AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

  [En cours] [Privé avec Draken] La couronne, la famille Galaz'ar et la capitale

Aller en bas 
AuteurMessage
Shiumei Rokeinawa Galazar

avatar

Messages : 125
Date d'inscription : 30/10/2015

MessageSujet: [En cours] [Privé avec Draken] La couronne, la famille Galaz'ar et la capitale    Lun 22 Oct 2018 - 21:07

Deux longs mois dans cette capitale, tel était le quotidien de la comtesse Galaz’ar, dans cette prison de cristal où elle jouait à une partie d’échec avec son gardien pour le pouvoir en Oro : la rivalité entre la famille Galaz’ar et la couronne. Et est-ce que cela amusait la comtesse ? C’était une perte de temps inutile, la freinant dans ces ambitions dantesques, à devoir jouer la comédie dans de nombreux bals organisés par plusieurs parties, dans le but d’avancer ces pions vers le camp adverse. En effet, nouer les alliances n’était en aucun cas une chose aisée et la simulation et autres subterfuges étaient de mise. Mais tout cela renforçait le camp de la comtesse contre son adversaire, qui était déjà bien établi depuis longtemps et qui n’avait aucun mal à obtenir des renforts. Seulement, cette difficulté, cette résistance ajoutait un certain piment à ce petit jeu, l’amusant au plus haut point.
Seulement, une donnée était inconnue aux deux camps : le sort de Sir Tobias, aussi appelé Draken Castelanos Galaz’ar, son propre frère. L’avait-il trahi et abandonné ou restait-il seulement caché ? Elle n’en savait rien mais elle avait besoin de le voir. Le reste de la partie en dépendait car il était une pièce maîtresse du jeu et pouvait forcer de nombreux déplacements, pouvant entrainer la mort de la couronne. Et si cela arrivait, elle n’aurait qu’à se baisser pour la ramasser car personne dans le royaume ne pouvait rivaliser réellement avec elle, après cette obstacle franchie. Mais cela prendrait du temps et la précipitation, même si elle était forte tentante, n’était en aucun cas une option. Elle devait donc attendre, dans cette capitale où tout était observé, chacun de ses gestes, comme elle observait elle aussi chacun ses gestes du camp d’en face.
Mais le fait de voir son frère n’était pas seulement pour la réussite de la partie, il tenait aussi de sa propre envie : l’envie en quelque sorte de revoir une personne avec qui elle ne devait pas complètement se cacher. Bien sûr qu’elle jouait en partie la comédie avec Draken, car il restait farouche et pouvait changer de camp lui aussi si l’envie lui prenait, mais au moins, il était au courant de sa propre nature : elle n’était qu’une fille ayant hérité bien trop tôt des rennes de la famille Galaz’ar à la suite de la mort de son père qu’elle essayait de venger et d’en même temps renforcer le pouvoir de la famille.
Elle ne dirait point que son père lui manquait, vu tout ce qu’il avait pu faire pour créer ce qu’elle était : un monstre parmi les monstres ; mais au moins, elle se sentait heureuse avec lui. Il avait tant fait pour elle et son bonheur, à sa manière quelquefois non adéquates mais tout cela n’était qu’un détail. Et depuis qu’il n’était plus là, qu’il lui avait été pris, elle se sentait souvent bien seul. Elle avait trouvé un substitut de cette relation avec son frère mais cette relation n’en était pas moins malsaine. De toute façon, la famille Galaz’ar en était ainsi formée : une famille de fous et d’avides de pouvoir dans le royaume d’Oro, et peut-être même bien plus. Seule sa nature avait changé, elle était passée d’un sang elfique à celui de mort-vivant, dans un royaume humain. D’ailleurs quelle grande ironie en était cette situation. Les deux plus grandes familles du royaume était noyé dans le même sang, et dominaient les humains, dans leur propre royaume. Elfes noirs et vampires dirigeaient réellement Oro.

Et tout en réfléchissant à cela, la comtesse se tenait au balcon de sa propre chambre, perdue dans ses pensées où six des hommes de sa garde rapprochée se tenait non loin, prêt à agir, tout en continuant à vivre aussi. Elle était intransigeante mais aussi complaisante : serrer trop fort la laisse d’un animal ne le ferait que fuir votre propre contact. En plus de cela, cette partie du palais était fort de la présence Galaz’ar où Alice, la capitaine de sa garde et ses propres hommes tenaient aussi lieu dans cette endroit. Elle avait réussi à obtenir ce lieu un peu à l’écart de la reine, où elle pouvait quelquefois fuir en toute discrétion à cause de sa nature vampirique, et de répondre, malheureusement pour sa victime, à ses propres pulsions, mais toujours dans des lieux éloignés de la civilisation où une disparition ne serait en aucun cas mal vu. Cela n’était pas dans ces habitudes de chasser, vu qu’à son propre manoir, elle laissait la nourriture venir à elle pour se calmer de ses propres envies. Mais ici, elle n’en avait pas l’occasion et elle devait donc agir autrement. En soi, cela n’était pas bien dur vu l’instinct et la force qu’elle avait gagné à sa transformation, faisant d’elle une machine à tuer, pour de quelconques mortels. Et cela ne la suffisait pas, car même si le besoin n’y était pas, elle devait apprendre à sa battre pour devenir le monstre qu’elle était, mais pour toute la population, la craignant et n’ayant aucune chance de survie face à son courroux.
Elle se retira donc du balcon et se mit à écrire à son propre frère : une rencontre devait avoir lieu et elle avait besoin d’être au courant de ces actions. Et c’est ainsi, qu’à la lumière d’une bougie, d’une plume, elle écrit quelques lignes qu’elle scella ensuite du cachet Galaz’ar. La lettre était bien courte mais cela suffirait pour attirer la curiosité de Sir Tobias et ainsi le pousser à venir la voir, et pour bien présager que cela venait directement elle, elle l’avait munie d’une pétale de rose : sa fleur fétiche et aussi sa correspondante. La rose était belle, envoûtante mais aussi dangereuse par ses épines, mais la rose fane par sa propre nature, ce qui ne lui arriverait jamais. Elle resterait longtemps belle et éternelle. Et pour agrémenter le côté comique de la scène, elle envoya Rose, la jumelle de la garde au manoir déposer la lettre sur le bureau du Sir en question.
La première partie de sa nuit finissait ainsi mais il lui restait tant à penser. Le repos ne venait pas quand on était de la haute. Les obligations toujours avant sa propre personne et son petit confort. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle tous les nobles vivaient dans un tel confort de vie, pour rattraper la majorité du temps dans lequel ils ne pouvaient pas en profiter, et qu’un seul instant de confort et de plaisir remplace tous les autres qui étaient perdus dans le temps. Elle partit donc à ces prochaines occupations.
Ainsi, elle parcourut donc le rapport hebdomadaire de Sir Arlequin, faisant mention de toutes les nouvelles que le cirque avait pu glaner dans la capitale, quelque soit la source, le lieu et la méthode utilisée. Ces détails l’importaient bien peu. Elle les laissait faire selon leurs codes. Tant que les résultats demandés étaient là, elle n’avait aucune mention de s’en inquiéter. Surtout qu’il était mauvais de froisser le cirque étant aussi une pièce de choix dans son propre échiquier. Elle lut donc les quelques lignes rédigées, n’apportant rien de grandement nouveau, à part quelques confirmations de possibilité d’alliance qu’elle avait pu entendre lors du dernier bal de la capitale, où elle avait bien sûr participé. Elle s’en rappelait fort bien car ces événements l’amusaient fortement : un jeu du chat et de la souris où tous les nobles jouaient dans l’ombre.


C’était il y a trois jours, au soir, où comme à chaque fois lors des événements à la capitale, elle était une invitée de marque que tout le monde se déchirait pour l’avoir à ses festivités. Cela se passait chez la famille Gueli : une famille ancienne de la noblesse d’Oro avec laquelle elle espérait nouer une possible alliance marchande, qui aurait peut-être la chance de devenir plus important : de nouveaux pions en quelque sorte.
Tout se passait au mieux pour Shiumei, toujours aussi resplendissante et attirante, ce qui se visualisait par les nombreux prétendants essayant de faire sa cour et qu’elle refoulait, non sans s’amuser à jouer avec l’un ou l’autre en essayant de les faire espérer. L’espoir, un bien magnifique jouet permettant de nombreuses exploits digne des plus grands mais aussi la destruction d’une personne à sa chute. Cela en était amusant de les voir tourner autour d’elle, telle des abeilles autour d’une rose. D’ailleurs les moins fûtés croyaient que la comtesse était une femme à protéger, alors que les plus perspicaces se gardaient de le crier de peur de représailles de la part d’une des plus grandes familles du royaume, composés officiellement que d’une seule membre, une femme. Cela restait d’ailleurs une grande énigme pour beaucoup de savoir comment une femme inconnue il y avait alors peu, d’une des familles les plus discrètes d’Oro mais non moins puissante, s’était dressée à sa place, en étant aujourd’hui seule. Et cette question taraudant la noblesse amplifiait son prestige et sa puissance, et elle le savait fort bien.
Et lors de cette soirée, elle tournait de groupe en groupe, avec toujours ses quelques suivants, espérant une faveur de sa personne. Elle noua ainsi quelques contacts supplémentaires avec quelques familles mineurs dans la possibilité de futures échanges. En effet, elle ne désirait pas perdre de temps en attendant la famille Gueli se faisant désirer. Elle traita donc avec quelques chefs de famille, espérant monter dans la hiérarchie des puissances des familles d’Oro, une routine sans grande conséquence en temps de paix. Mais combien de temps dura t’elle, dans l’ambiance électrique de la capitale ? Pas bien longtemps et elle le savait. C’est pourquoi elle multipliait les alliances dans le but d’un plan de plus grand envergure qui ne pouvait réussir si elle était seule. Elle vengerait ainsi donc son père de l’engeance qu’était le roi Asarith et s’assoirait sur le trône, n’attendant plus que sa personne. Pour faire cela, elle tenait déjà de nombreux contacts avec la pègre de tout le royaume, ne tenant qu’avec le plus offrant bien sûr. Et l’or n’était point un défaut pour elle.
Mais la prise principale de ce soir était une alliance commerciale et militaire avec le chef de la famille Gueli, Rodrigue. Il n’eut pas eu dur de le convaincre même si les négociations eut lieu, donnant l’impression d’un échange féroce, pour la forme. En effet, cela était coutume de négocier, même si le besoin n’y était pas. Cela montrait l’importance de l’alliance pour les personnes en jeu. Et c’est donc ainsi que termina le clou de la soirée fort fructueuse.
Et le rapport de Sir Arlequin confirmait toutes ses alliances et aussi les besoins de celle-ci. Des troupes bougeaient petit à petit vers la capitale, et son armée prenait de l’ampleur alors que la majorité de ses hommes étaient avec son frère. Il ne manquait plus que cet élément dans le jeu de Shiumei : Draken Castelanos Galaz’ar. Faites que sa réponse soit rapide car le temps n’était plus à la paix.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
[En cours] [Privé avec Draken] La couronne, la famille Galaz'ar et la capitale
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cours privé d'histoire ou petit flirt avec le prof? (a) [Benjamin ft Evy]
» Arquebuse à Répétition
» Succulente dégustation [privé avec Hélio]
» « Restez avec moi, j'ai peur du noir ! » ♥ Mila S. Stilton. [ Complète ]
» [En cours] RP avec Tobold à Altaïa

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryscior :: Ryscior :: Oro-
Sauter vers: