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 L'Empire d'Ambre

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Dargor
Le Maitre de l'Intrigue
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MessageSujet: L'Empire d'Ambre   Lun 25 Sep 2017 - 22:11

L’Empire d’Ambre

Physique du pays

Immense, l’Empire d’Ambre recouvre presque toute la façade est du continent qu’est le Vieux Monde. Logiquement, les climats autant que les paysages y varient, constituant pour l’Empire un véritable défi. Comment administrer un royaume où ceux qui vivent au nord sont habitués à d’impénétrables forêts, ceux qui vivent au centre une région sèche et aride, ceux qui vivent au sud vivent dans une région de landes et de prairies ? Certains vivent dans les plaines, d’autres dans les montagnes. Certains ont chaud à l’instant même où d’autres ont froid.
Ainsi est l’Empire d’Ambre. Au nord, il est recouvert par la forêt des steppes sauvages, qui entoure les Cités-Etats qu’il a récemment conquis. Cette forêt sombre et immense ne recouvre pas que les territoires récemment conquis, mais aussi tout le nord de l’Empire lui-même. Petit à petit, à mesure que l’on descend vers le sud, elle disparait cependant, pour faire place à des prairies très aisément cultivables. Ces dernières sont d’ailleurs le cœur de la production alimentaire de l’Empire, et les régions qui ne sont pas couvertes de champs sont traversées par d’immenses troupeaux de bétail. Mais toujours vers le sud, la prairie se fait aride. Les plantes se font jaune, et les arbres de plus en plus rares
Un désert de roche, chaud et impropre à recueillir des villages, se trouve à cet endroit, au cœur de l’Empire. Les cactus y sont la principale végétation, et il n’est parcouru que par des tribus nomades, qui parviennent à y vivre en achetant des denrées alors qu’ils croisent des voyageurs, qui traversent ce désert. En effet, en raison de la nécessité de faire du commerce entre le nord et le sud de l’Empire, des caravanes traversent fréquemment ce désert de roches.
Et puis, l’eau revient, sous forme de précipitations d’abord, puis le désert cède peu à peu à nouveau la place à une immense lande. Là encore, les cultures y sont légion, et les troupeaux parcourent la plaine, qui court jusqu’à la mer. C’est le sud de l’Empire d’Ambre.
D’est en ouest, l’Empire est bordé par ces plaines, puis le désert de roches, son cœur, puis des plaines à nouveau, jusqu’à la Mer Intérieure. Le sud-ouest de l’Empire, proche du royaume des lézards, siège de la Forteresse du Phénix, connait qui un climat tropical qui est celui de la Jungle qui se dressait auparavant à cet endroit.
Enfin, l’Empire est séparé des vertes plaines des ogres par une chaine de montagnes, qui remonte depuis la Mer Intérieure pour rejoindre le Royaume des Nains. Ces montagnes sont hautes, et les neiges qui se trouvent à leur sommet ne fondent jamais. Les montagnards qui y vivent sont farouches, et furent longtemps les derniers habitants de l’Empire à rejeter l’autorité de la Cité de Jade.
Les plaines qui composent l’Empire sont parcourues de nombreux cours d’eau, qui permettent un commerce fluvial important, et ses immenses côtes lui donnent une tradition historique de navigation, même si la longue absence de centralisation de cette tradition a empêché l’Empire de pouvoir rivaliser en termes d’ampleur de la flotte avec les grandes nations des mers.

L’histoire de l’Empire

L’histoire de l’Empire d’Ambre ne commence que très récemment, ce royaume étant, paradoxalement au regard de sa taille, très jeune. L’immense terre qu’il couvre fut colonisée dès les premiers siècles durant lesquels l’humanité régna sur le monde. La raison en était que cette terre était la plus proche des Cités-Etats, berceau des royaumes humains. Les colons s’installèrent là en villages, en petites communautés, sans aucune politique commune. Ce fut une époque de conflits, car à cette époque, les peaux-vertes se trouvaient dans les terres impériales.
S’ensuivit une période courant sur des millénaires. Une période bien sombre, car les humains s’étaient installés sur un territoire dont ils n’étaient pas les seigneurs et maitres. Les peaux-vertes étaient partout, et s’attaquaient fréquemment aux communautés humaines. A cela s’ajoutaient les conflits entre communautés. Les royaumes humains, en conséquence, naissaient et mourraient en grand nombre sur cette terre. Cette absence d’unification les poussa à s’isoler de plus en plus les uns des autres, pour ne former plus que des villes et des villages totalement indépendants. Il n’y avait plus de vraie nation, ou plutôt il y en avait des centaines, toutes gouvernées selon des lois différentes. Et les peaux-vertes continuaient à répandre la mort parmi les hommes. Insulte suprême, ils parvinrent même à éliminer dans une région donnée tant d’humains qu’orcs comme ogres purent en faire des royaumes qui étaient les leurs. Des royaumes sans humains.
Ce fut une période bien sombre pour les gens de l’Empire, mais en même temps une période qui fit d’eux ce qu’ils sont encore aujourd’hui. Car ces temps les rompirent au combat, à une lutte acharnée contre toutes sortes de dangers dont la quantité ne semblait jamais diminuer. Qu’ils vivent dans des prairies verdoyantes, des forêts, des déserts, des montagnes ou des côtes, tous les citoyens de ce qui allait devenir l’Empire d’Ambre se trouvaient unis contre ces dangers de toutes sortes. Et tout ce qui était utile au combat était bon, aussi la magie prit-elle peut à peu la place qu’elle occupe désormais dans leurs cœurs, car elle pouvait faire des ravages au combat.
Ainsi passa le temps, jusqu’à la naissance de Balthazar Inmur, destiné à devenir le premier roi magicien de l’Empire d’Ambre.

Balthazar Inmur était le jeune dirigeant d’une cité du nord. Cette dernière faisait partie des villes qui, ayant su tirer leur épingle du jeu, était de grande taille. Son influence s’étendait donc sur les communautés alentours, qui avaient besoin de sa protection, notamment. C’était la Cité de Jade Etincelante. Lorsqu’elle fut menacée par une harde de peaux-vertes, et qu’elle manqua de tomber, lesdites communautés s’unirent pour lui venir en aide, car tous étaient conscients que si la Cité de Jade tombait, alors toute la région serait menacée. De telles alliances avaient déjà eu lieu dans l’histoire de l’Empire, bien sûr. Mais dans l’esprit du jeune dirigeant qui savait sa cité puissante, cette alliance fit naitre une vision. Celle d’une terre qui, unifiée, n’aurait plus à craindre aucune menace.
Il consacra donc le reste de sa vie à unir le nord de ce qui allait devenir l’Empire d’Ambre sous une seule bannière : la sienne. Il gagna à cette époque le patronyme de « Conquérant », mais aussi celui de « Preux ». Encore aujourd’hui, le souvenir du Preux Balthazar, ou de Balthazar le Conquérant, voire un mixte, selon les versions, est vif dans les masures de l’Empire comme dans ses palais. Toujours est-il qu’il s’attaqua aux cités plus faibles que la siennes, afin de les contraindre à se soumettre devant sa supériorité objective. Les cités qui refusaient cette soumission, il les assiégeait et les battait selon des guerres plus classiques. Les armées des cités qui tombaient sous sa coupe, il les tournait contre les prochaines, qui n’avaient d’autre choix que de se rendre face à une telle armée, et ainsi de suite.
Balthazar Inmur vécut vieux ! Il mourut à quatre-vingt-dix tours. Une vie entière de guerre et de conquêtes. Lorsqu’il se sentir faiblir, il fit faire une tapisserie figurant la carte de l’Empire qu’il avait battit. A cette époque, il possédait les deux tiers de l’actuel Empire d’Ambre. La tapisserie était immense. Il la contempla sur son lit de mort, et la légua à son fils, Melchior.
Melchior continua la conquête commencée par son père, mais plus lentement, car il s’attacha également à consolider les conquêtes déjà faites. Il fit face à un réel problème, celui de gouverner un Empire où chaque village voyait son voisin d’un mauvais œil, où les climats et les cultures locales étaient variées, les routes mal entretenues… Et il y avait par-dessus le marché l’héritage du Conquérant à assumer !
Melchior réalisa, dans ce contexte difficile, un exploit : Celui d’être un souverain apprécié par ses sujets. Toute son œuvre consista à trouver le bon équilibre entre centralisation du pouvoir impérial à la capitale qu’il choisit, la Cité de Jade Etincelante, mais aussi permettre aux souverains désormais soumis de garder dans une certaine mesure une capacité de décision, car ils étaient certainement plus adaptés à connaitre des lois et coutumes dans leurs régions que les gens de la capitale. Il fut bien aidé par Akemi Hime, l’élue d’Ohiel, qui s’établit dans le gouvernement impérial sous son règne, et devint très vite une femme de confiance pour lui. Melchior fut appelé l’Administrateur, car c’est le don qu’il fit à l’Empire.
Et en même temps qu’il cherchait cet équilibre, il s’appliqua à la conquête de territoires nouveaux, achevant de conquérir le sud de l’Empire d’Ambre. C’était des territoires bien moindres que ceux conquis par son père, mais il se montrait à la hauteur de son héritage. Il perdit la vie à l’âge de cinquante tours. Il n’avait pas de fils. Aussi, ce fut sa fille, Ereleis Inmur, qui lui succéda. Elle était née sur la fin de vie de son père, aussi arriva-t-elle au pouvoir à seize tours. Elle en a aujourd’hui vingt-deux.
Les citoyens de l’Empire sont habitués à des règnes longs. Il est donc encore trop tôt pour dire quel sera son patronyme. Elle n’est pourtant que la Reine Magicienne. Son règne commença de façon catastrophique : Pour la première fois de son histoire, l’Empire perdit des terres, au sud, aux mains des hommes-lézards. Mais elle nuança ce mauvais bilan en s’emparant, peu à peu, de toute la région des Cités-Etats. L’Empire d’Ambre partage désormais une frontière avec Euplemio, Oro et le Royaume des Nains, qu’il a arraché à la force des armes aux Cités-Etats, celles-ci même qui étaient réputées inattaquables.
Aujourd’hui, l’Empire attend de voir la prochaine conquête de sa reine, car il ne fait nul doute qu’il est destiné à continuer à s’étendre dans l’esprit de chaque citoyen. Pour l’heure, Ereleis souhaite faire passer le trop-plein de population de certaines cités du nord de l’Empire dans les Cités-Etats désormais vides, afin de coloniser son nouveau territoire. Elle est en cela aidée par le fait que les peaux-vertes aient quitté l’Empire et les Cités, pour des raisons inconnues, il y a quelques tours. Mais il semblerait que sa prochaine conquête soit le domaine d’Ariel. Elle a fait venir des ingénieurs de Kelvin dans la Cité du Blanc Diamant, plus grand port de l’Empire, pour aider à moderniser sa flotte. Pour rivaliser avec les grandes puissances des mers, tant en capacité commerciale que militaire.

La société impériale

Une tradition millénaire de méfiance quant à une éventuelle attaque de peaux-vertes ou des cités et villages voisins ne s’efface pas en une poignée de tours. Si les peaux-vertes ont quitté l’Empire il y a quelques tours à présent, et si le territoire de ce dernier est unifié, les stigmates de cette longue époque persistent. D’autant plus que certaines bêtes sauvages, certains monstres, rôdent toujours dans les campagnes impériales. Même si Melchior Inmur, lors de son entreprise de remise à neuf des voies impériales, s’attacha à ce que ces bêtes soient chassées, elles n’ont pas disparu. En outre, l’Empire est si immense qu’une seule vie d’homme ne peut suffire à une telle œuvre, et dans des pans entiers de territoire, la modernisation apportée par l’Empire n’a pas encore fait son apparition. En outre, les guerres entre communautés voisinent éclatent encore de temps à autre, même si l’administration impériale cherche à tout prix à les limiter.
Tout cela fait que traditionnellement, les gens de l’Empire sont des gens qui survivent autant qu’ils vivent. Ils doivent d’un côté cultiver leurs champs pour se nourrir, et nourrir leurs animaux également, mais d’un autre côté ils doivent être prêts à se défendre en cas d’attaque. Cet état de méfiance permanent fait que le gros de la population de l’Empire a au moins sommairement appris à manier une arme à fin de défense du village. C’est ainsi que dans l’Empire, même le plus humble des hameaux a une palissade de bois. Et s’ils ne savent pas forcément la manier, tous les citoyens de l’Empire, homme ou femme, possèdent une arme. Par tradition, celle-ci se remet de père en fils et de mère en fille, et son entretien est une chose extrêmement importante. Comme il est régulier qu’il y ait plusieurs enfants dans les fratries, l’arme revient par défaut à l’ainé(e), et de nouvelles armes sont forgées pour les enfants suivants.
Le peuple des campagnes impériales est donc un peuple de fermiers et de guerriers à la fois. Les gens qui vivent dans les villages considèrent avec une curiosité méfiante les activités purement intellectuelles, dès lors qu’ils n’en voient pas le bénéfice immédiat pour leurs conditions de vie.
Voici pour le peuple des campagnes impériales, qu’elles soient faites de forêts, de plaines verdoyantes ou de montagnes. Les impériaux vivant sur les côtes partagent le même mode de vie, à ceci près qu’ils y ajoutent bien sûr l’exploitation des ressources de la mer.

Le voyageur qui parcourt les campagnes impériales pourra d’ailleurs régulièrement s’arrêter dans des auberges. Melchior souhaita, dans son projet d’unification avancée de l’Empire, qu’il soit possible à tout voyageur de dormir dans un lit la nuit, même s’il ne pouvait aller d’une ville à l’autre en une seule journée. Les routes impériales sont donc régulièrement bordées d’auberges, étudiées pour qu’un homme à cheval puisse voyager sans jamais avoir à dormir sous la tente, ou à la belle étoile. Ces auberges sont, comme les villages, bordées de palissades, et les aubergistes qui y travaillent sont bien souvent d’anciens miliciens et leurs familles, envoyées ici par devoir, afin d’héberger autant que de protéger les voyageurs. Maintenant que les peaux-vertes sont parties, il va de soi que ce métier est bien moins risqué. Mais pour autant, les guerriers qui tiennent ces auberges ont pour mission de s’assurer que les routes soient sûres. On en croise souvent des petits groupes qui patrouillent dans les alentours de leur auberge, traquant les éventuels bandits de grands chemins.
Quand ils ne sont pas eux-mêmes les bandits de grands chemins, bien sûr.

L’Empire doit cependant désormais nourrir un monstre. C’est la Cité de Jade Etincelante. S’ils se méfient de leurs voisins, les citoyens de l’Empire n’hésitent en effet pas à voyager. Les jeunes gens doivent aller découvrir d’autres villages, d’une part pour éviter de se marier perpétuellement entre cousins (encore que dans des régions très reculées de l’Empire…), ensuite pour aller, le cas échéant, dans des endroits où la vie leur sera plus facile s’ils ne souhaitent pas travailler aux champs.
Ajoutez à cela l’académie de magie, le palais impérial qui constitue à lui seul ce que d’aucuns qualifieraient de cité, les paladins d’Ohiel, le siège de l’armée impériale, et nombre d’autres guildes et ordres, et vous obtenez une cité qui a grandi. De grande taille avant l’unification de l’Empire, la Cité de Jade Etincelante a littéralement explosé en population, devenant officiellement aux yeux de tous la première cité du monde, et la première cité humaine à dépasser le million d’habitants. Il est évident que les pâturages et champs qui l’entourent ne suffisent pas à la nourrir. L’Empire, sous Melchior, a donc dû trouver une réponse. Il s’est agi d’agrandit le plus possible les exploitations agricoles se trouvant dans les plaines au sud de la cité impériale, avant les terres arides. Afin que ces champs ne nourrissent pas seulement les hommes qui les cultivent, mais aussi les gens de la cité elle-même.
L’Empire doit donc littéralement nourrir ce monstre qu’est la Cité de Jade Etincelante. Mais même avec le système de Melchior, de nombreux problèmes restent, et la disette règne dans les bas quartiers de la ville. Ereleis Bowcer, Reine Magicienne de l’Empire, a donc pour projet d’envoyer le trop-plein de population de sa capitale vivre dans les Cités-Etats récemment conquises. Ces dernières pourront, une fois colonisées, survenir à leurs propres besoins.
Les colonisations de ces dernières ont commencé. La population de la Cité de Jade Etincelante diminue donc lentement, mais sûrement. Tranquillement, sans presser les choses, car elle sait que le problème est en train de se régler, Eereleis laisse les gens de sa capitale partir. Et cette région des Cités, qui avait été désertée pendant quelques temps, est repeuplée. Les sombres forêts qui entourent les ex-Cités-Etats résonnent des bruits de roue des chariots des migrants, et de leurs conversations. Et quand on s’approche des cités elles-mêmes, le travail des artisans qui les reconstruisent se fait net, tandis que les champs qui entouraient jadis les villes, piétinés lors des passages des armées qui les assiégèrent, sont ressemés.
Seule Orthan, cité se trouvant à la frontière commune des terres ogres, d’Oro et de l’Empire d’Ambre, n’est pas colonisée par les gens de la Cité de Jade, car une troupe d’hasdrubiens y a trouvé refuge après la chute de leur royaume. Un ordre de chevaliers qui ont choisi de dévouert leur vie à Daudysse y vivent, mais aussi des gens plus humbles, qui souhaitent refaire leur vie dans cette nouvelle cité. Ereleis toléra leur installation pourvu que la Cité s’incline devant l’Empire comme le firent toutes les autres devant le Preux Balthazar Inmur, et selon les règles mises en place par son fils, Melchior.

Quelles sont-elles, ces règles et conditions ? Puisque l’Empire ne peut être gouverné depuis un pouvoir central, Melchior, sur les conseils d’Akemi Hime, a mis en place un système selon lequel l’Empire était divisé en différentes régions, chacune dirigées par un gouverneur. Le découpage prit du temps, car il devait prendre comme paramètres la taille de la région, sa densité de population, mais aussi ses us et coutumes locales. En tous les cas, les gouverneurs choisis étaient autant que possibles issus des familles habituées à gouverner les régions conquises, afin qu’ils aient une légitimité aux yeux de leurs sujets.
Cette carte administrative faite, il fallut décider des pouvoirs qu’avaient ces administrations locales. Là encore, Akemi  Hime fut d’une aide précieuse. Distinguant le pouvoir d’administrer et celui de de faire les lois, elle poussa Melchior à prendre la décision suivante. Les administrations locales ne peuvent dicter une loi allant explicitement à l’encontre d’une loi impériale. Toutefois, cela étant fait, elles ont tout pouvoir pour collecter les impôts et en jouir à leur façon, dès lors que ces derniers ne sont pas collectés dans des proportions allant à l’encontre de celles décidées à la capitale. En outre, l’administration doit une redevance à l’Empire.
Afin que chaque région puisse jouir de ses propres coutumes, dès lors qu’elles ne vont pas à l’encontre des lois impériales, les administrations locales sont autorisées à les coucher sur le papier et à les faire appliquer. Toutefois, les citoyens de l’Empire ont le droit d’aller à la Cour Impériale dénoncer une coutume locale jugée mauvaise, bien que légale. C’est alors les paladins d’Ohiel qui se chargeront de décider si ladite coutume doit ou non être abolie. Nombre de gouverneurs tricheurs qui avaient tenté d’imposer des coutumes qui leur seraient favorables à l’annonce de cette nouvelle furent ainsi mis en échec.
Les lois impériales ne sont pas très nombreuses, et donc simples à apprendre pour ceux qui veulent dicter de nouvelles lois. Toutefois, elles sont très larges, et donc difficiles à faire respecter. Les légistes les plus experts y reconnaitront l’influence forte d’Akemi Hime, encore.
Les voici : Abolition de la peine de mort sur tout le territoire impérial ; Chaque citoyen de l’Empire possède trois sortes de bien, qui sont son honneur, ses possessions matérielles, et son corps, les trois doivent être protégés par la justice impériale ; Dès lors qu’il a le titre de citoyen de l’Empire, tout être vivant, peu importe sa race, doit être traité comme tel ; Interdiction de la vengeance privée ; Abolition de l’esclavage sur le territoire de l’Empire, les condamnés par la justice étant appelés à effectuer les travaux à la place des esclaves désormais manquants ; Respect des lois impériales par les coutumes locales ; Obéissance due aux ordres de la Reine Magicienne ; Obéissance due aux commandants des armées impériales lorsqu’ils lèvent une armée ; Obéissance due aux représentants de la cour Impériale ; Si les autres religions sont tolérées, le culte de Mystin est religion officielle de l’Empire et la déesse doit avoir un autel dans toute communauté de plus de cinquante habitants, une chapelle pour la barre des trois cent, et au-delà de mille, un véritable temple ; Les juges en place ne doivent jamais être les personnes qui dictent les lois ou participent à leur rédaction ; Les impôts doivent être levés selon les principes fixés tous les cinq tours par la Cour Impériale.
Aucune région de l’Empire ne peut espérer déroger à ces lois, ou aller contre elles. Leur nombre augmente à mesure des tours.

La religion dans l’Empire d’Ambre

Partout dans l’Empire, la magie est formidablement respectée. Son application concrète a en effet été visible par tous au cours des millénaires qui ont précédé la fondation de l’Empire. Il en découle d’une part que les prêtres de Mystin sont parmi les gens les plus influents de l’Empire, et tout impérial écoutera sans hésiter l’un d’eux, ou un mage. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les empereurs et impératrices ont pour appellation « Rois Mages ». Dès leur enfance, les fils et filles de cette famille sont appelés à aller étudier la magie autant, si ce n’est plus, que la politique.
La religion de Mystin, comme précisé dans les lois, est d’ailleurs culte officiel de l’Etat. Bien que la loi impose sa présence dès qu’il y a regroupement de populace, elle n’en avait pas vraiment besoin, étant déjà présente. Il y a d’ailleurs dans l’Empire d’Ambre un grand nombre de prêtres voués à cette déesse. S’il n’y en a pas partout, il y en a toujours un dans un rayon de quarante-huit heures de voyage au maximum, dans les régions dépeuplées.
Les autres religions, dans la mesure où elles ne font pas de remous, sont acceptées, mais doivent se subordonner à la religion de Mystin. Si un prêtre de la déesse de la magie donne un ordre, les prêtres des autres dieux sont tenus de l’exécuter.
Chose inédite, il est à noter que tous les prêtres de l’Empire, même ceux des religions traditionnellement pacifistes, savent se battre. Pour comprendre pourquoi, il faut chercher dans le passé de l’Empire. Les prêtres et prêtresses faisant souvent figure d’autorité, ils avaient pour devoir de prendre les armes quand leur communauté était attaquée. C’est pourquoi ils se devaient d’être les meilleurs dans le maniement des lames. Cette tradition a perduré aujourd’hui, et les prêtres guerriers impériaux sont réputés partout dans l’Empire. Quand ce dernier entre en guerre, il n’est pas rare de voir des régiments entiers de prêtres se joindre à l’armée impériale.
Enfin, l’influence d’Akemi Hime se fait encore sentir, puisque l’Empire détient le plus grand nombre de paladins de tout Ryscior, dans le temple de la Cité de Jade Etincelante. Ces paladins sont ceux qui écrivent les Codes d’Ohiel, qui ressemblent parfois à s’y méprendre aux lois impériales, et coutumes en vigueur dans la Cité de Jade.

Puissance militaire

L’Empire d’Ambre est la plus puissante nation du monde, affirmeront sans hésiter ses citoyens. Force est de constater qu’il y a probablement du vrai là-dedans. Des millénaires du mode de vie que l’on connait on en effet fait de l’Empire une nation où la proportion de population sachant manier les armes est largement supérieures à la moyenne de Ryscior, et vu qu’il s’agit de la nation la plus peuplée…
Bien que cette armée soit assez hétéroclite, chacun maniant les armes de sa famille, l’Empire peut lever des troupes d’ost immenses en cas de besoin. A cela s’ajoute l’armée régulière, qui a deux bases, la Forteresse du Phénix au Sud-Ouest et la Cité de Jade Etincelante. Celle-ci est disciplinée, réfléchie et entrainée comme une armée plus classique, avec des unités et formations particulières.
Les deux sièges de cette armée régulière comptent chacun cent mille hommes, et lorsqu’elle doit partir en guerre, elle est accompagnée de troupes professionnelles et d’ost venant de l’Empire tout entier, qui égalent rapidement en nombre l’armée régulière, et la dépassent bien souvent. Si l’on ajoute à cela des magiciens et prêtres en grand nombre, et depuis peu, quand les troupes personnelles de sa majesté leurs altesses impériales elles-mêmes se mettent en branle, la présence de la poudre à canon, on comprend aisément pourquoi l’Empire a la réputation d’avoir une puissance militaire suprême.
L’armée que l’Empire lève quand il doit partir en guerre est composée de plusieurs régiments. Les franches compagnies, tout d’abord. Ce sont les paysans qui ont rejoint l’armée quand elle s’est levée. Ces derniers sont payés un salaire de misère, mais c’est souvent plus que ce qu’ils n’ont jamais eu. Ils ont tendance à venir ici pour la soupe qui leur est distribuée, ou pour tenter de rejoindre la vraie armée comme métier. Placés sous la responsabilité de sous-officiers de l’armée régulière, ils sont organisés selon leur type d’armement.
L’armée professionnelle est pour sa part composée des vougiers impériaux, des hommes armés d’une puissante vouge et d’un bouclier, protégés par une armure de cuir matelassée. Il y a également des hallebardiers, puis des épéistes, et enfin des arbalétriers.
La cavalerie est composée pour sa part des vassaux impériaux. Ce sont des membres des familles nobles de l’Empire, qui vont au combat armés d’arcs qu’ils utilisent pour harceler l’ennemi de leurs traits, et utilisent une hachette une fois le temps de la mêlée venus. Outre cette cavalerie légère, l’Empire possède une cavalerie lourde régulière. Ces chevaliers aux charges dévastatrices sont d’anciens vassaux ayant suivis, à leur propre demande, un apprentissage particulier, avant d’être nommés chevaliers impériaux par la Reine Magicienne elle-même. Ils sont donc peu nombreux, comparés à d’autres régiments, mais sont enfoncés dans de lourdes armures.
Lorsqu’ils apparaissent, c’est mauvais signe pour l’ennemi, car cela signifie inévitablement que le Roi Mage, maitre des armées impériales, est proche. Et s’il est proche, ses canons le sont également.
Des mages de bataille et des prêtres rejoignent toujours cette armée quand elle se met en branle, apportant de leurs sorts et de leurs talents aux armes un soutien précieux pour les soldats.
Il est à noter que si l’Empire fut pendant longtemps en retard sur les mers, la Reine Magicienne, qui en a fait la prochaine conquête de l’Empire, a réussi à soudoyer des ingénieurs kelvinois qui travaillaient à Tahar pour qu’ils viennent offrir leurs services à l’Empire. L’armement d’une flotte de guerre digne de ce nom est en cours. Symbole des ambitions impériales sur toutes les mers de Ryscior, la Cité du Blanc Diamant, plus grand port de l’Empire, s’est récemment dotée d’une cale sèche apte à héberger le véritable monstre marin qu’est le navire du kelvinois Lewis Oscar Lerrington, mis en mer à titre de test par Kelvin.
Comme si tout cela n’était pas suffisant, les armées impériales ont récemment été renforcées par des chevaliers hasdrubiens, qui suivant le Seigneur Hirgon, se sont installés à Orthan. D’autres, qui suivaient Enguerrand d’Alvestryn, se sont installés à la Cité de Jade, rejoignant l’Ordre de Sainte-Croix, établi depuis longtemps dans les terres impériales. Cet ordre est lié aux empereurs, et joue pour eux un rôle particulier : Celui d’agents. Sous leur couvert de chevaliers se cachent en fait des soldats capables d’espionner, de saboter, et d’agir toujours dans les intérêts de l’Empire.

Le régiment de renom de l’Empire : Les Mages de Bataille


« Pourquoi nous battons-nous ? Pourquoi les feuilles tombent-elles des arbres ? Pourquoi l’hiver succède-t-il à l’automne ? L’Empire est. Nous sommes la plus puissante nation du monde, car la déesse Mystin a voulu nous bénir par une incomparable maitrise de la magie. Nulle nation ne peut se vanter d’avoir été bénie par une divinité. Les dieux Lothÿe et Ohiel nous ont envoyé leurs élues respectives pour nous porter assistance. Pourquoi nous battons-nous ? Car il est dans l’ordre naturel des choses, celui voulu par les dieux eux-mêmes, que l’Empire d’Ambre règne. »
=> Ereleis Bowcer, Reine Magicienne de l’Empire d’Ambre.

L’Empire d’Ambre a la réputation d’être une nation où la magie tient une place importante. Et il est vrai que les impériaux ayant compris il y a des millénaires à quel point cette dernière pouvait être une arme précieuse, le culte de Mystin et des magiciens y est répandu comme nulle part ailleurs. Il est donc logique que c’est là que se trouve la seule université de magie du continent.
Là-bas sont formés ceux qui sont sans doute les meilleurs mages humains du monde. Car le contexte de l’université, où nul superstitieux ne vient les persécuter, et où ils peuvent apprendre dans le calme malgré la pression exercée par les professeurs qui souhaitent les pousser à l’excellence, les apprentis magiciens peuvent bénéficier d’un enseignement d’une qualité incomparable.
L’Empire d’Ambre accueillant des étudiants de tout le continent, la magie n’est cependant pas la seule matière dispensée par l’université. Les rois mages se sont en effet immédiatement rendu compte de l’utilité de ce système. Eux qui souhaitaient, à l’époque de la fondation de l’université, asseoir leur autorité encore particulièrement fragile et contestée jusque dans leur propre capitale, se sont lancés dans une vague de propagande. Cette dernière a bien sûr touché la population, mais surtout l’université elle-même, où un bon tiers des cours sont depuis lors consacrés à l’histoire de l’Empire vu sous un angle le plus positif possible, ainsi qu’à des leçons de choses qui n’ont d’autre objectif que d’amener l’étudiant à être convaincu que l’Empire a une légitimité pratiquement divine.

Cette technique a deux objectifs. Le premier est d’assurer la loyauté des mages qui sortent diplômés, le second est de s’assurer que lesdits mages participent à cette propagande tant à l’intérieur des frontières de l’Empire qu’à son extérieur. Sur le plan interne, ce fut d’une réussite totale, qui en une génération calma la plupart des révoltes. Les autres royaumes accueillirent cependant moins bien ces croyances des magiciens, par méfiance envers la magie comme envers l’Empire lui-même. Toujours est-il que le mal était fait, et que les étudiants qui ressortent depuis lors diplômés de l’université sont de véritables admirateurs de l’Empire et de son actuelle reine magicienne, Ereleis Bowcer.

Parmi ces diplômés, certains peuvent choisir de poursuivre leurs études pour apprendre à devenir des mages de bataille de l’Empire. S’ils ont obtenu des résultats excellents, les professeurs peuvent accepter cette demande. Peu importe la magie qu’ils manient, les étudiants seront alors soumis à trois matières. La première sera l’apprentissage de l’utilisation militaire que l’on peut faire des sorts. La seconde sera l’apprentissage des bases de la stratégie guerrière, afin d’éviter le cas ridicule où un mage ruinerait la stratégie décidée par un général par un sort malheureux mais qui partait d’une bonne intention. La troisième sera enfin de la propagande, plus que jamais, en faveur de l’Empire.

Les mages qui sortent ainsi diplômés sont les plus respectés. Redoutables au champ de bataille, la magie qu’ils manipulent leur permet d’être particulièrement utiles aux yeux des généraux. Les mages bleus peuvent mouiller la poudre des ennemis, les mages rouges peuvent mettre le feu à une partie du champ de bataille, les mages dorés peuvent rendre tranchante les armes les moins bien forgées, etc., etc.
En plus de cela, ces mages ont tant eu le crâne bourré par la propagande impériale qu’ils sont des serviteurs véritablement aveugles de la volonté de leur reine, voyant en elle l’autorité divine. Ils respectent moins son époux, car celui-ci ne maitrise pas la magie, mais obéissent à ses ordres, car il est le roi mage de l’Empire d’Ambre après tout. Quand ils ne sont pas mobilisés pour le front, ces mages peu nombreux parcourent les terres de l’Empire. Bons orateurs, ils captivent les foules avec leurs histoires, qui toujours tournent autour de grandes victoires des armées impériales.

L’Empire et le reste du monde

L’Empire est un monstre affamé. C’est du moins comme cela qu’il a tendance à être perçu par les autres nations, qui se méfient de lui. Seuls Oro et le Royaume des Ogres se sont alliés à lui. Les autres nations entretiennent avec des relations commerciales (à l’exception notable de la Cité-Etat d’Alénaraque, ouvertement hostile à l’Empire), mais tous se posent la même question : Qui sera la prochaine cible de cet ogre ?

Personnalités notables

Ereleis Bowcer, Reine Magicienne de l’Empire d’Ambre


Officiellement, la glorieuse lignée des Inmur s’est éteinte, puisque Melchoir n’a pas eu d’enfants. Mais dans les faits, elle est perpétuée par la jeune Ereleis Bowcer, vingt-deux tours, et Reine Magicienne de l’Empire d’Ambre depuis maintenant six tours. Le nom de Bowcer est celui de son époux.
Le titre de Reine Magicienne l’honore, et elle lui rend cet honneur, car elle était une magicienne de talent. Etait car elle a renoncé à ses pouvoirs, elle qui était pourtant diplômée de l’université de magie, pour se faire prêtresse. Son apprentissage ayant commencé récemment, comme tous les prêtres, ses pouvoirs purement magiques diminuent peu à peu. Elle n’est pas encore ordinée, mais quand elle le sera, elle n’aura plus aucun pouvoir magique autre que clérical. Peu lui importe, elle ne cache pas son amour pour Mystin, et est heureuse de diriger un Empire qui partage cet amour. Mais le dirige-t-elle vraiment ? Dans les faits, afin de l’aider, un conseil des ministres dirige le pays à sa place. La plupart ayant été nommés par son père, voire son grand-père, le Preux Balthazar, beaucoup cherchent à la manipuler. Mais, protégée par Akemi Hime, Ereleis a vite pu apprendre la politique, et savoir leur répondre.
Les décisions du conseil des ministres peuvent être prises sans elle, mais vu qu’elles concernent les lois impériales et la gouvernance de la Cité de Jade, elle doit les lire et les ratifier. Et elle a déjà prouvé qu’elle était dure en affaires, et savait exactement dans quelle direction elle souhaitait emmener son Empire. Outre cet aspect de dirigeante, la Reine Magicienne est aussi une diplomate. Elle aime à recevoir elle-même les délégations étrangères, et si elle a peu d’occasions de se déplacer dans les cours royales d’autres royaumes, elle le fait dès que possible.
Enfin, la Reine Magicienne fait aussi office de guide spirituelle, véritable figure à suivre, pour son peuple. Soucieuse du bien-être de ses sujets, elle les visite régulièrement, et leur donne une aide spirituelle en leur parlant de l’amour de Mystin tout en leur donnant une aide matérielle.
Mais alors, cette jeune dirigeante qui semble parfaite a-t-elle une faiblesse ? Bien que cachée par les chevaliers de Sainte-Croix, elle en a une. La fille qu’elle a eu de son mariage est illégitime, car née d’une liaison adultère. Une telle absence de moralité pourrait mettre son autorité en danger. Si les chevaliers de Sainte-Croix ne s’appliquaient pas à la cacher.

Caro Bowcer, Roi Mage de l’Empire


Pour autant, il faut bien reconnaitre que d’aucuns pourraient comprendre Ereleis si cette nouvelle était connue. Son mariage n’était pas voulu, il avait été organisé par Melchior. Et elle avait été mariée avec l’un de ces fameux ministres qui avaient été nommés à l’époque par le Preux Balthazar. Caro Bowcer, commandant en chef de toutes les armées impériales. Et il a plus de cinquante tours. Autant dire qu’il pourrait tout à fait être le père de la Reine.
Mais il est son mari ! Caro Bowcer, Roi Mage de l’Empire, ne fait que partie du conseil des ministres. Il ne peut pas diriger à la place de son épouse. Mais il est le chef des armées. Qu’elles soient d’ost, basée à la Forteresse du Phénix, à la Cité de Jade, ou dans les auberges, toutes les troupes de l’Empire lui doivent obéissance. Il n’est pas magicien, et a passé l’âge d’être bon guerrier, tout ce que sa femme apprécie vraiment chez lui, ce sont ses chiens, mais nul ne peut nier une chose, c’est que c’est un excellent stratège. Repéré par Balthazar à l’époque, c’est ce dernier qui l’a fait monter dans la hiérarchie le plus vite possible, comprenant le potentiel de celui qui n’était alors qu’un officier parmi d’autres. Déjà un officier supérieur, mais tout de même…
Caro Bowcer n’est pas une foudre de politique, qu’il appréhende comme un champ de bataille comme un autre. Il est toujours en attente d’un ordre pour lever ses troupes et aller quelque part. La récente décision de sa femme de se consacrer à la mer le frustre, car seul le ministre de la mer peut prétendre comprendre les batailles navales. L’heure de la retraite a en fait sonné pour lui, mais s’il refuse toujours de l’admettre. Et vu que sa jeune épouse refuse qu’il le touche, il fait partie des rares personnes au courant de son adultère – même s’il ne connait pas son rival –. Il n’en dit cependant rien, capable de comprendre cette jeune femme, et ne souhaitant surtout pas mettre en danger l’autorité fondée par cet homme qu’il admire tant, Balthazar Inmur.

Akemi Hime, « La personne la plus importante de l’Empire »


Ce surnom, Akemi Hime ne le revendiquerait jamais, et il n’a rien d’officiel. Mais force est de constater qu’au regard de l’influence qu’elle a eue au cours de sa jeune histoire, au regard de la place permanente de ministre de la justice au conseil impérial qu’elle occupe depuis Balthazar lui-même, il n’est pas déraisonnable pour les citoyens impériaux de dire d’elle que oui, elle est, devant le couple impérial, la personne la plus importante de l’Empire.
Le travail qu’a fait l’élue d’Ohiel depuis qu’elle a l’oreille des Rois et Reines Mages est un travail de titan. Voyant l’idéal de Balthazar Inmur le Conquérant d’avoir un territoire unifié et pacifié, elle avait vite compris à l’époque que cela passerait notamment par le droit, le projet de Balthazar lui plaisant, car la justice n’avait selon elle jamais aspiré à rien d’autre qu’à ce que règnent l’ordre et la paix. Autrement dit, la conquête amènerait une unification de la loi, et en ayant une loi juste sur tous ces territoires conquis, la paix règnerait plus que jamais.
Est-elle la manipulatrice que certains décrivent ? A-t-elle fait des Rois Mages ses marionnettes ? C’est en tout cas souvent le reproche qui lui est fait. Akemi Hime, pour sa part, se défendra toujours de les avoir contraints à faire quelque chose. Elle n’a jamais été pour eux que dans le conseil, car il serait aberrant que ce soit la ministre de la justice qui décide de toute la politique de l’Empire, le bras qui applique les lois et celui qui les fait ne devant selon elle jamais être confondus.
Cette nouvelle fonction de personne la plus importante, Akemi Hime ne la vit pas forcément très bien, car elle a fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat à présent. La politique se mêle à son idéal, et elle doit en permanence être escortée par des gardes du corps. C’est pour elle une vie nouvelle, dont elle reconnait l’utilité, mais qu’elle n’apprécie pas plus pour autant.

Tleg Ole, directeur de l’université de Magie de la cité impériale


Pour se hisser dans la hiérarchie des professeurs de magie de l’université impériale, il faut être mage de bataille d’une part, et d’autre part défier les supérieurs hiérarchiques en duel. Ce duel magique consiste à être le premier à réussir à amener dans sa main un bâton qui se trouve au centre d’une pièce, sans bouger de l’endroit où l’on se trouve. Depuis la fondation de l’université, sous Balthazar le Preux, personne n’a jamais battu Tleg Ole. Il n’a pas toujours été directeur, mais il a toujours gagné.
Tleg Ole est le plus puissant mage de l’Empire d’Ambre, beaucoup disent de lui qu’il est le plus puissant mage humain de Ryscior, et qu’il pourrait rivaliser avec des archimages elfiques. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? Impossible à démêler. Ce que l’on peut dire, c’est qu’un elfe sylvain, alors de passage à la Cité de Jade, curieux de voir ce qu’il en était de cette fameuse université de magie humaine, a bel et bien un jour dit de lui « C’est un archimage ».
Tleg Ole fut à ses grandes un homme terrible ! Séducteur, politicien véreux, manipulateur, il tenait son université d’une poigne de fer, et ses conquêtes étaient nombreuses. Depuis que la vieillesse le prend, lui aussi, il s’est radicalement calmé. Il fait même aujourd’hui office de vieil homme gâteux, sous certains bords, n’appréciant rien tant que la compagnie de son arrière-petite fille. Si ses heures de gloire sont derrière lui, attention.
L’ancien Tleg Ole, celui qui était craint et admiré par tout l’Empire, n’est qu’endormi, et ne demande qu’à se réveiller.

Adison Clonti, ministre de la marine


Il n’était pas nécessairement le plus connu des capitaines, mais il fut celui qu’Ereleis Bowcer choisi pour devenir son nouveau ministre de la marine. Le précédent, nommé à l’époque de Melchior, estimait que l’Empire n’était pas apte à rattraper son retard sur les autres nations et de partir à la conquête des mers.
Il fut limogé. Le ministre a été renvoyé, vive le nouveau ministre ! Après des recherches menées par sa majesté elle-même parmi les candidats sérieux au poste, ce fut Adison Clonti qui fut choisi comme ministre de la marine impériale. Sa première qualité étant qu’il n’était pas citoyen impérial de naissance. Il était né à Kelvin, et avait même servi comme officier dans cette flotte. Mais, séduit par la vie dans l’Empire, à l’est, il avait décidé de renoncer au renouveau de son contrat, et s’était établi dans la flotte impériale. Mal vu par Kelvin, qui a appris cette nouvelle mais n’a rien pu faire – un homme est libre de signer ou non son nouveau contrat après tout –, et voit en cela une tentative non dissimulée de l’Empire de faire venir ses talents, le nouveau ministre de la mer a pour objectif de diriger la modernisation de la flotte.
Adison Clonti, excellent marin, doit cependant faire face à quelques problèmes d’autorité. Il est après tout étranger, et doit encore faire ses preuves aux yeux de beaucoup de capitaines. Mais maintenant que des ingénieurs nouveaux sont venus fabriquer des navires nouveaux, ses connaissances quant à leur pilotage lui permettent de s’imposer seul. Il alterne en permanence les voyages entre la Cité de Jade et celle du Diamant, siégeant à la fois au gouvernement et devant fréquemment aller à la rencontre de ses marins. Il y a un équilibre à trouver. Il y a fort à gager que lorsqu’il le trouvera, et que ses problèmes d’autorité ne seront plus, l’Empire pourra partir en quête de sa gloire maritime.
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L'Empire d'Ambre
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