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 Le royaume de Tahar

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: Le royaume de Tahar   Sam 18 Avr 2015 - 11:08

Tahar


Physique du pays

Tahar est sans doute le plus hostile de tous les pays du continent. Pas tant à cause de ses habitants qu’à cause de son climat. Si à son extrême nord et dans la frontière qu’il partage avec les Montagnes Noires et la Jungle, le climat est chaud mais supportable, l’immense majorité du pays est enterré sous les sables.
Tahar est en effet une terre désolée et stérile. Les vents et le soleil, d’ordinaires agents de vie et prospérité, sont sans doute les pires tueurs du désert de Tahar, bien loin devant les tribus d’orcs et de minotaures qui y vivent, bien loin devant les elfes du désert, bien loin devant les cités humains que l’on peut y rencontrer. La topographie des lieux est en perpétuelle changement. Des tempêtes peuvent se lever brusquement et recouvrir des arpents entiers de désert en quelques minutes. Les peuples vivant dans le désert ont fini, avec le temps, par marquer les directions que prennent souvent ces tempêtes de sable, mais cette carte des vents n’est pas toujours fiable, et il arrive de temps à autre qu’une tempête, après avoir chassé une dune, dévoile une bâtisse, parfois toute une cité, enfouie sous les sables depuis des siècles par une précédente tempête.
Le paysage lui-même est un danger, particulièrement les mirages, qui ont conduit plus d’un voyageur à sa perte. Alors que ses réserves d’eau sont presque épuisées, il tombe soudain nez à nez avec une oasis luxuriante, qui disparait aussitôt. Certains sont devenus fous en essayant d’atteindre ces visions trompeuses et les tahariens ont tous dans la bouche des histoires d’aventuriers dont l’outre était pleine de sable et qui étaient morts à force d’en avaler, persuadé qu’il s’agissait d’eau fraiche.
Le désert de Tahar n’est pas pour autant dépourvu de toute vie, loin de là, mais elle est simplement endurcie et dangereuse. De nombreuses créatures monstrueuses hantent le profond désert, car elles n’en ont jamais été chassées par la main de l’Homme. Enfouis sous les sables, scorpions et serpents attendent leur heure pour frapper. A cela s’ajoutent des tribus d’elfes du désert qui, s’ils tolèrent désormais les humains sur leur territoire, n’aiment pas être dérangées, mais également de redoutables minotaures ou des tribus d’orcs à la peau rouge. Les terres de Tahar sont peut-être stériles, mais ces étendues sont loin d’être désertes ou inhabitées.
La frontière de Tahar est floue. On considère usuellement que l’on est sur les terres du royaume lorsqu’on  marche dans les sables durant une journée complète. Et une chose est certaine, c’est que toutes les cités du désert appartiennent au royaume.

Un fleuve traverse cependant Tahar, le Dargot. La plupart des cités se trouvent sur son rivage, car il est l'unique source de vie que l'on peut trouver dans les sables du désert. Malgré cela, les deux principales cités que sont Tahar elle-même et Ose s'en trouvent plutôt éloignées.

L’histoire de Tahar

Tahar est un royaume qui trouve sa source dans les tribus qui fuyaient les guerres diverses que se livraient les royaumes déjà existants dans le continent. Qui se souciait à l’époque d’une étendue de sable stérile et sans intérêt, où l’Homme était le malvenu ? Ainsi se mirent en place les caravanes. Des tribus d’hommes qui pouvaient marcher toute leur vie dans le désert sans jamais chercher à le quitter. C’était là l’origine du royaume.
Puis ces hommes se sédentarisèrent. Des cités furent bâties, l’une après l’autre. Il s’agissait d’abord de cités de tentes, puis au fur et à mesure, des bâtiments de pierre furent fondés. Toutes se trouvaient aux alentours d’une oasis assez importante pour que la tribu puisse y vivre, et rapidement, les hommes du désert prirent l’habitude de protéger l’oasis à tout prix. Encore aujourd’hui, ces cités sont de petite taille, et peu peuplées, car les oasis ne sont pas assez importante pour fournir d’immenses métropoles.
Les cités vécurent alors des siècles de vie en paix. De temps à autre venaient des royaumes voisins, soucieux de s’emparer des sables du désert, pour une raison connue de leurs seuls souverains. De temps à autre également, orcs, minotaures ou elfes du désert attaquaient les communautés. Certaines furent enfouies sous des tempêtes de sable. Mais jamais les hommes du désert ne renoncèrent à leur rêve. Quant aux envahisseurs qui ne venaient pas du désert, peu d’entre eux survivaient à l’épreuve de sa traversée.
A l’époque, les cités du désert étaient toutes indépendantes les unes des autres. Mais la donne changea il y a un tour. Avec l’invasion des elfes noirs, les orcs du désert et les minotaures, contraints de migrer, s’attaquèrent aux cités du désert. Au sud, la cité de Tahar fut même attaquée par l’ost noir et par les nains des profondeurs, mais elle tint bon. Le soleil était leur allié le jour, et la froideur de la nuit n’arrangeait rien pour les envahisseurs. Comme toujours, ce fut au final le désert qui eut raison de l’invasion.
Mais le mal était fait. Les cités, affaiblies, surent qu’elles devaient s’unir pour survivre dans le monde qui se mettait en place autour d’elles. Car l’invasion des elfes noirs, et des guerres qui avaient eu lieu dans d’autres royaumes avaient mis fin à l’ère des petites royaumes. Les érudits de Tahar parlèrent du temps des grands empires. Et parce que la cité de Tahar avait mieux tenu que les autres, car contre une menace plus importante encore, il fut décidé qu’elle serait la nouvelle capitale du royaume nouveau-né de Tahar. Car un royaume est toujours plus intimidant à attaquer que des cités isolées.

Le peuple de Tahar

Les hommes et les femmes qui peuplent Tahar sont un peuple rude. Habitués à des conditions de vie exceptionnellement difficile, ils se sont logiquement endurcis et savent se contenter de peu. Beaucoup les comparent en cela au peuple des Marches d’Acier. La comparaison est bonne en ce que leur terre a amené ces peuples au point où ils sont, mais la ressemblance s’arrête là.
En effet, si les peuples des Marches sont habitués à se priver et à se plaindre de façon traditionnelle pour compenser leurs conditions de vie, les habitants de Tahar, eux, préfèrent faire la fête pour oublier ces mauvaises conditions. Les habitants de Tahar appellent « fête » le fait de s’adonner à des loisirs tels que la prière, la méditation, mais aussi les jeux de société, la musique, les activités physiques telles que la danse ou la lutte, ou encore les jongleries pour les enfants. Lorsque vient le soir, les cités de Tahar résonnent d’accords de musiques sortant de toutes les maisons, tandis que les familles se détendent avant d’aller dormir.
Il ne faut pas croire pour autant qu’ils soient des fainéants et des soudards. Comment un tel peuple pourrait-il survivre dans le désert sinon ? Les peuples de Tahar attachent en vérité une grande importance au travail. Leurs champs sont petits à cause du manque d’eau, et leurs animaux peu nombreux. Il est donc difficile de s’assurer que toute la cité mange à sa faim. Voilà pourquoi le fainéantisme est un motif de bannissement du royaume. Quant à ceux qui naissent handicapés, leur sort n’est pas enviable. Les parents, ne pouvant se résoudre à nourrir une bouche inutile, ont pour tradition d’abandonner l’enfant dans le désert. On dit alors pour se rassurer que les elfes du désert le récupèreront pour l’emmener dans des lieux plus cléments.

La religion de Tahar

Lothÿe est purement et simplement le seul dieu vénéré par les habitants de Tahar. Non pas que son culte soit une religion d’Etat, loin de là, simplement qu’un vrai habitant de Tahar n’envisagera pas un seul instant de se tourner vers une autre divinité, quand il connait l’existence d’autres divinités, ce qui n’est pas toujours le cas. Cela parce que les habitants de Tahar considèrent que le soleil est la source de toute vie.
Ceci étant dit, la religion en Tahar possède des caractéristiques qui lui sont propres. La première est le fait que les prêtres soient également les dirigeants de la cité. Parce qu’ils sont les envoyés du dieu Lothÿe, les prêtres sont, du point de vue d’un habitant de Tahar, les dirigeants les plus justes qui soient. Conséquence immédiate : il n’est pas facile de devenir prêtre de Lothÿe à Tahar, car de trop nombreux prêtres ferait de certains d’entre eux des bouches inutiles. On considère donc que la quantité de un prêtre pour cent habitant est la quantité maximum que puisse supporter une cité. Voilà pourquoi ils sont au final très peu nombreux, même si Ose, la ville où se trouve le plus grand temple de l’ordre lumineux, se fait partie de Tahar.
L’autre grande différence est le statut du pharaon. On appelle pharaon le dirigeant d’une cité. Son roi en d’autres termes. C’est un titre qui se transmet par le droit du sang. Le pharaon, bien que dirigeant de la cité, n’a pas besoin d’être prêtre. Son simple statut fait de lui un envoyé de Lothÿe aux yeux du peuple. Plus intéressant encore, il est supérieur aux prêtres en la matière. Le pharaon peut indistinctement être un homme où une femme, et il est toujours l’enfant aîné du précédent. Lorsqu’il vient à trouver la mort, son peuple le transporte dans son tombeau, qui se trouve loin de la cité, dans les sables du désert. Non loin de chaque cité se trouvent trois pyramides. Deux petites (quoique, lorsqu’on parle de ces édifices, la notion de « petite taille » ne devrait pas trouver à s’appliquer), et une plus grande. La première accueille les dépouilles de l’épouse du pharaon, la deuxième celle de ses frères et sœurs, et la troisième celle du pharaon lui-même. Dans les plus grandes pyramides sont donc enterrées dans lignées entières de pharaons, et dans les plus petites se trouvent des dizaines de reines ou de membres de la famille royale. Bien qu’il soit connu à travers tout le continent que des richesses sont enterrées au cœur de ces pyramides, malheur à celui qui la profane ! Elles sont sévèrement gardées par des gardes chacals.

Puissance militaire

La puissance de Tahar est modeste, mais bel et bien existante. En effet, le peuple de Tahar doit régulièrement essuyer les attaques d’orcs du désert, aussi est-il traditionnel que le fils ou la fille aîné de chaque citoyen de Tahar apprenne le maniement des armes. Un fils rejoindra les rangs d’épéistes de l’armée, une fille les rangs d’archères. Quant aux prêtres de Lothÿe ou aux magiciens rouges, ils ont le droit de monter sur les quelques chars dont dispose la cité pour accompagner les guerriers au combat. L’équipage du char est constitué d’un habitant qui n’appartient pas à l’armée pour le diriger, et du prêtre lui-même qui manie l’arc et la lance. Le pharaon chevauche traditionnellement le plus somptueux des chars, et l’attelage ne peut être conduit que par son ou sa conjointe, selon qu’il s’agit d’un pharaon ou d’une pharaone.
Les chiens de guerre et lions apprivoisés sont également une arme commune pour la cité.
L’élite absolue de la cité, que chaque cité n’a qu’en nombre très faible, est constituée des gardes chacals. Une cité de taille normale n’en aura qu’une dizaine. Il s’agit de statues de pierre figurant des humains à tête de chacal, de cinq à six mètres de haut, et qui manient de redoutables hallebardes. SI ces statues vivantes ont pour mission habituelle de surveiller que rien ni personne ne puisse entrer dans les pyramides, il n’est pas rare qu’un ou d’eux d’entre eux soit emmené à la guerre si la cité doit y partir. Les gardes chacals sont une énigme. Lorsqu’ils sont tués, ils reviennent à la vie aux alentours de la pyramide qu’ils doivent garder après un temps de battement de plusieurs heures, et il faut savoir qu’aucune cité n’en a jamais fabriqué un seul. Un beau jour, ils se sont trouvés là. Les magiciens qui ont tenté de les étudier doivent déjà survivre à la colère de leur sujet d’étude, et de plus, ils ne trouvent que rarement la réponse à l’énigme que posent ces créatures. La réponse traditionnelle des habitants de Tahar consiste à dire qu’ils sont un cadeau fait par Lothÿe. La véracité de cette réponse a été remise en cause il y a trois siècles par un magicien fou qui aurait vu, dans son délire, une petite femme ailée grosse comme le poing sortir d’un guerrier chacal fraichement tué. Personne au monde ne croit cette histoire.

Tahar et le reste du monde

Tahar n’aime pas le reste du monde, et le reste du monde le lui rend bien. Le royaume a été unifié par crainte des grandes puissantes qui montaient, et cela est justifié par les conflits fréquents qui les opposaient à leurs voisins d’Hasdruba et d’Oro pendant des siècles, mais aussi aux sultanats, désormais unifiés sous la seule bannière de Ram, chose qui est jugée comme catastrophique.
Tahar est sur le qui-vive en ce moment. Pour une raison qui échappe à ses habitants, le désert semble être une source de fascination pour les royaumes étrangers. Source assez importante pour qu’ils soient prêts à y risquer des armées entières. Si les habitants de Tahar n’ont pas un seul instant l’intention d’étendre les frontières du royaume (leur caractère terre à terre les pousse à considérer cette éventualité comme ridiculement inutile), ils ont cependant l’intention d’en défendre les actuelles jusqu’à leur dernier souffle.

Personnalités notables

Jarerianne Ersel, Pharaone de Tahar


Jarerianne Ersel est l’élue de Lorin, le dieu fou de la nature destructrice. Cela ne l’empêche pas d’être considérée par son peuple comme une envoyée de Lothÿe, puisqu’elle a obtenu le titre de pharaone. De toute façon, elle a elle-même oublié le simple fait qu’elle soit élue Lorin, tout comme ce dernier l’a sans doute oubliée depuis bien longtemps. Il faut dire que les circonstances durant lesquelles elle a obtenu son titre étaient telles que son esprit se refuse à se rappeler de telles horreurs.
Aujourd’hui, tout ce qui compte, c’est qu’elle soit pharaone de Tahar, la cité qui a tenu face à l’ost noir sous son règne, et donc qu’elle ait théoriquement l’autorité sur toutes les cités du désert. Le pouvoir des pharaons sur leurs cités est absolu, mais tous doivent obéissance à Jarerianne. Si elle décide qu’une loi doit s’appliquer dans tout le désert, tous les pharaons doivent tout mettre en œuvre pour l’appliquer. Le reste du temps, ils peuvent diriger leur cité comme bon leur semblent, et Jarerianne se contente de diriger la sienne.
Jarerianne Ersel est une magicienne rouge, mais c’est aussi une pharaone qui terrifie les habitants de Tahar. Son amour pour les châtiments corporels et les mises à mort violentes, ainsi que son égocentrisme et son orgueil définissent la plupart des lois qu’elle prend. Pour autant, parce qu’elle est à leurs yeux une envoyée de Lothÿe, son peuple ne cherche pas à la fuir. Le rituel pour s’adresser à elle est ainsi des plus complexes et dangereux. Si son interlocuteur lève les yeux sur elle avant qu’elle ne lui demande de se relever, il risque d’avoir les yeux crevés. S’il parle sans l’autorisation, il pourrait bien perdre sa langue.
Et c’est à cette femme que le pouvoir sur tout Tahar a été confié. Heureusement pour les autres cités, elle sait assez se retenir pour que seule sa cité pâtisse de ses manières violentes.

Ptahohem Philopator, Pharaon d'Ose


Pharaon de la cité d’Ose, Ptahohem Philopator est aussi et surtout connu comme étant le plus grand guerrier du désert. Ayant perdu sa femme lors d’un conflit avec Oro il y a dix tours, son attelage est désormais conduit par l’un de ses fils. Ses talents de stratège et de politiciens lui valent d’avoir pu profiter des troubles politiques causés par l’arrivée au pouvoir du roi Asarith Lune-Pâle pour libérer les sept cités du désert qui avaient été annexées longtemps auparavant par Oro.
Ptahohem Philopator est l’exact inverse de Jarerianne Ersel. On dit d’ailleurs en Tahar que « Tout comme l’un vit au nord et l’autre au sud, l’un est éclairé et l’autre est ombragé ». Jolie métaphore pour dire que là où Jarerianne Ersel a depuis longtemps franchi les limites de la tyrannie, Ptahohem Philopator est connu pour sa part comme étant un dirigeant vertueux. Beaucoup voient d’ailleurs en lui un saint, même ses ennemis, ce qui n’est pas peu dire (à l’exception bien entendu du roi Asarith et de son clan d’elfes noirs, qui ne s’abaisseront jamais considérer une larve humaine comme un saint).
Ptahohem Philopator, depuis la fin des guerres récentes, essaye de transformer le vieil ennemi qu’est Hasdruba en ami pour Tahar, afin de prévenir un éventuel désir de vengeance du roi Asarith. Il sait en effet que la reine légitime, Fael de Alvarado, vit en Hasdruba, mariée à l’un des chevaliers de la cour royale, et se doute bien qu’à cause de ce simple fait, s’il était allié à Hasdruba lorsqu’éclatera l’inévitable conflit, les chevaliers se feraient un plaisir de venir charger aux côtés de ses chars, de de ses lions et de ses gardes chacals.
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