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 [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"

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Franco Guadalmedina
Roi Pirate
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Date d'inscription : 14/02/2017
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Localisation : Sur Puerto-Blanco

MessageSujet: [FLASHBACK] [PV Franco / Deavor] "Voleurs, battez le roi en brèche !"   Lun 17 Avr 2017 - 13:30

Lorsque les vents de la Garce fortifieront nos voiles, nous vous entraînerons en enfer.

Franco Guadalmedina












Plus d'un Tour était passé depuis la grande guerre du Nouveau Monde. Cela faisait bientôt six lunes que l'Alvaro de la Marca mouillait sur Puerto Blanco, et Franco Guadalmedina régnait en roi sur l'île.

« Choisis trois cartes.

Le Roi-Pirate émit un grognement guttural sans un regard pour la vieille voyante assise face à lui. La taverne Saint Domingue, qui était la plus grande de Puerto-Blanco, enchaînait désormais ses meilleurs soirs. Et ce, depuis que le Loup était rentré de chasse. Franco Guadalmedina avait bien une résidence plus au nord de l'île, un véritable petit palace, à ce qu'on disait, davantage plaisant que celui du gouverneur en lui-même. Mais le Loup de la Passe se rendait à chacune de ses soirées, ou presque, au Saint Domingue afin d'y ripailler. Désormais, c'était tous les soirs comme ça, depuis son retour.

Enrichis de leur dernière entreprise contre Teikoku, contre Ram, contre tout le monde en vérité, les forbans de l'Alvaro de la Marca se saoulaient et se gavaient chaque soir. Et même si on avait le premier soir pris une minute afin de déplorer les nombreux morts tombés au combat, on en avait bu que davantage. Leur part revenait aux survivants ! Les morts soupaient en enfer, avec Canërgen ! Quelques nombreux esclaves avaient été ramenés de l'expédition, essentiellement des Ramiens. Il y avait bien, dans le lot, une poigne de Teikokujins. Cette petite centaine d'hommes qu'on avait immédiatement vendu aux enchères afin d'envoyer aux plantations pour les hommes, et aux bordels pour les femmes, avait ravivé la flamme de l'endormie Puerto Blanco. Une flamme qui ne brûlait que pour la piraterie. Ceux restaient à terre demeuraient verts de jalousie lorsqu'ils venaient se presser, chaque soir, à la taverne Saint Domingue et assistaient à cette démesure d'agapes, de jeux, de débauche et d'alcool. Se faire pirate sur Puerto-Blanco, c'était s'assurer bombance chaque soir ! Nombreux furent les jeunes, las de ne plus avoir le sou, à s'enrôler auprès du Roi Pirate ! On le pressait de repartir en course afin de revenir riche pour s'enivrer. Lorsque tout fut dépensé en ripaille et en débauche, et que les nombreux camarades morts -car oui, il était possible de mourir de ripaille et de débauche, sur Puerto Blanco !-  furent comptés, le Roi Pirate avait commencé à mettre en oeuvre cette seconde expédition. Très différente de la première. Il ne s'agissait pas de composer un grand équipage afin de donner un gigantesque coup de pied dans la fourmilière qu'était le Nouveau Monde cette fois-ci, mais au contraire, de "remettre sur flots un nombre considérables de vaisseaux" afin d'aller titiller les échanges entre Ram et l'Empire qui se faisaient, par l'Océan des Elfes Noirs. Franco Guadalmedina restait sur Puerto Blanco, supervisant tout ça. Ses Seigneurs-Pirates se chargeaient du reste. Le Roi avait fourni un bâtiment et un pavillon à son effigie à ses Seigneurs, et ils avaient pris la mer en son nom ! La Passe, les côtes Ramiennes, la nouvelle Port-Argenterie, et l'Océan Noir, le long de la Jungle et les côtes Impériales, étaient mises à rude épreuve. Le but de cette seconde expédition sur les eaux de Ryscior, fortement différente de la première, avait pour but de ramener sur Puerto-Blanco toujours plus d'esclaves, toujours plus d'or et toujours plus de navires à remettre à flots.

- Choisis trois cartes, répéta la vieille dame face au Loup.

Guadalmedina en désigna une, puis enfin une seconde et une dernière, qu'elle retourna une à une. Attablés autour d'eux, le Second, Wallace, les deux négros qui faisaient la garde du Roi, Jack et Matt, deux flibustiers qui avaient navigué sur l'Alvaro vers le Nouveau Monde, une catin dont tous ignoraient le nom -et se foutaient royalement !- et un jeune garçon qui avait déjà signé auprès de Franco, attendant le prochain bâtiment qui prendrait la mer.

La vieille les retourna une à une, un sourire décharné venant découvrir sa dentition pourrie et manquante. La première carte représentait un être à tête de taureau, portant des cornes et une queue de serpent, et des mains griffues.

- Le démon, dit-elle.

La seconde carte faisait l'effigie d'une balance, simplement. La troisième, représentait un nœud coulant façonné avec une corde de chanvre.

- La justice. Et la mort.

Le Loup de la Passe vint reculer sur le dossier de sa chaise, croisant les bras dans un silence solennel. Autour d'eux, les flibustiers et autres forbans de la taverne faisaient bonne chère dans un beau tintamarre ! Une bouteille se brisa sur la tête d'un homme non loin, une femme rigolait, et la flamme d'une des bougies posées sur la table s'éteignit. D'une voix d'outre-tombe, la vieille déclama :

- Le démon te représente, dit-elle en regardant Franco dans les yeux. Tu te fais bien appeler le Loup des mers. La balance, c'est la justice des hommes de ce monde. Et le nœud coulant, représente la mort. Ce que les dieux veulent te dire, c'est que tu seras pris, jugé pour tes crimes, puis pendu. Ta carcasse pourrira sur la terre, ton âme ne s’élèvera jamais, Canërgen ne te verra pas, et tu n'auras droit ni aux champs célestes dans l'au-delà, ni à une sépulture sur terre !

Et elle partit d'un rire guttural, dément, tandis que ses yeux au strabisme divergeant se révulsaient ! D'un bond, Franco se leva de sa chaise, s'apprêtant à envoyer son poing dans la mâchoire de la vieille créature sénile à laquelle il venait de lâcher cinq pièces d'argent ! Ce fut son fidèle frère de la côte, Wallace, qui l'arrêta de justesse !

- Inutile de gaspiller un si bon fer pour si peu de chose, Capitaine !

Déjà, Franco se préparait à dégainer, ses yeux lançant des éclairs, comme on emmenait loin de la taverne la vieille prophétesse qui riait en s’étouffant ! Dans la taverne, tous avaient interrompu leurs activités afin de n'en pas perdre une miette. Guadalmedina rengaina, en un soupir.

- Je devrais interdire les jeux de cartes, tous ces charlatans, fripouilles, sales coquins, ces vieilles putes, sorcières et voyantes de merde.
- Vous savez bien que c'est impossible, lui rappela Wallace. C'est dans la nature des pirates que de dépenser tout leur or. En manger, en boire, en fille et en cartes.
- La conne idée que j'ai eu, râla le Roi Pirate en se rasseyant sur son siège, que de me faire tirer les cartes.

Néanmoins, dans le doute, il retourna une-à-une la vingtaine de cartes que la vieille avait laissé sur la table. Elles représentaient toutes une créature cornue, une balance de cuivre et une corde de chanvre. Franco envoya toutes les cartes au sol d'un coup du bras.

~



Un verre de rhum en main, accoudé au comptoir du Saint Domingue, le Roi-Pirate laissait son âme rêver. Ne m'aimeras-tu donc jamais ? Es-tu lasse de mes folies, de mes remords, impie ? Il songeait à Phadria et à son fils, abandonné quelque part dans les îles de Jade. Le seul endroit du monde où je ne peux te suivre, lui avait-il dit juste avant que les deux personnages se séparent. Elle savait très bien. Que je te sacrifierai ma vie. Que je te sacrifierai mon âme. Il s'envoya derrière les dents une nouvelle gorgée de rhum. Une main ambrée, douce et presque belle, l'extirpa de ses pensées en se posant sur son épaule. Il tourna la tête afin de croiser le regard d'une femme qu'il pensait ne plus revoir de sa vie, fut-elle damnée ou éternelle !

- Que viens-tu faire ici ? hasarda-t-il.

Il n'était pas saoul.

- Je suis venue pour toi, répondit Angela.

D'un geste de la tête, dodelinant, elle vint rabattre sur son épaule sa crinière brune. La dernière fois que Franco avait vu Angela, c'était pour la baiser. Avant de l'abandonner sur une île déserte, à des centaines de lieues de Grande Lagoon. Il but une autre gorgée.

- Ryscior doit offrir une belle somme pour ma tête alors. Laisse-moi deviner. Juste une tête, sans le corps. A moins que tu ne sois venue me prendre vivant.

Angela lâcha un "t-t-t-t" entre ses dents et porta à ses lèvres épaisses et séchées par le sel marin une bouteille de rhum.

- Toujours aussi cynique.
- Tu ne veux plus me buter pour la dernière fois ?
- Quelle dernière fois ? Il y en a eut tellement ! ironisa la wench en se retournant sur son tabouret de manière à se trouver dos au comptoir.
- Allons au fait, lâcha Guadalmedina d'une voix froide. Tu veux quoi ?
- Te parler.

Elle se leva. Il la suivit, jusque dans la réserve de la taverne. Un rideau les séparait du reste du monde.

- C'est vrai, commença Angelica en posant la bouteille sur son thorax, je pensais te vendre aux Îles de Jade en venant ici !
- Ho ho, je suis flatté !
- La Verte offre plus de cent pièces d'or pour ta capture !
- Cent pièces d'or ? Tu me fais marcher.
- Je suis sérieuse "Roi Pirate". Cent pièces d'or ! Laisse-moi te dire qu'avec une telle somme, tu vas avoir la moitié de Ryscior à tes basques !
- Je les attends.
- Mais tu ne m'attendais pas moi !
- C'est vrai. Donc qu'est-ce qui a changé entre ce moment où tu as posé le pied sur mon île, et celui-ci, où tu m’entraînes à l'abri des regards pour me susurrer que la mise à prix que les Îles de Jade ont foutu sur ma gueule fait pâlir Ryscior tout entier ?
- Rien ne m'exciterait plus que de te voir monter au gibet, roucoula Angela tout en tirant à elle son railleur de pirate lui offrant une merveilleuse vue sur son décolleté vertigineux. Tu sais que tu le mérites...

Il entreprit de délacer son chemisier, tout en se laissant aller, le rhum aidant.

- Alors pourquoi je n'y suis pas ?
- Parce que -et elle poussait déjà les pans de sa chemise à lui tandis qu'il s'assurait qu'elle ne dissimulait aucune arme sur elle- j'ai réalisé une chose.
- Tiens. Tiens.

Angela s'allongea à même le sol, poitrine nue, tout en retroussant les pans de sa jupe bouffante au-dessus de ses cuisses. Elle lui susurrait à l'oreille des mots que le bon goût proscrit.

- Le loup dévore et rien ne résiste à sa dent, lâcha avec froideur Franco tandis qu'il s'enivrait des parfums de sa chevelure profonde et noire comme l'ébène.
- Une dernière fois mon loup, suppliait-elle en cherchant ses lèvres avec les siennes, les effleurant sans les embrasser.

Franco voulut la gifler mais elle retint son poignet.

- Catin !
- Goujat !

Ils finirent par faire l'amour, lui la tirant par ses cheveux, ses pistolets et sa rapière gisant sur le sol de la réserve. Le tintamarre voisin n'avait rien à leur envier. Il pouvait bien l'avoir traité comme un objet, il s'en foutait. Angela avait toujours ce qu'elle voulait, de toutes façons. Il rendossa sa chemise et ses ceinturons. Angela, nue comme à son premier jour, étendue au milieu des poireaux, des patates et des biscuits. Un peintre aurait aimé la pose lascive qu'elle prenait à même le sol, encore poisseuse de son sperme entre les cuisses.

- Je t'aime, avoua-t-elle en demi-mot les yeux clos.

Le Loup de la Passe arma le chien de son pistolet et lui décocha une balle dans la tête. Puis il sortit de la réserve.

~






Madame de Fleurimond, la femme du Gouverneur de Puerto Blanco, était une amie de Franco depuis de nombreux Tours. Elle était consciente de ne plus être dans la fleur de l'âge, mais sa santé mentale ne demeurait pas atteinte. Depuis le retour de Franco sur son île natale, son mari, Monsieur de Fleurimond, avait énormément de travail. Supervisant main dans la main avec le Capitaine la hausse du commerce sur l'île, il préparait Puerto-Blanco à un tout nouvel essor et un tout nouvel éveil.  Partaient de Puerto Blanco pour Blue Lagoon vin, amandes, figues, melons, pastèques, tomates, courges, olives, rhum, chocolat, cotons, vanille, blé, orge, sésame, mélasse, sucre de canne. Le rhum et le chocolat, particulièrement, étaient fameux dans tout l'archipel.

- C'est la dernière fois, dit la vieille femme à l'attention de celui que tous surnommaient le Roi Pirate.

C'était le contraste dans ses yeux de l'apparent désintérêt de tout ce qui l'approchait avec la feu brûlant de son âme, qui rendait Franco si attristé aux yeux de Madame Fleurimond. Elle n'avait pas d'enfant, mais le connaissait depuis si longtemps...

- La dernière fois... Comme toujours, oui.

D'un geste las, Franco se retira et se dirigea jusqu'au miroir fixé par-dessus le meuble soutenant les éléments nécessaire à sa toilette de femme. Il était entièrement nu, et caressait distraitement les pièces d'or au milieu des colliers de perle et des anneaux d'oreille.

- Tu as peur que le vieux nous entende ? demanda-t-il d'une voix grave et froide.
- Peur. Non...Je n'ai jamais eu peur. J'ai juste honte.

Madame de Fleurimond repoussa sur ses jambes sa robe de chevet, massant sa main ankylosée.

- Honte de la brute. Pas du gentleman. Mais ça ne suffit pas d'être un gentleman.

Franco se tourna afin de la regarder dans les yeux.

- C'est bien aussi de savoir bander.

Elle ne lui répondit pas. La dureté qu'elle lisant dans son regard le transformait tout entier. Un oiseau tombé de son nid un peu trop tôt, voilà comment elle le voyait. Un oisillon, chétif, perdu dans l'immensité du ciel. Bien sûr, elle garda tout cela pour elle. Déjà, il revenait prendre place près d'elle, sur le lit.

- J'avais dix-sept Tours, et déjà il s'occuper de la poësie. Et moi de la chair.

Avec affection, madame de Fleurimond lui caressa la joue. Elle s'attendait à ce qu'il se dérobe, mais ne le fit pas.

- Je me rappellerai toujours, dit-elle d'une voix douce, quand le Grand Val du Capitaine Andelzzer a jeté l'ancre sur le port Sud de Puerto... De tous, tu étais le plus sauvage. Le plus désorienté.

Il lui saisit le poignet avec tant de violence qu'elle en eut mal, puis le baisa.

- Je ne le suis plus.
- Comment va ta fille ? demanda Madame de Fleurimond en changeant de sujet du tout-au-tout.

Franco haussa les épaules.

- Comme un bébé. Ça pleure. Et ça dort.

Il se leva et entreprit de se vêtir de nouveau. Il avait un peu maigri. Ses lèvres avaient des lueurs de sang. Et l'amour criait dans sa gorge pour qui savaient l'entendre. Il quitta la chambre en passant par la fenêtre. Le braque de Monsieur de Fleurimond qui s'appelait Fichu, avait appris depuis longtemps à recevoir la friandise de la main de Franco en échange de son silence.

~



Franco Guadalmedina regagna sa résidence. Il y fut accueilli par les hurlements du nouveau-né, ce qui eut le don de le mettre assez vite en rogne.

- Myrah ! appela-t-il. Myrah ! Par l'enfer !

Il trouva Wallace, endormi sur l'un des divans du salon, qui ouvrit un oeil.

- Elle s'est enfermée dans sa chambre.
- Pourquoi diable s'enfermer dans sa chambre !
- Va la voir. conseilla le Mage Gris à son frère.

Grommelant, physiquement épuisé, le Loup gravit les escaliers trois à trois avant de tambouriner à la porte de la chambre. Effectivement, Myrah s'y était enfermée à clé.

- Myrah ! Elle a faim ! Mais vas-tu ouvrir nom de...
- Et bien nourrissez-la ! lui répondit-on sèchement à travers la porte.

Franco cogna encore.

- Je te préviens, si tu n'ouvres pas cette porte, je vais te...

La porte s'ouvrit sur le visage d'une enfant agacée.

- Vous allez me quoi, monsieur ?
- Ta fille a faim. annonça Franco en soutenant ses mains sur ses ceinturons.

Lasse, Myrah céda et alla prendre l'enfant. Assise sur une chaise, dans la salle à manger, elle lâcha tristement.

- Vous avez eu mon pucelage, mais je n'ai pas eu votre promesse.

Franco n'était pas d'humeur.

- Tu as eu ma maison, ça devrait te suffire !
- Je ne manque de rien, c'est vrai.
- Alors cesse de me prendre la tête pour des boutades !

Franco se déshabilla et remonta les escaliers. Il se laissa tomber sur le lit, le regard ne s'ouvrant plus qu'à demi. Il entendit Myrah monter les escaliers en tambourinant, pour venir beugler sur le seuil de sa chambre !

- Vous, pirates, vous vous battez pour l'or ! Mais nous au moins, Ram, Kelvin et les autres, nous nous battons pour l'honneur !

Franco enfonça sa tête dans l'oreiller ; il ne comptait plus sur un bonheur parfait depuis longtemps. Il répondit en fermant les yeux :

- Oui, chacun se bat pour ce qui lui manque. »
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