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 Les royaumes de la Jungle

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Les royaumes de la Jungle   Mar 19 Sep 2017 - 22:13

Les royaumes de la Jungle

Physique du pays

La Jungle est une des régions les plus hostiles de tout Ryscior. La majorité de cette terre est couverte d’une forêt primordiale si dense que sa voute semble avoir éclipsé le ciel. Ces arbres grouillent de maladies tropicales mortelles, de parasites et de carnivores anciens et mystérieux qui tuent et dévorent – pas forcément dans cet ordre – tout ce sur quoi ils tombent. Même le climat est hostile aux peuples qui ne sont pas habitués à y vivre, car des averses tropicales et des cyclones la ravagent régulièrement.
L’air moite et extrêmement humide y est si étouffant que tout intrus à sang chaud devient rapidement une proie pour les maladies. Des langues de brume épaisses flottent paresseusement au-dessus du sol parmi le tapis de broussailles, qu’aucun chemin connu ne traverse, et au travers duquel il est pratiquement impossible de se frayer un chemin sans perdre rapidement tout sens de l’orientation.
Cependant, peu d’explorateurs en puissance de cette Jungle vivent assez longtemps pour désespérer de s’être perdus. La Jungle regorge d’un vaste nombre d’espèce, allant de la plus petite puce venimeuse à de monstrueux prédateurs de taille gigantesque. La nuit résonne de leurs longs rugissements hideux, quand le sol tremble sous leur pas, rendant tout sommeil paisible impossible. Lorsque s’éveillent ceux qui parviennent néanmoins à le trouver, souvent assommés par la fatigue causée par leur voyage, il n’est pas rare qu’un des leurs manque à l’appel, trainé dans le noir par quelque prédateur silencieux. L’atmosphère de l’aurore est plein de nuages de tiques et de moustiques, préférables cependant aux insectes géants qui vrombissent dans le crépuscule.
Comme si toutes ces bêtes n’étaient pas assez dangereuses, une grande partie de la flore est également carnivore. Certaines plantes capturent leurs proies à l’aide de vrilles tentaculaires, d’autres la recouvrent de sucs digestifs acides avant d’en imbiber les restes de leurs racines mouvantes. Il existe même un champignon qui se reproduit en parasitant une créature de passage, dont le corps servira d’hôte aux spores libérées, qui le transformeront petit à petit en une répugnante parodie de mammifère et de champignon à la fois.

La région est infestée de bourbiers et de marécages où, entre deux poches de gaz toxique pouvant faire suffoquer un être vivant en quelques secondes, un étranger peut s’enfoncer jusqu’au cou avant même qu’il ne réalise que le sol qu’il foule est différent. Dans cette vase puante serpentent des vers aveugles qui s’enfoncent sous la peau des hôtes infortunés et dans le sang duquel ils pondent leurs œufs, les condamnant à une lente agonie lorsque leurs larves se mettront à éclore pour le dévorer de l’intérieur.
La plus minuscule araignée, le parasite le plus insidieux, peut encore être détecté, mais un danger pire encore menace : les effets toxiques des miasmes qui pullulent dans l’humus décomposé. Une paire de bottes, même de la meilleure facture, finira à la longue par laisser suinter un peu de cette boue écœurante. Le pied se nécrosera en quelques heures, et le voyageur se videra en quelques jours de son sang. Les charognards de toute taille qui grouillent dans les environs ne mettront pas longtemps à nettoyer son cadavre, puis le terreau acide aspirera lentement le moindre osselet.
Toutes sortes d’insectes viennent bourdonner autour des têtes de ceux qui pataugent dans les marais là où la Jungle se fond avec les rives des fleuves et la côte : au mieux, leur piqure ne provoque que des hallucinations légères, ou des infections qui rongent la chair dans le pire des cas. C’est ici l’habitat de sangsues longues comme le bras, dont la morsure indolore leur permet de se nourrir sans être découvertes jusqu’à ce que leur victime exsangue ne s’évanouisse et de ne se noie. Ces infortunés font une proie facile pour le crocodile qui attend dans l’ombre des mangroves et ne déchaine sa colère que lorsqu’un étranger l’approche par inadvertance. Une goutte de sang suffit de plus à attirer des bancs de piranhas voraces dont la faim frénétique donne lieu à de sinistres banquets aquatiques.
La Jungle est sillonnée de milliers de lieues de cours d’eau, qu’il s’agisse de petits ruisseaux ou de puissants fleuves. Il va sans dire que ces fleuves recèlent également des dangers innommables…

L’histoire des royaumes de la Jungle

Quel peuple pourrait accepter de vivre dans une région comme la Jungle, où la mort attend tapie derrière chaque arbre, et parfois même devant, cachée dans ses racines ? Ils furent pendant longtemps trois, puis quatre durant quelques temps, puis trois à nouveau.

Les amazones furent le premier peuple arrivé dans la Jungle, à un âge à présent reculé. C’était lorsque les démons arrivèrent sur Ryscior, et que l’humanité fut au bord de l’extinction. Isielle, Haute Dame de l’automne, ne souhaitait pas voir disparaitre la race humaine. Aussi guida-t-elle plusieurs tribus vers un refuge sûr, où il serait aisé de se défendre des démons, car la nature elle-même était en ces lieux une forteresse. Que se passa-t-il ensuite ? Les amazones jouirent-elles d’une bénédiction ou d’une malédiction divine ? S’adaptèrent-elles à la vie dans la Jungle, et aux rudes conditions que cette dernière imposait ? Toujours était-il que ce peuple, qui avait construit au centre de la Jungle des cités regorgeant de richesses et d’or finit, ensuite, par les quitter…

Mais ceci est la suite de leur histoire. Car lors de la guerre de la Déchirure, si les elfes blancs et elfes noirs se séparèrent, les elfes sylvains, plus neutres dans ce conflit et proches de la nature, choisirent d’aller vivre dans les forêts. Ce fut donc logique qu’une partie d’entre eux choisit la Jungle pour domicile. Cette tribu sylvestre fut le deuxième peuple de la Jungle. Lorsqu’ils arrivèrent, quelle ne fut pas leur surprise de trouver une population humaine dans l’enceinte de cette dernière ! Mais les amazones avaient alors changé. Elles vivaient dans des huttes loin de leurs cités, au cœur de la Jungle, et avaient semblait-il renoncé à la civilisation Ancienne dont elles étaient pourtant issues. Et au sein de ce peuple, il n’y avait plus d’hommes. Le seul indice concernant ce qui avait pu se passer dans ces cités consistait traces de pyramides d’os humains au cœur des cités amazones. Traces car sur les cités comme sur les charniers, la Jungle avait déjà depuis longtemps repris ses droits.
La rencontre entre les elfes sylvains et les amazones ne se fit pas brutalement. Les amazones se souvenaient de ce peuple mythique qu’étaient les elfes. Si elles avaient oublié, semblait-il, les dieux, elles avaient gardé souvenir d’un peuple mythique de magiciens amicaux à la race humaine, la leur donc. Elles étaient d’ailleurs au bord de l’extinction, faute de mâles pour se reproduire, et l’arrivée des elfes fut pour elles une véritable opportunité.
Lesdits elfes se montrèrent hésitants de prime abord. Les elfes de la Jungle étaient en effet un clan d’elfes plus proches des elfes noirs que des elfes blancs, sans être tout à fait noirs. Le fait qu’ils soient allés dans la Jungle marquait d’ailleurs pour eux une rupture avec Fartaën, roi de tous les elfes sylvains, pour sa part plus proche des elfes blancs que des elfes noirs, sans être tout à fait blanc. Mais pour autant, les elfes sylvains acceptèrent d’aider la race des amazones à exister, gagnant en échange le droit de s’installer au plus profond de la Jungle, tandis que les amazones s’installaient autour de leurs royaumes.
Les elfes sylvains songèrent parfois à interroger les amazones sur les mystérieuses circonstances de la disparition de l’antique civilisation qui les avait précédés dans la Jungle. Mais de l’âge de la fureur, comme elles le nommaient elles-mêmes, les légendes amazones parlaient uniquement d’une période où le sang avait coulé à flots, à cause de l’émergence d’un danger nouveau, un danger si grand qu’il les avait chassées de leurs cités, et les avait condamnées à se réfugier sous la forme de tribus dans des villages au sein de la Jungle.

Ce danger, les elfes sylvains le découvrirent bien vite. Ils avaient déjà noté que ceux d’entre eux qui s’aventuraient proches des cités de pierre amazones, assez proches pour envisager de déterminer avec précision ce qui s’était passé durant l’âge de la fureur, étaient attaqués par un mystérieux ennemi. Ils n’étaient pas seuls avec les amazones dans la Jungle, ce fut rapidement pour eux une évidence.
Un jour, ce danger se concrétisa, sous la forme d’une attaque pure et simple sur l’une des cités sylvestres. Des lézards, dressés sur leurs pattes arrière, et maniant des armes d’os avec leurs pattes avants, qui communiquaient trop bien entre eux pour être simplement des bêtes, s’attaquèrent en effet à eux. Les elfes sylvains comprirent que certaines cités étaient trop proches du cœur de la Jungle au goût des bêtes.
En fait de bêtes, il s’agissait du troisième peuple. Les hommes-lézards, une race inédite sur tout Ryscior. Car elle n’avait pas été voulue par les dieux, quand ils avaient créé le monde. C’était une race de lézards qui s’était adaptée le mieux possible à la vie dans la Jungle, devenant un peuple tout aussi intelligent que les peuples Anciens eux-mêmes. Les hommes-lézards étaient petits comparés à nombre de leurs congénères. Ils s’étaient donc d’abord dressés sur leurs pattes arrière pour voir venir le danger de plus loin. Remarquant que le feu éloignait le danger, ils avaient appris à l’allumer, pour faire peur à leurs prédateurs. Comprenant que leurs griffes étaient plus faibles que celles de leurs congénères, ils les avaient compensées avec des outils. Et ainsi de suite…
Les hommes-lézards, peu nombreux, furent cependant longtemps les pires ennemis des amazones et des elfes de la Jungle. Car si ces deux peuples à sang chaud s’étaient adaptés à la vie dans la Jungle et à ses dangers, les hommes-lézards ne réfléchissaient d’une part pas comme les autres bêtes, mais de plus, n’avaient pas besoin de s’adapter aux dangers de la Jungle, puisqu’ils en faisaient partie intégrante. La guerre ravagea longuement les lieux…

Elle ne s’arrangea pas à l’arrivée d’un quatrième peuple. Les royaumes de Ryscior progressaient tandis que ceux de la Jungle stagnaient. Aussi, plusieurs expéditions eurent lieu dans la Jungle, au cours des âges. Amazones, elfes de la Jungle et hommes-lézards les remarquaient, parfois, mais n’y prêtaient pas grande attention. Les étrangers repartaient après tout aussi vite qu’ils arrivaient, s’ils repartaient, car la Jungle piégeait beaucoup de ces expéditions.
Il y eut plusieurs tentatives de s’établir dans la Jungle. L’une des plus concrètes d’entre elles, il y a six siècles de cela, aboutit à la construction d’un temple dédié à Elye au sud de cette dernière. Il est depuis oublié par tous et la Jungle l’a repris sans autre forme de procès. Toutefois, cela changea il y a quatre siècles, quand un explorateur du nom de Johaño Colombo, un homme d’Oro, revint seul survivant d’une expédition, dans la Jungle. Il était entré par la mer intérieure, et ressortait du côté de Ram, chose exceptionnelle ! Et il racontait que, bien qu’ayant perdu des dizaines de camarades dans le processus, il avait vu des cités de pierres désertiques au centre de la Jungle. Il l’ignorait lui-même, mais ces cités en ruines étaient celles que peuplaient les Amazones, avant l’âge de la fureur. Et dans ces cités, il avait vu de l’or. Beaucoup d’or. Et il avait réussi à en ramener un peu…
La fièvre l’épargna, et il put rentrer à Oro, faisant le récit de ces cités d’or qui se trouvaient selon lui au cœur de la Jungle ! Oro alla fonder une cité de colons, connue sous le nom de Prébois. Son but avoué était de trouver, avec le temps, les fameuses cités d’or. Mais Prébois n’était pas rentable. Trop d’explorateurs mourraient, pris au piège dans la Jungle, et plus personne ne ramenait d’or. Johaño Colombo lui-même disparut lors d’un deuxième voyage, et ne revint jamais. Il s’avérait en outre qu’un peuple de femmes sauvages s’attaquait aux expéditions, voyant dans Prébois un danger pour leur civilisation.

Mais Prébois parvint à tenir. Oro l’avait laissé tomber, et la cité coloniale ne devenait plus qu’un cloaque peuplé de quelques explorateurs intrépides souhaitant se rendre dans la Jungle, et d’autres moins intrépides qui avaient réalisé leur erreur et souhaitaient désormais partir. Tout cela changea quand une amazone fut capturée vivante pour la première fois. Elle fut ramenée à Oro, et vendue au zoo royal sous le nom de « Amazone, spécimen capturée dans la Jungle ». Cela ouvrit le débat qui court encore aujourd’hui sur le fait de savoir, pour les continentaux, si les amazones sont vraiment humaines ou des animaux à apparence humaine, sortes d’humaines moins développées que les humaines vivant parmi les royaumes, et donc plus proches de la bête.
Cette première curiosité fut suivie d’autres. Après tout, certains groupes d’explorateurs avaient fini par apprendre à aller explorer la Jungle. Ils ramenèrent des plantes exotiques, parfois comestibles, mais aussi des lézards, autres spécimens étranges. Oro, voyant l’intérêt de Prébois qui recommençait à grandir, fit de la cité un protectorat. A défaut de la financer, ils acceptaient de l’aider en cas de besoin.
Prébois recommença à grandir. Il y a trente tours, l’élue d’Edus, Akemi Hime, prit la tête de ce qui était désormais une cité. Avec de la boue en guise de rues, le danger de la Jungle, le climat tropical, mais une cité néanmoins.

Quelques tours passèrent. Puis il y a six tours, des changements majeurs eurent à nouveau lieu dans la Jungle.
Premier de ces changements, et pas des moindres, les hommes-lézards décidèrent de la quitter. Leur roi, Kroxi, estimait en effet qu’ils ne pouvaient plus être un peuple de la Jungle, car jamais ils ne parviendraient à gagner ainsi l’estime des royaumes qui se trouvaient au-delà de leur terre. Quant à la Jungle elle-même, elle était peuplée de deux races qui étaient leurs ennemies, et restait même pour eux une terre hostile. Après avoir consulté une assemblée des siens, il prit la décision de partir. L’Empire d’Ambre avait justement une cité à la lisière sud-est de la Jungle, qui avait récemment été détruite par un dragon mystérieux, de même que les terres alentours. Ces terres, elles avaient été prises en défrichant un pan de Jungle au cours de plusieurs siècles de travaux. Désormais désertes, elles furent colonisées par les hommes-lézards, qui y trouvaient par là un climat favorable à leur espèce.
Mais cet exil eut un prix au sein de la Jungle, un prix que payèrent les amazones. Ces dernières avaient en effet appris que les lézards se regroupaient, et cela constituait un danger immense pour elles. Une telle troupe de lézards ne pouvait pas être réunies, estimait-elle, avec des intentions pacifiques. Plusieurs tribus réunies décidèrent de frapper par surprise, engageant une bataille qu’elles auraient pourtant dû ne pas avoir à livrer. Cruel, le destin les fit perdre cette dernière. Et leurs pertes furent nombreuses. Mais quand les amazones se tournèrent vers les elfes de la Jungle, pour repeupler les tribus…
Ces derniers refusèrent et mirent fin à l’amitié qui courrait depuis cinq millénaires entre les deux races, fermant les portes de leurs villes aux amazones. La raison, que ces dernières ignoraient, était que les elfes de la Jungle avaient pris leur indépendance par rapport aux elfes sylvains de manière générale, et ce grâce à une prise de pouvoir des jeunes elfes de la Jungle, qui avaient renversé le conseil des anciens, qui dirigeait auparavant la tribu. Au nombre des changements apportés par cette révolte se trouvait la fin de l’amitié avec les amazones, car les jeunes elfes, ignorant les paroles des anciens qui affirmaient avoir vécu cela eux aussi, vivaient comme un fardeau le fait de devoir partager la Jungle avec ces humaines. Surtout les mâles, qui étaient parfois désignés quand une amazone se tournait vers les elfes sylvains pour avoir une fille.
Les amazones furent quelques temps perdues par ce changement. Mais la Jungle, impitoyable, se rappela à elles. Il n’y a pas de temps pour y être perdu, quand on y vit quotidiennement. L’une après l’autre, les tribus amazones reprirent alors le cours de leur vie, mais différemment. Désormais plus hostiles aux étrangers de Prébois comme aux elfes de manière générale, elles s’armèrent plus que jamais. Pour assurer la survie de leur espèce, elles prirent l’habitude d’enlever, dans les expéditions venant de Prébois, certains mâles pour les forcer à procréer avec elles, et ensuite les tuer.

Le climat, au sein de la Jungle, est tendu comme jamais. Au sein de Prébois, la prise de pouvoir d’Akemi Hime a vu les visions d’exploration de la Jungle se muer en domination de cette dernière. Les amazones sont désormais à couteaux tirés avec tous les peuples intrus, quand les elfes sylvains ne tolèrent désormais plus que qui que ce soit pénètre leur domaine.
Et la Jungle, toujours, reste impitoyable, punissant de mort la moindre erreur, et dans ce cas, mourir rapidement est synonyme de chance.

Les peuples de la Jungle

Actuellement, les peuples de la Jungle à proprement parler sont trois. Les amazones, les elfes et Prébois. Chacun des trois a ses propres coutumes et son propre mode de vie.

Les amazones, du fait qu’elles soient le peuple qui jadis fut mené par les dieux dans la Jungle, même si elles ont oublié les circonstances exactes de cet exil, s’en considèrent comme les maitresses. Et il est vrai que parmi les trois peuples de la Jungle, elles sont le seul peuple à vivre de façon permanente dans la Jungle elle-même, sans se réfugier pour dormir sur leurs deux oreilles entre les murs d’une cité. Alors oui, il arrive que les pièges de la Jungle se referment également sur elles, même si cette fréquence est largement moindre que celle que subissent les explorateurs de Prébois, mais elles connaissent lesdits pièges mieux que quiconque.
Pour les amazones, la Jungle est divisée en plusieurs grands territoires. Au cœur de la Jungle se trouve la Forêt Interdite, où nulle amazone n’a le droit de mettre les pieds. C’est ici que se trouvent les vestiges des cités d’or où vivaient leurs ancêtres, dans un passé lointain. Autour de la zone interdite gravitent les cités des elfes de la Jungle. Les amazones, depuis toujours, ont évité cette région afin de ne pas chasser sur les terrains de chasse des elfes sylvains. Elles respectent en effet la notion de terrain de chasse, car chaque tribu doit se nourrir. Mais durant l’amitié entre les amazones et les elfes, elles pouvaient se permettre de traverser cette région. Depuis la fin de leur amitié, elles préfèrent ne le faire que lorsque c’est absolument nécessaire, et quand elles le font, elles évitent à tout prix d’entrer en contact avec les elfes de la Jungle.
Le reste de la Jungle appartient aux amazones. Elles ne reconnaissent pas – pourquoi le feraient-elles ? – la zone possédée par Prébois comme ayant son territoire propre, même si elles évitent d’approcher des murs de la ville. Les amazones vivent en différentes tribus. Ces dernières, théoriquement totalement isolées et indépendantes les unes des autres, sont en fait en contact permanent du fait de la vie dans la Jungle qui peut imposer à un groupe de se déplacer du jour au lendemain. Car les amazones privilégient la survie plutôt que la défense de leur territoire à tout prix. Si un prédateur qu’une tribu estime trop fort pour elle vient à s’installer sur son territoire de chasse, les amazones vont logiquement changer d’endroit plutôt que de prendre le risque de l’affronter.
Chaque tribu est peuplée d’une trentaine d’amazones environ, rarement moins ou plus. Une fois qu’une tribu a trouvé un territoire de chasse qu’aucune autre ne revendique, elle va y installer un village rudimentaire, composée de huttes perchées dans les arbres, et reliées entre elles par des ponts de cordes, pour éviter les dangers qui rôdent au sol la nuit. Ces huttes, bien que leur placement dans les arbres soit la preuve d’un grand talent architectural, sont rarement des bâtiments très grands ou impressionnants, car les amazones ne trouvent aucune utilité à se lancer dans des constructions pharaoniques qu’elles pourraient devoir abandonner du jour au lendemain.
Une fois installée, la tribu amazone va vaquer à ses tâches, en fonction de la nature de cette dernière. Ces tâches sont au nombre de trois. Les chasseresses, qui sont celles qui iront parcourir la jungle pour en ramener de la nourriture, viande ou fruits, les guerrières, celles qui auront pour but de défendre le village en cas d’attaque – d’humains, de bêtes, ou d’autres choses, le cas échéant – en surveillant les alentours comme en devant se battre, et les artisanes, qui confectionnent les outils, les armes, les vêtements, les huttes, font la cuisine pour les autres, etc. Aucune n’est laissée à l’écart de la communauté, car elle serait alors littéralement un poids mort. Ainsi, lors de la période d’installation, les chasseresses repèrent le territoire, les guerrières établissent les points de surveillance et les arbres les plus sûrs pour s’installer, et les artisanes commencent à fabriquer les huttes. Puis la vie quotidienne se met peu à peu en place.
La tribu est toujours dirigée par les trois ainées : celle des chasseresses, celle des guerrières et celle des artisanes. Ces trois amazones prennent leurs décisions en fonction de ce qu’elles estiment bon au regard de leur expérience.
Il arrive parfois qu’une tribu amazone s’installe par erreur sur le territoire d’une autre. Deux tribus ne pouvant se nourrir sur le même territoire de chasse, l’une d’elles doit inévitablement partir. Si cela ne peut pas se régler pacifiquement, le conflit débouche sur un affrontement ritualisé, et pour le coup les trois ainées des tributs ne peuvent pas y couper. Les ainées des guerrières des deux tribus vont s’affronter lors d’un combat au premier sang, la perdante voyant sa tribu devoir se déplacer. Parmi les amazones, le meurtre ou le combat jusqu’à la mort sont exceptionnellement rares, la vie dans la Jungle étant assez dangereuse en soi pour que les amazones doivent ajouter leurs propres sœurs au nombre des dangers !
Chez les amazones, l’enfant est élevée par toute la tribu à la fois. Elle garde bien sûr un lien particulier avec sa mère, mais c’est toutes ses sœurs qui lui apprennent la vie parmi les amazones. Jusqu’à sa puberté, elle apprend tout ce que ses sœurs ont à lui enseigner en termes de survie, que ce soit les artisanes, les guerrières ou les chasseresses. Elle peut sortir du village, mais reste constamment surveillée par les adultes, qui veillent à ce que la Jungle ne lui réserve pas un malheur dont elle a le secret. Lorsqu’elle atteint la puberté, elle devient officiellement considérée comme une adulte. C’est également ici qu’elle va devoir apprendre à être artisane, guerrière ou chasseresse. Les premiers tours, elle a le droit – et même le devoir – de suivre les trois apprentissages, mais passé un certain temps, les trois ainées de la tribu vont lui imposer de choisir. Si ce choix crée dans la tribu une situation de déséquilibre – trop d’artisanes pour par assez de chasseresses par exemple –, alors les ainées chercheront à contacter d’autres tribus connaissant un déséquilibre différent, pour que chacune se rééquilibre selon ses besoins. Cela arrive régulièrement et se fait généralement en bonne entente.
Puisque les amazones ne sont que des femmes, il pourrait paraitre étonnant qu’elles aient des enfants. Pendant longtemps, les elfes de la Jungle acceptaient de les aider à en avoir. Depuis qu’ils ne le souhaitent plus, les tribus d’amazones proches de Prébois ont pris l’habitude de, au lieu de les tuer, capturer certains hommes partant en expédition dans la Jungle. Quand une fille – et non un garçon, qui est alors abandonné dans la Jungle – nait de l’union qu’elles imposent à plusieurs membres de la tribu, elles vont alors tuer le père ou bien l’envoyer dans une tribu plus profonde dans la Jungle, qui ne peut pas capturer de mâle aussi aisément. Dans tous les cas, ce dernier ne reverra jamais Prébois, car si cette autre tribu peut également le « revendre », si elle ne le fait pas, il finira la gorge tranchée.

Les elfes de la Jungle sont donc le peuple qui vit le plus proche du cœur de la Jungle lui-même. Ils vivent dans quatre cités réparties en cercles autour de zone que les amazones nomment la Forêt Interdite, une à chaque point cardinal. Garthram, au nord, Beakmarsh, au sud, Kincarden, à l’est et Lovika à l’ouest. Contrairement aux amazones, qui sont nomades, les elfes de la Jungle sont sédentaires et ont appris à chasser les prédateurs qui viennent sur leurs territoires plutôt que de les laisser les chasser.
Ces cités sont taillées dans la pierre, et forment des ilots de civilisation dans l’enfer vert qu’est la Jungle. Leurs murs sont hauts, pour éviter que les lézards géants ne pénètrent. En leur intérieur, la vie dans la Jungle a été dressée. Les elfes l’ont apprivoisée, et la végétation inquiétante qui entoure les murs de leurs villes y est devenu décorative. Plusieurs lézards sont tolérés au sein de la ville, dès lors qu’ils ne soient pas agressifs. Les marais, bourbiers, sur lesquels elles sont parfois construites, forment désormais des canaux. Cette cité peut apparaitre à l’explorateur étranger comme un refuge sûr, mais il n’en est rien.
Les elfes de la Jungle, désormais totalement isolés du reste du monde après la destruction des portails elfiques qui permettaient de les amener à leur guise dans les autres royaumes sylvestres, n’aiment pas les étrangers. Quiconque s’approche d’eux sera abattu par leurs flèches. Quelle ironie, mourir aux mains d’armes tout à fait civilisées après avoir échappé à toute cette sauvagerie... Après tout, ces flèches sont en métal, ce qui change des armes d’os et d’obsidienne des amazones.
La société des elfes de la Jungle a, en même temps qu’elle fut isolée, suivi de véritables révolutions. En effet, durant longtemps, elle était dirigée par un conseil des anciens, qui prenait leur décision indépendamment de l’avis du reste de la population, chose qui ne plaisait pas aux jeunes elfes, dont l’avis n’était pas pris en compte, quand il était écouté, avant généralement huit ou neuf siècles d’existence. Une telle exclusion de la majeure partie de la population a conduit à une révolte au sein de ce royaume elfique, déclenchée par la destruction des portails, dont les anciens furent pris pour responsables, puisqu’avec toute leur expérience, ils n’avaient rien pu faire. Une fois la situation calmée, une nouvelle société s’est mise en place pour les elfes de la Jungle, basée sur le vote. Pour chaque décision importante, tous les habitants de la cité sont amenés à rédiger leur avis et à le transmettre au dirigeant de cette dernière, choisi au préalablement lors d’un vote semblable pour le prochain siècle dans son entier. Les quatre dirigeants actuellement en place sont donc là pour longtemps. Ils ne sont en aucun cas supérieurs aux autres elfes de la Jungle, mais ce sont eux qui, après avoir consulté la population de leurs villes, ont le pouvoir de prendre des décisions.
L’une d’elle, et sans doute la plus importante, étant la volonté d’isolation totale des quatre cités de la Jungle. Seuls les autres elfes sylvains sont les bienvenus dans l’enceinte de leurs murs. Mais pour cela, encore faudrait-il qu’ils viennent.

Concernant les habitants de Prébois, il est dans les faits difficile de parler de peuple en ce qui les concerne. Au nombre de dix milliers, il s’agit en fait d’un mélange hétéroclite d’aventuriers et de colons. Les aventuriers, logiquement, sont ceux qui vont dans la Jungle, et sont appelés les chasseurs de cadavres. Car peu importe ce qu’ils aillent y chercher – animaux exotiques, bois, richesses quelconques, connaissances… –, ils ont tendance à ramener plus souvent les cadavres de leurs camarades que des quelconques richesses de la Jungle, quand ils peuvent ramener les cadavres, ce qui est déjà très rare. Les colons, pour leur part, déboisent les alentours de la ville pour essayer d’en faire des terres cultivables, afin d’essayer de donner, au long terme, une certaine indépendance à Prébois, qui actuellement dépend grandement des ravitaillements, ou bien alors en gèrent tous les aspects de la vie quotidienne, tenant des échoppes, des tavernes, gérant le port, etc.
La cité, sous protectorat d’une alliance contextuelle – comprendre par-là que si elles sont d’accords pour protéger Prébois, ces nations ne sont pas pour autant alliées les unes aux autres – entre les différentes nations intéressées par le commerce des richesses de la Jungle, c’est à dire toutes les nations de Ryscior sauf les nations elfiques et peaux-vertes, vit de la vente de ce que les aventuriers ramènent, quand c’est autre chose qu’un cadavre – encore que les possessions qui n’ont pas été pillées du malheureux puissent également se vendre –.
La cité elle-même est donc plutôt pauvre, ce qui explique qu’elle n’ait pas les moyens de se payer une milice à proprement parler. Les miliciens chargés de faire régner l’ordre sont les pires brutes qu’Akemi Hime, dirigeante de la ville, ait pu trouver à Prébois, et ils se payent en rackettant les criminels qu’ils doivent calmer ou en faisant du chantage pour protéger particulièrement certains établissements. Akemi Hime se chargeant uniquement de vérifier qu’ils ne pratiquent pas des tarifs qui feraient fuir la population.
Prébois est donc, fort logiquement, un repère de criminels. La violence y est quotidienne. Ayant une réputation de ville la plus mal famée du Vieux Monde, elle attire toute sortes de racailles persuadées d’y trouver refuge contre la justice ou d’y faire fortune. Akemi Hime peut cependant bénir l’émergence récente de Puerto Blanco, qui a attiré à elle tous les pirates qui, survivants de Port-Argenterie, avaient fait de Prébois leur nouveau refuge. Si la cité avait pendant un temps semblée destinée à devenir la nouvelle capitale mondiale de la piraterie, il semblerait qu’il n’en sera finalement rien, même s’il y a effectivement des équipages pirates qui ont choisi de garder cette cité comme camp de base, notamment car cela leur permet de se livrer à leur activité dans la Mer Intérieure, où il n’y a que peu de concurrence, les navires de Puerto Blanco ne traversant habituellement pas le Canal des Lézards, et surtout où les elfes noirs ne risquent pas de venir.
La ville en elle-même parait bien misérable et n’offre aucun intérêt au voyageur qui aurait la lubie d’aller y faire du tourisme. Les maisons en bois sont bouffées par l’humidité, de sorte qu’elles doivent régulièrement être rénovées, et il n’y a pas de rues pavées. Les habitants pataugent dans la gadoue qui s’enfoncent presque partout jusqu’à la cheville, parfois même jusqu’au genou, d’un humain de taille normale. Dans certains quartiers, des planches sont jetées à même la boue pour créer des sortes de passerelles, mais elles ne changent pas grand-chose. En outre, la cité doit régulièrement être nettoyée, car dès qu’elle le peut, la végétation de la Jungle cherche à repousser. Dans les ruelles sombres et peu fréquentées de Prébois, il n’est pas rare de croiser un arbre de jungle en train de pousser. Dès qu’ils sont repérés, ils sont arrachés, mais ils reviennent toujours. Surtout sous les maisons, car ces dernières sont légèrement surélevées, dressées sur des piloris afin que la boue n’envahisse pas le rez-de-chaussée. Des petits escaliers permettent d’y entrer, mais les habitants doivent souvent baisser la tête pour vérifier que sous leurs pieds, la Jungle ne soit pas totalement en train de reprendre ses droits.
Il y a tout de même une prouesse architecturale dans Prébois, et c’est sa muraille. Longtemps, elle n’avait été protégée par rien, ou par un mur de bois rapidement dressée. Grâce aux financements qu’elle a pu obtenir des royaumes qui protègent sa cité, Akemi Hime a fait venir des architectes et des pierres, afin de doter Prébois d’un véritable mur d’enceinte, qui défie la Jungle de toute sa hauteur. L’avantage est qu’il empêche désormais les attaques d’amazones, qui arrivaient de temps à autre auparavant, et surtout qu’il empêche totalement les lézards d’entrer, ce qui arrivait également, causant à chaque fois des drames.
Il est à noter que les habitants de Prébois ont une sainte haine de tout ce qui n’est humain. Même les nains, habituellement amis des Hommes, sont l’objet d’un racisme sans nom au sein de cette cité. Sans parler des halfelins, ou de toute autre race non humaine.

La relation entre les trois peuples de la Jungle est clairement hostile. Si les elfes de la Jungle et amazones ne s’attaquent pas à vue, ils évitent désormais absolument de se croiser. Quant aux relations entre Prébois et les deux autres peuples… Il est rare qu’un explorateur de Prébois aille jusqu’aux cités elfiques, mais lorsqu’il le fait, ce sont des flèches qui l’accueillent. Et si une expédition s’aventure trop proche d’un village amazone, l’affrontement est inévitable.
Les membres de l’expédition, dans cette situation, n’ont généralement pas le temps de réagir, car les amazones savent le dégât que peuvent faire les armes de métal des étrangers, et leur instinct de chasseresses, même au sein des guerrières, leur fait de toute façon privilégier un combat sans affrontement. La science du terrain est leur meilleure arme, et l’embuscade leur tactique favorite, quand elles ne dirigent pas directement les étrangers vers un piège que la Jungle tend, et qu’elles sont capables de voir, mais pas eux.
La guerre est donc ouverte entre les gens de Prébois et les amazones. Ces affrontements, quand ils ont lieu, sont à l’image de la Jungle dans la mesure où ils ne sont pas un lieu pour la pitié. Faire des prisonniers n’est pas coutume, sauf dans les cas où les amazones cherchent un reproducteur. Quant aux gens de Prébois, ils cherchent à défendre leur vie. Mais s’ils peuvent capturer une amazone vivante, ils le feront absolument. Car revendue à un zoo pour l’une des cours royales du continent, une amazone vaut très cher. Assez pour que son kidnappeur soit théoriquement à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours.
Quand une amazone est capturée, évènement qui est très rare, cela donne d’ailleurs lieu à une fête à Prébois. Tous dans la ville se découvrent brutalement des liens d’amitié, ou de parenté, avec l’expédition qui l’a ramenée. Une partie de la problématique devient alors cependant de s’assurer que l’amazone survive à cet évènement. Car assez logiquement, les gens de Prébois ne les aiment pas beaucoup, et l’amazone a tendance à être la cible de projectiles de toute sorte et d’insultes en grand nombre. Certaines meurent durant ce processus. Heureusement, la milice veille au grain. Car en protégeant l’amazone, ils ont droit à un très faible pourcentage du paiement.
Une fois sa capture annoncée aux cours royales, l’amazone sera vendue au plus offrant, de sorte qu’il y a actuellement sept amazones détenues en captivité à travers tout le continent – deux à Garay, capitale d’Oro, deux à Kelvin, deux à Vindex, capitale de Ram, et une dans la Cité d’Alénaraque–. Dans la mesure du possible, les zoos ont appris à en acheter rapidement une deuxième quand une première est déjà là, car une amazone ainsi isolée a tendance à se laisser mourir ou à se suicider, plutôt que de vivre une vie en cage.

La religion dans la Jungle

Les amazones ont vécu trop longtemps à l’égard des religions pour vénérer les dieux. Elles savent vaguement qu’ils existent, mais ne connaissent pas leurs noms, ni leurs fonctions. Si elles parlent de divinités, elles le feront avec respect, mais pas avec dévotion.

Les elfes de la Jungle, pour leur part, sont entièrement voués à Elye, Cerumnos, et aux différentes Hautes Dames des Saisons. Ils gardent un certain respect pour les autres divinités, comme il se doit, mais ne les vénèrent pas réellement.

Si Prébois vénère à peu près tous les dieux possibles selon les aspirations des personnes qui y vivent, quelques cultes s’y montrent dominants. Celui d’Edus, tout d’abord, puisque le culte de la dirigeante de la cité. Très puissant, il est l’un des deux seuls à jouir d’un véritable bâtiment dédié (vu l’état dudit bâtiment, on ne peut pas vraiment parler de temple…). Ensuite, le culte d’Ariel s’est logiquement installé là, puisque Prébois n’est joignable que par la mer. C’est le deuxième culte à avoir son bâtiment dédié (là encore, parler de temple pourrait être un abus de langage), bâtiment qui ici a la particularité d’avoir ses piloris montés sur la mer elle-même, de sorte qu’à marée haute, il semble flotter sur l’eau, et qu’à marée basse, les deux prêtresses qui y vivent passent leur temps à s’assurer qu’aucun des piloris ne soit sur le point de céder. Il est donc en plein dans le domaine d’Ariel, disent-elles d’ailleurs. Enfin, pour des raisons évidentes, Canërgen et Vamor ont un grand nombre de fidèles dans cette cité.

Puissance militaire

Concernant les amazones, on ne peut pas parler de militaires à proprement parler. S’il est vrai que les guerrières sont vouées à la défense de la tribu, elles ne sont en aucun cas organisées sous la forme d’armées. Toutefois, la puissance de ces guerrières est très loin d’être négligeable. Même si leurs armes, généralement des lances, d’os ou d’obsidiennes peuvent sembler rudimentaires, elles les manient de façon experte et constituent des adversaires redoutables pour n’importe quel combattant. Elles peuvent également manier d’autres armes permettant des combats plus rapprochés, si nécessaire. Parfois, elles sont des armes de métal prises sur les corps de leurs victimes.
Mais quel que soit l’outil de mort qu’elles tiennent dans les mains, tout cela n’est qu’enfantillage comparé à leur vraie arme, la connaissance du terrain. Aucun étranger n’est aussi agile pour évoluer dans la Jungle qu’une amazone, et aucun ne peut prétendre détecter les dangers qui l’entoure aussi bien qu’elle. Et elles savent parfaitement utiliser cette science du terrain qu’elles détiennent.

Les elfes de la Jungle, comme tous les elfes sylvains, ont tous appris à manier l’arc, et certains d’autres armes en plus. Ces derniers forment une armée de métier, qui patrouillent dans les alentours de leurs cités pour traquer les intrus et les prédateurs. Les elfes de la Jungle ne se sont que rarement rassemblés en véritables armées. Quand ils l’ont fait, c’était à cause des hommes-lézards, mais ces derniers ne sont plus là. Pour l’heure, tout est donc calme du côté de leurs cités. Mais méfiance ! Ce calme n’est qu’apparent. Si les elfes de la Jungle se réveillent, leur colère peut être dévastatrice.

Prébois n’a pas véritablement d’armée. Sa milice, composée de brutes, se compose de trois centaines d’hommes et de femmes qui savent bien manier leurs armes. Ils patrouillent par petits groupes dans la ville, mais jamais cette milice n’a eu à livrer une bataille rangée. Pour le reste, les habitants de Prébois qui savent se battre – ils sont nombreux à maitriser la bagarre de rue ou de taverne à tout le moins – doivent en cas de danger se défendre eux-mêmes. Certains rares explorateurs à avoir survécu à plusieurs expéditions dans la Jungle connaissent un peu mieux les méthodes de survie qui s’y trouvent, et comment s’y battre. Ils sont particulièrement courtisés par les expéditions qui s’y rendent, car leur expérience est pour ainsi dire indispensable au groupe – sans compter qu’il faut de la chance pour survivre à la Jungle, et que s’ils y ont survécu, c’est qu’ils en auront forcément encore, pas vrai ? –.

Le régiment de renom de la Jungle : Les mages chasseresses amazones


« Il nous arrive de temps en temps de croiser des amazones dans la Jungle, cela est vrai. Si nous parvenons à les voir avant qu’elles ne nous voient, ce qui est rare, nous essayons de déterminer s’il est raisonnable de les attaquer, ou nous fuyons immédiatement. Elles nous donnent généralement le même traitement. Je n’ai pas peur de ces garces, mais il m’est arrivé de croiser l’une d’elle, à une occasion… Elle semblait parler aux animaux. Je ne vais pas mentir, celle-là m’a fait mouiller mes chausses ! »
=> Dietmar Kieft, explorateur renommé de Prébois.

Les magiciennes sont tout aussi rares parmi les amazones que parmi le reste de la population de Ryscior. Toutefois, il arrive qu’une enfant naisse avec des pouvoirs magiques au sein des tribus amazones. Elles se révèlent généralement dès leur petite enfance, car les amazones surveillant leurs enfants, elles se rendent très vite compte si quelque chose d’anormal se passe. Dans ce cas, l’enfant magique quittera immédiatement la tribu, pour être confiée à une mage guerrière, car les amazones craignent la magie et considèrent qu’une enfant qui l’utilise sans la maitriser attirerait fatalement le malheur sur sa tribu – ce en quoi elles font preuve d’une immense sagesse –.
Une fois confiée à celle qui sera sa tutrice, l’enfant magique va apprendre à survivre dans la Jungle, à se battre à la lance, mais aussi et surtout à maitriser les pouvoirs qui sont les siens. Il peut bien sûr arriver que les amazones se soient trompées et que l’enfant n’en ait pas, mais même dans ce cas elle restera auprès de sa tutrice toute son enfance, puis à l’âge adulte rejoindra une tribu proche en tant que chasseresse.
Si elle a réellement des pouvoirs, elle ne pourra quitter sa tutrice que lorsque cette dernière le lui autorisera. La nouvelle mage chasseresse va alors arpenter la Jungle, vivant une vie de solitude nomade. Lorsqu’elles rendent visite à une tribu, elles sont uniquement acceptées à titre temporaire, à cause de la crainte de la magie de leur peuple.
Cependant, elles jouent un rôle précis au sein de ce dernier. Non seulement elles doivent accueillir les enfants magiques et les former, mais en plus, quand une tribu a besoin d’en contacter une autre, pour faire un échange de membres de la tribus – une guerrière contre une artisane par exemple –, ou pour tout autre raison pour laquelle une tribu amazone souhaiterait en contacter une autre, c’est la chasseresse guerrière la plus proche qui va servir de messager. Elles servent également de témoins dans les duels rituels entre guerrières ainées qui marquent les conflits de territoire entre deux tribus.

Mais le reste du temps, elles vivent une vie de solitude. Ce destin pourrait paraitre bien triste, mais c’est faux, car les chasseresses guerrières utilisent toutes la magie shamanique. Dès lors, elles peuvent parler avec les animaux, et cette vie n’est donc pas si solitaire que cela. La plupart d’entre elles ont plusieurs familiers au cours de leur vie, souvent même plusieurs à la fois.
Mages donc, mais aussi chasseresses. Car si elles ont des pouvoirs qui leur sont d’une grande aide pour la vie quotidienne dans la Jungle, elles doivent en permanence s’y déplacer et donc lutter contre les dangers que cette dernière cache pour elles aussi. Si les mages guerriers sont exceptionnellement rares de par le monde, cela à cause de la nécessité de se spécialiser dans l’étude de la magie pour y être bon, et donc de négliger l’apprentissage des armes, les chasseresses guerrières amazones doivent par nécessité de survie apprendre à manier les armes et la Jungle aussi sûrement que leur magie. Elles ne s’encombrent donc pas des chichis que font les races civilisées. Oui, c’est aux dépens de leur puissance magique, mais c’est un modèle plus apte à les faire survivre.

Au combat, une mage chasseresse amazone seule est un adversaire particulièrement dangereux. Maitrisant la magie shamanique, elle connait en effet des sorts qui vont la rendre plus forte et plus endurante que la plupart des hommes. Vivant parmi les bêtes, elle combat avec une sauvagerie incroyable. Et surtout, les féroces animaux de la Jungle qui l’accompagnent lutteront à ses côtés. Tout cela en plus de ses talents habituels d’amazone.

La Jungle et le reste du monde

Il n’y a pas grand-chose à dire de plus concernant les peuples de la Jungle et leurs relations avec le monde en dehors de cette dernière.
Les amazones sont largement considérées comme des humaines sous-développées, et donc plus des animaux à l’apparence de femmes, par les étrangers, qui leur sont donc hostiles, et cherchent souvent à les capturer. Cette hostilité, elles la rendent, et les étrangers ne sont jamais les bienvenus dans leurs territoires.
Les elfes de la Jungle pratiquent l’isolationnisme. Ils sont ouverts à l’idée d’accueillir d’autres elfes, qu’ils soient sylvains ou non, mais pour cela, encore faut-il arriver vivant jusqu’à leurs cités. Et si vous n’êtes pas un elfe, ils vous tueront.
Prébois jouit d’un certain statu quo. Sous protectorat des différentes nations qui sont intéressées par les produits exotiques qui en viennent, tout le monde fait plus ou moins du commerce avec eux, et personne n’aurait l’idée saugrenue d’entrer en guerre avec cette cité, qui entretient cependant des rapports particuliers avec Oro, d’où ils reçoivent régulièrement des ravitaillements, vitaux pour la survie de leur cité.
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MessageSujet: Re: Les royaumes de la Jungle   Mar 19 Sep 2017 - 22:15

Personnalités notables

Les trois peuples vivant dans la Jungle ont chacun leurs personnalités les plus notables. Certaines connues à l’extérieur de la Jungle, d’autres moins, en toute logique. Mais toutes ces fortes personnalités sont à tout le moins des noms connus de l’intégralité de leurs peuples respectifs, à défaut des autres.

Fohild la Chasseresse


De toutes les magiciennes chasseresses de la Jungle, Fohild est la plus réputée connue des amazones, et elles évoquent toujours son nom avec respect et crainte à la fois. A leurs yeux, qu’une mage chasseresse. C’est la chasseresse ultime. Les légendes qui courent parmi les amazones à son sujet font état d’une puissance magique extraordinaire, mais aussi d’une maitrise de la Jungle qu’aucune amazone n’eut jamais avant elle.
Est-ce vrai ? Fohild est-elle la meilleure coureuse des bois que la Jungle n’ait jamais connue ? Peut-être que oui, peut-être que non. Impossible à savoir. Mais ce qui est certain, c’est qu’elle est aujourd’hui en effet l’amazone qui connait le mieux sa maison. Cela parce qu’elle connait chaque animal de la Jungle, et est capable de leur parler à tous, petits comme grands. Elle a atteint une maitrise exceptionnellement rare de la magie shamanique, et compte parmi ses meilleurs pratiquants au monde. Preuve de ce talent immense, la métamorphose fait partie de ses capacités. Et n’importe quel adepte de la magie shamanique sait que la capacité à se métamorphose en animal est un sort de maitre dans ce domaine.
L’histoire de Fohild n’a rien d’exceptionnel. Son talent magique fut très vite remarqué par sa tribu, car avant que l’enfant ne sache parler à ses propres sœurs, elle communiquait déjà avec de petits animaux qui parvenaient à se hisser jusqu’aux huttes de son village. Elle fut donc très vite confiée à une mage chasseresse, qui lui apprit tout ce qu’elle savait. Mais Fohild avait découvert la magie, et cet apprentissage ne lui suffit pas. Sans jamais quitter la Jungle, elle continua à essayer de communiquer avec des créatures toujours plus grosses. Et il fallait dire que la Jungle en avait en réserve pour elle !
Cet apprentissage fut long, mais aujourd’hui, un siècle plus tard, Fohild est la seule mage chasseresse à l’avoir suivi avec autant d’ardeur. Encore aujourd’hui, elle continue à arpenter la Jungle pour trouver des bêtes dont elle n’a pas encore fait la connaissance. Elle offre ses services aux tribus amazones qu’elle croise sur son chemin, et châtie les gens de Prébois qu’elle rencontre. Mais inlassablement, elle parcourt tous les sentiers de la Jungle. Tous, sauf ceux de la Forêt Interdite.

Renlia la Combattante


L’histoire de Renlia est une tragédie. Une tragédie causée par la violence qui règne aux alentours de Prébois. Conséquence de ses explorations, la région de la Jungle proche de la cité est en effet particulièrement dangereuse dans la mesure où c’est là que l’on trouve le plus d’étrangers. Peut-être même est-ce là la seule région dans laquelle la Jungle n’est plus indomptée, même si elle s’y révolte encore régulièrement contre ses explorateurs. Toujours est-il que la tribu de Renlia s’était installée, un jour que l’amazone n’était encore qu’une jeune adulte, dangereusement près de Prébois, en plein cœur de cette zone. La raison était l’installation brutale d’un lézard tyran de la Jungle dans leur territoire précédent, qui avait poussé la tribu à fuir en catastrophe vers la sortie la plus proche du territoire de chasse de la bête.
L’abri qu’elles avaient trouvé ne devait être que temporaire, mais ce fut suffisant pour qu’il soit trouvé par les explorateurs de Prébois. Une telle aubaine était si rare qu’ils parvinrent à monter un plan d’attaque du camp. La bataille eut lieu, et elle fut d’une extrême violence. Quand elles virent que celle-ci tournait à leur désavantage, les amazones n’écoutèrent que la seule règle qui était la leur en cas de danger, dans la Jungle : Survivre ! Elles fuirent à nouveau. Mais ce faisant, elles devaient repasser par le territoire de la bête.
Celle-ci, qui avait goûté à la chair d’une de leurs sœurs avant qu’elles ne fuient une première fois, sentit très vite qu’elles étaient de retour, et leur donna la chasse. Renlia fut séparée de ses sœurs durant la course-poursuite qui s’engagea. Elle ne les revit que des tours plus tard. Mais entre-temps, elle avait appris, dans sa jeunesse, une leçon qu’elle n’oublierait jamais. Faire quelque chose en dépit du danger est une erreur, et la Jungle ne pardonne pas les erreurs. En dépit du danger représenté par Prébois, ses sœurs s’étaient installées proches de la ville étrangère. La loi de la Jungle s’était rappelée à elles de la façon la plus brutale possible.
Renlia est une des guerrières amazones les plus talentueuses. Elle n’accepte que très rarement la faiblesse, car la faiblesse même est pour elle une erreur dans ces lieux. Son esprit a été marqué par ces terribles évènements. Régulièrement, elle regarde vers l’est, là où se trouve Prébois. Son regard y voit, à travers les arbres, les murs d’une ville étrangère, dont l’installation est une menace pour toute la Jungle. Elle est extrêmement violente, et considère que laisser une troupe d’explorateurs passer le territoire dans lequel vit sa nouvelle tribu sans les tuer, si elle en a la possibilité, serait une erreur. Elle est le fléau de ces groupes, car pouvant leur donner la chasse sur des dizaines de jours de marche. Et elle n’a à ce jour jamais commis d’erreur.

Aedal la Silencieuse


Quand on s’aventure vers le sud-est de la Jungle, proche du Canal des Lézards, il est possible de croiser Aedal, dans les mangroves et les estuaires des fleuves. Silencieuse, elle rôde comme une ombre dans les arbres. Les sœurs dont elle partage la tribu ont pris l’habitude de la laisser faire, n’hésitant pas à dire qu’Aedal a été perturbée par ce qu’elle a vécu. Il faut dire que durant la bataille opposant les hommes-lézards aux amazones qui a eu lieu pendant l’Exode des Lézards, Aedal s’est retrouvée au cœur de la mêlée, dans un endroit où la violence était à son paroxysme. Elle y a d’ailleurs été grièvement blessée, et survivre lui fut difficile. Elle fut d’ailleurs mutilée durant ce combat, et perdit l’usage de la parole, après une blessure à la gorge.
Une amazone muette n’est pas pour autant une amazone inutile à la communauté, qui prend de toute façon soin de ses blessées autant que possible. Mais que pouvait-elle désormais faire ? Les guerrières et les chasseresses ne peuvent pas faire travailler une sœur muette, la communication étant essentielle dans leurs tâches. Et Aedal n’était pas bonne artisane. Elle prit donc l’habitude de partir chasser seule dans la Jungle. Bien que ce soit dangereux, et que ses sœurs se doutent bien que même sans rien en dire, elle souffre de cet isolement forcé, c’est probablement pour elles la meilleure des solutions.
Aedal parcourt donc les mangroves de sa région seule, ramenant quand vient le temps son gibier à ses sœurs, qui l’accueillent toujours à bras ouverts. Elles ne la rejetteront pas. Jamais. Mais en attendant, isolée à cause de sa blessure, Aedal trouve souffrance et réconfort dans le fait de parcourir seule, comme une ombre, la mangrove.

Rethecelle la Rouge


Si Renlia est l’une des plus talentueuses guerrières amazones, Rethecelle a pour sa part la réputation d’être la plus violente. Elle vit au nord de la Jungle, à la frontière de la Mer Intérieure, proche de la région où, peu à peu, la forêt se dessèche, se remplit de sable, et cède lentement mais sûrement sa place au désert. Mais elle vit encore dans la Jungle. De puissants cours d’eau traversent la région colonisée par sa tribu, et là où il n’y a pas de fleuves, il n’y a que des marécages. C’est une zone dans laquelle il faut être habitué à s’enfoncer profondément dans la boue pour avancer.
Rethecelle aime ce territoire, et ne le cèderait pour aucun autre. Sa tribu y est installée depuis qu’elle est enfant, et, chose rare dans la Jungle, n’a jamais eu à bouger à ce jour, même s’il est arrivé que cette option soit envisagée à plusieurs reprises. Mais les amazones s’en sont toujours sorties grâce à leur malice ou leur talent martial. Toujours est-il que cette longue période les pieds dans l’eau les a fait s’adapter un peu plus que les autres tribus à leur territoire. Ces amazones rôdent dans les ajoncs, sur des petites planches, qui leur permettent d’avancer en silence dans l’eau stagnante des marais, pagayant avec les mains pour avancer et guettant leurs proies.
Rethecelle, pour sa part, étant une guerrière, a pour proies favorites les ennemis, ceux qui viennent de Prébois. Quand elle les traque, elle le fait en silence, ramant sur les barques de fortune de sa tribu, puis bondit sur eux au moment où ils s’y attendent le moins. Ce n’est pas un combat d’art martial qui s’ensuit alors, mais un combat de pure sauvagerie. Elle est ici pour les tuer, rapidement, et efficacement. Et dans l’eau du marais, où rôdent des prédateurs aquatiques innommables, elle sait bien que la moindre goutte de sang peut avoir une influence énorme. Et elle apprécie donc d’autant plus de voir le sang de ses ennemis couler.

Mangda la Voyageuse


La Forêt Interdite est un lieu qui, depuis l’âge de la fureur, inquiète les amazones. C’est un lieu qu’elles affirment maudit. Et comme le nom qu’elles ont donné à ce bois l’indique, il ne faut surtout pas y aller. L’une d’elle, un jour, a bravé cet interdit. Mangda, mage chasseresse de son état, ne voulait pas le faire ! Mais parfois, la Jungle prépare des pièges qui contraignent l’amazone qui rôde dans les environs de ces bois à agir.
C’est ainsi qu’elle se réfugia dans les ruines désormais englouties sous les arbres d’antiques cités. Cet endroit mystérieux et abandonné par les amazones la terrifia, et elle le fuit bien vite. Mais elle en fit néanmoins le récit à ses sœurs, une fois qu’elle en retrouva une tribu. Elle est depuis connue parmi les amazones comme celle qui sait ce qui se trouve au cœur de la Forêt Interdite, ce qui lui assure un certain statut.
Statut qu’elle assume, car cette mauvaise expérience a été pour elle comme un déclic. Elle a vu ce que la Jungle avait de plus sombre et se demande si, à l’instar des Hommes-Lézards, les amazones ne devraient pas quitter cet endroit. Elle rôde dans toutes les lisières de la forêt, examinant les différentes options qui s’offrent comme terres de refuge. Elle s’est d’ailleurs déjà enfoncée à quelques reprises dans ces dernières.
Mais si elle a vu plus de terres que ce que ses sœurs n’ont jamais vu, Mangda la Voyageuse, comme elle est surnommée par ses sœurs, n’a encore jamais trouvé la sienne.

Weiss la Blanche


Si les elfes de la Jungle ont souhaité couper les ponts avec les amazones, il reste une elfe vivant dans cette forêt qui fait le lien entre les deux peuples, autant qu’elle puisse. Cette volonté d’amener une sorte de réconciliation est liée au fait qu’elle soit une étrangère. Weiss, dite la Blanche par les amazones, est en effet arrivée dans la Jungle après avoir permis à une amazone capturée et emmenée loin de cette dernière, Céoda, d’y revenir. Découvrant alors les conditions de vie des amazones dans la Jungle, elle avait pris ce peuple en pitié. Surtout qu’elle était arrivée à l’époque où les elfes de la Jungle, surtout les jeunes, en avaient assez du fardeau que les amazones représentaient pour eux, et n’avaient pour elles qu’un mépris qu’ils ne cachaient pas.
Weiss, princesse des elfes des glaces, avait clairement affiché son hostilité quant à cette attitude de la part des elfes de la Jungle à l’égard d’une population qui avait pour eux un immense respect pourtant affiché. Elle était véritablement choquée du fait qu’au lieu de profiter de ce respect pour amener les amazones à s’élever au-dessus de ce qu’elles sont, ils se contentent de les mépriser. Elle préféra vivre parmi les amazones, et s’installa dans la tribu de Céoda.
Lorsque vint le moment où les elfes de la Jungle et les amazones rompirent totalement les ponts, elle assista aux changements avec un regard inquiet quant au devenir de la paix dans la région. Elle était notamment inquiète pour les amazones, qu’elle savait désormais prises entre le feu de Prébois et le potentiel feu des elfes de la Jungle, si ces derniers devaient décider à les chasser. N’écoutant que sa volonté de protéger les amazones, Weiss la Blanche dût se résoudre à être le dernier chaînon reliant amazones et elfes de la Jungle. Ni tout à fait membre d’un peuple ni de l’autre, elle s’attache à ce que le froid qui s’est installé entre eux ne dégénère pas hostilité totale. Pour cela, elle a le mérite d’être respectée dans une communauté comme l’autre.

Tran, Seigneur de Garthram


Tran était auparavant un roi parmi les siens, et non simplement le Seigneur de la cité de Garthram, la cité du nord. Et pourtant, cet elfe de la Jungle a été rétrogradé au rang de simple Seigneur. Avant la révolte, c’était lui qui dirigeait le conseil des anciens, et il avait donc de facto la fonction d’un roi, sans en avoir le titre. Son règne fut cependant un échec dans la mesure où il fut celui qui était à la tête du conseil au moment de la révolte. Mais pour autant, les anciens elfes lui pardonnèrent cet échec. Après tout, il restait collectif pour eux, et surtout, ce n’était pas tant la faute de Tran que celle de siècles de traditions qui avaient fini par ne pas fonctionner.
La confiance placée en Tran fut donc renouvelée par les habitants de sa cité. Et pour le siècle à venir, il fut nommé Seigneur de Garthram. Tran est un elfe très traditionnaliste, qui voit sans le cacher d’un mauvais œil les changements qui ont récemment agité la politique du royaume des elfes de la Jungle. Il les a acceptés sans les approuver. Mais puisque c’est la volonté du peuple, il ne peut plus vraiment s’y opposer.
Il peut toutefois mettre des bâtons dans les roues. Tout l’art de Tran réside dans le fait de s’arranger pour que les traditions changent lentement dans sa cité, et que quand elles changent, ce soit très peu. Les elfes de la Jungle semblent tacitement accepter ce constat. Car pour toute la soif de changement qu’ont les jeunes elfes ayant participé à la révolte, leurs meneurs ont accepté l’idée selon laquelle l’une des cités doit conserver la plupart des traditions, afin de garder intact un mode de vie qui a fait ses preuves par le passé, si jamais les nouveaux devaient s’avérer de mauvais choix.

Rissdaer, Seigneur de Beakmarsh


Ayant été l’un des principaux meneurs cette fameuse révolte, il paraitrait logique Rissdaer soit un elfe plutôt jeune. Et pourtant, il commence à se faire vieux. Encore quelques tours, et il aurait pu faire partie du conseil des anciens, selon le vieux système.
Mais il faut dire que si les elfes qui ont participé à la révolte sont qualifiés de jeunes, car ils étaient en situation d’opposition par rapport aux anciens, puisque le système voulait que les elfes âgés de huit siècles deviennent anciens, il y avait toute une période d’âge adulte durant laquelle les elfes pouvaient tout de même faire grandir cette frustration qui était celle de ne pas voir leurs paroles écoutées.
Rissdaer faisait partie de ces elfes. Il était, comme eux, frustré que sa parole ne soit par principe pas écoutée, et que celle de ses enfants, qui étaient déjà adultes, ne soit pas non plus prise en compte. C’était une tradition qu’il ne comprenait pas. Rissdaer est aujourd’hui un elfe heureux avant tout. Après tout, n’a-t-il pas obtenu ce qu’il voulait ? Il a même très rapidement été élu pour le siècle prochain par les membres de sa cité, marque de grande confiance. Dans sa cité également, d’ailleurs, les choses ne changent que très lentement. Rissdaer n’en voulait pas aux traditions dans leur ensemble, mais à celles qui furent abolies. Et maintenant qu’elles le sont, il n’y a aucune raison pour lui de changer tout de suite son mode de vie. Sa cité a été très agitée lors des révoltes.
Il l’a rendue paisible.

Filenrinthalasa, Seigneur de Kincarden


Filenrinthalasa, Seigneur de Kincarden, est à l’inverse de ses deux prédécesseurs la plus jeune des Seigneurs des cités de la Jungle. Ce n’est pas une enfant, elle a déjà quatre siècles de vie derrière elle. Mais il n’en demeure pas moins que selon les critères elfiques, elle n’en est qu’à la moitié de sa vie ! Magicienne déjà douée et prometteuse pour les siècles à venir, elle a une vision bien particulière de la nature des choses qui l’entourent.
Dans sa cité, en revanche, les choses changent brutalement. Elle y a été élue car elle souhaitait en finir pour de bon avec les traditions dont elle pensait qu’elles n’étaient pas à la hauteur de la véritable place des elfes sylvains dans le monde. Elle a une façon de penser qu’un observateur cultivé et avisé identifierait comme très proche de celle des elfes noirs, mais c’est en partie ce qui lui a permis d’arriver au pouvoir dans sa cité.
Car Filenrinthalasa, en tant que magicienne, estime que le monde ne peut pas obéir à des règles figées dans le temps, et que ces dernières doivent évoluer, au profit de ceux qui sont le plus aptes à le comprendre. Et qui, selon elle, pourrait être dans la Jungle plus apte à comprendre le monde que les elfes ? Les amazones ? Les explorateurs de Prébois ? Les reptiles pensants ? Aucune chance. Aucune de ces races n’est aussi ancienne que les elfes, et aucune ne se souvient de l’époque où les dieux marchaient sur Ryscior, quand ils se souviennent des dieux. Ce sentiment de supériorité, les membres de sa cité le partagent.
Ce sentiment de supériorité, c’est le sentiment qu’avaient les elfes noirs, lors de la guerre de la déchirure.

Araya, Seigneur de Lovika


Quatre seigneurs des cités elfes, quatre conceptions différentes du changement, de ce qui l’a causé et de ce qu’il doit apporter. Si Filenrinthalasa est prise d’un désir de changement lié à un sentiment de supériorité, si Rissdaer est pris d’une envie de changement causée par un sentiment d’infériorité, si Tran ne voulait pas le changement, Araya, Seigneur de Lovika, souhaitait pour sa part le changement en raison du manque de sérénité qu’il amenait selon elle aux elfes de la Jungle.
Il était pour elle incompréhensible que la majeure partie de la population elfique soit tenue à l’écart du pouvoir, résultant dans la frustration que l’on connaissait, et que les traditions obligent les elfes à faire des choses qu’ils ne souhaitaient pas nécessairement faire, et qui n’étaient pas utiles pour le bien de tous les elfes, comme le fait de s’occuper en permanence des amazones, notamment.
Le fait d’avoir pu revenir sur tout cela devrait amener selon elle la sérénité aux elfes de la Jungle, un retour au calme. Car désormais, tous seraient écoutés, et s’il fallait bien que des interdits ou des obligations demeurent afin que la vie en communauté soit possible, elle est heureuse de savoir que désormais, ce seront l’intégralité des elfes qui prendront ces décisions ensembles. Cet amour de la décision commune lui a logiquement valu d’être choisie pour diriger sa cité, et elle le fait en mettant un point d’honneur à écouter tous les avis possibles sur le moindre sujet. Sa cité change donc également très lentement, mais elle a après tout un siècle pour écouter les siens, et répondre à leurs attentes.

Akane Hime, Dame de Prébois


Akane Hime, élue d’Edus, est arrivée à Prébois il y a près d’une trentaine tours à présent. Elle le faisait en réponse à sa sœur, Akemi Hime, qui avait fait interdire le commerce des Amazones, menaçant le protectorat que l’Empire posait à Prébois, même s’il demeurait maintenu par le commerce des autres denrées que pouvaient produire la Jungle, comme son bois exotique ou son légendaire or, qui attendait encore d’être découvert.
Par réponse à sa sœur, donc, elle chercha à développer ce qui était selon elle un phare pour l’humanité. Une cité pionnière dans une région inconnue du continent, c’était pour elle une véritable opportunité. Il ne fut pas dur pour elle d’y prendre le pouvoir. Le semblant de gouvernement qu’il y avait alors en place fut acheté avec quelques pièces d’or, trop heureux de pouvoir quitter enfin ce cloaque. La plus longue partie de son œuvre consista alors à faire accepter son autorité par les gens de Prébois, qui ne voyaient en elle qu’une étrangère, et une qui n’avait jamais foutu les pieds dans la Jungle par-dessus le marché !
Mais elle leur fit un cadeau. Découvrant que les différentes nations de Ryscior avaient un faible budget versé régulièrement à Prébois, elle parvint à négocier avec ces dernières. Contre des promesses d’une hausse de l’activité si Prébois jouissait de cette protection, elle leur demanda une augmentation temporaire de ces fonds afin de construire la muraille qui entoure aujourd’hui Prébois. Par la force de la persuasion, elle finit par obtenir lesdits fonds, et le mur fut construit. Ce fut pour elle un véritable acte d’autorité dans la mesure où sa présence consista pour les habitants de la ville en un véritable relâchement. Finis, les nuits sur une seule oreille, même au sein de la ville ! A présent, lézards comme amazones devraient passer un mur pour entrer et errer parmi les maisons.
Son autorité fut donc tacitement acceptée, et ne fut jamais remise en cause depuis. Tous à Prébois n’oublient jamais ce qu’elle a fait pour eux, et elle peut donc établir des semblants de lois, qui sont plus ou moins respectée. Le chantier de la muraille étant terminé, elle a terminé celui de sa propre autorité. Reste à présent un autre chantier : Faire respecter ladite autorité. Elle essaye actuellement de professionnaliser la milice qui se trouve dans sa ville. Prochaine étape nécessaire du développement de cette dernière. Et en attendant, la muraille a effectivement fait augmenter les bénéfices retirés par les différentes nations exploitant Prébois. Légèrement, mais assez pour justifier au long terme cet investissement commun.

Lana


Il y a à Prébois une deuxième élue divine, en la personne de Lana, druidesse des Îles de Jade, mais aussi et surtout élue d’Isielle, Haute Dame de l’automne, et enfin amie reconnue des amazones au sein de Prébois – même si le fait qu’elle y vive lui aliène de plus en plus, à mesure que le temps passe, cette amitié de la part des amazones –.
Arrivée ici il y a longtemps, après avoir passé une longue période parmi les amazones, raison pour laquelle elle est devenue l’élue d’Isielle, leur divinité tutélaire, elle s’applique depuis à limiter leur traque au sein de Prébois. Elle affirme que ces dernières sont des femmes à part entières, et non des femmes moins évoluées que les peuples des royaumes. Mais pour autant, elle ne condamne pas le principe des allées et venues dans la Jungle, approuvant l’idée que ses mystères et sa beauté doivent être montrés au reste des royaumes. Pour cela, et même si la plupart des gens de Prébois voient son point de vue sur les amazones comme une excentricité, elle est plutôt populaire. Avoir une élue qui bénit les expéditions est toujours quelque chose d’apprécié.
Sa longévité au sein de Prébois et la notoriété qu’elle y a lui ont toujours valu une place de choix au gouvernement de la ville, même quand il n’était qu’une parodie. Cela n’a pas changé avec l’arrivée d’Akemi Hime, qui a dû composer avec celle qui est désormais pour ainsi dire sa ministre, et sa seule. Bien que les deux femmes soient en conflit ouvert sur la question des amazones, débat qu’il vaut mieux ne pas lancer quand les deux sont dans la même pièce, elles sont d’accords quant au fait que Prébois mérite d’être modernisée, et de grandir. Bien sûr, Lana souhaite, contrairement à Akemi, que cette expansion soit limitée afin de garder la Jungle mystérieuse et sauvage. Mais c’est encore un autre débat. Pour l’instant, il y a assez de chantiers à travailler pour que cette question ne soit selon elle pas d’actualité.
Beaucoup de gens de Prébois sont d’ailleurs soulagés qu’elle pense ainsi, la plupart d’entre eux estimant d’ailleurs que l’équilibre de la ville ainsi que son renouveau reposent en grande partie sur le bon fonctionnement de ce tandem pourtant fragile. Car les conflits ouverts concernant les amazones et le devenir du côté sauvage de la Jungle prennent régulièrement le dessus sur leurs discussions quant au devenir de Prébois elle-même. Il est heureux qu’un troisième larron, neutre dans leur débat, arrive régulièrement à les raisonner.

Jacob Tuamafu


Ce troisième homme, littéralement, c’est Jacob Tuamafu, un kelvinois de naissance, arrivé dans la Jungle en soif d’aventure et de nouveaux défis pour sa rapière il y a à présent quatre tours. Une telle innocence est charmante, mais pas de grande utilité au sein de la Jungle elle-même. Toutefois, il est vrai que Jacob manie fort bien sa lame, comme a très vite pu le constater Akemi Hime. Plutôt que de le laisser aller se faire tuer au sein de la Jungle, elle a donc tenté d’en faire un membre de la garde. Il le fut pendant quelques temps, mais sa fonction changea rapidement.
Les brutes qui servent de milice à Prébois n’avaient que faire de ce jeune homme un peu dandy parmi eux. Toutefois, ils avaient reconnu que c’était un beau parleur. Et s’il ne cognait jamais fort, il frappait toujours avec précision, et dégainait vite. Cela, les brutes pouvaient le respecter. Mais le fait qu’il parle bien les intéressait plus, car Akemi Hime commençait à souhaiter réformer le système de la garde. Les membres de la milice n’étant pas sots, ils savaient qu’elle serait capable d’endormir n’importe lequel ou laquelle d’entre eux dans de belles paroles afin de leur faire négocier ce qu’elle souhaitait. Mais pas Jacob, estimaient-ils.
C’est comme cela que Jaboc Tuamafu gagna le respect de la milice, et donc de façon un peu forcée celui de la ville, et fit son entrée en tant que troisième membre du gouvernement, et ce sans jamais avoir mis les pieds dans la Jungle à proprement parler. Toutefois, ce respect qu’il avait a grandi depuis que les habitants de Prébois ont compris qu’il s’est rendu indispensable. Ni vraiment d’accord sur les questions sensibles avec Akemi, ni avec Lana, il permet souvent de rétablir la paix quand les deux partent dans d’interminables disputes. Il n’a pas son pareil pour leur proposer, dorénavant, des compromis, et continue à représenter la garde assez agréablement à leurs yeux. Officiellement leur capitaine, il est plutôt leur délégué représentatif auprès du gouvernement. Car s’il est respecté par eux, pour tout le bien qu’il leur fait, et parce qu’il dégaine vite, les gardes, quand il s’agit de maintenir l’ordre dans la rue, font confiance à une autre personne.

Murdus Sedaïche


Que nul ne se fie à ses lunettes, synonymes de vue baissante ! Ni à ses vêtements faussement dandys. Murdus Sedaïche le ramien est une brute épaisse, capable de briser le cou de bien des hommes à la seule force de ses poings. Grande gueule et plutôt malin, il n’y a rien de surprenant à ce que dans les faits, ce soit lui le véritable capitaine de la garde, même s’il n’a pas ce titre.
Plutôt malin parce que contrairement à la plupart de ses gaillards, comme il les appelle affectueusement, il sait compter. Ce qui en fait un cerveau particulièrement intelligent à leurs yeux. C’est lui qui est en charge du racket organisé auquel se livre la garde, et sur lequel Akemi Hime ferme encore, à l’heure qu’il est, les yeux, car n’ayant pas les moyens de les payer vraiment. Murdus est arrivé à ce poste à l’aide de ses poings, littéralement. C’est comme ça qu’il a gravi la hiérarchie au sein de la garde. Il est devenu garde après avoir été, comme beaucoup avant lui, coincé à Prébois et refusant de retourner dans la Jungle après une première expédition compliquée. Une fois garde, quand un de ses supérieurs ne lui plaisait pas, il lui exprimait clairement sa façon de penser à grands coups de châtaignes dans la gueule. Cela ne choquait personne dans la mesure où c’était comme ça qu’on faisait dans la garde. Personne n’arrivant à le battre à ce petit jeu, il avait réussi à se hisser en haut de la hiérarchie.
Il peut bénir la volonté d’Akemi Hime de moderniser sa garde, d’ailleurs ! Etant l’officier en chef de fait, à défaut d’avoir le titre, elle sait qu’il gère de façon tout à fait heureuse ses molosses. En donnant aux gardes des avantages sur leur paye s’il reste à leur tête, et sachant que ces derniers respectent ses comptes, Akemi et Murdus savent qu’il a littéralement acheté une place pérenne en tant que chef de la milice. Racketteur expert, oui, mais ses muscles commencent un peu à fondre, sous la pression de l’âge. Et pourtant, peut-être pour la première fois de l’histoire de la milice de Prébois, il va rester à la tête de cette dernière, preuve supplémentaire de la marche vers l’ordre qu’a entrepris la cité.

Dietmar Kieft


« Qu’est-ce que je fous dans cet enfer plein de sudistes de merde et de moustiques ? ». Telle est la phrase fétiche de Dietmar Kieft, homme né dans les Marches. Comme beaucoup avant lui, il lui a été vendue une Prébois paradisiaque, qui était synonyme d’aventure et de richesse. Et comme beaucoup avant lui, il a cruellement déchanté dès le débarquement. Mais c’est là que son histoire cesse d’être semblable à celle des autres.
Dietmar Kieft est en effet l’explorateur de la Jungle le plus renommé de Prébois. Après plusieurs tours passés là-bas, il détient en effet le record historique de quatorze expéditions dans la Jungle dont il est revenu vivant. Il est désormais riche, car il se fait payer à prix d’or sa participation à la moindre expédition. Et il faut dire que le bougre les vaut ! L’expérience qu’il emmagasine à chaque fois qu’il se rend dans la Jungle protège toute l’expédition. Il a la réputation d’être autoritaire et invivable une fois en voyage, mais personne ne saurait remettre ses beuglements en cause, car tous savent que s’il le fait, c’est pour une bonne raison. Parce qu’il sait juste mieux que les autres comment survivre dans ce cloaque.
Il y a d’ailleurs gardé une certaine influence nordique dans sa façon de faire. Habituellement, les membres des expéditions dans la Jungle choisissent des armes légères pour les manier rapidement en cas de danger, mais lui préfère ainsi à leurs arcs sa lourde arbalète. Plus longue à recharger, certes. Mais tellement plus… Nordique.
Dietmar Kieft se fiche bien de toutes les questions d’éthiques sur la Jungle. Tout ce qui lui importe, au final, c’est qu’il aime cette aventure. Il est peut-être le seul homme de Prébois qui y soit venu et qui y ait trouvé ce qu’il venait chercher : Une vie à la fois excitante et pleine de dangers.
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Les royaumes de la Jungle
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