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 Le siège de Palmyre

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Lancen Calvin De Everhell
La tour, au sommet l'oeil te regarde - Mon identité secrète est Sauron
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MessageSujet: Le siège de Palmyre   Mar 17 Juil 2018 - 13:42

Te reverrai-je ? Et quel ? Mais quoi ! moi mort ou non,
Voici mon testament :
Crains Dieu, ne hais personne, et porte bien ton nom
Qui fut porté dûment.

P.V



Des années étaient passées. Le monde de Ryscior avait bien songé, songeait Lancen. Il portait à bout de bras une torche, phare dans la nuit, qui étincelait doucement parmi les ténèbres de la nuit. Du haut des remparts qui encadraient la cité Topaze de Palmyre, le jeune De Everhell assistait au désastre. Ce géant à l'assise pourtant fragile qu'était sa cité natale semblait sur le point de s'écrouler. Se déployaient sous ses yeux, sur ce qui paraissait être des kilomètres à travers la forêts, une horde d'Orcs qui les assiégeaient. Des Orcs, oui mais pas que. Une multitude de maudites races, engeance maudite, pesta dans sa bouche le jeune noble, grandissait cette armée. La masse noire d'Orcs qui les assiégeaient vaquaient à leurs occupations. Par ci, par là, Lancen pouvait distinguer des feux de camps. De nombreuses tentes Orcques avaient poussées au milieu de cet essaim vert, comme des champignons aux pieds des arbres.

« Pourtant ils sont silencieux, murmura Lancen pour lui-même du haut des remparts. Ce sont une majorité d'Orcs et de Peaux-Vertes, mais ils ne chahutent pas. Il n'y a pas de cris. Pas de rugissement. Pas d'altercation.

Le hululement plaintif d'un cerf dans la forêt lui apprit que l'un des guerriers qui les assiégeait venait de chasser son dîner.

- On dirait presque une armée humaine...

Cela faisait plus de huit semaines que la cité Topaze De Palmyre était assiégée. Partout entre les murs, la terreur régnait. Les vivres diminuaient de plus en plus, le peuple commençait à mourir de faim. Et pourtant, aucun des dirigeants de la cité ne désirait entendre la redission du Seigneur Orc. Ils étaient également trop nombreux pour une attaque de front. Le seul espoir pour la Palmyre, en cet instant où les cloches d'or du temple d'Atÿe résonnaient appelant les fidèles à la prière, c'était une aide extérieure. L'ouverture de la cité sur le port avait été son orgueil. L'on pensait que les Orcs ne savaient pas naviguer et donc on s'était cru en sécurité. Mais les ans étaient passés, Ryscior avait changé, et les Orcs, guidés par ce mystérieux Seigneur Argorg héritier du terrible Cass'Cran, avaient appris à naviguer. Une flotte de bâtiments montés de canons et de races plus légères, ayant néanmoins juré allégeance au terrible géant et chef du clan, faisait blocus sur le port. Les quelques bâtiments qui avaient néanmoins tenté de forcer le blocus avaient été coulés. Parmi eux, songea avec amertume Lancen, la cité Topaze De Palmyre avait à pleurer la perte de trois magnifiques flûtes, le Soleil De Lothÿe, la Belle Impératrice et l'Audacieuse. Oui, tout espoir était perdu. Seule restait à la Palmyre la providence d'une aide extérieure. Une armée voisine qui viendrait couler les navires Orcs, les prenant en tenaille, et les surprenant jusque dans le bois où ils campaient. L'odeur des barbecue et de la viande faisandée dont se nourrissaient les monstres verts en contrebas monta jusqu'à ses narines, et Lancen se souvint qu'il avait terriblement faim. Les De Everhell, principaux piliers de la résistance de la cité Topaze De Palmyre avaient entreposés secrètement dans leurs granges et leurs salons le peu de nourriture qu'il leur restait encore. Mais très vite, cette réserve-là se viderait également. Alliés à la Maison Des Warren, Seigneurs de la Topaze, les De Everhell avaient décidé de tenter coute que coute une sortie. Lancen avait été désigné par son père et les patriarches des deux familles afin de mener à bien cet exutoire.

- Votre poignard, monsieur le Comte.
- Merci Benjamin.

Lancen cingla autour de sa taille l'étui de cuir du poignard puis il abandonna les remparts et sauta en selle. Il tendit sa lanterne au domestique et releva sur son visage son capuchon.

- Benjamin, dit-il, j'espère revenir vite avec du renfort. Avec de quoi exterminer l'armée de cet Argorg.
- Les Dieux et l'Impératrice vous entendent, maître.

Lancen hocha la tête et flatta du plat de la main l'encolure de sa monture.

- C'est le plus rapide, Benjamin ?
- Oui monsieur. Une brave bête, ça. Elle vous portera droit jusqu'à nos voisins, la cité Spinelle de Parme.
- Je ferai de mon mieux pour convaincre les Parmiens.

Après un dernier coup d'oeil pour le crâne Orc gigantesque qui décorait depuis toujours les remparts de la cité Topaze De Palmyre, Lancen s'envoya derrière le gosier une bonne gorgée de vin. Il le recracha aussitôt. C'était du vinaigre.

- Dire que c'est peut-être ce crane, ce trophée de guerre lointain, l'os de l'Orc Kröm, qui nous cause tous ces ennuis.

Il se mit finalement en route. On lui leva les grilles d'une poterne dérobée dans l'ombre des murs de la cité et Lancen partit au galop sous le ciel sans lune. Il devait essayer de contourner au maximum le siège Orc. Personne ne l'avait vu quitter la cité en siège, c'était parfait.

-Là, tout doux. Tout doux.

Le bruit des sabots de sa monture fut vite etouffé par les nombreux rires gras des Orcs qui riaient et dînaient tout autour de lui. Il entendait aussi des gémissements de femme, des rires gras. Les Orcquettes qui se faisaient tringler par les puants en attendant tranquillement que la cité noble de Palmyre crève de faim. Lancen s'abaissa davantage sur l'encolure et serra les dents, en filant comme le vent. De nombreux cavaliers Orcs montaient diverses montures au sein de l'armée, et il y avait de nombreux chevaux que leurs propriétaires à la peau verte faisaient galoper en pleine nuit. Tout ce tintamarre suffit à couvrir la course de Lancen. Je me suis trompé, songea-t-il, du haut des remparts l'armée Verte a effectivement l'air calme et ordonnée, mais vu d'en bas tout est différent.
Il commençait presque à jubiler sur sa selle lorsqu'il pensa avoir dépassé l'armée ennemie, faisant un avec sa monture, que ses rêves illusoires prirent fin. Lancen De Everhell se heurta à deux estafettes Orcques, aussi grandes que des montagnes qui lui barrèrent la route de leur hache semblable à des pilastres. La monture s'emballa et manqua de peu de s'écraser sur les crocs de leurs armes. Il fut désarçonné ! Lorsque les Orcs le malmenèrent un peu, le secouant comme une poupée de chiffon et lui administrant plusieurs gifle, Lancen songea que s'il mourrait se soir, il serait au moins mort pour voir l'esprit humain libre. Lorsqu'on le ficela et l'emmena comme prisonnier, lui promettant mille ans de tortures, il reçut la chaîne qui devait le lier au poteau d'une tente Orcque avec dignité, comme un De Everhell. Sa rapière et son poignard lui fut confisqué.

- Le Seigneur de Cass'Cran va v'nir s'occuper de toi, cracha l'un des deux Orcs tandis que deux autres venaient pour monter la garde. »

Lancen espéra qu'au moins un seul sur la centaine de pigeons que Palmyre essayait d'envoyer comme messager hors de ses murs avait pu esquiver les flèches Orcques et en réchapper. Au fond de lui, maintenant qu'il était prisonniers des pires barbares de Ryscior, il était terrifié.
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Argorg Uktathagh
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MessageSujet: Re: Le siège de Palmyre   Mar 17 Juil 2018 - 22:05

Le siège de Topaze se déroulait bien. Peu de pertes étaient à compter. Les impériaux n'avaient pas été très efficaces à défendre leur cité. Ce à quoi Argorg ria dans sa tente de Seigneur de guerre. Assis sur son "trône" qui consistait dans un simple fauteuil rembourré et délicieusement confortable pour un guerrier comme lui.
Cass'Cran, la célèbre masse légendaire, possédée par un esprit vengeur, n'était pas très loin de lui, tout comme ses autres armes.

Attila le tigre géant et Spoki la chienne joyeuse mangeaient chacun leur repas se composant de poulets et de bœufs. Les deux camarades quadrupèdes du Seigneur Orc ne laissaient jamais leur ami.


Argorg s’apprêtait à manger à son tour son repas quand un humain de couleur mate vint l'importuner, aussi respectueux était-il :

-Seigneur Argorg. Je suis navré de vous déranger, mais nous avons capturé un nobliau de la cité de Topaze. Il a tenté d'échapper à la surveillance de nos gardes, et de prévenir de potentiels alliés de la cité. Souhaiteriez-vous le v...

-Pas de mondanités avec moi, mon garçon. Tu n'es plus exploité, et tu n'as plus besoin de lécher les bottes de qui que ce soit. Tu es un humain libre. *déclara l'orc, posant sa grande main sur l'épaule du jeune homme, et le regardant avec un sourire du haut de ses plus de 2 mètres* Et pour répondre à ta question, oui, je veux le voir. Guide-moi...

-Je n'ai pas de nom, Seigneur...

-Hm. Alors maintenant ton nom sera Krakhorn le Libre.

Le jeune homme eut un moment d'hésitation, puis un grand sourire et l’œil humide

-Je suis Krakhorn le Libre, Seigneur ! *dit-il en frappant son torse du poing pour faire résonner ce nom* Je vais vous montrer le nobliau !


Argorg sourit de plus belle et suivit tranquillement Krakhorn jusqu'à l'entrée d'une tente où était attaché un jeune homme bien habillé, les cheveux longs et bruns, et les yeux clairs, regardant droit dans les yeux Argorg.

Ce dernier envoya les autres orcs aller se reposer, manger et aller s'amuser un peu. Ceux-ci se prirent la main en riant doucement et remercièrent Argorg.

L'orc, se retrouva seul avec le jeune homme et ses deux amis poilus, restant derrière le shaman. Il prit un tabouret et s'installa devant le petit noble :


-Qui es-tu ?

-Je suis comte. Mon nom est Lancen de la Maison De Everhell. Je viens de cette cité que vous assiégez depuis des mois, laissant ses habitants mourir de faim.

L'orc souleva un sourcil.

-On a tous nos raisons de faire la guerre, gamin. Après des années de famines pour les peaux-vertes, c'est à vous de le subir. L'Empire nous en a fait bien plus bavé que tu sembles le croire, jeune homme.

-Vous vous adressez à comte, chef de clan, ne l'oubliez pas. *dit le nobliau en fronçant les sourcils*

-Je me moque bien de ton statut. Tu t'adresses au Seigneur de la Horde Libre. Nous pouvons être amical l'un envers l'autre. Et peut-être nous tutoyer.

Lancen hocha la tête, non sans dire

-Ici nous exhibons des têtes d'orcs, comme un trophée, Argorg. Il n'est pas facile d'oublier nos différents, surtout face à vous qui nous faites souffrir depuis des mois. Je ferai de mon mieux si vous faites preuves d'un peu de bon sens. Me tuer ne vous servirait à rien, vous savez.

-Je sais très bien que vous exhibez nos têtes Mais je ne comptais pas te tuer, Lancen. Nous voulons être libre. Pas faire un génocide.

-L'Empire n'en a pas fait non p...

-Peu importe. Vous n'êtes pas non plus tous blancs dans cette guerre. Mais bref. Assez de conflits entre nous.

Lancen approuva d'un geste de la tête, tout en continuant de regarder l'orc


Argorg invita Attila et Spoki à venir sentir le jeune homme. La chienne ne broncha pas, pas plus que le tigre. Cependant, le félin restait sur ses gardes par rapport à l'impérial.
Quand à ce dernier il était fort effrayé de voir cet énorme tigre lui tourner autour et le reniffler.

C'est alors que le shaman entendit distinctement dans sa tête la voix de Cass'Cran
"Il ne t'est pas utile Argorg. Tue-le. Ce n'est qu'un nobliau indigne d'intérêt."
"Il suffit. Tu as déjà eu assez de sang aujourd'hui. Il pourra me servir. *répondit mentalement le Seigneur de guerre*"

Puis Argorg s'adressa au jeune homme :


-Souhaites-tu manger ? Te faire capturer par mes hommes et le siège a dû te donner faim.

-Je... Oui, je veux bien ! Quand à l'affrontement, à part de bonnes gifles je crois que ça va. Vos hommes m'ont renversés sous mon cheval dès le début du combat.

Argorg hocha la tête, lui enleva sa chaîne mais lui attacha les mains avec une corde

-Je me dois de te laisser attacher pour l'instant, tu restes un ennemi. Les miens pourraient craindre un piège si je te laissais déambuler libre.

-Hm... Sans armes je ne risque pas de faire grand-chose. Mais très bien j'accepte. Tant que je peux me repaître, je m'en moque.


Argorg emmena Lancen jusqu'à la tente où l'un des cuisiniers distribuait la nourriture aux différents soldats. Quand le Seigneur de la Horde Libre se montra il fut accueilli par des "Hourra !!" "Vive le Seigneur Argorg !" "Que la Horde unisse les peuples !" et "Libres grâce au Seigneur orc !!". Tous et toutes applaudissaient et célébraient leur chef. Il était vraiment aimé des siens. De plus, ce qui pouvait choquer le plus Lancen ce fut toutes les différentes races qui peuplaient l'armée d'Argorg. Orc, ogres et gobelins, bien sûr, mais également des nains, des humains, des halfelins, des elfes... Tant de races réunit au même endroits pouvaient en choquer certains, mais c'était bien réel.

Durant le repas, Lancen se baffra aux côtés de ceux qui étaient sensés être ses ennemis, mais cela ne semblait pas plus l'atteindre que ça, vu le plaisir qu'il prenait à manger. Cependant, Argorg eut du mal à apprécier totalement le repas à cause de Cass'Cran qui ne cessait de le harceler pour tuer Lancen qu'elle considérait comme inutile. L'orc eut les plus grandes peines du monde pour faire taire cette voix avide de sang alors que lui n'était actuellement avide que de nourriture.

C'est après une longue soirée de beuverie et de repas que Lancen réussit à être à peu près accepter par la Horde Libre, non sans dégoter de jolis surnoms tel que "Petit nobliau" ou "Petit Comte du siège". Malgré ces taquineries il pût dormir tranquillement dans une des tentes du camp. Argorg, lui, rejoignis sa tente de Seigneur de la Horde Libre pour une bonne nuit de sommeil.


~


A l'aube, Argorg fut l'un des premiers à se lever. Il voulait parcourir l'immensité de son camp. Il commença d'abord par aller voir le coin des shamans. Son endroit préféré du camp, vu qu'il était lui-même shaman. Quand il arriva près de la zone, il fut accueilli par une gobeline commençant à prendre de l'âge, mais toujours aussi fringante et énergique. Celle-ci était entourée d'une meute de loup. La gobeline portant à sa hanche droite une dague aussi longue que la moitié de son bras salua fort amicalement l'orc :

-Argorg ! Je me demandais si tu allais passer !

-Salut Chess ! Je ne comptais pas oublier de venir vous voir, voyons ! Comment vas-tu l'ancienne ?

-Je vais bien, malgré mes 208 tours, gamins ! Et mes chéris aussi vont bien.

Spoki et Attila saluèrent aussi la meute en jouant gentiment avec eux.

-Comment ça se passe par ici ? Tous les animaux et shamans s'en sortent ?

-Tout le monde va bien. Je t'avoue que j'ai été surprise quand tu m'as amené ces deux gamines pour les former à l'art du shamanisme, mais pour l'instant elles se sont liées d'amitié avec un rat et une grenouille. Elles sont pas mauvaises. Tu veux aller voir ta chère copine ?

-Tu sais que je meurs d'envie de la voir ! *répondit Argorg, le sourire au lèvre*


Chess guida son chef jusqu'à un endroit où différentes montures se trouvaient, notamment de nombreux cheveux, cerfs et élans, des éléphants, également, mais surtout un autre animal très particulier. Un colosse blanc, muni d'une grosse corne sur le nez vint accueillir le Seigneur de la Horde. Une rhinocéros venant des plaines les plus arides des Terres Orcs. Et cette mastodonte vint faire la fête à son amie Argorg.

-Feyte ! Je suis content aussi de te voir ma toute belle !! *ria l'orc en flattant les flancs et la corne de la rhinocéros*

-Elle se languit à chaque fois de te voir ! Tu devrais lui aménager un petit coin près de ta tente, pour qu'elle se sente moins laissée de côté. Tu as fais ça pour Plagt, après tout !

-Oui, c'est vrai que je devrais le faire. Et elle au moins elle ne mangera pas tout ce qui lui tombe sous la main !

Les deux peaux-vertes éclatèrent de rire, tandis que Spoki faisait la fête à Feyte, et que cette dernière se frottait à un Attila qui n'en menait pas large face à une si grosse bestiole.


Après la visite du côté shaman, le Seigneur orc rejoignit ses plus proches amis dans ce camp. Il rejoignit Un Plagt en train de déjeuner de cuisseaux de bœuf, tout content de le voir :

-Salut, A'go'g !! Comment qu'tu vas ?

-Salut mon vieux Plagt ! Après une bonne boustifaille et une bonne nuit de sommeil on se sent toujours bien ! Et toi, comment ça se passe avec ton équipe de canonniers ? Tu t'en sors ?

-L'gars sont doués ! L's og'es po'tent bien l'canons, pis les au'tes sont bons pou' nous di' où faut ti'er !

-Je suis ravit de voir que tu t'en sors bien en tant que chef canonnier ! Et je te rappel que tu dois manger aucun de tes compagnons, même les gobelins ! Chaque membre de la Horde est important.

-T'en f'pas ! C'mes amis ! J'les mange'ais pas !

-Bien. Est-ce que tu sais où est Boukle d'Or et Gruiiik ?


L'ogre pointa une tente du doigt d'où sortait un ronflement. Argorg ne fut pas surpris de croiser Boukle d'Or en train de roupiller, la tête appuyée sur son énorme sanglier, Gruiiiik.

-DEBOUT, GAMINE !!!!! *hurla le Seigneur Orc*

-QUOI IL SE PASSE QUOI ???!!!

-C'est l'heure de se lever, Boukle !

La jeune femme à moitié endormie et à poil se frotta les yeux puis salua d'un signe de la main Argorg

-Hé, salut chef... J'arrive, je me lève... *bailla-t-elle*

-C'est ça, lève-toi sinon c'est Plagt qui va venir te réveiller à coup de rôts !

Cela fit monter la pression à la mercenaire qui s'habilla en vitesse. Argorg en ria beaucoup.


~


Après avoir fait le tour et vu que chacun et chacune des siens était prêt et prête, Argorg monta sur le dos de Feyte, et enfila son plus beau casque de guerre. Brandissant la masse de Cass'Cran, un chant commença à monter au sein de l'armée. Un chant que tous connaissaient : L'appel de la guerre.

Lancen débarqua en trombe aux côtés d'Argorg, complètement surpris et éberlué

-Mais... Que se passe-t-il, Argorg ?

-N'est-ce pas évident Lancen ? Nous allons enfin faire tomber Topaze, et cesser ce siège.



Puis une dizaine de cornes de brumes sonnèrent, et ce fut l'assaut.
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Boukle d'Or
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MessageSujet: Re: Le siège de Palmyre   Mar 24 Juil 2018 - 23:39

Loin des senteurs de viande et d'étoffes moisies,
Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ;
- Et l'oraison fleurit d'expressions choisies,
Et les mysticités prennent des tons pressants,

A.R

Boukle d’Or aurait voulu faire partie de l’avant-garde Orcque. La chair à canon, comme l’appelait les Officiers. Les premières lignes Orcques, c’étaient des géants au pied dur, à la peau verte, munis non pas de lames mais de gourdins, de masses, et montant des animaux gigantesque, des cuirassés que les flèches ne pouvaient percer. Ce fut cette ligne dévastatrice qui ébranla les remparts de la cité de l’Empire sous sa charge triomphante et permit à l’armée d’Argorg, la Horde Libre, de s’introduire en la cité. Une fois que les béliers, les scorpions et les catapultes avaient fait ce qu’on attendait d’eux, la charge des premières lignes avaient pénétré la cité, et Boukle d’Or les avait enviée. Ce fut une erreur.
Perchée sur le dos de GRUUUIKK dont la masse osseuse et musculaire s’était vu accroître au fil des années passées avec Argorg, la guerrière ravala sa salive. A côté d’elle : Argorg Uktathagh. Celui que l’on appelait l’héritier de Kröm, et il tenait dans sa main, fermement, la célèbre Cass’Cran. Tout autour d’eux deux, d’autres Orcs. Raggra et Garbro, les chefs de deux tribus d’Orcques qui avaient acceptés de se joindre à la Horde Libre et d’embrasser les causes d’Argorg. Boukle d’Or vit les phalanges énormes de Raggra se serrer sur la crête écailleuse du mâle wyvern gigantesque qu’il montait. Sur le dos de son rhinocéros, Argorg Uktathagh héritier de Kröm faisait de même. La Horde Libre venait de décider de prendre la cité Topaze De Palmyre et elle assistait impuissante à la mort en masse de son avant-garde. Là-bas, au loin, les Orcs qui avaient reçus l’ordre d’attaquer les Impériaux le payaient au prix fort. Une odeur de chairs, de cuirs, de poils et d’écailles carbonisés vint aux narines de Boukle d’Or. GRUUUIKK s’agita un peu. Argorg avait sous-estimé les mages de l’Empire. L’on disait de par le monde qu’ils étaient d’ailleurs les plus puissants de Ryscior.

«  Le feu du sorcier, dit Garbro sur son loup géant des plaines.

Argorg ne dit rien. Boukle D’Or avait compris elle aussi. Durant tout ce temps où Palmyre s’affamait, les mages de la cité n’avaient pas chômés. En capturant le jeune nobliau parti dans la nuit chercher du refuge, l’armée Verte avait cru la cité faible, vulnérable. Prête à tomber. C’était une erreur. Tout ce temps de siège, les sorciers de la Palmyre l’avait passé à compiler, enchaîner, perfectionner leurs sorts. La première erreur d’Argorg avait été celle-ci. Il venait de sous-estimer son ennemi. Et à présent ses guerriers en payaient le prix, brûlés vifs par le feu du Sorcier. Tout en haut de la plut haute tour de la cité, les plus grandes familles de sorciers réunies avaient fait feu commun. L’incendie ne laissa des barbares de la Horde plus que la horde. Lorsqu’Argorg chargea, en compagnie de son deuxième bataillon, composé quant-à-lui essentiellement d’Orcs et d’humains, anciens esclaves pour la plupart, il commit sa seconde erreur. Les mages de l’Empire d’Ambre avaient marqué le sol de runes invisibles, et le pied du rhinocéros anthracite que montait l’Orc les déclencha. Une onde de choc les projeta tous, Boukle d’Or y compris, à plusieurs mètres en arrière et elle dut désarçonnée. Elle perdit également son cochon de vue. Boukle d’Or sortit alors son épée, masse d’acier, prête à pourfendre des crânes ! Autour d’elle, la fièvre montait. Argorg sonnait dans un cor, bientôt imité par ses généraux. L’ordre de rassemblement. La Horde Libre voulait rester groupée. Face à eux une poignée de mages, bien moins nombreux. Peut être vingt, ou trente. Les meilleurs élèves et les professeurs de l’Accadémie de magie de la cité. Des humains bien nombreux que les Peaux-Vertes mais qui ne laisseraient pas leur cité tomber sans combattre. Les guerriers de la Horde criaient, étaient furieux. La plupart des Orcs entrèrent en rage et chargèrent sans réfléchir, pour la troisième fois. Ce fut leur troisième erreur. Boukle d’Or était de ceux-là. Au moment de l’impact avec les guerriers humains face à eux, les barbares de la Horde sentit une ombre gigantesque planer sur eux. Lorsqu’ils levèrent la tête, il était trop tard. Un aigle gigantesque fait de foudre passa en rase-motte au-dessus du sol et les décima tous ! Boukle d’Or sentit une onde de choc immense la percuter pour la seconde fois, très différente de la première. Le plastron d’armure qu’elle portait devint soudainement lourd, chargé de foudre ! Elle vit l’acier fondre sous la puissance de la magie, une vague d’énergie frappa son thorax au moment où l’aigle la percutait, et elle tomba sur le sol, inconsciente, au milieu des autres guerriers d’Argorg. Lorsqu’elle se réveilla, bien des minutes plus tard, elle découvrit que les corps tombés avec elle des guerriers s’étaient refroidis. Ils étaient morts. Tout autour d’elle, la cité Topaze De Palmyre était en flammes. GRUUUIKK était là. Le cochon lui lapait le visage de grands coups de langue, et Boukle d’Or se remit sur pieds. La guerre n’était pas finie. Elle ne devait sa vie qu’à son armure, et remercia Argorg de la lui avoir offerte. Une odeur désagréable saturait l’air, l’atmosphère était orageuse. C’était là la marque de la magie. L’acier luttait encore contre l’acier. Les poings contre les poings. Et la magie contre toute la Horde. Mais Argorg, le seigneur de Cass’Cran, héritier légitime de Kröm vaincrait ou mourrait. Boukle d’Or se remit en selle, attrapa un gourdin qui traînait sur le sol, et chargea l’Impérial le plus proche. Le contact de l’arme de bois avec sa cible lui fit exploser le crâne en un geyser de sang et de débris de cervelle.

~



" Argorg. Malgré des débuts difficiles, tu vas prendre la cité. Mais je suis inquiète, Argorg. "


L’Orc planta la lame de sa hache dans le ventre d’un vieux sorcier, qui expira sous le coup ! Il s’éteignit à ses bottes, comme la flamme d’une bougie que l’on venait de souffler. Mais Argorg n’avait pas le temps de se reposer, déjà des centaines de guerriers humains se jetaient sur lui ! Les archers le visaient, et tout son corps saignait sous l’assaut des flèches Impériale !


" Écoute-moi ! Je te parle ! "

- Je suis un peu occupée là, Cass’Cran ! cracha l’Orc en se débarrassant d’une bonne dizaine d’adversaires.

Attila se jeta à la gorge d’un archer et la lui déchira d’un coup de dent ! Sa fourrure gouttait de sang ! Plagt, tout autour d’Argorg, faisait le ménage à grands coups de bras ! Il avait pour arme improvisée au bout de ses mains une charrette de bois qu’il avait ramassé au milieu de la cité.


" Cela fait des heures que la Horde combat. Cela fait des heures, presque une demi-journée que nous luttons. Que tu luttes. Sans ma force, la puissance que je te prête, tu serais déjà mort. Alors écoute-moi au moins quand je te parle, Argorg ! "


Cass’Cran sentait petit à petit défaillir les forces de son porteur, tout héritier de Kröm qu’il était. Une bonne dizaine de flèches à pointe en spirale le perforaient et il pissait le sang. À ses flancs, Spoki et Attila continuaient de semer la mort avec leurs crocs gigantesques ! Les deux fauves étaient, à côté de leur Orc shaman, des machines de guerre !


" Le temple d’Atÿe, Argorg ! N’oublie pas ta promesse. Cette fausse Déesse qui m’a pris mon enfant doit payer ! Ses prêtres doivent mourir ! "


Cass’Cran voyait se profiler devant elle un temple de marbre blanc. Les autres temples de la cité, tout autour, s’étaient effondrés ! La statue gigantesque de Mystin, à la poitrine découverte, qui trônait au centre de la place sacrée de la ville avait été décapitée par un des membres de la Horde.


" Ils n’adorent pas les mêmes Dieux que nous ! criait Cass’Cran dans le crâne d’Argorg en disloquant des corps. Ils se rengorgent de nos morts ! C’est une cité qui mérite de périr. L’Empire d’Ambre a toujours fait la guerre aux Orcs ! Il arrachait les oreilles des morts sur le champs de bataille pour mieux pouvoir les dénombrer ! Ils exposent nos crânes comme des trophées ! Le crâne de Kröm, Argorg ! Ton ancêtre ! "


La rage du guerrier se décupla ! Celle de Spoki, d’Attila et de Feyte également !


" Ébranle cet édifice, fils de Kröm ! Utilise-moi, Argorg. Rase le temple d’Atÿe et écrase sous ma force toutes ses prêtresses ! Fais-les souffrir, comme j’ai souffert lorsque Cyrène venue me trouver égorgea mon enfant dans ma propre demeure ! "


Comme la masse légendaire sentit une faille dans l’esprit du grand guerrier qui la maniait, à bout de forces, elle insista.


" Argorg, mon ami. Nous sommes unis depuis des années maintenant. J’ai appris à voir au fond de toi. Je suis capable d’accéder à bon nombre de tes souvenirs. Je connais ton amie, Phadria. Cette humaine que tu as chéris plus que ta propre vie et qui a choisis de consacrer son existence au service de la Déesse. Écoute-moi, grand guerrier. Penses-tu qu’une Déesse qui se prétend bonne et juste, comme Atÿe, choisirait d’abandonner son enfant à la merci d’un homme qui l’abîmera, la rouera de coups, la violera jour après jour ? Je sais que c’est dur Argorg. Je ne suis pas ton ennemie ! J’utilise simplement tes souvenirs pour lâcher toute sa bonde à ta rage ! Pense- à ce que tu fais ! Sois juste ! Pense à ton amie, si douce. Phadria ! Et pense à l’homme qui lui a fait tout ça sans que sa Déesse n’intervienne. Ce…Franco ! "


Lorsque les yeux d’Argorg se révulsèrent, fou de rage meurtrière et de douleur, fauchant sur son passage des adversaires par dizaines, Cass’Cran retentit pour la dernière fois :


" Je suis inquiète Argorg, car je sens une menace venir sur la Horde. Plus grande que les sorciers de l’Empire, plus grande encore que les épées et les flèches. Reste concentrée, Argorg. Et fais le bon choix ! "



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Argorg Uktathagh
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MessageSujet: Re: Le siège de Palmyre   Sam 4 Aoû 2018 - 19:10

Cette bataille avait mal commencée pour la Horde. Très mal. Les multiples guerriers et guerrières de la Horde avaient subis de lourds dégâts, tout comme leur chef.

Argorg, littéralement en plein milieu du siège avait réussi à perforer les défenses grâce à sa masse, Cass'Cran, Attila, Plagt, Spoki et Feyte. Cependant il sentait ses forces diminuées et les flèches et autres armes s'accumuler dans son corps. Les multiples dégâts qu'il avait subit commençait à lui faire perdre espoir. De plus en plus des siens tombaient sous les coups des mages de Topaze et de leurs guerriers. Le Seigneur Orc ne cessait de tuer à tour de bras, mais ses espérances baissaient à vu d’œil...

Cependant, un cri, une voix familière, lui fit reprendre espoir : Plagt venait d'hurler quelque-chose qui fit grimacer d'horreur les soldats que massacrait Argorg.

"ASSEZ JOUER !!!!! CANON !!! FEEEEEUUUUUUUU !!!!!!"

Ce cri de rage fut suivit par une multitude de rugissements d'ogres puis par de multiples explosions. Les canonniers avait fait rugir leurs "Bouches des Enfers". Une bonne partie des mages et des soldats fut tués ou mis en déroute. Les mages survivants furent vaincus par des ombres ayant infiltrés Topaze sans se voir durant le chaos. Chess, sa meute, et bien d'autres assassins gobelins, humains, elfes et autres surgirent des ténèbres pour égorger et éteindre l'espoir de la cité.


Cependant, rien n'était encore gagné. Il restait encore de valeureux guerriers et de nombreux obstacles dans cette cité. De nombreux lanciers, munis de boucliers immense barraient la route de la Horde. Les archers ne cessaient de décocher leurs meurtrières flèches. La Horde ne baissait pas sa combativité et rentrait littéralement dans le lard des lanciers, Argorg en tête, rugissant à pleins poumons.  

Au moins deux lances avaient faillis le perforer, mais les crocs, griffes, et cornes de ses amis à quatre pattes l'avait sauvé in extremis. Le moral d'Argorg devenait grandissant. Il avait retrouvé en plein milieu de la bataille Boukle d'Or qui avait attaqué par derrière les lanciers avec un gros groupes de guerriers, ce qui avait permis de limiter les dégâts et de créer un bon effet de surprise. Pas si bête cette gamine, se disait l'orc.


La bataille commençait à s'éterniser. La Horde avait commencé à bien infester Topaze, mais les affrontements commençaient à fatiguer les assiégeants. Il était dur de mener le jeu quand on a pas le contrôle de place fortes et de points stratégiques. La hargne de la Horde baissait, et chacun le ressentait.

Argorg pris enfin une décision.Il suivit les conseils de Cass'Cran. Accompagné de quelques canonniers, dont Plagt, et d'un groupe de guerrier, contenant Krakhorn, il décida d'aller détruire le temple d'Atÿe. Cela réduirait le moral, des impériaux à néant. Mais malgré leur décision il était difficile d'atteindre le temple, très bien gardé par une troupe de chevaliers et un groupe d'archers. Plusieurs guerriers avaient déjà succombé. Aux portes du temple, un homme leva son épée et de sa voix puissante, teintée d'un ton de mépris, rugit à ses hommes :

-QUE CES MONSTRES REPOSENT SOUS TERRE !! NOUS FERONS DE LEURS TÊTES DES TROPHÉES !!! ET NOUS TORTURERONS LES TRAÎTRES A LA RACE HUMAINE ET A L'EMPIRE !!!!

-Lui... C'est Lyonwhite. L'un des hommes qui le plus massacré d'orcs de tout l'Empire. Et qui est l'un des plus grands racistes de Topaze... *susurra Krakhorn à l'un de ses camarades orc*

-Eh bien nous le tuerons !! *rugit Argorg en levant Cass'Cran au dessus de sa tête et en chevauchant Feyte, couverte de son armure de guerre*

Le combat dut bref, mais sauvage. Une grosse partie des chevaliers furent écraser sous la puissance du petit groupe de la Horde. Mais une flèche vint se planter droit dans l'épaule gauche d'Argorg, ce qui le déstabilisa, et permit à Lyonwhite de planter son épée dans le ventre... De Krakhorn ! Le jeune guerrier s'était interposé juste à temps. Mais pas assez pour sa survie.

Le chevalier commandant fut attaqué par un autre orc, pendant que dans un dernier souffle Krakhorn soupira à son Seigneur ses dernières paroles... "Je suis libre... Grâce à vous, Argorg... Merci... *dit-il avec un sourire avant de mourir*"

Après avoir décapité son adversaire orc, Lyonwhite se dirigea en rugissant sur Argorg, près à le trancher. Mais le Seigneur de guerre , d'un geste rapide de sa masse, brisa l'épée du chevalier et agrippa la gorge de l'homme.

-Alors... Content d'avoir tué un jeune homme de ta patrie ? *dit l'orc d'un ton calme et froid*

-Un traître à notre race ne vaut pas plus que de la boue ! Il n'est qu'un sous-être ! Et toi un mons...

Un grand "crac" se fit entendre. Argorg avait brisé la nuque de Lyonwhite d'un simple geste. Levant le cadavre de son ennemi à bout de bras il rugit furieusement

"FORTAGH OLKRAN !!! GORZNEG URLASÛN PRIKAR !!!!!!!"

Il rugit si fort que beaucoup aux alentours l’entendirent. Et sentir leurs forces décupler, et leur instinct primal se réveiller. Le shaman venait de prononcer un sort pour réveiller le côté animal de ses alliés et augmenter leurs forces.


~


Le temple finit par tomber entre leurs mains, les prêtresses furent capturés, et le temple rasé. Dans toutes la cité le bruit de l'explosion fut entendu et chacun vu la structure sacrée s'écrouler.

Le moral des impériaux fut réduit à un tas de gravas aussi fumant que les ruines du temple. La victoire était désormais du côté de la Horde. Les civils furent capturés, les dirigeants se rendirent après être descendus de leurs tours d'ivoires. La Horde était victorieuse, enfin. Le siège avait durée plus d'une journée et s'était arrêté de nuit.

Malgré les ordres de Cass'Cran, les prêtresses furent simplement capturées, comme les civils. Mais Argorg sentait que tout cela n'était qu'une simple étape. Et il avait déjà perdu beaucoup de valeureux guerriers et guerrières aujourd'hui.

-Les nôtres sont morts. Je ne veux pas de moqueries ou qu'on les appellent "faibles". Ils sont celles et ceux qui nous ont donnés la victoire en ce jour. Soyez respectueux de ceux tombés au combat ! Il doivent festoyer pour notre victoire de l'autre côté... Eh bien nous, nous festoierons en leurs mémoires et honneurs.

Argorg enterra, sur ces mots, les deux derniers cadavres, lui-même. Celui de Krakhorn le Libre, éventré par Lyonwhite, et celui de Ragtûg le Grand, décapité par Lyonwhite.
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Boukle d'Or
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MessageSujet: Re: Le siège de Palmyre   Sam 8 Sep 2018 - 14:35

Tu fus semblable à la première
Et l'on sait bien que ce qu'on sème
Fera le pain pour ceux derrière

Desnos



Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y avait à manger après la chute de la cité Topaze de Palmyre ! Et après des semaines de siège, un tel festin était plus qu'appréciable ! Tous les greniers et les manoirs des nobliaux qui dissimulaient leurs réserves avaient été pillés. Il en était de même pour les quelques volailles, rats et chats qui vagabondaient au coeur des murs en ruine. Boulke d'Or, même si la Grande Horde ne se mourrait pas spécialement de faim avant l'attaque, apprécia tout cela à sa juste valeur ! Elle en était à mordre goulûment dans une épaisse cuisse de bœuf encore à demi sanguinolente que GRUUUIKKK vint lui presser les côtes avec son groin. Boukle d'Or flatta le cuir de son familier animal, effleurant ses défenses, avant de lui faire plein de poutous poutous, nez contre groin. Elle en était consciente, GRUUUIKKK tout comme elle, avaient eu de la chance d'être en vie passé les premières vagues de mages. En tant que barbares émérite, la jeune femme ancienne marin avant toujours détesté les marques de la magie. Et comme l'Empire d'Ambre tout entier pullulait de mages et d’académies de magie, elle n'aimait pas l'Empire d'Ambre non plus. La victoire d'aujourd'hui avait été gagnée à durs pas, mais n'était-ce pas à durs pas qu'une victoire se gagnait ? Boukle d'Or restait consciente malgré tout qu'elle devait sa vie à Argorg, et plus spécialement à l'armure à plaques lourde qu'il lui avait fait don juste avant les hostilités et qui avait préservé son buste de la foudre des mages de la Topaze. Boukle d'Or arracha des mains de son compagnon de table, le barbare semi-Orc Grogurd une miche de pain aux céréales qu'elle brisa en deux sur son genou, puis continua à festoyer. Elle était entourée des plus gros bras de la Horde Libre, essentiellement des Orcs, avec qui elle s'entendait à merveille et l'on rigolait en ventant la valeur des héros tombés au combat ! Comme l'avait dit Argorg l'Héritier de Kröm, ils étaient celles et ceux qui nous avaient donné la victoire !

« - Lé z'Orcs perdent jamais, disait son autre voisin de table, le chef Orc Raggra. Si k'on gagne, on gagne, si k'on meurt, on meurt alors ça compte pas !

Boukle d'Or était tellement d'accord avec ses si belles paroles qu'elle leva son cuisseau de bœuf au chef Raggra avant de l'applaudir, éclaboussant par là Grogurd de menus gouttelettes de graisses.

- Sacré Coup'Nouille ! disait le gros Rocco en dévorant un jambon bien goulu. Il était laid, gros, puant et moche, mais il f'sait un bon compagnon d'guerre ! Coup'Nouille, j'le regretterai c'lui-ci. Li disait toujours : faut battre la chair tant qu'elle est encore chaude !

On trinqua une seconde fois à la victoire de la Horde Libre, la valeur des braves tombés au combat, et particulièrement à celle de l'Orc surnommé Coup'Nouille.

- L'enfer est pavé de gros bill courageux, ajouta Grogurd.

Il fallut quelques heures à Boukle d'Or avant de remarquer, passablement ivre, qu'Argorg n'était plus à leur table. Le siège qui lui était d'ordinaire réservé, en bout, manquait. Elle se leva avec une choppe de bière, tituba quelque peu, et décida d'aller le trouver dans sa tente personnelle, afin de voir si tout allait bien.

~



Après plus d'une heure à errer au milieu du campement gigantesque, cherchant son chemin en tournant en rond sans même s'en rendre compte, Boukle d'Or fut autorisée à être introduite dans le pavillon de l'héritier de Kröm, le porteur de la masse légendaire de Cass'Cran. Elle écarta légèrement les pans de la tente personnelle d'Argorg. Spoki dormait comme une masse, véritable paillasson à même le sol et la prunelle malicieuse d'Attila luisait dans l'obscurité. Le tigre grogna légèrement, occupé qu'il était à soigner ses plaies. Boukle d'Or vit qu'Argorg dormait d'un sommeil de mort, et n'insista pas plus.  Il est vrai qu'elle avait fait un boucan en s'introduisant jusqu'ici et il était étonnant que ni Spoki ni l'heritier de Kröm ne se soit réveillés ! C'est qu'Argorg devait être très fatigué. Depuis combien de temps Boukle d'Or ne l'avait-elle plus vu prendre du repos ? Elle lança un salut militaire à Attila puis fit volte-face, laissant son ami se reposer. GRUUUIKKK, comme d'habitude, l'accompagnait.

~


" Argorg, tu m'entends, Argorg ? Les sorts shamaniques que tu as utilisé aujourd'hui t"ont épuisé, je le comprends. La bataille a été dure à mener, et tu viens de la gagner ! Tu as été un chef impitoyable et audacieux, la rage incarnée, et je t'en félicite. Mais gagner la bataille ne signifie pas gagner la guerre. Il y en aura d'autres, de batailles, Argorg. Tu m'écoutes ? Ne t'endors pas, Argorg. Ne t'endors pas, car je sens que quelque chose approche. Une menace est sur nous. Palmyre n'était qu'une étape. Atÿe t'a peut-être pris en grippe, Argorg. Tu dois être fort, maintenant. Tu t'es endormi, Argorg ? ... C'est bien ce que je pensais. C'est normal, je ne peux pas t'en vouloir. Les exploits que tu as accomplis aujourd'hui sont vraiment incroyables. Tu as résisté à des lames, des flèches, des flammes. Tu as lancé des sorts. Tu as fais s'écraser à tes pieds des murailles et exterminé des magiciens. Dors, héritier de Kröm. Argorg, mon ami. Repose-toi. Après tout, c'est normal, tu en as bien besoin. J'espère que rien de fâcheux ne viendra troubler ton repos. J'ai un si mauvais pressentiment... "

~



Argorg fut réveillé au lever de l'aube, par ses éclaireurs. L'heure était apparemment grave !


- Nous n'avons pas le nombre exact, Chef Argorg. M'est avis qui s'ront sur nous très vite. Avant le milieu d'la journée. Une armée montée, des chevaliers. Et probab'ment des magiciens et des sorcières avec eux. Y viennent sans doute de la cité voisine, les Parmiens. Et y a pas qu'ça, M'Seigneur. Une flotte nous fait blocus par la mer 'ssi. C'est nous m'nant qui sommes encerclés.

Le chef des éclaireur répéta :

- J'ignore combient y s'ront, mais en tout cas b'coup plus nombreux que nous. Si Spinelle de Parme vient pour venger la Topaze, après toutes nos pertes, on est pas dans la merde ! La moitié d'nos guerriers encore en vie y sont 'core ivres du festin d'la veille. Qu's'est fini ce matin. Ho ! Et une dernière chose S'gneur Argorg. Le p'tit nobliau qu'on a nourri et recueilli, là. 'la profité d'la débandade et des festins d'hier pour s'faire la malle. 'cun doute, l'est avec les Parmiens m'nant. Alors S'gneur, on fait quoi ? Ils vont être sur nous bientôt, et après ce qu'on vient de faire subir à Palmyre, z'auront surm'ent la rage et s'ront préparés.

" Ton éclaireur a raison, Argorg. Je sens une puissante source de magie qui approche. Et quelque chose d'autre... Il y a des prêtres d'Atÿe avec eux. Ils veulent voir ta tête sur une pique, et la Horde Libre déchue... Réveille tes guerriers et préparez-vous à les recevoir. Il est trop tard. Tu n'as aucune issue possible pour fuir ce qui vous attends. " »
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