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 Le Sultanat de Ram

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Le Sultanat de Ram   Lun 16 Oct 2017 - 21:16

Ram

Physique du pays

Le sultanat de Ram est un immense Empire, qui s’étend sur toute la partie sud-ouest du continent. A l’ouest de la Jungle et au sud de Tahar, seules les montagnes noires échappent à la juridiction de son sultan. Globalement, le climat de Ram est sec et chaud, mais les vents qui soufflent de l’ouest, venant de l’océan sans aucune résistance, amènent régulièrement leurs lots de précipitations sous la forme de nuages noires qui finissent par se heurter aux Montagnes Noires où à force de laisser tomber la pluie, ils parviennent à irriguer certaines régions. Ces nombreux ruisseaux, durant l’hiver tout du moins, se rassemblent en larges rivières coulant dans toutes les directions, depuis les Montagnes. Ainsi, dans ces contrées globalement sèches, les oueds ou rivières apportent l’eau indispensable aux villes et villages. On note donc de très nombreuses oasis, et zones de savanes où si le climat est sec, la végétation est présente.
Les zones qui échappent à la chaleur étouffante pesant sur Ram sont cependant rares. L’immense majorité des terres du pays, quand elles sont cultivables, nécessitent une agriculture très soignée pour produire ces récoltes. Mais autour des fleuves ou des zones côtières, en revanche, la terre est fertile. C’est pour cette raison que la population ramienne est majoritairement massée sur les côtes et le long des fleuves, où se trouvent toutes les grandes villes. A l’intérieur du royaume, et en s’éloignant des cours d’eau, la terre fertile laisse place à de la savane, puis à des déserts de sables difficilement cultivables. On arrive alors dans des terres où rôdent des orcs à la peau rouge et des minotaures, qui sont de grandes menaces pour les voyageurs. Ce sont aussi les terres des elfes à la peau brune du désert, nomades qui furent pendant longtemps en froid avec le sultanat, avant que la guerre contre les elfes noirs ne rapproche les deux peuples, et ne rende leurs relations plus amicales.

L’histoire de Ram

Ram fut fondé par des tribus nomades qui fuyaient les royaumes humains du nord, préférant le désert. La sédentarisation de ces tribus dans des zones cultivables fut cependant très rapide, car ils s’établirent rapidement dans les zones les plus hospitalières. Ils prirent donc le luxe, dans cette région réputée pour n’être qu’un désert, de s’établir en cité de plus en plus importantes, fondant même des royaumes, les sultanats.
Très vite, le commerce fluvial se développa, car les cours d’eaux étaient plus confortables pour le voyage que de traverser le désert, bien plus dangereux. De même, c’est à cette époque que se mit en place le cabotage côtier qui ferait un jour de Ram l’un des premiers royaumes en termes de puissance navale, et en tout cas celui ayant le commerce maritime le plus développé au monde.
Ram fut pendant longtemps divisé en une quinzaine de sultanats. Ces derniers, s’ils partageaient tous une culture avec de grands traits récurrents, étaient indépendants les uns des autres. Et les sultans se livraient au jeu de la politique comme n’importe quels autres souverains. Il en fut ainsi pendant des siècles… Mais les guerres qui eurent lieu il y a six tours changèrent la donne, comme elles le firent dans le monde entier. Car Ram fut sans doute la région qui paya le plus lourd tribut. En effet, les sultanats furent les royaumes envahis quand les elfes noirs attaquèrent en masse. Les humains, mal préparés à une telle invasion, ne purent livrer de réelle résistance et nombreux furent les sultanats à être engloutis dans les flammes de l’invasion. Mais il en est un qui ne trembla jamais vraiment, et ce fut le sultanat de Ram, car ce dernier avait deux avantages. Etant parcouru par pas moins de quatre fleuves importants, il était extrêmement fertile et donc peuplé, et son armée était à la hauteur de cette densité de population. Deuxième avantage, étant au nord, il était dans les derniers à devoir être envahis. A cela s’ajoutait le fait que Qassim Anar, le sultan, était déjà à l’époque un vieux loup qui n’avait pas l’intention de céder du terrain, ni de donner de faux espoirs aux réfugiés qui arrivaient par milliers chez lui.
Il prit donc la tête de son armée et contre toute attente, fut rejoint par les elfes du désert, menés par leur reine Turaën de la Mer de Sable. Lesdits elfes du désert avaient fait, entre les humains et les elfes noirs, un choix. Ce fut la fondation de l’amitié nouvelle qui dure depuis entre les deux peuples. Mais plus encore, les elfes du désert montrèrent à Qassim le moyen de combattre les elfes noirs sous la forme d’une guérilla. Les troupes de l’alliance étaient après tout habituées à vivre dans ces régions chaudes et sèches, pas les elfes noirs. L’objectif était donc de les harceler en laissant le soleil faire le reste. L’alliance subit de lourdes pertes, car même avec cette stratégie, les elfes noirs restaient de redoutables adversaires. Mais il sembla que cette stratégie finit par payer, car un beau jour, les elfes noirs firent purement et simplement demi-tour.

Tout aurait pu redevenir comme avant, si Qassim avait manqué cette occasion, ce qu’il ne fit pas. Il réclama la souveraineté de l’intégralité des sultanats d’un seul coup. Ce putsch d’ampleur sans précédent dans l’histoire de Ryscior fut mal vu par les survivants de la noblesse des autres sultanats dans leur majeure partie, mais aucun d’eux n’osa vraiment s’opposer à Qassim Anar. Ce dernier avait acquis, en effet, avec sa victoire sur les elfes noirs et la protection qu’il avait apportée non seulement à son sultanat personnel mais à toute la région, l’amour du peuple et le respect de ses pairs guerriers. Il avait donc une légitimité certaine à faire cette prise de pouvoir.
Il en profita même pour annexer Port-Argenterie, la cité des pirates. Cette dernière, qui avait souffert quand les elfes noirs avaient débarqué dans son port, commençait à profiter de leur repli pour tenter de se reconstruire. Qassim Anar ne manqua pas l’occasion de lever à nouveau son armée et de s’emparer de la cité sans murs qu’était alors Port-Argenterie. Ce ne fut pas la première fois que la ville fut mise à sac, elle l’avait déjà était trois fois au cours de son histoire. Mais ce fut la première fois que les envahisseurs restèrent. Si la cité fut reconstruite, elle n’était plus le domaine des pirates, mais celui du sultan.
Au final, le plus difficile pour Qassim Anar fut la reconstruction des régions ravagées par les elfes noirs. Il fallut convaincre les réfugiés de retourner sur ces terres, et leur prouver qu’elles étaient sans danger dorénavant, alors même que bon nombre d’entre eux devaient donc quitter les cités prospères de Ram, comme Vindex, la capitale, pour retourner dans des régions incendiées. Beaucoup s’y opposaient, et il fallut les renvoyer de force. Des émeutes eurent bien sûr lieu, mais avec le temps, les maisons en cendres furent reconstruites, le quotidien reprit sa place, et la rancœur tomba. Il faudra encore du temps pour que toutes les régions dévastées soient repeuplées, car Ram a subi des pertes énormes. Mais le peuple de Ram saura prendre ce temps. Et les temps sont pour eux à la réjouissance, puisque les elfes noirs sont vaincus, les elfes du désert sont les amis de Ram, à présent. Et récemment, la princesse Dalya Anar, fille de Qassim, qu’il cherchait à marier depuis longtemps, s’est enfin trouvé un époux. La succession du déjà légendaire de son vivant Qassim Anar est donc assurée, et cela, pour le peuple, c’est un soulagement.
En outre, une ultime bonne nouvelle s’est ajoutée aux dernières. Répondant à l’appel de Kaurgn, le Fléau du Royaume des Orcs, les orcs à la peau-rouge de Ram sont partis. Les guerres avec les humains étaient trop nombreuses pour ce peuple. A présent que ces derniers se sont alliés aux elfes des sables, elles deviennent intenables. Car Qassim Anar a profité de l’occasion ! Pourquoi ne le ferait-il pas ? Durant la reconquête des régions ravagées, les orcs furent après tout un problème. Il en parla avec Turaën de la Mer de Sable, reine des elfes des sables, et trouva un accord. Les orcs étaient un danger pour les deux peuples. Ils s’allièrent donc, espérant les chasser une bonne fois pour toutes du sultanat.
Et ils réussirent. La vie est dure pour un orc rouge des sables, à Ram. Trouver de l’eau, de la nourriture… Ce peuple était à l’origine peu nombreux. Mais s’il s’y ajoute une coalition entre ses deux ennemis historiques… Les orcs savaient que Kaurgn, au nord, saurait les accueillir à bras ouverts. Négligeant les appels des minotaures, qui leur affirmaient que rester était la solution, les orcs choisir le départ, laissant les hommes-taureaux seuls. Ces derniers étaient d’ailleurs divisés, au point que certains partirent avec leurs cousins. Les minotaures restants sont les restes d’une horde qui il y a un tour encore terrifiait tout Ram.
A présent, ils ne sont que des troupes éparpillées. Mais attention ! Les minotaures restent des monstres capables de mettre à mal des régiments entiers d’humains. Heureusement, désormais, ils n’auront plus d’armée pour les suivre…

Ceci est pour l’histoire de Ram, le royaume humain. Comme cela a déjà été mentionné dans cette dernière, les ramiens ne sont cependant pas le seul peuple de la région. Si les orcs à la peau rouge vivaient également jusqu’à récemment en Ram, s’y trouvent encore les elfes des sables, nomades vivant sous la tente. Comment ont-ils pu en arriver là ? Et quelle est leur histoire ?
Leur histoire date de l’époque de la déchirure, comme celle de toutes les tribus elfes. Ceux qui allaient devenir les elfes des sables peuplaient les forêts du sud, les régions habitables des étendues sèches de Ram. Ils souhaitèrent tout simplement y rester. Ils ne furent à l’origine pas notés par les humains, quand ils arrivèrent, car ces derniers s’installèrent dans les régions les plus fertiles, quand les elfes préféraient la vie dure et sereine à la fois qu’ils avaient trouvé dans le désert. Quand l’expansion des humains devint un problème, les conflits commencèrent. Mais dans le désert, ou les régions sèches qui l’entouraient, elfes et humains apprirent à respecter certaines règles. Pas de combats autour des points d’eau par exemple. De temps à autre, des alliances de circonstances contre des orcs, ou un minotaure.
Ou des elfes noirs. Ces deux peuples étaient durant très longtemps ennemis, mais se respectaient l’un l’autre, ce qui explique le fait que les elfes des sables n’aient pas hésité à aller trouver les ramiens lorsque vinrent les elfes noirs. L’hostilité, ou plutôt la rivalité, des deux peuples, était fragile, car tous étaient unis par leur amour de leur terre, peu importait le point auquel elle était sèche et dure. Cette hostilité ne survécut pas à celle des elfes noirs.
Plus encore, quand la nouvelle reine des elfes sylvains, Filillë, décida que les elfes des bois seraient désormais hostiles aux humains, Turaën l’avertit. Les elfes des sables se rangeraient aux côtes des humains en cas de guerre ouverte.
Car après tout, les elfes des bois ne connaissent pas le désert, n’est-ce pas ?

Le peuple de Ram

Les habitants de Ram sont peut-être ceux de tous les royaumes humains qui voyagent et commercent le plus. Paradoxalement, ils sont sans doute aussi les moins aventureux, car il est très difficile de convaincre un Ramien de s’installer en dehors de sa terre natale. Il faut dire que le royaume est plutôt riche, et cette richesse vient essentiellement de son commerce mené partout dans le monde, mais aussi du commerce intérieur qui lui permettrait en fait à lui seul de subsister.
Il s’agit d’un peuple de grands marins qui depuis des siècles pêchent dans les mers bordant leurs terres et s’en servent comme voies de commerces. De fait, ils commercent donc énormément avec Kelvin au nord, le royaume des halfelins et les Marches d’Acier, mais aussi avec Oro, l’Empire d’Ambre, Euplemio… Pour leur part, les autres peuples maintiennent des comptoirs commerciaux depuis des temps immémoriaux dans les villes comme Copher, Lashiek, Vindex, mais aussi Martek et Alkhala, les cinq plus grandes villes de Ram, toutes situées sur la côte. Ces ports contiennent d’importants marchés d’épices, d’animaux exotiques que l’on ne trouve qu’à Ram, et de toutes sortes de choses. L’activité, de jour comme de nuit, y est d’ailleurs permanente.
A l’intérieur des terres, quand on reste autour des fleuves, on croise de nombreuses terres cultivées, et des villes de taille plus modestes, mais qui ont le mérite d’entretenir un commerce intérieur important. Les fleuves de Ram sont parcourus par un grand nombre de petits navires qui vont et viennent, maintenant ce commerce intérieur et la communication personnelle entre les communautés.
Cependant, dès qu’on s’éloigne des fleuves, la chaleur commence à se faire sentir. On ne trouve plus de cité, mais uniquement des villages, regroupés autour des points d’eau. C’est le domaine de communautés plus recluses, et nomades, comme les elfes du désert. Ces derniers racontent les légendes de cités enfouies sous les sables, dans le désert, dont eux seuls connaitraient l’emplacement. Leur histoire préférée est celle du Palais du Calife Sorcier. Ils disent qu’il n’y a dans tout Ram pas d’homme qui le surpasse en maitrise de la magie. Ils disent que sa forteresse est taillée à l’intérieur d’un immense rocher, dont les portes monumentales sont visibles de loin, sur la plaine.

Mais ça, ce ne sont que des histoires. Le concret, c’est que Ram est mondialement réputé pour ses centres de commerces, où tout se vend : épices, objets magiques insolites, esclaves… Tout ce qu’il est possible de commercialiser est vendu à Ram. Cependant, c’est un endroit dangereux pour le voyageur, qui doit être au fait, quand il y arrive, des sévères sanctions pénales qui semblent se concentrer grandement autour de la suppression des parties du corps incriminées.
Certaines coutumes doivent donc être connues à Ram. La vente d’alcool est ainsi interdite, et les salons à narguilés, s’ils proposent des plaisirs tels que des bains, des vapeurs exotiques ou des massages, ne vendent pas du précieux liquide, qu’il faut aller chercher dans des tripots clandestins à vos risques et périls.
Le peuple de Ram est donc sobre, mais d’ailleurs propre. L’hygiène a pour eux une place fondamentale, et dès lors que leurs ressources en eau le permettent, ils se lavent. Toutes les cités contiennent des bains publics prévus à cet effet, et mêmes les étrangers habitués à vivre dans la crasse sont priés de s’y rendre régulièrement. Sous les lourds tissus que portent les ramiens, leur enveloppant souvent la tête, se cachent donc des hommes à l’hygiène bien plus développée que sur tout le reste du continent. Ce n’est donc pas étonnant que le pays ne soit que très rarement la cible d’épidémies.
Ram est composé de nombreux califats unis par un pouvoir central : celui du sultan. Le royaume possède des groupes ethniques et un grand nombre d’états soumis au sultan sont parfois hostiles les uns aux autres. Cette organisation a été voulue par Qassim Anar qui sait très bien que le sultanat est trop grand pour un pouvoir central qui déciderait tout. Mais les califes, qui règnent sur les différentes régions, lui restent soumis.

Il est à noter que Ram est peut-être le royaume où il fait le moins bon être une femme. Selon les lois ramiennes, en effet, la femme dépend toujours d’un homme. Son père tant qu’elle n’est pas mariée, puis son mari une fois qu’elle l’est. Si son père décède avant qu’elle ne soit mariée, c’est un oncle qui prend le relais, un frère, un cousin… Les juges ramiens trouvent toujours quelqu’un pour cela. Toujours. Et au final, la femme, pour jouir de ses biens et d’une certaine liberté, doit convaincre son tuteur. Officiellement, elle ne peut pas exercer de métier, pas étudier, ou voyager sans l’accord de ce dernier. Rien. S’il souhaite qu’elle reste enfermée, il le peut. Et même, si les hommes peuvent prendre plusieurs femmes, les femmes ne peuvent y prendre plusieurs maris. En « compensation », elles jouissent d’une protection juridique à nulle autre pareille dans le monde. S’attaquer à un homme, en Ram, est une chose, mais une femme est pire encore. Et cela même quand on est son tuteur (le viol conjugal est par exemple reconnu et puni !). Et il faut faire attention, car selon les lois ramiennes, en cas de conflit entre une femme et son tuteur, la femme sera sauf si le tuteur amène une preuve contraire réputée avoir raison.

Les elfes des sables, pour leur part, vivent en nomades dans les régions les plus sèches de Ram. Peu nombreux, ils sont répartis dans différentes tribus aux tailles variables. Ils vivent principalement des ressources que peuvent leur donner leurs élevages et de leur commerce des richesses que peut receler le désert.
Dans ses partis rocheuses, ce dernier contient de l’or, des diamants… Tout cela, aucun peuple n’est aussi apte à aller le rechercher que les elfes du désert eux-mêmes, quand ils décident d’y diriger leurs troupeaux. Dans le passé, il était impossible de le leur demander, et ceux qui voyaient des elfes du désert ne pouvaient qu’être envieux devant les bijoux qu’ils portaient. A présent, les elfes acceptent de faire commerce de leur art avec les humains, en échange de vivres si nécessaires, ou d’animaux. Après tout, ils dépendent grandement de leurs troupeaux de chèvres. Et ils se déplacent en permanence en selle, qu’il s’agisse de chameaux ou de chevaux, selon les tribus et les individus.

Si les ramiens à proprement parler et les elfes du désert ne se mélangent que peu (même si on en croise désormais plus souvent dans les villes), il est à noter que pour sceller leur nouvelle entente, le sultan de Ram et Turaën de la Mer de Sable ont stipulé qu’un elfe du désert venant en ville serait traité comme un citoyen ramien ou qu’un ramien perdu dans le désert serait traité comme n’importe quel membre d’une tribu s’il croisait des elfes.

La religion à Ram

Ram est une société qui n’a pas de religion d’Etat, loin de là. Les habitants de Ram ont cependant pour habitude de juger une personne en fonction de la dévotion qu’elle voue à la divinité qu’elle s’est choisie. Les ramiens considèrent que la parole de quelqu’un qui prie de temps à autre de façon peu attentive ne vaut rien, alors que celle d’une personne qui pense quotidiennement à son dieu est par définition fiable.
Après, il est bien sûr exact que certaines religions sont plus appréciées que d’autres. De manière générale, les ramiens vénèrent Vamor, Lothÿe, Elye et Ariel. A un moindre degré, Canërgen et Prarag ont leur place dans leurs cœurs.
La religion de Mystin est relativement rejetée, surtout au niveau du bas peuple, qui craint la magie. Pour autant, les magiciens, qui peuvent acquérir le titre de vizirs, c’est-à-dire conseillers en matière de magie des califes et du sultan, sont accepté à Ram. Mais craints, avec tout ce que cela implique comme ennuis.

Les elfes des sables ont pour leur part un panthéon très restreint. Lothÿe, en tant que dieu de la lumière, est leur seule divinité.

Puissance militaire

S’il est vrai que Ram a été affaibli par les guerres contre les elfes noirs, la réputation de son armée en a été grandie. Partout dans le monde, les soldats de Ram sont désormais connus comme ceux qui ont vaincu les elfes noirs. Sont-ils à la hauteur de cette réputation ?
Il faut dire qu’il s’agit d’une armée de métier très compétente. Les soldats passent, selon le corps de l’armée qu’ils souhaitent intégrer, plusieurs tours d’apprentissage, aux termes desquels seules les plus méritantes des recrues seront retenues, les autres renvoyées à la maison. Habituellement, cette armée fait régner l’ordre dans les villes. Si elle doit s’absenter pour aller à la guerre, elle est remplacée par les milices civiles, formées d’apprenties recrues qui avaient pu aller jusqu’au bout de leur cursus mais n’avaient finalement pas intégré l’armée régulière.
Des épéistes, des javeliniers, des vougiers, des arbalétriers… Tous vêtus d’armures de cuir savent repousser l’ennemi comme personne. Ils sont en outre soutenus par des naffatuns, des alchimistes formés pour la guerre, qui harcèlent l’ennemi de petits pots en céramiques, contenant un liquide appelé le naphta, qui une fois enflammé fait exploser le pot quand celui-ci impacte violemment un objet… Ou un ennemi.
La cavalerie de Ram est constituée d’archers et de lanciers, et de la garde des califes et sultans. Pour intégrer ces cavaliers, il faut toujours pouvoir entretenir soi-même son cheval. Tous portent encore et toujours la même armure de cuir. Sauf la garde du sultan en personne, seuls soldats à porter une armure en métal. Ces soldats sont au nombre de dix-sept seulement, et réputés dans tout Ram. Car pour intégrer ce régiment, il faut avoir tué, devant témoins, un minotaure.
A tous ces régiments doivent bien sûr être ajoutés les elfes du désert, nouveaux alliés de Ram. Ces derniers combattent sur le dos de leurs montures. Généralement tirailleurs, ils préfèrent avant tout manipuler l’arc et l’art de l’embuscade dans les sables quand vient l’heure du combat. Une tribu d’elfes du désert qui s’apprête à se battre choisit ainsi son terrain à l’avance, y attend l’adversaire, lui inflige le plus rapidement possibles, et à distance, de lourdes pertes, et s’enfuit aussitôt que cela est fait, laissant leurs montures qui connaissent bien ces sables les ramener vers la sûreté.
Finalement, Ram étant l’une des plus puissantes nations navales au monde, il faut bien sûr évoquer leur flotte de guerre impressionnante. Des galères de guerre parcourent ainsi en permanence les côtes de Ram, la longeant sans cesse à la recherche de n’importe quel élément perturbateur dans la routine du commerce ramien.

Régiment de renom : Les chasseresses de démons ramiennes


« Elles ont jurés de servir Ram, son sultan, son peuple, et de toujours le protéger des démons, de leurs alliés et de leurs serviteurs. Je ne peux rien dire de plus sur elles. »
=> Qassim Anar, sultan de Ram, au sujet des chasseresses de démons.

Quand un sultan de Ram, ou maintenant le sultan de Ram, constate qu’il a engendré un enfant hors des liens du mariage ou que l’une de ses épouses a engendré un enfant qui n’est pas de lui, il convient d’appliquer la loi.
Dans le cas où il a été conçu par le sultan qui aurait eu une relation avec une femme qui n’est pas l’une de ses épouses, et si c’est un garçon, l’enfant aura des chances d’être élevé selon les critères de la noblesse, pourvu que sa mère ne soit pas une misérable mendiante. Il aura alors la chance de devenir un érudit, ou un grand guerrier. S’il s’agit d’un garçon engendré par l’une des épouses du sultan mais non par le sultan lui-même, il sera alors vraisemblablement (et sa mère aussi) vendu comme esclave.
Le cas où il s’agit d’une fille change toute la donne. Elle sera alors donnée à l’ordre des chasseresses de démons de Ram. La seule exception possible pour le sultan étant de reconnaître la fille comme sienne si cela devait le priver d’héritier légitime en la personne du futur époux de l’enfant (c’est le cas pour Dalya Anar, actuelle princesse de Ram).
Suite à l’unification de Ram, vu qu’il n’y a plus qu’un seul sultan, ce système a été étendu à l’ensemble des différents califes pour ne pas menacer l’ordre d’extinction faute de membres potentielles.

Les chasseresses de démons de Ram sont donc les bâtardes du sultan et des califes. Elles sont arrachées à leurs mères dès la naissance et on commence alors à cet instant à les élever pour être des combattantes (spécialisées dans la dague et dans le cimeterre). L’entrainement pour devenir une chasseresse de démon est si exigeant que la plupart d’entre elles ne vont même pas y survivre. Mais celles qui vivront seront à coup sûr acceptées dans l’ordre. A l’âge de dix-huit tours, en effet, elles doivent passer une série de tests impliquant leur érudition, leur talent pour le combat ainsi que la force de leur volonté. L’échec à un seul de ces tests n’est pas seulement puni de refus d’entrée dans l’ordre, mais de mise à mort pure et simple.

Une fois entrées dans l’ordre, quelles sont les tâches des chasseresses de démons ? Leur serment est court. Une dizaine de phrases tout au plus qui impliquent de toujours être fidèles à fidèles à Canërgen, divinité vénérée par l’ordre (même si les sœurs ne sont pas des prêtresses), et surtout de protéger Ram contre les démons, leurs serviteurs et leurs alliés. Ces ennemis regroupent en fait, outre les démons eux-mêmes, ceux qui bien sûr les vénèrent, mais aussi ceux qui vénèrent Nimen ou Azma, ainsi que tous ceux qui ont de près ou de loin un lien avec la nécromancie, ce qui bien sûr implique toutes les créatures mort-vivantes. Cette liste est laissée à a libre interprétation de chaque chasseresse, qui peut donc accuser quiconque lui semble y correspondre. Ayant une forte aversion pour la magie, elles ont souvent tendance à inclure les sorciers de tous genres dans leurs proies potentielles.

Guerrières d’élites, elles sont théoriquement tout à fait libres de leurs mouvements et de leurs décisions quant à leur longue traque. Certaines passent ainsi toute leur vie à pourchasser une proie en particulier, d’autres à poursuivre toute leur vie à travers tout Ram chaque membre d’un culte donné, d’autres enfin varient leurs proies. Si quelqu’un leur signale quelque chose d’étrange, elles acceptent toujours d’aller vérifier, et ne terminent cette mission que lorsqu’elles sont certaines que toute menace est effectivement écartée.
C’est tout ce que la population de Ram sait d’eux. Mis à part le fait qu’elles soient bâtardes du sultan et des califes et qu’elles pourchassent les démons, rien n’est su sur ces femmes mystérieuses avant le début de leur vie publique. Il est dit que seul le sultan lui-même est apte à connaître tous leurs secrets. Car elles préfèreraient mourir que de les dévoiler. Si elles acceptent bien volontiers de faire équipe, ceux qui se sont essayés à les séduire se sont toujours heurtés à des murs de glace. D’aucuns pensent donc qu’il doit y avoir un serment là-dessous, mais là encore, elles n’en disent rien. Et ceux qui ont pris l’habitude de faire équipes avec ces femmes disent plutôt qu’il s’agit d’une dévotion totale à leur devoir qui fait qu’elles n’envisagent même pas une relation qui dépasserait le stade de la camaraderie ou de l’entraide.

Seules femmes de Ram autorisées à porter des armes, elles imposent le respect à l’ensemble de la population, qui sait bien qu’il s’agit sans doute des meilleures guerrières du sultanat. Information invérifiable vu qu’elles lèvent les yeux au ciel chaque fois que quelqu’un prétend mesurer ses talents aux leurs. A tout le moins peut-on être certains qu’elles font partie des meilleurs. En outre, on les craint, car on sait que n’importe quelle chasseresse peut vous tomber dessus n’importe quand si elle acquiert la conviction que vous êtes un allié des forces démoniaques. Et là, il n’y a plus d’échappatoire.
Les chasseresses sont en effet, dans leur domaine, à la fois enquêtrices, accusatrices, jury, juge et bourreau. Si elles obtiennent effectivement la conviction que la personne qu’elles soupçonnaient est bien un allié des forces démoniaques, ou plutôt quand elles obtiennent cette conviction, la sentence est la mort. Par la lame s’il s’agit d’un nécromancien ou mort-vivant, par le feu s’il s’agit d’un serviteur des démons.

La plupart d’entre elles travaillent seules, parfois sous couverture mais le plus souvent ouvertement, leur apparition déclenchant la peur dans le cœur des gens et la confusion dans leur tête. Elles peuvent réquisitionner la milice locale ou la garde, les prêtres, et tous les citoyens à l’esprit qu’elles jugent sain pour les aider à accomplir leurs devoirs. Si elles demandent à quelqu’un de lui porter assistance, il n’a pas le droit de refuser.
La plupart du temps, elles travaillent en marge de la loi, parce qu’elles savent qu’elles ne pourront jamais arrêter leur gibier et le présenter devant la justice (allez présenter un démon devant la justice, vous), ou parce que quand elles le peuvent, elles estiment le plus souvent que la justice commune est trop bonne pour la racaille qu’elles traquent. Attention cependant, si une chasseresse commence à voir des signes démoniaques partout, elle sera pourchassée par les autres chasseresses et traitée comme une servante des démons. Elles doivent toujours fonder leurs accusations sur des critères les plus objectifs possibles (même si bien sûr, on leur passe bien souvent les quelques bavures qu’elles peuvent faire, de toute façon il est rare que leurs méthodes soient vérifiées).
Certaines femmes de Ram se prétendent chasseresses. Elles peuvent parfois se rendre dans des communautés isolées, provoquer une hystérie collective contre un innocent, le faire brûler, confisquer ses biens et s’enfuir avant que le crime ne soit découvert. Ou elles peuvent être tout à fait droites d’esprit et vouloir aider les vraies chasseresses à leur échelle. Dans les deux cas, elles encourent la mort par la lame si elles se font prendre.
Aucune sœur n’usera jamais de magie profane dans l’accomplissement de son devoir. On leur enseigne en effet que la magie est une force des démons et que l’utiliser contre la chose qui l’a créée serait comme combattre un incendie en l’aspergeant d’huile. C’est en grande partie pour cette raison que la plupart d’entre elles pensent que tous les magiciens sont des serviteurs des démons, et que les vizirs admis dans les cours de la noblesse ont juste réussi à rouler les seigneurs en leur faisant croire que leurs pratiques impies sont inoffensives. Dès lors, les vizirs sont comme des funambules sur un fil. A la première erreur, à la moindre faille dans leurs raisonnements, ils peuvent être sûrs qu’une sœur qui guettait une occasion de l’accuser bondira pour le faire chuter.

Pour ce qui est de leurs tactiques de travail, les chasseresses peuvent chasser seules ou en groupe et sans faire de remous une proie, puis la tuer dans un combat d’une violence généralement inouïe. Leurs lames sont souvent en argent, et toujours bénies par des prêtres afin d’être aptes à blesser des êtres démoniaques. Mais il leur arrive parfois, ou souvent pour certaines d’entre elles, d’utiliser les ressources disponibles d’une communauté et de s’entourer des soldats et de la milice locale pour les aider si le péril qu’elles affrontent est selon elle trop grand (que ce soit pour une seule chasseresse ou un groupe d’entre elles), quel qu’il soit. Si elles ne trouvent pas de gardes compétents sur place, elles n’hésiteront pas à utiliser les paysans.
Concernant ces activités publiques, elles sont rares et n’interviennent généralement que vers la fin de leur enquête, si une telle enquête est nécessaire (pas besoin d’enquêter pendant des lunes pour déterminer qu’un chien à trois têtes est de nature démoniaque par exemple). Elles n’attaquent pas une proie si elles n’ont pas tous les faits en main. Aussi, à moins que la menace ne soit évidente, elles rôderont plutôt dans la communauté à l’affût des comportements suspects ou des indices. Pendant ce temps, elles formeront un groupe d’assistants, des gens du cru qui connaissent les membres de la communauté et ce qu’il s’y passe. Avec leur aide, elles pourront juger de la pureté et des habitants en les ayant à portée de main. Souvent, quand elles identifient un suspect, elles font mine de se lier d’amitié avec lui pour mieux l’avoir à l’œil.
Une fois la corruption dénoncée, si elle l’estime nécessaire, la chasseresse réquisitionne le reste des habitants en se servant de leurs peurs pour capturer les ennemis qu’elle a débusqué. Une fois capturés, si elle l’estime utile, elle les interroge, n’hésitant pas un seul instant à user de torture pour démêler les informations dont elles ont besoin et débusquer un éventuel complice. Les captifs qui ne meurent pas durant l’interrogatoire sont purifiés par la lame ou le feu, et quiconque les a assistés est confié à la justice locale, avec ordre de les exécuter en place publique (si possible avec un mode d’exécution lent et douloureux) pour dissuader qui que ce soit de venir en aide aux serviteurs des démons.

Quand l’armée se lance dans une bataille, il arrive que des chasseresses viennent en petit groupe s’y mêler. Ce fut notamment le cas dans la guerre contre les elfes noirs, où presque tout l’ordre abandonna ses enquêtes pour aller combattre lesdits elfes noirs. L’ordre paya un lourd tribut durant la guerre, mais les exploits des chasseresses l’en firent sortir plus respecté (et craint) que jamais.

Ram et le reste du monde

Ram, en tant que royaume commerçant, est réputé partout dans le monde pour la diversité de ses ressources : épices, soie, ivoire, or, diamants, marbre… Si Ram n’a pas été épargné par le soleil, il est en revanche une source inépuisable de produits de luxe pour les autres nations. Bien évidemment, il ne suffit pas de se baisser pour les ramasser, mais il explique dans la diplomatie du Vieux Monde, à l’état actuelle, aucune nation ne chercher à se faire de Ram des ennemis.

Personnalités notables

Qassim Anar, sultan de Ram


Opportuniste, Qassim Anar n’était qu’un sultan parmi d’autre jusqu’à l’unification de Ram. C’est là le premier point pour lequel elle le retiendra. Le second point, c’est qu’il a brillamment commandé les armées des elfes noirs et unifié le sultanat. La vérité et qu’il n’a rien fait d’exceptionnel. Ce n’est pas un mauvais dirigeant, et s’il dispose des conditions qui lui conviennent, il peut mener une armée à la victoire, mais à titre d’exemple, sans les conseils avisés de la reine Tuären de la Mer de Sable, il n’aurait probablement pas gagné face aux elfes noirs.
Attention, il ne faut pas cependant croire qu’il soit inapte à gouverner. Bon politicien, il a tout de même fait un excellent travail et a fait montre d’ingéniosité lorsqu’il s’est agi de reconstruire Ram après sa destruction. En outre, il reste un bon général. Par exceptionnel, mais bon. La vérité est en outre que Qassim Anar lui-même sait qu’il n’est que l’ombre de ce l’homme qu’en fera sa propre légende. Et pourtant, ce vieil homme de cinquante tours ne cherche pas à rétablir la vérité. Non pas par orgueil, mais parce qu’il sait que cette légende lui donne, ainsi qu’à sa lignée, une plus grande légitimité à régner sur la région.
Qassim se retire graduellement des affaires de Ram. Se sentant vieillir, et même s’il a encore probablement de beaux jours devant lui, il sait qu’il est temps pour lui de laisser, petit à petit, ses héritiers diriger le pays, afin que, le jour venu, ni eux ni la population ne soit choqué par la brutalité du changement de dirigeant.

Turaën de la Mer de Sable


Les elfes des sables vivent en selle (de chameau ou de cheval). Peu importe quel animal monte-t-il, le meneur de chacune de leur tribu doit être le meilleur cavalier. C’est en effet une qualité essentielle pour être capable de les diriger. Une fois choisi, ce dernier peut, s’il le souhaite, acquérir le titre de chef des elfes des sables tout entier. Là encore, il doit être meilleur cavalier que celui ou celle qu’il l’est déjà. Une telle politique mènerait chez beaucoup de peuples, elfes ou d’autres races, à une certaine instabilité du pouvoir en place. Les elfes des sables contrent cela en éduquant leurs enfants dès leurs plus jeunes âges au fait que meilleur est le cavalier, plus lourde seront ses responsabilités. L’apprentissage de la monte vient donc avec beaucoup d’autres, et les chefs sont généralement assez qualifiés, et durent donc longtemps, car peu d’elfes remettent leur place en cause.
Actuellement, c’est Turaën de la Mer de Sable, la chef des elfes des sables. Ce titre, c’est celui de tous ceux qui ont occupé ce poste avant elle parmi les tribus elfiques de tout le continent. En tant que chef, Turaën a la lourde tâche de prendre ses décisions au nom de son peuple tout entier. Elle les réfléchit donc soigneusement, et il n’est pas rare de la voir s’éloigner de sa tribu, de temps à autre, chevauchant sur la dune d’à côté de cette dernière. Dans ce cas, c’est qu’elle a besoin de méditer une décision lourde de conséquences. Comme par exemple, s’allier avec Qassim Anar. A ce jour, aucun elfe des sables n’a remis en cause son choix. Après tout, ils en ont tiré que des partenaires commerciaux qui sont prêts à les aider en cas de pénurie contre certains de leurs bijoux, mais aussi des alliés précieux au combat, avec qui ils ont pu chasser les orcs.

Dalya Behired, future reine de Ram


Qassim Anar a de très nombreuses qualités appréciées de son peuple, mais malgré ses très nombreuses femmes, il n’a jamais eu qu’un seul enfant, et le destin voulut que ce soit une fille, qui selon les lois de Ram ne pouvait hériter du trône. Il fallait donc impérativement lui trouver un époux. Heureusement, après qu’il ait été nommé sultan, les prétendants ont afflué de partout dans Ram et dans le monde !
En attendant ce mariage qui tarda à venir, Qassim Anar prenant soin de choisir le meilleur parti pour elle, car il s’agissait du futur sultan, qui que ce soit, Dalya dut apprendre la diplomate et la vie au sein du palais. Y trouvant là un certain intérêt, et rencontrant, avec le couple Tucil des Îles de Jade, ses meilleurs amis, elle se passionna pour la diplomatie. Voyageuse, elle parcourut donc le monde avec la bénédiction de son père, tissant des liens avec les autres royaumes. Elle apprit en outre à s’occuper de la vie au palais. Le palais royal de Ram étant de grande taille, il requiert une intendance de tous les instants. Anticipant sur le fait que son futur mari pourrait ne pas voir d’un bon œil ses déplacements et la cloisonner dans ces murs, Dalya, alors Anar, apprit à s’occuper du palais.
Aujourd’hui, si son mariage a effectivement réduit, sans aller jusqu’au néant, ses déplacements diplomatiques, Dalya Behired est pour ainsi dire celle qui s’occupe de tout au sein du palais. Elle recrute les serviteurs, répartir leurs tâches, s’assure que chaque invité ait ses chambres… L’intendance du palais est le domaine de la première épouse du futur sultan, en quelques sortes. Elle n’a pour l’instant pas vraiment le loisir d’en bouger, mais espère en un futur déplacement. Car même si elle est occupée, la diplomatie lui manque également.
Dalya Behired est appréciée du peuple, qui a appris à la connaitre du fait qu’elle soit le seul enfant du sultan. Durant la guerre contre les elfes noirs, c’est elle qui dut prendre les rênes de Vindex, la capitale, tandis que son père était parti. A l’époque, elle dût gérer les flots de réfugiés, et s’assura que tous aient un égal accès aux bains et à des vivres. Cela la rendit très vite populaire. Actuellement, si son rôle est moins visible à cause de sa vie désormais quotidienne au palais, son souvenir est vif dans les mémoires des ramiens. Et nul doute qu’elle saura le raviver en cas de besoin, car Yacouba Behired, son époux, n’hésite pas à faire appel à elle quand il a besoin de ses qualités. Un symbole de la nation ramienne, en quelques sortes !

Yacouba Behired, futur sultan de Ram


Quand Qassim Anar cherchait un époux pour sa fille, il est allé chercher partout dans le monde. Dans Ram bien sûr, mais il a aussi envisagé de nombreux partis étrangers. Il avait pour ainsi dire un problème de riche. La fille unique du sultan de Ram ! Certains dirigeants étrangers (la pudeur et la diplomatie réclament de ne pas dire lesquels) étaient d’ailleurs prêts à envisager la polygamie, alors qu’elle n’était pas forcément bien vue dans leurs pays d’origine, pour mettre la main sur un tel trésor.
Sans parler des califes. Qassim Anar envisagea même de la donner à Abad el Shrata du Kasmin, le dirigeant du nouveau monde ! Mais en fait, la solution était depuis le départ sous ses yeux, sous la forme de l’un des membres de sa garde personnelle, Yacouba Behired. Garde personnel ? Mais alors, il a abattu un minotaure ? Yacouba Behired a effectivement porté le coup fatal à l’une de ces bêtes. Mais lui-même reste humble par rapport à cet exploit. Il n’a fait que finir un excellent travail effectué collectivement avec les gardes de son palais. Son palais oui, car avant d’être garde du sultan de Ram, il était un des héritiers de ce qui était encore le sultanat de Latmay, à l’est de Ram. Allié de longue date de Ram lui-même, ce sultanat avait accepté sans broncher l’annexion. A vrai dire, il avait même placé ses armées sous le commandement de Qassim, durant la guerre. Pour les remercier, Qassim Anar avait offert une place de choix à celui qui était alors chef des armées de ce sultanat. Garde du sultan lui-même, c’était une promotion. Laissant le rôle de calife à l’un de ses frères, Yacouba Behired suivit donc Qassim Anar.
Et quand il connut l’hésitation de son suzerain quant à l’époux à choisir pour la princesse, c’est avec opportunisme qu’il tenta sa chance. Qassim connaissait la valeur de ce jeune homme au combat, et savait que son titre de garde du sultan faisait de lui quelqu’un de déjà célèbre et respecté dans toutes ses terres ! Il s’assura qu’il s’y connaisse en politique, et fut heureux de constater que le jeune homme savait se débrouiller. En outre, en cas de problèmes, il pouvait toujours appeler Dalya, qui avait des connaissances étendues en diplomatie, et donc en politique, elle aussi.
L’affaire fut vite arrangée. Yacouba Behired est donc le futur sultan de Ram. Guerrier exemplaire, meneur d’hommes, beaucoup parmi le peuple ont bien accueilli la nouvelle. Il est dans la lignée de ce que Qassim Anar a montré après tout. Reste juste à savoir s’il saura gérer les contraintes de sa terre, mais aussi le commerce, très important à Ram.

Chaka & Malik Brahimi


Malik Brahimi est le grand vizir de Ram. Il faut entendre par là que c’est lui qui est le conseiller en magie du sultan. Ou plutôt du futur sultan, car si Qassim Anar n’a jamais pris de vizir, le faire venir à Vindex fut la première décision de Yacouba Behired, qui craint pour sa part la magie.
Chaka ? En fait, c’est que Maliki n’est pas un expert en magie. Tout au plus est-il capable de faire quelques petits tours de passe-passe, mais il n’a jamais vraiment développé son pouvoir. Chaka Brahimi, elle, est une véritable magicienne ! Seulement elle ne pouvait pas devenir vizir auprès d’un sultan. Il a donc fallu trouver une solution, et celle-ci est venue de Malik.
Chaka Brahimi est une magicienne inquiétante pour n’importe quel homme sain d’esprit, puisqu’elle maitrise la magie violette, pas toujours appréciée. Mais cela sied à Yacouba Behired, qui voit en le fait qu’elle maitrise une magie qui ne mette pas les gens autour d’elles tranquilles comme un indicateur du fait qu’elle en connaisse bien les dangers (il est tout à fait au courant du fait que ce soit elle la véritable magicienne et qui dicte ses paroles à son vizir de mari, mais ferme les yeux là-dessus : la façon dont ils gèrent leurs affaires de couple ne regarde après tout pas le sultan, tant qu’il a de la part de son vizir une réponse fiable).
Les deux ont en tout cas fort à faire avec les chasseresses de démons, qui voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un couple de sorciers, dont un en tant que vizir, à la cour royale. Mais en cela, ils sont tous deux logés à la même enseigne que tous les autres sorciers de Ram. Vizirs ou non, célèbres ou non, tous sont également surveillés (et souvent menacés) par les chasseresses.
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