AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Franco Guadalmedina
Roi Pirate
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 14/02/2017
Age : 42
Localisation : Sur Puerto-Blanco

MessageSujet: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   Lun 17 Avr 2017 - 13:30

Lorsque les vents de la Garce fortifieront nos voiles, nous vous entraînerons en enfer.

Franco Guadalmedina












Plus d'un Tour était passé depuis la grande guerre du Nouveau Monde. Cela faisait bientôt six lunes que l'Alvaro de la Marca mouillait sur Puerto Blanco, et Franco Guadalmedina régnait en roi sur l'île.

« Choisis trois cartes.

Le Roi-Pirate émit un grognement guttural sans un regard pour la vieille voyante assise face à lui. La taverne Saint Domingue, qui était la plus grande de Puerto-Blanco, enchaînait désormais ses meilleurs soirs. Et ce, depuis que le Loup était rentré de chasse. Franco Guadalmedina avait bien une résidence plus au nord de l'île, un véritable petit palace, à ce qu'on disait, davantage plaisant que celui du gouverneur en lui-même. Mais le Loup de la Passe se rendait à chacune de ses soirées, ou presque, au Saint Domingue afin d'y ripailler. Désormais, c'était tous les soirs comme ça, depuis son retour.

Enrichis de leur dernière entreprise contre Teikoku, contre Ram, contre tout le monde en vérité, les forbans de l'Alvaro de la Marca se saoulaient et se gavaient chaque soir. Et même si on avait le premier soir pris une minute afin de déplorer les nombreux morts tombés au combat, on en avait bu que davantage. Leur part revenait aux survivants ! Les morts soupaient en enfer, avec Canërgen ! Quelques nombreux esclaves avaient été ramenés de l'expédition, essentiellement des Ramiens. Il y avait bien, dans le lot, une poigne de Teikokujins. Cette petite centaine d'hommes qu'on avait immédiatement vendu aux enchères afin d'envoyer aux plantations pour les hommes, et aux bordels pour les femmes, avait ravivé la flamme de l'endormie Puerto Blanco. Une flamme qui ne brûlait que pour la piraterie. Ceux restaient à terre demeuraient verts de jalousie lorsqu'ils venaient se presser, chaque soir, à la taverne Saint Domingue et assistaient à cette démesure d'agapes, de jeux, de débauche et d'alcool. Se faire pirate sur Puerto-Blanco, c'était s'assurer bombance chaque soir ! Nombreux furent les jeunes, las de ne plus avoir le sou, à s'enrôler auprès du Roi Pirate ! On le pressait de repartir en course afin de revenir riche pour s'enivrer. Lorsque tout fut dépensé en ripaille et en débauche, et que les nombreux camarades morts -car oui, il était possible de mourir de ripaille et de débauche, sur Puerto Blanco !-  furent comptés, le Roi Pirate avait commencé à mettre en oeuvre cette seconde expédition. Très différente de la première. Il ne s'agissait pas de composer un grand équipage afin de donner un gigantesque coup de pied dans la fourmilière qu'était le Nouveau Monde cette fois-ci, mais au contraire, de "remettre sur flots un nombre considérables de vaisseaux" afin d'aller titiller les échanges entre Ram et l'Empire qui se faisaient, par l'Océan des Elfes Noirs. Franco Guadalmedina restait sur Puerto Blanco, supervisant tout ça. Ses Seigneurs-Pirates se chargeaient du reste. Le Roi avait fourni un bâtiment et un pavillon à son effigie à ses Seigneurs, et ils avaient pris la mer en son nom ! La Passe, les côtes Ramiennes, la nouvelle Port-Argenterie, et l'Océan Noir, le long de la Jungle et les côtes Impériales, étaient mises à rude épreuve. Le but de cette seconde expédition sur les eaux de Ryscior, fortement différente de la première, avait pour but de ramener sur Puerto-Blanco toujours plus d'esclaves, toujours plus d'or et toujours plus de navires à remettre à flots.

- Choisis trois cartes, répéta la vieille dame face au Loup.

Guadalmedina en désigna une, puis enfin une seconde et une dernière, qu'elle retourna une à une. Attablés autour d'eux, le Second, Wallace, les deux négros qui faisaient la garde du Roi, Jack et Matt, deux flibustiers qui avaient navigué sur l'Alvaro vers le Nouveau Monde, une catin dont tous ignoraient le nom -et se foutaient royalement !- et un jeune garçon qui avait déjà signé auprès de Franco, attendant le prochain bâtiment qui prendrait la mer.

La vieille les retourna une à une, un sourire décharné venant découvrir sa dentition pourrie et manquante. La première carte représentait un être à tête de taureau, portant des cornes et une queue de serpent, et des mains griffues.

- Le démon, dit-elle.

La seconde carte faisait l'effigie d'une balance, simplement. La troisième, représentait un nœud coulant façonné avec une corde de chanvre.

- La justice. Et la mort.

Le Loup de la Passe vint reculer sur le dossier de sa chaise, croisant les bras dans un silence solennel. Autour d'eux, les flibustiers et autres forbans de la taverne faisaient bonne chère dans un beau tintamarre ! Une bouteille se brisa sur la tête d'un homme non loin, une femme rigolait, et la flamme d'une des bougies posées sur la table s'éteignit. D'une voix d'outre-tombe, la vieille déclama :

- Le démon te représente, dit-elle en regardant Franco dans les yeux. Tu te fais bien appeler le Loup des mers. La balance, c'est la justice des hommes de ce monde. Et le nœud coulant, représente la mort. Ce que les dieux veulent te dire, c'est que tu seras pris, jugé pour tes crimes, puis pendu. Ta carcasse pourrira sur la terre, ton âme ne s’élèvera jamais, Canërgen ne te verra pas, et tu n'auras droit ni aux champs célestes dans l'au-delà, ni à une sépulture sur terre !

Et elle partit d'un rire guttural, dément, tandis que ses yeux au strabisme divergeant se révulsaient ! D'un bond, Franco se leva de sa chaise, s'apprêtant à envoyer son poing dans la mâchoire de la vieille créature sénile à laquelle il venait de lâcher cinq pièces d'argent ! Ce fut son fidèle frère de la côte, Wallace, qui l'arrêta de justesse !

- Inutile de gaspiller un si bon fer pour si peu de chose, Capitaine !

Déjà, Franco se préparait à dégainer, ses yeux lançant des éclairs, comme on emmenait loin de la taverne la vieille prophétesse qui riait en s’étouffant ! Dans la taverne, tous avaient interrompu leurs activités afin de n'en pas perdre une miette. Guadalmedina rengaina, en un soupir.

- Je devrais interdire les jeux de cartes, tous ces charlatans, fripouilles, sales coquins, ces vieilles putes, sorcières et voyantes de merde.
- Vous savez bien que c'est impossible, lui rappela Wallace. C'est dans la nature des pirates que de dépenser tout leur or. En manger, en boire, en fille et en cartes.
- La conne idée que j'ai eu, râla le Roi Pirate en se rasseyant sur son siège, que de me faire tirer les cartes.

Néanmoins, dans le doute, il retourna une-à-une la vingtaine de cartes que la vieille avait laissé sur la table. Elles représentaient toutes une créature cornue, une balance de cuivre et une corde de chanvre. Franco envoya toutes les cartes au sol d'un coup du bras.

~



Un verre de rhum en main, accoudé au comptoir du Saint Domingue, le Roi-Pirate laissait son âme rêver. Ne m'aimeras-tu donc jamais ? Es-tu lasse de mes folies, de mes remords, impie ? Il songeait à Phadria et à son fils, abandonné quelque part dans les îles de Jade. Le seul endroit du monde où je ne peux te suivre, lui avait-il dit juste avant que les deux personnages se séparent. Elle savait très bien. Que je te sacrifierai ma vie. Que je te sacrifierai mon âme. Il s'envoya derrière les dents une nouvelle gorgée de rhum. Une main ambrée, douce et presque belle, l'extirpa de ses pensées en se posant sur son épaule. Il tourna la tête afin de croiser le regard d'une femme qu'il pensait ne plus revoir de sa vie, fut-elle damnée ou éternelle !

- Que viens-tu faire ici ? hasarda-t-il.

Il n'était pas saoul.

- Je suis venue pour toi, répondit Angela.

D'un geste de la tête, dodelinant, elle vint rabattre sur son épaule sa crinière brune. La dernière fois que Franco avait vu Angela, c'était pour la baiser. Avant de l'abandonner sur une île déserte, à des centaines de lieues de Grande Lagoon. Il but une autre gorgée.

- Ryscior doit offrir une belle somme pour ma tête alors. Laisse-moi deviner. Juste une tête, sans le corps. A moins que tu ne sois venue me prendre vivant.

Angela lâcha un "t-t-t-t" entre ses dents et porta à ses lèvres épaisses et séchées par le sel marin une bouteille de rhum.

- Toujours aussi cynique.
- Tu ne veux plus me buter pour la dernière fois ?
- Quelle dernière fois ? Il y en a eut tellement ! ironisa la wench en se retournant sur son tabouret de manière à se trouver dos au comptoir.
- Allons au fait, lâcha Guadalmedina d'une voix froide. Tu veux quoi ?
- Te parler.

Elle se leva. Il la suivit, jusque dans la réserve de la taverne. Un rideau les séparait du reste du monde.

- C'est vrai, commença Angelica en posant la bouteille sur son thorax, je pensais te vendre aux Îles de Jade en venant ici !
- Ho ho, je suis flatté !
- La Verte offre plus de cent pièces d'or pour ta capture !
- Cent pièces d'or ? Tu me fais marcher.
- Je suis sérieuse "Roi Pirate". Cent pièces d'or ! Laisse-moi te dire qu'avec une telle somme, tu vas avoir la moitié de Ryscior à tes basques !
- Je les attends.
- Mais tu ne m'attendais pas moi !
- C'est vrai. Donc qu'est-ce qui a changé entre ce moment où tu as posé le pied sur mon île, et celui-ci, où tu m’entraînes à l'abri des regards pour me susurrer que la mise à prix que les Îles de Jade ont foutu sur ma gueule fait pâlir Ryscior tout entier ?
- Rien ne m'exciterait plus que de te voir monter au gibet, roucoula Angela tout en tirant à elle son railleur de pirate lui offrant une merveilleuse vue sur son décolleté vertigineux. Tu sais que tu le mérites...

Il entreprit de délacer son chemisier, tout en se laissant aller, le rhum aidant.

- Alors pourquoi je n'y suis pas ?
- Parce que -et elle poussait déjà les pans de sa chemise à lui tandis qu'il s'assurait qu'elle ne dissimulait aucune arme sur elle- j'ai réalisé une chose.
- Tiens. Tiens.

Angela s'allongea à même le sol, poitrine nue, tout en retroussant les pans de sa jupe bouffante au-dessus de ses cuisses. Elle lui susurrait à l'oreille des mots que le bon goût proscrit.

- Le loup dévore et rien ne résiste à sa dent, lâcha avec froideur Franco tandis qu'il s'enivrait des parfums de sa chevelure profonde et noire comme l'ébène.
- Une dernière fois mon loup, suppliait-elle en cherchant ses lèvres avec les siennes, les effleurant sans les embrasser.

Franco voulut la gifler mais elle retint son poignet.

- Catin !
- Goujat !

Ils finirent par faire l'amour, lui la tirant par ses cheveux, ses pistolets et sa rapière gisant sur le sol de la réserve. Le tintamarre voisin n'avait rien à leur envier. Il pouvait bien l'avoir traité comme un objet, il s'en foutait. Angela avait toujours ce qu'elle voulait, de toutes façons. Il rendossa sa chemise et ses ceinturons. Angela, nue comme à son premier jour, étendue au milieu des poireaux, des patates et des biscuits. Un peintre aurait aimé la pose lascive qu'elle prenait à même le sol, encore poisseuse de son sperme entre les cuisses.

- Je t'aime, avoua-t-elle en demi-mot les yeux clos.

Le Loup de la Passe arma le chien de son pistolet et lui décocha une balle dans la tête. Puis il sortit de la réserve.

~






Madame de Fleurimond, la femme du Gouverneur de Puerto Blanco, était une amie de Franco depuis de nombreux Tours. Elle était consciente de ne plus être dans la fleur de l'âge, mais sa santé mentale ne demeurait pas atteinte. Depuis le retour de Franco sur son île natale, son mari, Monsieur de Fleurimond, avait énormément de travail. Supervisant main dans la main avec le Capitaine la hausse du commerce sur l'île, il préparait Puerto-Blanco à un tout nouvel essor et un tout nouvel éveil.  Partaient de Puerto Blanco pour Blue Lagoon vin, amandes, figues, melons, pastèques, tomates, courges, olives, rhum, chocolat, cotons, vanille, blé, orge, sésame, mélasse, sucre de canne. Le rhum et le chocolat, particulièrement, étaient fameux dans tout l'archipel.

- C'est la dernière fois, dit la vieille femme à l'attention de celui que tous surnommaient le Roi Pirate.

C'était le contraste dans ses yeux de l'apparent désintérêt de tout ce qui l'approchait avec la feu brûlant de son âme, qui rendait Franco si attristé aux yeux de Madame Fleurimond. Elle n'avait pas d'enfant, mais le connaissait depuis si longtemps...

- La dernière fois... Comme toujours, oui.

D'un geste las, Franco se retira et se dirigea jusqu'au miroir fixé par-dessus le meuble soutenant les éléments nécessaire à sa toilette de femme. Il était entièrement nu, et caressait distraitement les pièces d'or au milieu des colliers de perle et des anneaux d'oreille.

- Tu as peur que le vieux nous entende ? demanda-t-il d'une voix grave et froide.
- Peur. Non...Je n'ai jamais eu peur. J'ai juste honte.

Madame de Fleurimond repoussa sur ses jambes sa robe de chevet, massant sa main ankylosée.

- Honte de la brute. Pas du gentleman. Mais ça ne suffit pas d'être un gentleman.

Franco se tourna afin de la regarder dans les yeux.

- C'est bien aussi de savoir bander.

Elle ne lui répondit pas. La dureté qu'elle lisant dans son regard le transformait tout entier. Un oiseau tombé de son nid un peu trop tôt, voilà comment elle le voyait. Un oisillon, chétif, perdu dans l'immensité du ciel. Bien sûr, elle garda tout cela pour elle. Déjà, il revenait prendre place près d'elle, sur le lit.

- J'avais dix-sept Tours, et déjà il s'occuper de la poësie. Et moi de la chair.

Avec affection, madame de Fleurimond lui caressa la joue. Elle s'attendait à ce qu'il se dérobe, mais ne le fit pas.

- Je me rappellerai toujours, dit-elle d'une voix douce, quand le Grand Val du Capitaine Andelzzer a jeté l'ancre sur le port Sud de Puerto... De tous, tu étais le plus sauvage. Le plus désorienté.

Il lui saisit le poignet avec tant de violence qu'elle en eut mal, puis le baisa.

- Je ne le suis plus.
- Comment va ta fille ? demanda Madame de Fleurimond en changeant de sujet du tout-au-tout.

Franco haussa les épaules.

- Comme un bébé. Ça pleure. Et ça dort.

Il se leva et entreprit de se vêtir de nouveau. Il avait un peu maigri. Ses lèvres avaient des lueurs de sang. Et l'amour criait dans sa gorge pour qui savaient l'entendre. Il quitta la chambre en passant par la fenêtre. Le braque de Monsieur de Fleurimond qui s'appelait Fichu, avait appris depuis longtemps à recevoir la friandise de la main de Franco en échange de son silence.

~



Franco Guadalmedina regagna sa résidence. Il y fut accueilli par les hurlements du nouveau-né, ce qui eut le don de le mettre assez vite en rogne.

- Myrah ! appela-t-il. Myrah ! Par l'enfer !

Il trouva Wallace, endormi sur l'un des divans du salon, qui ouvrit un oeil.

- Elle s'est enfermée dans sa chambre.
- Pourquoi diable s'enfermer dans sa chambre !
- Va la voir. conseilla le Mage Gris à son frère.

Grommelant, physiquement épuisé, le Loup gravit les escaliers trois à trois avant de tambouriner à la porte de la chambre. Effectivement, Myrah s'y était enfermée à clé.

- Myrah ! Elle a faim ! Mais vas-tu ouvrir nom de...
- Et bien nourrissez-la ! lui répondit-on sèchement à travers la porte.

Franco cogna encore.

- Je te préviens, si tu n'ouvres pas cette porte, je vais te...

La porte s'ouvrit sur le visage d'une enfant agacée.

- Vous allez me quoi, monsieur ?
- Ta fille a faim. annonça Franco en soutenant ses mains sur ses ceinturons.

Lasse, Myrah céda et alla prendre l'enfant. Assise sur une chaise, dans la salle à manger, elle lâcha tristement.

- Vous avez eu mon pucelage, mais je n'ai pas eu votre promesse.

Franco n'était pas d'humeur.

- Tu as eu ma maison, ça devrait te suffire !
- Je ne manque de rien, c'est vrai.
- Alors cesse de me prendre la tête pour des boutades !

Franco se déshabilla et remonta les escaliers. Il se laissa tomber sur le lit, le regard ne s'ouvrant plus qu'à demi. Il entendit Myrah monter les escaliers en tambourinant, pour venir beugler sur le seuil de sa chambre !

- Vous, pirates, vous vous battez pour l'or ! Mais nous au moins, Ram, Kelvin et les autres, nous nous battons pour l'honneur !

Franco enfonça sa tête dans l'oreiller ; il ne comptait plus sur un bonheur parfait depuis longtemps. Il répondit en fermant les yeux :

- Oui, chacun se bat pour ce qui lui manque. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Deavor Noran

avatar

Messages : 9
Date d'inscription : 30/07/2016
Age : 16
Localisation : Dans les recoins les plus sombres de vos villes

MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   Jeu 3 Aoû 2017 - 19:46

Deavor posa enfin le pied sur puerto blanco après un long voyage. Avec Sally Ric et Jörg il était parti de kelvin. Ils avait chevaucher jusqu'à la baie d'ébène. De la ils avaient embarqué pour rejoindre leurs destinations. Par chance ils étaient arrivés avec quelque jours d'avance sur leurs prévisions et a par Jörg,  tous étaient partant pour découvrir les tavernes de cette île pirate avant de chercher ce Capitaine Cortez.

Ils entrèrent donc dans une taverne et s'installèrent a une table. Autour d'eux les rires et les chants s'élevaient tandis que les verres se vidaient. Ils commandèrent a leurs tours de quoi passer une bonne soirée. Cette ambiance rappela a Deavor et a Ric les souvenirs qu'ils avaient partager au bord du même navire, leurs camarade et amis devaient aujourd'hui être soit entrain de pourrir dans une prison soit mort. Ils passèrent a peine une demi heure dans cette taverne lorsqu'un groupe d'une dizaine d'homme pénétra dans la taverne. Les clients les moins saoul arrêtèrent de chanter et observèrent les nouveaux venu. Ce qui semblaient être le chef de ce groupe s'avança d'un pas et balaya la salle du regard jusqu'à voir la table de Deavor. Il tira une chaise a côté et vint s'assoire a leurs tables

- Vous venez d'arriver vous je me trompe ?
- C'est exact,  il y a quelques heures a peine. Lui répondit Deavor
L'homme sourit dévoilant ses dents jaune
- Alors je vais vous expliquer. Moi et mes gars on chercher justement des mecs dans votre état pour se faire un peut d'argent avec les négriers. Ça vous tente ?
Derrière lui ses hommes degainèrent dague et sabre comme pour leurs montrer qu'ils n'avaient pas le choix. Ric qui étaient rester sans rien dire a côté de Deavor se redressa de ses 2m et posa sa main sur la masse dans son dos proportionnel a ça taille.
Jörg qui étaient assis de l'autre côté leva les mains en signe d'apaisement
- Aller tout le monde se calme. On va quand même pas se battre dans une taverne par cette belle soirée. Au moins sortons pour discuter.

Le brigand hocha les épaules et fit signe a ses gars de sortir. Deavor regarda autour de lui,  presque personne ne parler, il se leva a son tour et sortie suivie par Jörg Ric et Sally.
A peine dehors, avant que personne ne puisse dire un mot Jörg avait déjà dégainé sa rapière ainsi qu'une dague et avait plonger la première dans le dos de l'homme le plus proche et la seconde dans la gorge de l'homme qui s'était retourner le premier pour l'attaquer. Ric de son côté para un coup de sabre avec le manche de son marteau avant de le lui envoyer dans les cotes les réduisant en miette et le projetant sur un autre homme plus loin qui n'eut pas plus de chance et qui se fit écraser le crâne par la botte de Ric. Sally qui n'avait pas dit un mot sembla danser entre les coup de ses adversaires et une fois qu'elle vu une ouverture elle fit une entaille dans le bras d'un homme et a la cuisse d'un deuxième. Les deux hommes s'écroulèrent au sol dans de violents spasme visiblement toucher toucher par le poison se trouvant sur les lames de Sally. Le chef et se qui sembler être son meilleur homme avaient perdu tout leurs alliers en quelque seconde mais ils ne comptaient pas pour autant fuir et voulaient bien au moins tuer un de leurs adversaires, apparemment ils avaient ciblé Deavor pour être leurs victime.
Il se trouvait face a eux faisant tourner son Kusarigama l'air désespérée. Le chef attaqua le premier a attaquant le flanc du voleur, se dernier enroula la chaine de son arme autour de l'arme et tira d'un coup sec pour envoyer le sabre au loin, il profita de la stupeur de son adversaire pour lui envoyer le bout avec la masse de sa chaîne dans la cuisse pour la lui briser, de son autre main Deavor envoya le côté avec la faux se planter dans le menton de dernier homme a être encore debout.  

Tout c'était terminer en moins d'une minute. Deavor fit signe a son équipe de fouiller les cadavres tandis qu'il s'agenouille proche du dernier en vie.
- Estime toi heureux tu vas vivre. Par contre j'ai juste besoin que tu fasses passer un message dans l'île. Dit que le fouet est ici. Qu'elle est ton nom?
- Sam
- Très bien Sam. Bon a partir de maintenant tu travailles pour moi. Retrouve moi ici a la même heure dans 2 jours

Il regarda les cadavres autour de lui en secouant la tête. Il détestait tuer mais parfois c'est la meilleur chose a faire. Il rentra dans la taverne avec ses amis chacun but son verre cul sec et ils sortirent trouver une ruelle ou un coin où dormir. Ça serai mieux de ne pas attirer l'attention avant un petit moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Franco Guadalmedina
Roi Pirate
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 14/02/2017
Age : 42
Localisation : Sur Puerto-Blanco

MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   Mar 8 Aoû 2017 - 19:08

L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place.

Baudelaire



« Je ne t'ai jamais vu par ici, caballero. dit Annabelle en prenant place sur le sofa à côté de l'étrange garçon.

Il avait des yeux qui l'impressionaient. Des yeux de couleur différentes, et qui trahissait son arrivée toute récente sur Puerto Blanco. De plus, il ne paraissait pas connaître les filles de l'établissement. Un petit nouveau, c'était évident. Comme il ne lui répondait pas, l'air grave, Annabelle prit les devants et lui servit un verre de punch qu'il accepta après un bref merci. Autour d'eux, c'était tard le soir et l'auberge était pleine. Difficile de ne pas remarquer, aussi, la gigantesque chaîne qui traînait aux ceinturons du nouveau.

- Tu as pris une chambre, lui fit remarquer Annabelle en cherchant à lancer la conversation. Une chambre de trois. Tu es avec des amis ?

Comme il ne paraissait toujours pas souhaiter s'ouvrir à elle, alors Annabelle enchaîna :

- Ici on le fait souvent à trois. C'est la coutume. Les clients amènent souvent un ami à eux. C'est comme ça, depuis que le Roi Pirate est revenu du Nouveau Monde. Je sais que ça doit te paraître bizarre qu'on fasse ça, ici, alors que ça n'est qu'une auberge, mais Puerto Blanco n'est pas très grand et le seul établissement à filles est toujours plein.

Elle haussa les épaules.

- On oblige les clients à rien, mais si tu veux te détendre avec un ami...

Elle lui sourit. Annabelle avait un très beau sourire.

- Le verre est compris avec le prix de la chambre, caballero. Mais si tu veux plus, c'est une pièce d'argent pour l'heure.
- Dommage, lui répondit son interlocuteur avec un fin sourire, je n'aime pas partager mes proies.

Annabelle le vit glisser jusqu'à ses lèvres le verre de punch, puis le goûter. L'étranger parut s'en satisfaire et en but une seconde gorgée, plus franche. Annabelle n'avait plus besoin de se forcer afin de sourire, maintenant. Elle appréciait déjà la compagnie de ce bel étranger aux yeux étranges. Il la fascinait, d'une certaine manière. Et il n'était pas l'un de ces pirates qui aimait parler fort et de lui. Ce client, il était à elle. Elle comptait bien se le mettre en poche, ce soir.

- Tu fâcherais le Roi Pirate ? rit la jeune femme. C'est lui qui a instauré l'amour à trois. Matelotage ça s'appelle.
- J'ai pris l'habitude de fâcher du monde, sourit l'étranger. Alors un roi de plus ou de moins...

Annabelle n'avait jamais approché le Loup de la Passe, comme l'on disait, même si elle l'avait déjà aperçu plusieurs fois. Il avait une très belle demeure dans les hauts de Puerto Blanco, apparemment. Parfois, il passait en ville, dans un coche, pour aller boire la nuit ou assister à une vente au Saint Domingue. Annabelle posa une main délicate sur la cuisse de son beau garçon.

- C'est moins cher si on reste à deux. Un peu d'intimité c'est bien aussi, je suis d'accord.

Elle pencha alors la tête vers lui, se faisant volontairement docile et caressante. Sa main remontant, doucement, le long de la cuisse de l'étranger.

- Tu n'es pas un pirate ni un marinero, ça se voit ! Bel hidalgo. J'aime bien ton accent aussi. Si tu veux, je te fais un prix, ce soir.
- Comment refuser ?

Ce disant, Annabelle remarquait le regard tout feu tout flamme que lui jetait son interlocuteur. Son corset mettait en avant sa généreuse poitrine. On disait sur Puerto Blanco qu'Annabelle était la plus belle wench de l'île.

- Je te laisserai un pourboire, si tu t'occupes bien de moi, répondit son beau caballero.
- Tu es généreux !
- C'est dans ma nature.

Annabelle laissa alors glisser ses doigts sur les boucles de son corset, qu'elle délia. Sa poitrine rapidement mise en valeur, elle se laissa embrasser par l'homme à la chaîne. Puis elle l'entraine jusque dans la chambre, refermant la porte derrière elle. Entièrement nue, la jeune femme se hissa avec la souplesse d'une panthère au-dessus de son amant. Annabelle était réellement une beauté. Fleur de passion, sa peau naturellement hâlée avait prise des teintes d'ambre sous le soleil de Puerto Blanco. A chacun de ses mouvements de hanche, ses bijoux de poignet et de chevilles tintaient de façon fort charmante, faisant écho à ses pendants d'oreille. Comme un navire enveloppé de vent, une grande crinière brune cascadait en courants d'air dans son dos, véritable toison embaumée de senteurs tropicales. Il y avait, paraissait-il, toujours un goût sucrée sur ses lèvres roses et un éclair céleste dans ses yeux verts qui soutenait toute sa personne. La peau luisante, fraîchement huilée, Annabelle s'adonna toute entière aux plaisirs de l'amour avec son bel étranger. Il avait déposé dans un coin de la chambre cette arme que retenait la fameuse chaîne. Annabelle n'en avait cure. Elle en avait assez, dernièrement, de se faire enfiler la proue et la poupe par des marineros en rut.

Elle se rhabilla quelques heures plus tard, repoussant avec ses mains délicates sa crinière emmêlée dans son dos. Encore poisseuse de sueur, elle passa un déshabillé transparent. Ce fut à cet instant qu'ils entrèrent dans la chambre sans taper !

Des soldats de la garde. Les hommes du Gouverneur de Puerto Blanco. Six, épées en mains, celui qui paraissait être leur chef n'avait d'yeux que pour l'étranger.

- Je vous arrête pour l'assassinat de sept hommes la nuit dernière, rue des bárbaros. Veuillez ne pas rendre la situation plus difficile en faisant preuve de résistance.

Il fit signe à trois de ses hommes d'attraper l'étranger. Annabelle poussa un cri et s'extirpa par la porte laissée ouverte.

- La situation n'est déjà pas facile avec les pirates et les beuveries à gérer, nous n'avons pas besoin de ce bordel au milieu ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Deavor Noran

avatar

Messages : 9
Date d'inscription : 30/07/2016
Age : 16
Localisation : Dans les recoins les plus sombres de vos villes

MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   Jeu 10 Aoû 2017 - 23:40

Lorsque c'est yeux se rouvrir il pu admirer le corps de la magnifique femme avec laquelle il avait passer la nuit. Son corps n’étant gâcher quand parti par ses habit. Ça aurait pu être le signe d'une magnifique journée,  si dans l'instant qui suivie des garde armé n'avait pas défoncer la porte de ça chambre
- Je vous arrête pour l'assassinat de sept hommes la nuit dernière, rue des bárbaros. Veuillez ne pas rendre la situation plus difficile en faisant preuve de résistance. La situation n'est déjà pas facile avec les pirates et les beuveries à gérer, nous n'avons pas besoin de ce bordel au milieu ! »
Deavor s’était  par réflexe jeter sur son arme avant d’évaluer la situation. Il y avait 6 garde. Il n'avait pas l'effet de surprise. Et il pourrait au maximum en blesser 4. Il refuser de les tuer,  ils n'avaient rien fait de mal. Ça seul « issue »pour l’instant c’était se rendre. Il lâcha la chaine de son arme et leva les mains en l'air
-très bien je me rend. Euh.. Vous pourriez juste me laisser m’habiller avant qu'on y aille ? Fouillez mes habits pour vérifier qu'il n'y a pas d'arme si vous voulez.
Sur ses mots les gardes fouillèrent ses habits confisquèrent les 2 couteaux caché a l’intérieur et les rendirent a Deavor qui se rhabilla.
-Merci bien,  je peux savoir ou vous aller m'emener ?
-Ou pensez-vous aller ? En prison !
Il fit un signe de la tête, pour qu'on vienne menotter Deavor qui tendit ses mains pour leurs faciliter la tache
- oui c'est vrai dit comme ça ça parait con. Il va m'arriver quoi une fois la bas ? Est ce que je dois me préparer a me faire décapité pour les meurtres que j'ai comis ?
- C'est le ressort du gouverneur. Pas le mien. Pas de mise a mort sur Puerto Blanco. Sauf par duels, si vous avez offusqué quelqu'un et qu'il demande vengeance. Mais dans votre cas, plus personne n'est en mesure de réclamer quoi que ce soit.
- oh... Ça veut dire que je vais pouvoir parler avec le gouverneur ?
- Non. Monsieur le Gouverneur a autre chose a faire qu'offrir des audiences a tous les malfrats de Puerto Blanco ! Il décidera en privé de votre sort. Ou plutot, il laissera le directeur de la prison décider.
- Je suis pas un malfrat j'ai tué ces hommes par légitime défense. Et j'estime que j'ai le droit de me défendre en présence du gouverneur.
- Un meurtre reste un meurtre. Mais comme il s'agissait vraisemblablement d'une bagarre de taverne, je ne pense pas que vous preniez cher. Quelques jours derrière les barreaux devraient vous faire réfléchir. Pour le reste, je vous répète que Monsieur le Gouverneur a autre chose a faire. Vous n'avez pas idée du nombre de bagarres de taverne que je dois gérer tous les soirs !
- uniquement ? Bon bah je vous suis alors.
Deavor sorti de l'auberge, après avoir remercier Annabelle,  entourer de garde. Malgré ça il réussi a voir dans une ruelle son groupe et a leur faire une rapide geste de la tête pour les empêcher d'intervenir. Il continua de marcher avec les gardes avant de reprendre
- j'ai réfléchi a votre problème. Je pense que si vous voulez qu'il y est moins de bagarre, il faudrait commencer par expulser le Loup d'ici.
- Ca, ca n'est ni de votre ressort ni du mien !
- c'est de celui du gouverneur ? Je pourrai lui en parler si vous me laissez le voir
- Ecoute vaurien, Monsieur le Gouverneur est tres occupé, il n'a de temps pour toi. Rentre-le toi en tete !
- OK OK j'arrête
Il dit plus un mot jusqu’à l’arrivée a la prison. Deavor fut finalement emmené dans une cellule avec deux autres gars, visiblement des pirates qui était déjà ici depuis quelque temps


Les 3 voleurs s’était rassembler dans une ruelle,  Après l'arrestation de Deavor. Ils avaient eu un énorme coup de chance, après que Deavor soit parti dans sa chambre avec une charmante compagnie le reste du groupe avaient décoder de parti faire du repérage en essayant de trouver de possible cachette,  ils avaient d'ailleurs trouver 2 maisons vide. Mais pour l’instant ils devaient établir une marche a suivre
-Il faut qu'on aille le libérer ! Commença Sally
-Excellente idée si on savait ou il était retenu. Et puis on ne doit pas oublier qu'on est pas chez nous ici. On est seul et on ne connait pas cette île. Lui répondu Ric sur un ton calme mais ferme
-On va continuer ce qui était prévu. On se fait discret jusqu’à demain on retrouve Sam a cette Taverne et on retrouve ce Capitaine Cortez si un mec dans cette ville peut nous aider je pense que c'est lui.
Dans les situations ou Deavor était absents c’était Jorg qui décider de la marche à suivre,  étant bien moins impulsif que Ric et plus pragmatique que Sally. Ses compagnons acquiescèrent silencieusement. La journée suivie son cours sans que rien ne se passe d’extraordinaire. Le soir suivant tout le monde se trouver a la Taverne et attendait le fameux Sam. Ce dernier arrivant en boitant sa jambe étant maintenu par plusieurs morceaux de bois accrocher entre eux, il utilisait aussi une vieille canne en bois pour ne pas forcer sur ça jambe. Ric fut le premier a parler
- Et ben tu as vraiment une allure de Pirates en marchant comme ça
- Je vous rappelle que c'est à cause de vous que je suis dans cette état
- Et je te rappelle que tu es dans cette état après nous avoir menacer
Jörg commença a désespéré avant de clore le sujet
-Fermer la ! On est pas venu ici pour régler nos comptes. Sam on aimerait te proposer de bosser avec nous. Comme tu t'en es rendu compte on ne connait rien ici. Et on aurait besoin de créer un petit réseau.
-plutôt crever que de bosser pour vous !
-je me doutais que tu dirais ca. Après ses mots Jörg jeta sur la table une bourse rempli d'argent. Les yeux de Sam s'illuminèrent en voyant cela. Tu en auras a chaque fois que tu nous rapporteras une info intéressante.
-Hum.. OK marché conclu.
- Parfait. On aimerait déjà que tu cherches 2 choses. La première : ou est ce qu'on peut trouver le Capitaine Cortez et la deuxième : ou est ce que sont en mené les prisonniers ici ?
Sam paru réfléchir quelque instant en regardant le groupe devant lui comme s'il avait remarque quelque chose
-pour votre 2eme vous cherchez votre.. Collègue ? Vous me demandez ça parce qu’il c'est fait arrêter ?
Le silence du groupe paru le satisfaire et un sourire s’afficha sur son visage
-Vous avez de la chance que je ne sois pas rancunier. Je vais vous aider, pour Cortez actuellement il se trouve chez le Loup. Les nuits vous pouvez le retrouver a Saint Domingue. C'est la ou on lieu les ventes d'esclave. Quand au prisonniers ils sont enferme Dans la prison de l'île ! C'est une petite prison simple, les prisonniers sont a plusieurs dans une cellule ! Si ce sont des crimes mineurs, par exemple vol ou bagarre de rue, on les libère si quelqu'un paye une caution pour eux. Si c'est plus grave, le Gouverneur peut choisir de les garder là a vie.
-merci bien Sam. Repasse de temps en temps par ici on fera appel a toi lorsque ça sera nécessaire et tu seras récompense. Jörg joignit le test a la parole en posant une autre bourse sur la table.
Le groupe se leva ensuite est sorti de la taverne, laissant Sam seul a compte ses pièces. ils devaient retrouver ce Capitaine Cortez et de préférence loin du Loup et dans un endroit rempli de gens pour qu'ils soient plus difficile a remarque une fois avec lui
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Franco Guadalmedina
Roi Pirate
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 14/02/2017
Age : 42
Localisation : Sur Puerto-Blanco

MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   Dim 13 Aoû 2017 - 14:24

- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

La Fontaine



Maître Histilgo présenta au Loup de la Passe sa marchandise. Ainsi, s'alignaient dans le grand salon de la propriété de Franco Guadalmedina une vingtaine de femmes qu'un simple jupon habillait, pour certaines, tandis que les autres étaient entièrement nues. Histilgo était marchand, non pas d'esclaves mais de femmes comme il aimait à le dire. Wallace à ses côtés, Franco se gratta la nuque distraitement.

« Qu'est-ce qui peut te faire croire que ta marchandise m'intéresse, le marchand ? J'ai toutes les femmes que je veux, ici sur Puerto Blanco.

Mais Maître Histilgo ne démonta pas, et il vanta par de grands mérites sa marchandise ! Passant et repassant entre ses femmes nues, enchaînées entre elles par le cou, il faisait éloge de cette cargaison de premier choix, tâtant un sein, découvrant les dents, exposant un sexe.

- Un nouveau Roi comme vous, messire ! Il vous faut des préférées ! Il vous faut un harem, comme les grands sultans Ramiens ! Des djinns et des courtisanes par dizaines ! Que dis-je ? Par centaine ! J'ai des peaux noirs, comme des peaux blanches ! Des peaux délicatement hâlées ! Des teints de pêche ! D'abricot ! Tout pour un futur roi !

D'un regard las à Wallace, qui paraissait autant emballé que lui, Guadalmedina se demanda si ce Maître Histilgo valait la peine qu'il extirpe de ses ceinturons son pistolet pour le lui coller en pleine bouche. Mais l'humble marchand ne démérita pas ! Décrivant des cercles autour de ses femmes, il poursuivait sa tirade !

- Ho ! Mais je vous vois peu emballé Messire mon Roi ! Pourtant, n'ignorez pas qu'à tout Roi il faut un bon harem ! Ram n'est pas devenue une grande nation sans raison ! Cependant, je crois avoir décelé l'origine de votre trouble ! N'êtes-vous pas intéréssé par les beautés fertiles que je vous propose ? Elles vous fourniraient une belle descendance, je le crois !

Avant que Franco n'ait pu ouvrir la bouche, Histilgo reprit :

- Pas tant de mots ! Pas tant de mots ! Je crois que j'ai ce qu'il vous faut !

Accablé sur son divan, les jambes posées sur la table basse, Guadalmedina faillit s'étouffer avec son punch quand Histilgo fit paraitre jusqu'à lui de jeunes gamines, enchaînées entre elles par le cou.

- Vous pourrez en faire des femmes vous-même, mon Roi ! Elles vous feront de bons enfants également, même si cela risque de prendre plus de temps ! Je vous promets qu'elles n'ont pas encore saigné.

Franco but une gorgée de punch.

- Tu crois que je préfère les enfants, c'est ça ?

Il se fit d'ailleurs contenance afin de terminer son verre. Histilgo se fendit d'un théatral sourire !

- Les rumeurs vont en ce sens sur tout Puerto-Blanco mon Roi ! La dernière femme-enfant du Roi Pirate serait sa préférée ! Je ne juge pas ce genre de chose, assurément ! Je pense qu'Edus a fait assez de femmes sur Ryscior pour satisfaire à tous les plaisirs ! Je ne me cache pas, moi-même je m'adonne à ce genre de fantasmes quelquefois ! Vos goûts sont assurément singuliers, mais tout à votre honneur ! Heureusement, dans ma grande sagesse j'ai pensé à tout avec mon dernier lot !

Wallace etouffa un râle de gorge, faisant comprendre par là à son ami qu'il était lui aussi fatigué de cette vente. Alors que Histilgo ventait les mérites de ses filles esclaves, invitant le Roi Pirate à tâter d'un doigt la candeur de ces jeunes sexes, Franco l'arrêta d'un geste de la main.

- Je n'aime pas les enfants, lâcha-t-il.

Un silence gêné s'insinua entre l'acheteur et le démarcheur.

- Vous ne devez pas rougir de cela mon Roi ! insista Histilgo immédiatement la gêne passée.

Franco prit le temps de s'attarder sur le crâne chauve du marchand. Sa moustache blanche ainsi que son bouc. Son visage émacié. Ses mains gonflées de veines bleuatres. Un Taharien, à son accent. La peste soit de Tahar ! Le marchand, une main tendue vers lui, invitait le Roi Pirate à se lever de son siège, afin d'observer de plus près la marchandise. Munie d'une flagelle de bois souple, Histilgo faisait claquer ferme les fesses de ses esclaves au fur et à mesure que l’œil gris du Loup se posait dessus. Un bon "clac" était apparemment synonyme d'un bon cul à mettre profond. Mains sur ses rapières, Guadalmedina déambula quelques secondes au milieu de la marchandise, sans un mot. Puis il lâcha une pièce d'or au creux de la main du marchand, désignant une jeune femme de la tête.

- Je te prends elle.
- Votre clairvoyance n'a d'égal que votre renommée, mon Roi ! Mais je dois cependant vous avertir, cette beauté-là a un prix plus élevé que...

Il se tut lorsqu'il vit le canon noir que Guadalmedina pointait sur sa gueule. Ce faisant, très calme, le Loup de la Passe articula :

- Je te prends cette femme. Une pièce d'or, je décrète que c'est son prix. Maintenant tu mets les voiles, toi et ta marchandise, si tu ne veux pas que je te loge un pruneau dans le crane.

Suppliant, presque larmoyant, psalmodiant à la ruine, à la perte, à la tromperie, à la piraterie, Histilgo se confondit à genoux devant le Roi Pirate, demandant le droit de faire une vente sur l'île afin de compenser sa perte qui était, à ses dires, colossale ! Le Roi Pirate y consentit, avant de le ficher dehors !

- Ce soir au Saint-Domingue, je te laisserai une heure pour exposer. Si, passé ce délai, toi et tes femmes êtes toujours sur mon île, je vous enverrai tous vous arranger avec Canërgen !

Histilgo avait filé la queue entre les jambes, sans demander son reste. Guadalmedina avait soupiré.

- Comment t'appelles-tu toi ? avait-il demandé à la jeune femme qu'il venait d'acheter et dont la chaîne avait été retirée.
- Ewa, mon Roi.
- Tu viens d'où, Ewa ?
- Du Martek, mon Roi.

Franco sourit.

- Ramienne, donc. Comme Myrah. Vous vous entendrez bien.

Il fit ordonner à ses esclaves d'apporter des vêtements pour Ewa. Puis, il se resservit un verre de punch. Wallace n'avait pas bougé, observant la jeune beauté.

- Tu as quel âge ?
- Seize Tours.
- D'accord. Tu as peur, Ewa ?

Après un silence, la jeune femme baissa la tête. Franco haussa le ton.

- Allons, ne fais pas ta caponne ! Je te pose une question, réponds-y.

Le punch commençait à devenir chaud en cette fin d'après-midi. Franco trouva qu'il ne le rafraichit pas, mais sut néanmoins l'apprécier.

- Je t'effraie ?
- Non, mon Roi. Je saurai vous satisfaire.

Franco termina son rhum et se leva.

- Je ne t'ai pas achetée pour mon plaisir ! avança-t-il. J'attends de toi deux choses. Simplement, deux choses. La première, c'est que tu serves de gouvernante, voire de nourrice, à ma fille, Camille. La seconde...

Il désigna Wallace, de la main.

- C'est que tu parviennes à contenter mon frère Wallace, ici présent. C'est lui qui usera de toi, d'accord ?

Il flatta au passage l'épaule d'Ewa.

- Tu n'as rien à craindre. Il ne mord pas ! Sauf quand il est affamé...
- Trop aimable, répondit le principal concerné avec un sourire.
- En attendant, dit Franco à l'attention d'Ewa, mes esclaves vont te conduire jusqu'à une chambre qui te sera désignée. Tu y trouveras un baril d'eau, si tu veux te laver. La chambre est à toi, tu seras nourrie et logée, ici. Et si ton travail nous satisfait, lorsque ma fille aura atteint l'âge de se passer d'une gouvernante, tu pourras t'en aller. En contrepartie.

Il leva un index, menaçant.

- Pas de cocu.

Ewa acquiesça d'un signe de la tête, soumise, drappée comme elle était dans ses nouveaux vêtements.

- Oui, mon Roi. Je ne vous tromperai pas.

Franco ne sourit pas, mais il lui répondit d'une voix apaisée.

- Merci pour tout belle enfant. Maintenant prend du repos. Nous nous reverrons ce soir.

Sitôt qu'Ewa se fut retirée, Wallace se leva à son tour de la chaise qu'il occupait. Fouillant dans les placard, il en extirpa une bouteille de vieux rhum qu'il ouvrit tout en mangeant des dattes.

- Tu es bien généreux aujourd'hui !
- Je savais qu'elle te plaisait.
- Je ne peux plus rien te cacher.
- Je ne t'en blâme pas. Elle est plutôt bien faite.
- Elle sera mieux ici de toutes façons. Mieux qu'avec ce type qui marchande les femmes comme des melons.
- Tu éviteras désormais les wenches de l'auberge, vieux salaud !

Wallace haussa les épaules, souriant.

- Je suis un homme. Je te sers du rhum ?

Franco songeait pourtant qu'il aimait Wallace comme s'il était raisonnable.

~



Franco Guadalmedina trouva Ewa de bonne mine, sitôt qu'elle eût pris du repos. Assis sur une chaise, penché sur son livre de comptes, il n'avait cure des gémissements de plaisirs émanant de derrière son dos sur le lit. Wallace, nu comme à son premier jour, avait rapidement mis la nouvelle convive à ses aises, lui parlant d'or et lui faisant des manières de princesse, avant de la mettre dans son lit. Et comme Franco et lui avaient pour habitude de toujours tout faire ensemble.

Guadalmedina s'évasa quelques secondes, le temps d'un calcul mental. Il organisa le fret de ses huit navires. Dans son dos, les deux amants s'étaient renversés l'un sur l'autre, chahutant au cœur des draps et louvoyant comme un navire en pleine tempête. La chambre sentait les tropiques, pensait Franco. La sueur, les tropiques, et le sexe. Surtout le sexe. Un moustique vint se poser sur sa main, et le Roi Pirate l'écrasa en un éclair. Il balança ce modeste trophée sur le sol avant de l'écraser de son talon nu. Ewa atteignait son orgasme, Wallace tâcha les draps, il poussa un dernier cri de plaisir et Franco retourna à ses comptes l'air de rien.

- Tu sais, lui dit Wallace en enlaçant sa nouvelle conquête qui venait de poser sa tête tendrement sur son poitrail, tu devrais être plus aimable.

Franco se retourna, posant là plume et encrier.

- C'est à moi que tu parles ?

Wallace le désigna de l'index.

- Et tu devrais niquer plus souvent.

Franco retourna à ses comptes.

- Sans façons.
- Combien de fois depuis ton retour du Nouveau Monde ? insista son frère. Dix ?
- Bwa...
- Cinq ?
- Beuh...
- ...Trois ?
- Mff..

Wallace etouffa un rire.

- Par la Garce ! Tu as toutes les garces des quais à tes pieds ! Et prêtes à te lécher les boules !

Comme pour pardonner cet écart brusque de langage, il enlaça davantage la jeune Ewa.

- J'aime pas les garces des quais.
- Tu es allée voir Fleurimont ?

Franco hocha la tête. Il calculait toujours.

- Et Angela ? C'était toi, aussi ?
- C'était moi. Dans la réserve du Saint Domingue, tu sais.
- Tu devrais éviter de les tuer quand tu en as finis avec elles.

Guadalmedina ne releva pas.

- Tu sais, reprit Wallace d'un ton sérieux, tu ne ris plus. Comme l'aube, tu charmais, à l'époque.
- Quelle époque ? objecta distraitement Franco.
- L'époque où tu n'étais pas amoureux de Phadria.

Il songea qu'une gifle ne lui aurait pas fait un plus grand choc.

- Tu montais aux arbres, et tu cueillais les grappes ! rit Wallace sous sa barbe.

Franco, touché par les mots de son frère, esquissa également un sourire.

- C'était avant.
- Plus sérieusement. Tu devrais prendre le temps de vivre.

Il sourit à Ewa.

- Prendre le temps d'aller cueillir de temps à autre un fruit vermeil.
- Je n'en ai plus envie. Et j'ai beaucoup de travail. Tu le sais.
- Un travail qui te tuera. Raison de plus pour profiter.
- Tu préconises quoi ? demanda Franco tout en trempant dans l'encrier sa plume d'oie.
- Tu aurais pu participer, par exemple.
- Cela ne m'aurait pas dérangé, confirma Ewa.

Sous les mots de son ami, Guadalmedina ne répondit pas. Il rouvrit son livre de comptes au début, et entreprit un peu de lecture.

- Les filles d'Argenterie aimaient lorsque tu riais, Franco.
- Je n'ai plus vingt Tours.
- Tu es roi. Roi de la Passe. Que te faut-il de plus ?

Phadria Red. Mais il resta silencieux. Penché sur son bouquin, tournant le dos aux deux amants, Franco ne vit pas Ewa qui s'était déplacé. Des bras de Wallace, elle était passée aux siens. Dans le plus simple appareil, il la trouva jolie et se surprit à la désirer. Légèrement. Wallace avait raison. Cela faisait des semaines entières qu'il n'avait plus touché une femme. Et elles n'étaient pas ce qui manquait ici, à Puerto Blanco.

- Laissez-moi vous remercier. Pour tout à l'heure. lui sussura à bas mot Ewa de son enivrant accent Martekain.
- J'ouvre l’œil puisque cela te plait.

Dans son dos, Wallace souriait.

- Mais j'ai les pensées ailleurs ces derniers temps. Tu m'excuseras, la belle.

Ewa haussa les épaules en passant à genoux, comme une brave bête les yeux dans ceux de son maître.

- Je ne veux pas déranger vos pensées. avoua-t-elle.

Alors elle entreprit de s'occuper de Guadalmedina, des reflets de lumière brillants sur son corps ambré, jusqu'aux creux de sa crinière brune. La sentant mettre tant d'ouvrage aux lèvres, il durcit immédiatement. Le livre de comptes en une main, les cheveux d'Ewa sous l'autre, il lança à l'attention de Wallace :

- Putain, j'aurai aimé que Phadria me fasse ça.
- Elle ne te l'a jamais fais.
- Non.
- Pas même la première fois ? Sur les docks d'Argenterie.
- Helas non mon très cher ami. C'était une petite gueuse à la langue bien pendue mais la bouche toujours bien fermée ! Tu peux me croire !

Wallace sourit.

- Elle savait y faire.

Franco se replongea dans sa lecture. Une lecture qui ne l'accaparait plus tellement, en vérité. Il trouva qu'Ewa avait bien là du talent, en vérité ! Entre deux frissons de plaisir tout chaud, on tapa à la porte. Ce fut l'un des esclaves qui entra, et s'excusa en voyant Franco occupé de la sorte. Il fit mine de repartir, mais Guadalmedina le retint, tout en intimant à Ewa de ne pas cesser.

- C'est maître Histilgo, Maître. La vente au Saint-Domingue va bientôt commencer. Le Seigneur Capitaine Cortez, ainsi que le Seigneur Capitaine Kelsang sont déjà présents.

Franco n'avait pas remarqué la nuit tomber.

- Fais préparer le coche. Nous arrivons. »

Wallace se rhabilla. Franco se laissa bien le temps d'une jouissance, avant de s'apprêter à son tour. La première depuis bien longtemps, songea-t-il en essuyant le visage d'Ewa.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   

Revenir en haut Aller en bas
 
[FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» C'est le comble, des voleurs qui crient au vol!
» Bande d'assassins, voleurs, truands
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...
» Baisse d'activité du roi des voleurs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryscior :: Ryscior :: La Mer-
Sauter vers: