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 [Terre des lézards]La fin d'une Cité

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: [Terre des lézards]La fin d'une Cité   Sam 18 Oct 2014 - 21:00

Berco Narirus claqua la porte. Il était temps que cette foutue journée se termine, songea-t-il. Et temps aussi qu’il engage une serveuse pour l’aider dans son auberge. Une jeune et jolie de préférence. Si ça se trouvait vraiment à la frontière de la Jungle. Enfin, on était dans une grande ville. Du moins c’était ce que les gens disaient. La cité du Rubis Etincelant. Quelle bonne blague. Elle n’avait rien de précieuse pour l’Empire, et rien d’étincelante. Il remonta dans sa chambre, qui se trouvait dans le grenier de la maison où il avait son auberge, et se glissa dans son lit, sans prendre la peine d’en chasser les cafards. Il n’avait pas que ça à faire ce soir. Trop fatigué par aujourd’hui, il penserait à sa santé un autre jour.
Tard dans la nuit, du moins c’est ce qu’il estimait, il fut réveillé par des hurlements dans la rue. Enfilant rapidement une braie, il descendit dans la salle commune et prit son bâton. Il allait calmer vite fait la source de ce bruit et retourner dormir, foi de Narirus ! Mais alors qu’il mettait la main sur la porte, il réalisa soudain que les hurlements n’étaient pas des cris d’excitation ou de joie, ni les habituels cris d’ivrogne que l’on pouvait entendre dans la cité, non, ce qu’il entendait, c’était des cris d’absolue terreur. Il sortit, bâton en main, jeta un coup d’œil à droite, personne. Un à gauche, pas plus. Tranquillisé, il en conclut que les cris venaient de rues avoisinantes. A cet instant, il vit une ombre s’étendre devant la porte de son auberge. Il sortit en faisant des moulinets de son bâton, pour montrer qu’il savait s’en servir et intimider un éventuel agresseur.
Avant qu’il ne comprenne ce qui lui était arrivé, son corps n’était plus qu’une mare de sang.
 
Hare Gican regardait la situation par la fenêtre de ce que les citoyens de cette ville appelaient le palais du maire. Il s’agissait en fait d’une simple baraque un peu plus imposante que les autres, mais il était vrai que dans cette ville, ce tas de bois était l’un des seuls bâtiments à peu près corrects selon les critères des autres cités. Le cocher pesta en voyant l’ombre refaire un passage dans les rues. Pourquoi avait-il fallu qu’il laisser Akemi Hime pour retourner ici ? Il préparait depuis plusieurs jours la cité en les avertissant de l’arrivée imminente des elfes noirs, mais rien ne pouvait les préparer à ça ! L’ombre passait et repassait dans les rues, ne touchant que rarement le sol. Et à chaque passage, des toits s’effondraient, et des citoyens mourraient. Les défenseurs de la ville avaient bien tenté de l’abattre, mais pour le moment, tous les soldats qui se montraient avec une arme étaient invariablement abattus en quelques instants.
Et la lumière rouge des flammes n’arrangeait rien. Hare maudit l’abruti qui avait pensé que le feu effrayerait la bête. Tout ce qu’il avait réussi à faire, c’était à déclencher un incendie. Et avec toutes ces baraques en bois et tout le monde trop occupé à tenter de se cacher pour lutter contre les flammes … Non, la cité était perdue. Quelle que soit la bête qui l’attaquait, elle avait déjà gagné. Le cocher finit de s’habiller à la hâte puis s’empara de son épée et de son arbalète, qu’il chargea. Le but était maintenant pour lui de s’enfuir. Il ne pouvait rien faire, et il le savait.
Lorsqu’il quitta le palais du maire, il fit bien attention à ce que la créature ne soit pas en train de faire un passage juste au-dessus. Il avait vu un aubergiste tenter de sortir de chez lui, bâton à la main, en face, alors qu’il était à la fenêtre. Et son sort avait été peu enviable. Cependant la porte du bâtiment était encore ouverte. De l’autre côté de la grand place, mais c’était un abri néanmoins. Lorsqu’il fut bien sûr que l’ombre s’était éloignée, il courut aussi vite qu’il le pouvait. Il n’y avait pas de temps à perdre, la bête était rapide et pouvait parfaitement revenir à tout instant. Il plongea dans l’auberge, y reprenant son souffle, puis répéta son manège.
Sa progression dans les rues de la ville fut longue. Il allait de porte ouverte en porte ouverte, s’assurant à chaque fois que l’ombre soit loin. Partout dans les rues, des cadavres ou des gens en train de s’enfuir vers ce qu’ils pensaient être des abris, et ça allait de mal en pis à mesure qu’il approchait des murs de la ville. Il commençait à se douter du spectacle qui l’y attendrait, et ce fut confirmé lorsqu’il y vit des centaines de personnes en train d’essayer de pénétrer le poste de garde pour faire lever les lourdes herses qui les empêchaient de sortir. Il s’abrita dans une maison proche et réfléchit à la situation. L’ombre n’attaquait pas ces cibles faciles, préférant attaquer dans les rues. A priori, il pouvait donc avancer. Mais d’un autre côté, ici, c’était la folie. Les gens se bousculaient, se piétinaient entre eux, paniquaient, hurlaient dans tous les sens, et massés comme ils étaient. Mais l’incendie, qui ravageait désormais plus de la moitié de la ville, était également tout proche. Il y avait ce facteur à prendre en compte.
C’est alors que la lourde herse se leva. Hare Gigan se risqua dans la rue et vit deux hommes descendre les marches du poste de garde, le visage en sang. Les citoyens, eux qui se prétendaient de respectables colons de la Jungle qui n’avaient peur de rien, se marchaient les uns sur les autres pour sortir de la ville, espérant sans doute gagner quelque abri dans la campagne. De sorte qu’il fallut une bonne heure pour faire sortir tout le monde, et encore, de nombreux corps gémissants et cadavres jonchaient le sol, et qui n’avaient pas été mis là par l’ombre, trop occupée à terminer de dévaster ce qu’il restait de la ville. Du moins c’était ce qu’il supposait. En tous les cas, elle n’était pas là, aussi prit-il le risque de sortir de sa cachette…
Il se mit alors à courir pour sortir de la ville, puis à courir le long de la route. Il s’attendait à trouver une foule qui s’éparpillait à la recherche de cachettes dans la campagne, mais en fut pour ses frais, car il n’y avait là que des cadavres encore chauds. Il ne prit le temps de se pencher sur aucun d’entre eux, mais de ce qu’il pouvait en voir au passage, ils étaient morts gravement brûlés. Tous.
Alors qu’il parvenait à un petit bois loin de la ville, il prit le risque de se retourner pour la première fois. L’incendie la dévorait entièrement, et sur le toit du palais du maire encore debout, l’ombre était tranquillement immobile. Alors, dans la silhouette révélée par les flammes, Hare Gigan put voir un dragon.
C’est à cet instant qu’il comprit qu’il était sans aucun doute possible le seul survivant de l’attaque. Alors, il s’enfuit, faisant fi de toute prudence. Il n’aspirait plus qu’à une chose. Rentrer chez lui. Et raconter ce qui était arrivé.
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