du pont principal au grand perroquet. Ou encore les moyens nécessaires pour combler une voie d'eau. Les moyens de propagation de puces parmi l'équipage. Mais aussi les effets d'un tir de mousquet sur un corps ou le plus sûr moyen de mettre hors de combat un appareil ennemi.

Cette première phase d'étude, sur le terrain est considéré comme étant le premier pallier. Il dure près de sept tours complets et demeure l'une des plus risquées. On estime que cette phase élimine généralement 80% des candidats au diplôme dure près de sept tours complets et demeure l'une des plus risquées.
Pour ceux qui réussissent, l'Académie offre le titre de Premier Maître et donne accès à ses très riches locaux, dans le bâtiment central de l'école. C'est dans ce bâtiment, haut de cinq étage que les Enseigne encore en lice complèteront leur formation.
Si ils y survivent.
Pour ceux qui échouent à la première phase de test, certains sont retournés à la vie civile avec une pension de marin. Cela étant, beaucoup intègrent d'autres écoles en ville afin de se spécialiser dans un domaine d'étude choisis.

Maintenant Premier Maître, l'élève de l'Académie Navale doit se plier à des exercices de tactique rigoureux. Et à des entraînement physiques plus rudes encore.
Sortant alors de l'adolescence, les candidats vont alors passer le plus clair de leur temps à étudier des cartes, mémoriser des schémas tactiques, étudier les grandes batailles navales, appréhender les bases de la diplomatie nécessaire pour tout bon émissaire de la Grande Kelvin de par le monde, mais aussi perfectionner leur maniement de la rapière, le tir au mousquet et la lutte.
Seulement voilà, l'Académie compte sur ses futurs Commandants pour qu'ils soient aussi efficaces seuls qu'en escadre. Il y est donc courant pendant ces trois derniers tours de devoir organiser des duels, afin de régler des différents entre élèves... et jeter discrètement à la mer le corps du perdant.
Au sortir de ces trois ans, les Premier Maître rescapés doivent se plier à une batterie de test d'évaluations. En pratique, ils doivent faire montre de leurs talents au combat. Face au Maître d'Arme de l'Académie, ils doivent chacun à leur tour essayer de survivre, avant tout, et de le désarmer. Leur professeur de lutte leur demande de parvenir à l'abattre, ou à défaut de tenir. Quand au professeur de tir, il les oppose à un exercice de tir où ils doivent détruire une série de cruches fixes ou en mouvement. En théorie, on les soumet à des situations de combat en rang sur de grands plateaux, opposant les élèves à leurs professeurs. Si la promotion remporte la bataille, alors le diplôme leur est offert. Sinon, les tests jusqu'alors remportés sont considérés comme nuls et tout le monde repart pour un tours d'entraînement, dans le but de retenter leur chance. Trop de report finit cependant par entraîner le renvoie de tous les élèves et leur intégration dans la marine en tant que Premier Maître, en attendant qu'ils aient reçus le droit de devenir Capitaine par la voie classique requise lors du service.

La cérémonie de remise des diplômes n'est pas plus reluisante que l'apprentissage pourvu par l'Académie. On aligne les élèves devant leurs professeurs, qui leur remettent chacun l'équipement correspondant à leur matière. Une lame de la meilleure des qualités, un mousquet orné, un jeu de cartes récentes, et finalement : une médaille dorée frappée des armes de l'académie, à porter sur la poitrine. Chaque insigne est nominatif et sert alors de symbole du grade de l'Académicien.
Quelques mots sont prononcés par le Duc en personne, déplacé tous les dix tours au fortin pour l'occasion et on finit par se saluer, en lançant haut la devise de l'école :

"Notre seul droit, est celui de servir."

Il est important de distinguer alors un Capitaine nommé par la Navy, et un Capitaine nommé par l'Académie. Autorité particulière, cette dernière offre à ses anciens élèves le droit tout particulier de réquisitionner à tout moment n'importe quel vaisseau sous les couleurs Kelvinoises. C'est également à ces Académiciens que l'on confie les missions les plus particulières. Enfin, cas particulier, il est considéré que le titre d'Académicien est équivalent à celui d'un Comte à la cours du Duc. Cela étant, et afin d'éviter que ces éléments particuliers n'opèrent de leur propre chef, ils sont soumis à l'autorité directe du Duc qui peu spontanément les mettre sous les ordres d'un Amiral de la Navy.
Dernière chose, et pas des moindre, toute forme de trahison de la part d'un Académicien condamne à la peine de mort, sauf compensation suffisante. Ce qui explique qu'aucun élève de l'Académie ne soit passé en cour martiale depuis sa fondation.

"Avec les gars, on les a vu arriver au second matin du combat. La baie de Jade...eh bien disons que la baie avait changée de couleur avec tout ce sang et ces débris. Mais ces types se sont pointés sur leurs trois mâts. Et avant qu'une heure ne se soit écoulée, ils s'étaient jetés sur l'avant garde d'en face. A presque dix contre un, on les a vu virer encore et encore, enflammant les flancs de leurs vaisseaux et remplissant encore d'avantage la Baie de débris et de sang.
Seulement, le sang, ce n'était pas le leur. Et à la fin de la journée, ils n'avaient pas perdu un seul vaisseau. En face par contre, on se rendait ou on fuyait."


-Odvar MacGahor, Commandant de vaisseau des Îles de Jade.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ordres Guerriers et Régiments de Renom   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ordres Guerriers et Régiments de Renom
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Demande de Wanted / Renom / Honneur Xino & Jenaiz
» Recherche Tuto pour peindre Les guerriers du Rohan
» A vos ordres mon général !
» Renom de l'Ingénieur des Camels
» [Vente]Warhammer Battle - Guerriers du Chaos (de tout)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryscior :: L'univers :: L'univers complet-
Sauter vers: